Stanza amico ? |feat Dante|

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W133
Jeu 22 Fév - 1:18
Presque 2 mois. Presque 2 mois qu’ils avaient joués avec le feu. Qu’ils s’étaient brûlés. Sauf que pour le moment, cela n’avait pas eu d’énormes conséquences. En dehors du faites que Lore n’avait même plus le droit de sortir du sous-sol. Qu’elle avait changé de cellule. Qu’il n’avait plus aucunes nouvelles. Il s’inquiétait. Elle devait devenir folle. Lui n’en pouvait plus. Il passait des journées interminablement longues et ennuyeuses. Il avait l’impression d’être repartis en arrière. Sauf qu’il ne le supportait pas. La douche matinale, la visite chez son médecin, les repas à la cantine, puis il se terrait dans sa chambre, incapable de croiser ne serait-ce que le regard d’Alexander.

Pour ne rien arranger, Aarons avait eu un regain d’intérêt pour son cas. Le garçon n’aurait su dire si c’était dû à ses rendez-vous avec Jimin où les résultats de ses scanners cérébraux qu’elle s’était décidé à regarder. Les deux devaient être corrélés. Aeden était parvenu à avoir des informations sur ces résultats. Il avait une vitesse neuronale double à celle d’un sujet dit « normal ». Cela expliquait ces troubles de l’attention. Il semblait aussi que le garçon se distinguait par son traitement multispacial de l’information et l’utilisation de ces 2 hémisphères en même temps. Ces 5 sens étaient développés eux aussi de manière exagérée. Il comprenait enfin pourquoi il avait tellement de mal avec l’extérieur, ces facteurs faisaient de lui un être à part qui réfléchissait bien différemment de ces congénères. Aeden s’était résolu à accepter qu’il était surdoué, là les preuves étaient encore plus accablantes. A cause de ces résultats, Aarons avait décidé de lui faire repasser les tests de QI plus sérieusement et sur plusieurs échelles. Et malgré ces tentatives pour saboter ces résultats, il n’était parvenu à masquer aussi bien ce qu’il était. Sur l’échelle de Welsher, il plafonnait à 160 au maximum de ce que le test pouvait fournir, tandis que sur celle de Catell il était à 215. Il était l’exception sur 1 millions. Autant dire que l’Institut n’allait pas le lâcher de sitôt.

Il lâcha le plafond de sa chambre du regard. Sa chambre. Lui qui était un garçon plutôt ordonné devait avouer que ce joyeux désordre avait quelque chose de rassurant. Des vêtements sales trainaient en boule dans un coin. Son lit sans couverture, le coussin par terre. Pas loin, un livre ouvert et quelques effets personnels trainaient eux aussi. Lui était enroulé dans sa couverture, assis sur sa chaise, à côté de la fenêtre. Les rideaux étaient tirés, mais il avait laissé un espace juste suffisant pour entrapercevoir l’extérieur, laissant une fine raie de lumière traverser la pièce. Il ne cessait de se répéter que ce n’était pas la fin du monde, il ne pouvait s’empêcher de penser à Lore, enfermée, toute seule. Il resserra la couverture autour de lui.






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Y89
Jeu 22 Fév - 18:02
Stanza amico ?Premier contactAeden Zethar & Dante BecchinoJe déambulais dans les couloirs de l'institut en jurant, comme à mon habitude, me craquant les doigts, ma démarche était lente, je bouillonnais à l'intérieur, j'étais arrivé il y a un jour maintenant, j'avais croisé que des cas-sos, des dégénérés, j'en pouvais plus, je continuais ma balade, je voulais juste retourner dans ma chambre, taper sur quelque chose, ces putains de murs blancs me foutaient toujours plus rogne, je savais même pas si j'étais dans le bon couloir, j'étais à bout, sous la colère un

"C'est vraiment de la merde cette institut à la con ! Bastardo ! Cazzo di merda !"

Une voix masculine ne mit pas longtemps à répondre à mes injures, elle sortait du couloir qui était perpendiculaire au mien, l'homme avait les yeux verts, les cheveux courts et blanc, une blouse blanche, des lunettes rondes, sa voix, se voulant intimidante et forte, ne faisait que renforcer ma colère

"Tu devrais faire attention à ce que tu dis le nouveau, on pourrait t'entendre"

Il avait un petit sourire narquois aux lèvres, c'était trop pour moi, il s'approchait lentement de moi, il se voulait une fois de plus intimidant, se pensant supérieur à moi, sous la colère, j'enlevais mon putain de T-shirt qui me collait à la peau, me bridant dans mes mouvements, révélant mes cicatrices et mes tatouages, je m'approchais rapidement et dangereusement de lui, l'expression se gravant alors sur son visage était celle de la peur, il avait merdé, il l'avait comprit trop tard, il avait lâché le carnet qu'il avait sous le bras pour les mètres devant lui, ce qui était inutile en soit au vu de l'immense coup de pied que je lui avais mis droit dans l'estomac, celui-ci le fit d'ailleurs tomber sur les fesses en se tenant le ventre, le choque avait fait un bruit monstre dans le couloir, les gardes n'allaient pas tarder à rappliquer, mais je m'en fichais pas mal, je l'ai pris par le col afin de le soulever et le plaquer violemment contre la porte qui était à côté de nous, une fois de plus le choque fit un bruit monstre, la porte derrière lui devait être abîmer dû à la force que j'avais mis, je bloquais alors sa respiration en plaçant mes deux poings fermés contre sa gorge

"Chi pensi di essere Bastardo ?! Ho intenzione di ucciderti succhiacazzi !" (Pour qui tu te prends, bat*rd ?! Je vais te crever enc*ulé !)

Je continuais de le heurter contre la porte encore et encore, il avait les larmes aux yeux, je pouvais entendre de pauvres petits mots sortir de sa bouche malgré la strangulation, je le lâchai avant de le regarder de haut, il était terrifié

"Tu fais le malin parce que tu es "docteur" mais t'es qu'une pauvre merde en fait, tu t'en prends aux plus faibles car c'est ton seul moyen d'être important povera merda. Tire toi avant que je te crève pour de vrai et si tu me balances, je te trouverai avant qu'ils me trouvent, capisce ?"

Le gringalet prit la poudre d'escampette avant même que j'eus le temps de dire mon insulte. Je regardais autour de moi, j'avais foutu un bordel monstre, la porte était à moitié enfoncée, ses lunettes étaient tombées lors de sa première chute, elles étaient brisées, je finis le travail en les écrasant comme il fallait. J'étais calmé, j'avais tapé sur un mec, j'étais content, ma journée était refaite, j'allais remettre mon T-shirt quand je vis une petite tête dépassée d'une porte entre ouverte, le gamin était maigre, les cheveux courts, les yeux bleus. Là, j'étais FRANCHEMENT dans la mierda    
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W133
Jeu 22 Fév - 22:05

Dehors, il pleuvait. Aedenregardait les gouttes glisser le long de la vitre avec fascination. Elle roulait le long de la fenêtre, s’aggloméraient en chemin, puis s’écrasait en bas. Plic. C’était un mouvement régulier et rassurant. Tout ce dont le garçon avait besoin pour laisser son cerveau en veille.

"C'est vraiment de la merde cette institut à la con ! Bastardo ! Cazzo di merda !"

Il avait beau être dans sa bulle et s’isoler un peu de l’extérieur, il ne pouvait pas non plus se boucher les oreilles. Il ignora la voix, conscient que ce n’était ni la première, ni la dernière fois qu’il entendrait un patient se plaindre de l’Institut. Il retourna aux gouttes de pluie… quelques secondes avant qu’un bruit de chute ne retentisse dans le couloir. Le surdoué jeta un regard noir à la porte de sa chambre. Pourquoi est-ce que cela devait se produire à moins de 5 mètres de sa chambre ? Le garçon hésita. Si ça se trouve un patient venait de perdre conscience devant sa porte. Il se força à se lever de sa chaise, toujours enroulé dans sa couverture. Il y eu un deuxième bruit encore plus fort que le premier. Et Aeden aurait parié qu’il ne s’agissait pas d’une chute. Il soupira, lâcha les bords de sa couverture qui glissa par terre et alla jusqu’à sa porte.

"Chi pensi di essere Bastardo ?! Ho intenzione di ucciderti succhiacazzi !"

Aeden avait la chance d’avoir eu quelques lubies étrange lorsqu’il était encore étudiant. L’une d’elle lui avait fait passer des heures à mémoriser les insultes dans une multitude de langue, dont l’italien. S’il ne comprenait pas la phrase prononcer mot pour mot, il savait en deviner le sens. Il tourna la poignée de sa porte et l’entrebâilla discrètement pour comprendre ce qui se passait dehors.
Un gars secouait un médecin contre un mur. Un gars qui semblait tout droit sorti d’un mauvais film, couvert de tatouages et de cicatrices. Aeden referma la porte. Bon. Les bruits continuaient. Est-ce que ce gars était conscient de ce qu’il faisait ?

-Tu fais le malin parce que tu es "docteur" mais t'es qu'une pauvre merde en fait, tu t'en prends aux plus faibles car c'est ton seul moyen d'être important povera merda. Tire-toi avant que je te crève pour de vrai et si tu me balances, je te trouverai avant qu'ils me trouvent, capisce ?"

Apparemment oui. Il savait bien qu’il ferait mieux de retourner s’enmitoufler dans ses couettes, mais malheureusement quelque chose l’en empêcha. C’était à nouveau cet aura. Le même que celui qu’il avait tant admiré chez Amalia. En moins subtil. Il rouvrit la porte et s’appuya sur le chambranle de cette dernière, comme pour se donner un air de racaille, ce qui n’était bien évidemment pas le cas. Le gars avait vraiment bien abimé le médecin ainsi que la porte voisine à celle d’Aeden. Ce dernier restait soigneusement de son côté de la porte au cas où. Il était prêt à reculer et s’enfermer au besoin. Il savait voir le danger arrivé, et celui-là avait la tête du type dangereux. Plus que ceux qui lui mettait la tête dans la cuvette des toilettes au collège. Lorsque le caïd releva la tête et l’aperçut, le surdoué tenta de prendre l’air le plus décontracté qu’il pouvait. Il lui fit, avec un mouvement de tête vers la caméra qui avait filmé la scène, en hauteur dans le coin du couloir :

- Tu vas avoir des ennuis. Ils ne rigolent pas avec ce genre de choses ici.


Il reprit après un rapide coup d’œil aux lunettes sur lequel marchait le garçon allègrement :

- J’espère qu’il en valait la peine. Moi c’est Aeden.

Il eut un demi-sourire.




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Y89
Ven 23 Fév - 1:35
Stanza amico ?Premier contactAeden Zethar & Dante Becchino Le gamin me regardait en essayant d'avoir un air de racaille alors que je remettais mon T-shirt, son regard se tourna en direction du coin du couloir

"Tu vas avoir des ennuis. Ils ne rigolent pas avec ce genre de choses ici.
Tch... J'emmerde cette institut. Qu'ils viennent, je les attend... Bastardo."

Il jeta un rapide coup d’œil aux lunettes que j'avais sous le pied

"J’espère qu’il en valait la peine. Moi c’est Aeden.
Ce figlio di puttana l'a bien mérité ouais... En donnant un dernier coup pour finir les lunettes qui se trouvaient sous mon pied, j'approchais du gamin pour venir prendre sa main et là lui serrer avec force. Moi c'est Dante, enchanté. J’espère pour toi qu'on est du même côté, tu m'as l'air cool comme gars. Disais-je avec un petit sourire"

Ce gamin avait l'air sympa, un peu timide je dirais ? Essayant de se mettre à hauteur d'autrui.

Après ça j'entrai dans ça chambre sans réel gêne, regardant un peu tout le bordel qui si trouvait. M'approchant de la fenêtre, regardant par-delà celle-ci

"C'est l'bordel dans ta chambre dit moi... Puttana... Il pleut grave dehors, vraiment de la merde l'hiver... Vivement l'été"

J'allai directement me coucher dans son lit, les bras derrières la tête, les jambes croisées, regardant le plafond en baillant

"Bon ! On s'fait chier ici, vient on parle un peu vu qu'on est dans la même merde au final, les gardes vont pas tarder j'imagine. Je me penchais pour prendre le lecteur MP3 et un gros livre juste à côté tout en parlant. T'es là depuis combien de temps ? T'as déjà foutu la merde un peu ? Je mis le lecteur à mon oreille tout en écoutant la réponse du gamin avant de le couper dans son récit. Ouais au fait j'fais comme chez moi, on est pote de malheur, on va dire ça comme ça hein ? Non parce que bon, ici c'est vraiment la merde tu trouves pas ? Tu te fais trop chier toi ? Tu viens d'où ? Ca fait combien de temps que t'es ici toi ? Moi ça fait qu'un jour et j'ai déjà envie de tout balancer"

Pendant qu'il répondait à toutes mes questions, j'ouvris le gros livre que j'avais pris en même temps que la petite boite à musique, lisant tout en tendant une oreille attentive à son récit. Ce qu'il y avait dans ce livre... C'était des poèmes à la con, vraiment à chier... Je me leva, allant chercher d'autre livre dans l’armoire, regardant ce qu'il avait, des livres de fictions, de culture, un peu tout est rien, surtout rien d'intéressante au final.

"Putain, ils vous laissent pas avoir des BD's ? Des mangas ? Je sais pas, un peu d'amusement cazzo alla fine ! Pfff"

Dégouté je me résignais alors à rester cloué dans le lit du bambino, continuant de l'écouter
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W133
Sam 24 Fév - 11:46
Le garçon avait une poigne à la mesure de son physique. Sûr et forte. Il semblait déjà avoir compris le fonctionnement malsain de l’institut. Il  devait être là depuis un certain temps. Etrange qu’Aeden n’ai jamais remarqué un gaillard avec cette trempe de caractère. De quel côté il était… Le surdoué se retient de justesse de faire la moue. Il avait mis longtemps à choisir, et maintenant, il ne savait plus du tout de quel  côté il était. Était-il toujours d’accord avec ce que le Journal Clandestin représentait ?

Dante n’attendit pas sa réponse et entra dans la chambre du jeune homme qui se décala pour le laisser passer. Le garçon fut d’abord gêné du bordel qu’il avait réussi à accumuler malgré le peu de bien qu’il avait le droit de garder, mais est-ce que cela avait une réelle importance ?

"C'est l'bordel dans ta chambre dit moi... Puttana... Il pleut grave dehors, vraiment de la merde l'hiver... Vivement l'été"

Aeden eut un sourire. Comment était-il possible de jurer à chaque phrase ? Et pourtant, sortant de la bouche du garçon, cela paraissait d’un naturel surnaturel. Il s’installa dans le lit d’Aeden, et put admirer le plafond délavé de sa chambre. Lui-même leva le regard une seconde, le fixant sur la tâche noire avec laquelle il avait appris à cohabiter.

"Bon ! On s'fait chier ici, vient on parle un peu vu qu'on est dans la même merde au final, les gardes vont pas tarder j'imagine. T'es là depuis combien de temps ? T'as déjà foutu la merde un peu ?

Il imaginait bien. C’était même étonnant que les gardes ne l’ai pas déjà amené en salle d’isolement. Vu ce qu’il avait fait, il risquait gros. Il n’y avait plus qu’à espérer que le M. Elpida Senior était de bonne humeur. Il mit quelques secondes pour faire le calcul.

- Ca va bientôt faire 8 mois. Et…heu…on peut dire…d’une certaine manière…


Personne ne devait savoir que lui et Alexander était les commanditaires de l’évasion de Lore. Sinon, ils étaient foutus. Heureusement, Dante semblait plutôt bavard et coupa Aeden dans son début d’explication floue :

"Ouais au fait j'fais comme chez moi, on est pote de malheur, on va dire ça comme ça hein ? Non parce que bon, ici c'est vraiment la merde tu trouves pas ? Tu te fais trop chier toi ? Tu viens d'où ? Ca fait combien de temps que t'es ici toi ? Moi ça fait qu'un jour et j'ai déjà envie de tout balancer"

Pote de malheur ? Aeden eut un sourire. Qu’il ravala. Il n’allait pas recommencer à se mettre dans les ennuis. Pas encore. Un jour…et il savait déjà qu’il y avait deux côtés à l’institut ? Quand Aeden avait mis plus de 4 mois pour s’en rendre compte ? Le surdoué aurait pu s’enterrer sous terre de honte. Était-ce si évident que ça ?

- On s’ennuie ferme ici. Je viens du Luxembourg, mais j'ai habité en Suisse quelques années. Et toi ? Italie je suppose ?

Il passa sous silence les longues semaines qu’il avait passée à élaborer un plan d’évasion avec le Génie, il ne s’était pas du tout ennuyer à ce moment-là. Le Génie, qui lui avait appris beaucoup de choses en très peu de temps. Des choses qu’Aeden avait laissé tomber lorsque leur plan avait tourné au carnage. Il enfonçait sa tête dans le sable, comme une autruche, incapable de faire face à son échec.

L’autre s’était levé et semblait chercher quelque chose d’intéressant dans l’armoire du surdoué. C’était peine perdu mais le garçon ne prit pas la peine de le lui dire. Pouvait-il s’arrêter de bouger deux minutes ? Le surdoué en doutait. Lui par contre, restait planter à côté de la porte de sa chambre, comme s’il c’était lui l’invité gêné dans la chambre de Dante. Ce dernier râla, avec indignation :

"Putain, ils vous laissent pas avoir des BD's ? Des mangas ? Je sais pas, un peu d'amusement cazzo alla fine ! Pfff"

Le garçon haussa les épaules. Il était aussi frustré que son acolyte italien. Il aurait aimé s’occuper avec des vraies occupations. Et même si elle n’était pas les même que celle que le garçon cherchait, elles étaient proscrites aussi. Dante était amusant.

– Marco qui vit quelque chambres plus loin se débrouille pas mal en dessin, il fait parfois quelques planches de BD aux crayons qu’on se passe discrètement. Si ça t’intéresse, j’essayerai de t’en avoir de temps en temps.  T’es là pourquoi toi ?

Il espérait sa seconde question pas trop indiscrète, mais comme toujours, la curiosité en lui était plus forte que les bonnes manières.




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Y89
Dim 25 Fév - 18:51
Stanza amico ?Premier contactAeden Zethar & Dante BecchinoAlors que j'étais dans le lit, il répondait à mes questions

Ça va bientôt faire 8 mois. Et…heu…on peut dire…d’une certaine manière…

Huit mois... C'est pas mal, je compte bien me barrer de ce trou avant mes premiers mois...

"On s’ennuie ferme ici. Je viens du Luxembourg, mais j'ai habité en Suisse quelques années. Et toi ? Italie je suppose ? "

Au moins, il partageait mon avis sur l'ennui, un point commun, c'était déjà ça. Il venait donc du Luxembourg, je connaissais de nom, sans plus, comme la Suisse, m'enfin.

"Ouaip ! Italia ! Je me demande comment tu as deviné" disais-je en ricanant avant de me diriger vers son étagère
"Marco qui vit quelque chambres plus loin se débrouille pas mal en dessin, il fait parfois quelques planches de BD aux crayons qu’on se passe discrètement. Si ça t’intéresse, j’essayerai de t’en avoir de temps en temps.  T’es là pourquoi toi ?"

J'étais retourné me mettre dans son lit alors qui me disait le nom d'un type qui fait des BD's

"C'est vrai ? Super cool ça ! Merci mec ! Et moi... Je suis là... Surement parce que j'ai tué une trentaine de personnes ?Je touchais mes deux larmes en disant cela.Enfin je crois, un docteur m'avait diagnostiqué un truc bizarre, il disait que mon système nerveux secrétait de l’adrénaline en permanence, enfin, c'est bizarre je sais ouais , mais c'est peut-être pour ça ? Je sais pas trop en fait. Dit, tu avais sous entendu que tu avais foutu la merde, tu peux m'en dire plus ?"

Des bruits de pas commençaient à se faire entendre à l'autre bout du couloir, on peut dire que niveau discrétion, ils n'étaient pas au top ici, je me leva alors du lit avant d'aller à la fenêtre afin de l'ouvrir et de passe un jambe par celle-là afin de sortir

"Rho putain... Ils font chiers... On va s'faire une balade ? Tu me raconteras ça dehors si tu veux bien" Disais-je en rigolant  
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HRP:
S'cuse moi hein, c'est un peu court :/
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W133
Mer 28 Fév - 18:39

La facilité avec laquelle il venait de dire qu’il avait tué plus de 30 personnes était pour le moins déconcertante. En général, les gens ne prenaient pas les choses comme ça. Mais Dante ne semblait pas être un gars général. Il embraya confusément sur l’adrénaline. Il ne semblait pas savoir lui-même de quoi il pouvait bien être atteint. En tout cas, Aeden avait confirmation que parfois, on peut se fier au physique. Et l’allure de l’Italien était celle d’un prédateur. Quelques mois auparavant, il aurait eu peur, mais maintenant, ça lui était bien égal. Il était plus curieux de savoir pourquoi ces meurtres ne lui pesaient pas sur la conscience. Lorsque ce dernier lui reparla des petites bêtises d’Aeden, ce dernier eut un coup de chaud. Il ne pouvait pas dévoiler ce qu’il avait fait, c’était un risque qu’il n’était pas prêt à prendre. Les gardes étaient arrivés, c’était d’ailleurs étonnant qu’ils n’aient pas rappliqués plus tôt. Ils dormaient ou quoi ? Dante passa en partie par la fenêtre, puis me lança :

« Rho putain... Ils font chiers... On va s'faire une balade ? Tu me raconteras ça dehors si tu veux bien"

Aeden hésita un court instant. Jusqu’ici, il n’était pas impliqué dans les histoires de Dante. Il ne l’avait pas aidé, ni à tabasser un médecin, ni à se cacher. Enfin techniquement. Mais s’il franchissait cette fenêtre, on pourrait le considérer comme complice. Dante disparut et le surdoué s’approcha de la vitre. Il passa la tête dehors. Il pleuvait toujours aussi fort, et même si le premier étage n’était pas haut, Aeden était sûr qu’il allait se gameller en essayant d’atterrir. L’italien lui fit signe de le rejoindre. Bon. Il mit la capuche de son pull sur sa tête, passa les deux jambes par la fenêtre, assis sur le bord. Il se tourna pour être face au mur et dans le même mouvement se laissa glisser, se retenant avec les mains. Comme ça, il serait déjà plus près du sol. Ensuite, il relâcha ses mains, avec un petit « ah » de détresse. Comme il était très près du mur, son bras frotta contre ce dernier et lorsqu’il atterrit sur ses jambes, il tomba en arrière. Aie. Au moins, il ne s’était pas ramassé tête la première par terre. Et il avait réussi à ne pas se briser une jambe. Il se releva, frottant son pantalon mouillé. Il lança à Dante sur le ton de la rigolade :

– Il faudra que je travaille mon atterrissage.

Puis il lui demanda, plus sérieusement, glissant ses mains dans les poches de son pull:

- T’es conscient que plus tu tentes de leur échapper, pire sera ta punition ?

Aeden se disait quand même qu'il fallait le mettre en garde. Il allait finir chez les patients zéros rapidement s’il ne faisait pas un peu attention.




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Y89
Dim 4 Mar - 13:09
Stanza amico ?Premier contactAeden Zethar & Dante BecchinoLe gamin, après quelque instants d'hésitation finit par me rejoindre, non sans mal, un petit « Ah » digne d'une victime, je me tapa une grande barre ne voyant tomber sur les fesses et je n'eus le temps d'aller l'aider tellement je rigolais.

"Il faudra que je travaille mon atterrissage."

"Ouais, on s’entraînera plus tard, si tu restes avec moi, tu vas souvent sauter par les fenêtres"

Le jeune homme reprit son sérieux avant de me dire

"T'es conscient que plus tu tentes de leur échapper, pire sera ta punition ?"

"Je le sais mais. Les gardes étaient arrivé a la fenêtre d'Aeden. Je les emmerdes bien forts, et s'ils veulent m'avoir, il va falloir courir ! Bande de merdes !. Disais-je bien fort pour que tous m'entendent. Aller vient ! On se tire ! Hahaha! "

Le garde hurlais de rage

"Tu vas prendre cher Dante ! Je te le dis!"

"Nan là tu me le cris connard, et t'as qu'à courir plus vite enculer ! Disais-je en levant mes deux majeurs tout en courant à reculons."

Nous courrions alors à travers la foret brûler, j’escaladais les rocher, grimpais aux souches tout en riant. On pouvait entendre les gardes qui nous cherchaient au loin, mais nous étions trop occuper à s'amuser sous la pluie battante, à s'élever toujours plus haut sur les rochers, dans les arbres, dans l'amusement.

"Tu vois Aeden, c'est ça la liberté ! Et je ne laisserais pas un de ces connards me la prendre, cette liberté."

On continuait alors notre course jusqu'à arrivé aux falaises, on voyait la mer, la pluie tombait fort, j'étais détrempé, mais c'était pas si grave, je ne ressentais que très peu le froid, la mer était en colère, les vagues s’abattaient de toute leur force contre les rochers de la côté.

"Elle est magnifique cette île… Je mettais les mains dans mes poches, face au vent, je me retournais après quelques secondes en direction d'Aeden, le vent soufflait sur mes habits, les relevant un peu, montrant certaines de mes cicatrices et quelques tatouages, je regardais Aeden avec toute la conviction du monde dans les yeux. Et je vais prendre cette putain d'île, transformant l'enfer qu'ils en ont fait en paradis sur terre, un endroit où toutes les personnes rejetées pourront venir, où ils auront un toit, une famille, des amis. Je le jure sur mon honneur. Et si un de nous deux tombe, l'autre fera tout pour relever l'autre d'acc ? De plus, si je meurs dans ma révolution, fait en sorte qu'un autre prenne ma place. Je tendais mon poing en direction de l'homme en face de moi, un petit sourire aux lèvres, le bruit du fracas des vagues derrière moi, puis le vrombissement d'un coup de tonnerre vint renforcer cette scène digne d'un anime."

Je me tenais alors face à lui, droit, le bras tendus, il pouvait comprendre que j'en avais gros, et que j'étais prêt à tout pour mettre cette endroit à feu et à sang, même si je devais risquer ma vie, j'étais prêt à absolument tout.

"Je ferrai tout ce qui est en mon piètre pouvoir pour renverser cette espèce de dictature, même si je dois y laisser la vie, même si je dois tuer, garde ou médecin, qui osera se mettre en travers de ma route sera annihiler, tu marches avec moi ? Mon pote."




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Secrétaire de Donatien
Lun 5 Mar - 18:59
Agnès était en train de travailler tranquillement à son bureau quand un vigile débarqua comme un dératé dans la pièce, tout essoufflé. Elle releva la tête, surprise.

- Mademoiselle Dessanges je… je…
- Calmez-vous Steven, reprenez votre souffle !

Le vigile s’exécuta tandis qu’elle se levait de sa chaise pour le laisser s’asseoir. Le pauvre avait l’air d’avoir couru à travers toute l’île avant d’échouer dans son bureau. Il lui adressa un regard reconnaissant et, quelques instants plus tard, il lui expliqua qu’ils avaient un problème avec un patient et que Donatien Elpida était introuvable. Vu l’heure, ce n’était pas étonnant : il devait être en consultation. En conséquence, c’était à elle de gérer en attendant son retour. Elle demanda donc des détails et Steven se plia sans rechigner à sa requête.
Un patient, Y89 – Dante Becchino, un fraîchement arrivé dont la sécrétion constante d’adrénaline le rendait imprévisible : le dossier qu’elle était justement en train de traiter – avait frappé David, l’un des infirmiers en poste dans l’aile W – qu’est-ce qu’il fichait là d’ailleurs ? Les ailes étaient réservées aux patients à la catégorie correspondante – et avait fui, entrainant W133 avec lui. W133. Elle ne se souvenait plus de qui il s’agissait, ayant encore les anciens numéros en tête. Elle avait pris l’habitude d’entendre ses collègues appeler les patients par leurs matricules mais ça continuait de l’agacer. S’il avait eu l’amabilité de lui donner les prénoms, elle aurait mieux compris, et là, elle n’avait pas le temps d’aller farfouiller dans ses dossiers pour retrouver l’identité de W133. Elle remercia Steven et sortit de son bureau. Tant pis pour sa paperasse, elle avait une urgence à gérer.
Son premier réflexe fut de se diriger vers la forêt brûlée même si elle détestait cet endroit. Les patients venaient souvent s’y réfugier après avoir fait une bêtise. Mais pour cela, elle décida de passer par la côte, deuxième endroit où elle pensait les trouver.
Chemin faisant, elle se demandait pourquoi Dante avait frappé David. David était l’un des infirmiers les plus prévenants qu’elle connaissait. Lui aussi se préoccupait beaucoup du bien-être des patients alors que d’autres étaient de véritables ordures. Dès que ce serait réglé avec Dante et W133, elle irait le voir pour savoir comment il se portait. Quel dommage que ce soit tombé sur lui…
Soudain elle sortit de ses pensées, son œil étant attiré par deux silhouettes. Si elle en croyait la photo d’identité sur son dossier, elle venait de trouver le fameux Dante, et bien plus tôt qu’elle ne s’y attendait. Et pas l’ombre d’un vigile dans les parages mais elle se doutait qu’ils n’allaient pas tarder. Elle se hâta vers eux.

- Ouf ! Je vous ai retrouvé avant eux ! Estimez-vous chanceux.

Ce fut à ce moment-là qu’elle découvrit le visage de W133. Et elle tomba des nues. Son visage prit une expression à la fois surprise et douloureusement déçue. Aeden. Le gentil Aeden avec lequel elle avait déjà pris le temps de discuter et qui n’avait pas du tout l’âme d’un délinquant ou même d’un fraudeur. Elle ouvrit la bouche, la referma. Elle devait se reprendre. Elle inspira un grand coup et prit une voix calme et factuelle.

- Je me doutais vu ton dossier qu’il se passerait quelque chose de genre avec toi Dante. Mais de ta part Aeden…

Elle ne termina pas sa phrase mais elle ne doutait pas que le sous-entendu soit éloquent. Et elle devait se hâter de dire ce qu’elle avait à dire avant que les gardes ne rappliquent. La main sur le front, l’air contrarié, elle ajouta.

- Vous me mettez dans une position délicate, les garçons. Je vais essayer de vous éviter le pire et d’atténuer les conséquences de vos actes mais même moi je ne pourrais pas vous empêcher d’être punis.


Elle détestait ce qu’elle allait faire mais elle allait devoir les punir elle-même si elle voulait leur éviter une sanction abominable. Elle se disait que s’ils étaient déjà punis par ses soins, vu son statut et la confiance que lui accordait Donatien, personne ne reviendrait dessus mais pour cela, il fallait encore qu’ils acceptent la punition sans faire de vague sinon elle ne pourrait absolument plus rien pour eux.

HRP:
*Pop de nulle part*
Coucou ! Si quelque chose ne va pas n'hésitez pas à me le dire !


Ca fait toujours plaisir de voir ses efforts récompensés !

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W133
Lun 5 Mar - 21:34

Dante se mit à provoquer les gardes au grand désespoir du garçon. Ces dernières chances de ne pas être impliquer plus que nécessaire dans ce désastre s’était éteinte. Les gardes semblaient plus enragés que jamais. Aeden ne les avait jamais vu comme ça auparavant. Il grinça des dents. Qu’est-ce qu’il avait dit déjà ? Ah oui, « je ne m’impliquerai plus jamais dans les affaires des autres », « rester invisible est le meilleur moyen de me faire oublier ». C’était définitivement cuit. Lui qui avait un dossier immaculé, malgré l’évasion de Lore allait découvrir les punitions de l’institut de la plus bête des manières. Mais Dante était amusant. Et l’italien avait su le sortir de l’état de léthargie dans lequel il était ces derniers temps.
Ce dernier détala vers la forêt brulé et Aeden le suivit tant bien que mal. Depuis son arrivée à l’Institut, le surdoué n’avait plus tellement pratiqué de sport et il soufflait bruyamment dans sa course, mais l’air qui lui brulait les poumons le réveillait un peu plus. Il avait quitté son stade d’hibernation. Dante courrait et sautait comme une gazelle devant lui, il le suivait tant bien que mal, glissant sur les rochers, évitant de se casser la figure une seconde fois. Il sentait l’eau alourdir son pull et son jean. Ils allaient tous les deux attraper une pneumonie s’ils continuaient à courir à travers l’île comme des poules sans tête. Le garçon était plus habitué à la réflexion que l’action, ce qui ne semblait pas être le cas de son acolyte.

"Tu vois Aeden, c'est ça la liberté ! Et je ne laisserais pas un de ces connards me la prendre, cette liberté."

Le surdoué eu un sourire. Dante était cinglé. Qui aimait courir dehors sous la pluie, dans les rochers où ils risquaient à tout moment de glisser et se briser la nuque ? Et bien lui apparemment. Mais Aeden ne pouvait pas lui enlever une chose, il aimait se sentir libre. Enfin arrivé sur la falaise, Aeden s’appuya sur ses genoux, reprenant son souffle.

"Elle est magnifique cette île…  

Et le surdoué ne put qu’approuver. Les vagues venaient s’écraser le long de la falaise en gerbe d’écume, et la pluie semblait s'enfoncer dans l'eau et sombrer. Le garçon releva les yeux vers l’italien. Il avait un certain charisme. Le charisme de ceux qui s’élèvent contre ce qui les insupporte. Mais qui le paye aussi. Aeden n’avait pas ce cran.

-Et je vais prendre cette putain d'île, transformant l'enfer qu'ils en ont fait en paradis sur terre, un endroit où toutes les personnes rejetées pourront venir, où ils auront un toit, une famille, des amis. Je le jure sur mon honneur. Et si un de nous deux tombe, l'autre fera tout pour relever l'autre d'acc ? De plus, si je meurs dans ma révolution, fait en sorte qu'un autre prenne ma place.


Et il pouvait lire dans son regard qu’il le pensait. Il était très…comment dire… extrême ? Aeden le regarda un peu hébété. Un coup de tonnerre retentit ajoutant à l’irréalité de la scène. Il voulait faire quoi au juste ? Un siège ? Une guerre civile ? Il était fou. Et s’il entrainait tout le monde, comme il entrainait le garçon, ce serait une catastrophe. Il ne fallait pas qu’il risque la vie des autres. Le surdoué ne le laisserait pas faire. Il avait déjà bien merdé lui-même avec Lore. Ca ne devait pas se reproduire.

"Je ferrai tout ce qui est en mon piètre pouvoir pour renverser cette espèce de dictature, même si je dois y laisser la vie, même si je dois tuer, garde ou médecin, qui osera se mettre en travers de ma route sera annihiler, tu marches avec moi ? Mon pote."

Il semblait tout droit sorti d’un film d’action. Mais se disait-il prêt à tuer ceux qui se mettraient en travers de sa route pour le bien d’une cause ? Même si Aeden voulait voir disparaitre la mauvaise partie du système de l’Institut, il y avait une autre partie qui n’était pas pourri. On ne pouvait pas jeter toutes une récolte juste parce que quelques fruits n’étaient pas bons. On aurait dit que tout était d’une simplicité parfaite dans la tête de Dante. Un peu trop simple même. Il fallait quelqu’un pour canaliser son énergie sinon il mettrait l’institut à feux et à sang, ou bien il finirait tout simplement au sous-sol. Alors, même si le surdoué n’avait aucune autorité, il se dit qu’il devait s’en charger.

- Ça me va. Mais évite de faire n’importe quoi. Sinon tu vas finir au sous-sol avant d’avoir le temps de les renverser.


Il se redressa pour tendre son bras à son tour mais une voix l’interrompit.

- Ouf ! Je vous ai retrouvé avant eux ! Estimez-vous chanceux.


Aeden se tourna vers Agnès. Mince. Aie. Il regarda tour à tout Dante et la secrétaire. La situation pouvait-elle être pire ? Si l’Italien décidait de lui sauter dessus, là peut-être bien que oui. En tout cas, la déception dans le regard d’Agnès fit mal à Aeden. C’était pour ça que le surdoué ne faisait jamais l’idiot. Qu’il n’avait pas le cran des gars come Dante. Parce que décevoir les gens étaient pour lui trop douloureux. Ces parents, ces professeurs, ces amis. Le garçon avait si peur de les décevoir tous qu’il avait fini par les décevoir un à un. Agnès c’était pire. Elle était si gentille. Et là, elle devait leur courir derrière sous la pluie. Il regretta.

- Je me doutais vu ton dossier qu’il se passerait quelque chose de genre avec toi Dante. Mais de ta part Aeden…

Elle n’avait pas sa voix douce et chaude habituelle. Et lorsque son regard lourd se posa sur lui, Aeden baissa les yeux, incapable d’affronter son regard.

- Vous me mettez dans une position délicate, les garçons. Je vais essayer de vous éviter le pire et d’atténuer les conséquences de vos actes mais même moi je ne pourrais pas vous empêcher d’être punis.


Le faites qu’elle veuille essayer d’atténuer leurs futures punitions étaient en soit déjà largement plus que ce qu’ils ne méritaient. Le garçon avait la gorge sèche. Il avait très froid aussi. Et en même temps quelque chose naissait au fond de son estomac. Un sentiment de révolte. Elle, elle le savait que l’institut n’était pas juste. Alors cette sévérité était-elle là juste pour leur éviter les ennuis ? Un éclat d’indignation brûla au fond de ses yeux mais il savait que ce n’était pas juste de s’en prendre à Agnès. Elle était gentille. Elle était là pour eux. Et même s’il était en colère, il ne pouvait pas lui mettre ça sur le dos, ce n'était pas contre elle qu'il était faché. Et il avait intérêt à répondre rapidement avant que Dante ne lui saute dessus.

- On s’excuse…





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Y89
Mar 6 Mar - 19:57
Stanza amico ?Premier contactAeden Zethar & Dante Becchino"Ça me va. Mais évite de faire n’importe quoi. Sinon tu vas finir au sous-sol avant d’avoir le temps de les renverser."

"Ne t'inquiète pas, tout est déjà dans ma tête, tu sais Aeden, il suffit d'utiliser un minimum ma tête, ils sont bêtes... Ils pensent tout contrôler, mais le seul moyen de ME controler, c'est à coup d'anesthésiant pour les animaux de plusieurs tonnes"

Alors qu'il allait tendre le bras pour me checker et scellé notre pacte, mais une voix raisonna alors sous la pluie et le tonnerre

"Ouf ! Je vous ai retrouvé avant eux ! Estimez-vous chanceux."

C'était une femme, elle avait les cheveux courts, elle semblait importante, elle était bien habillée, la pluie ruisselait sur son visage, elle regardait Aeden d'une manière qui ne plaisait pas beaucoup.


"Je me doutais vu ton dossier qu’il se passerait quelque chose de genre avec toi Dante. Mais de ta part Aeden…"

Je me tournais alors en direction d'Aeden, il avait la tête baissée, il était comme honteux et un peu apeuré, il semblait la respecter, j'avais le choix, lui sauter à la gorge, lui faire comprendre qu'elle ne faisait pas le poids, j'avais envie de le faire, mais les paroles d'Aeden me revenaient en tête "Ça me va. Mais évite de faire n'importe quoi. Sinon tu vas finir au sous-sol avant d'avoir le temps de les renverser." et à la tête qu'il faisait actuellement. Il semblait l'apprécier malgré tout, je ne pouvais pas faire ça, je continuais à la regarder, droit dans les yeux, c'était un combat psychologique, deux forces opposées, d'une puissance charismatique équivalente. Elle mettait alors sa main au niveau de son front.


"Vous me mettez dans une position délicate, les garçons. Je vais essayer de vous éviter le pire et d’atténuer les conséquences de vos actes mais même moi je ne pourrais pas vous empêcher d’être punis."

Aeden semblait avoir froid, il tremblait un peu. Sous le regard des personnes qui étaient à mes côtés, j'enlevais mon T-shirt, il me collait à cause de l'eau qu'il avait absorbé, je l'essorais alors de toute ma force, durant ce temps, Aeden avait dit des mots qui m'énervaient tellement que j'avais presque déchiré mon T-shirt en deux, mais je repris mon calme et mis mon T-shirt en boule sur la tête du petit homme à côté de moi. Mes tatouages étaient alors visibles, comme toutes mes cicatrices, on pouvait voir des coups de couteaux, des impacts de balles, une grande balafres au niveau des côtes, comme si on avait essayé de me découper, alors que je me tournais pour donner mon haut à mon pote, Agnès pouvait voir une partie des pièces maitresse dans mon dos "Dio è grande", deux des ailes de séraphin sur trois étaient visibles en plus qu'une partie de la couronne qui surplombait le tatouage qui prenait toute l'armoire à glace qui me servait de dos.


"Tient, chope pas froid. Disais-je avec le sourire, puis, je tournis la tête en direction de la membre du personnel, mon sourire et mon regard amical c'était transformé en un regard méchant et méprisant.Je ne vois pas pourquoi Aeden devrait être punis pour être partis en balade avec un "fugitif""


Je glissais mes mains dans mes poches, la pluie tombait toujours plus fort, la détonation du tonnerre retentissait à la suite de l'éclaire qui était tombé il y a peu. L'eau ruisselait sur mon corps et mes cicatrices, je m'approchais doucement d'elle, on pouvait lire de très mauvaises intentions sur mon visage, une fois que j'étais juste en face d'elle, je baissais doucement la tête pour arriver à son oreille, lui chuchotant

"Tu as déjà empoisonné le puits... Ne fait pas de la culpabilité par association veux-tu ? Aeden n'a rien avoir là-dedans, s'il y a un fautif c'est moi, capisce ?"

Je relevais doucement la tête et lui tapa l'épaule, un grand sourire aux lèvres

"Rentrons, je ne veux pas chopper une pneumonie !"

Je relevais doucement la tête et lui tapa l'épaule, un grand sourire aux lèvres
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Mer 7 Mar - 22:44
Aeden marmonna quelques excuses mais ce fut son regard fuyant qui alerta Agnès. Mince, elle avait été trop dure ? Elle aurait peut-être dû se montrer plus gentille… Mais ce qu’elle faisait, c’était pour leur bien. Elle devait leur faire comprendre qu’il ne fallait pas recommencer. Elle ne voulait pas devoir se retrouver à changer leurs dossiers de pile pour finir sur la pire de toutes. Surtout pas.
Cependant, Dante ne semblait pas se repentir le moins du monde. Il l’ignora copieusement après l’avoir dévisager et retira son t-shirt pour le donner à Aeden. C’était généreux de sa part, mais bien inutile. Un T-shirt trempé ne ferait que du pire que mieux. Elle nota avec une certaine empathie les cicatrices diverses et variées qui entaillaient sa peau ainsi que les tatouages qu’elle pouvait voir. « Dio è grande ». De l’Italien. Ce n’était pas une langue qu’elle maîtrisait mais la similitude avec le Français, sa langue maternelle, était suffisante pour qu’elle en saisisse intuitivement le sens. Un adolescent recruté par une mafia pouvait-il donc croire en Dieu ? Cela la laissait sceptique mais qui était-elle pour juger ? Chacun avait sa propre façon de vivre sa religion et bien que la plupart prônait désormais un message d’amour et de paix, il y avait bien encore quelques att… radicaux qui pensaient toujours qu’il fallait exterminer les autres.
Puis l’Italien lui lança un regard des plus méprisants qu’elle intercepta avec un haussement de sourcil. Elle ne comprenait pas ce qui lui valait ce regard. Elle était là de sa propre volonté, sous une pluie battante, pour les aider de son mieux malgré les problèmes auxquels cela risquait de l’exploser et il la méprisait ? Ce garçon devait vraiment avoir un problème.

- Je ne vois pas pourquoi Aeden devrait être puni pour être partis en balade avec un « fugitif »

Il s’approcha d’elle, menaçant, mais elle ne broncha pas, restant d’un calme olympien même lorsqu’il se pencha à son oreille. Seul un raidissement musculaire trahissait la tension qui l’envahissait. Si ce type avait frappé David, alors elle ne devait pas négliger l’éventualité qu’il s’en prenne à elle, même s’il n’avait aucune raison de le faire, même si c’était contre ses intérêts. Elle n’avait pas besoin de l’examiner pour savoir qu’elle n’aurait aucune chance physiquement contre lui. Pourtant, elle était prête à lui mener la vie dure s’il levait la main sur elle. Mais ils n’en étaient pas encore là. La violence c’était l’arme des faibles. La sienne c’était les mots. Et elle savait s’en servir.

- Tu as déjà empoisonné le puits... Ne fait pas de la culpabilité par association veux-tu ? Aeden n'a rien avoir là-dedans, s'il y a un fautif c'est moi, capisce ?

Les dents serrées, Agnès ne répondit pas, prenant l’accusation de plein fouet. Il avait raison. Elle ne savait ce qui s’était passé que parce que Steven le lui avait raconté. Elle n’avait pas assisté à la scène, elle n’avait pas le droit de juger. Mais elle n’apprécia pas qu’il prenne la liberté de la tutoyer. Ni la familiarité dont il s’autorisa à faire preuve en lui donnant une tape sur l’épaule.

- Rentrons, je ne veux pas chopper une pneumonie !

Bon, il était visiblement temps qu’elle mette les choses au point. Elle enleva ses lunettes désormais pleines d’eau qui lui obstruaient la vue et les remonta sur son front.

- Ecoutez-moi bien monsieur Becchino. Je suis tout à fait d’accord avec vous. Je ne pense pas qu’Aeden ait fait quoi que ce soit de mal. Cependant, en l’entraînant dans votre fuite, vous en avez fait votre complice. Ce n’est pas moi qui le pense, je suis même fondamentalement en désaccord avec ce point de vue mais ce sont les faits : l’Institut voit les choses de cette manière. Je me suis retrouvée à devoir transférer le dossier de Loreleï Hexe dans les patients Zéros pour le même genre de situation. Ca m’a arraché le cœur de devoir le faire mais je n’ai pas eu le choix. Je n’ai pas le pouvoir d’empêcher ça une fois que la décision a été prise. Si je refusais de le faire, je serai virée de ce poste et alors quoi ? Qui me remplacerait ? Quelqu’un qui n’aurait aucun scrupule à faire pire ? Je tiens à mon poste pour faire évoluer les choses dans le bon sens. Dans votre sens. Alors s’il vous plaît, ne me mettez pas des bâtons dans les roues. Je ne tiens pas à être obligée de devoir mettre votre dossier sur la pile des Zéros et celui d’Aeden avec le vôtre à cause d’un comportement qui ne mène à rien.

Elle était passée au vouvoiement pour lui faire comprendre qu’il devait faire de même. Peut-être que si elle lui témoignait du respect, il lui en témoignerait à son tour. En tout cas, elle espérait qu’il avait bien saisi ce qu’elle venait de dire. Elle ne l’avait jamais verbalisé à personne. D’ailleurs, ça lui faisait tout drôle d’en parler à quelqu’un mais il lui semblait qu’elle ne pouvait pas mieux lui faire comprendre qu’elle n’était pas son ennemie. Elle maintint le contact visuel avec lui un moment pour donner de l’importance à ses mots. Puis elle se retourna vers Aeden et le gratifia d’un regard plus doux et plus maternel encore que son regard habituel. Elle voulait vraiment lui faire comprendre qu’elle ne lui en voulait pas personnellement. Mais les voix des vigiles s’approchant mit un terme à la montée de son affection pour le garçon et lui fit reprendre une allure plus sérieuse.

- Maintenant, si vous voulez bien me suivre, vous êtes tous les deux convoqués dans mon bureau.

Elle chercha de nouveau leurs deux regards, espérant leur faire comprendre qu’il fallait obtempérer s’ils voulaient qu’elle puisse les aider au mieux.
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W133
Jeu 8 Mar - 21:05
Dante semblait avoir remarqué que le garçon avait froid, car il enleva son t-shirt et l’essora aussi fort qu’il pouvait avant de le mettre sur la tête du surdoué qui cessa de se chercher des excuses. Le corps de l’italien était bardé de cicatrices et de tatouages. La différence avec son propre corps tout blanc était presque amusante. Le garçon se demandait quel genre d’histoire avait toutes ses blessures. Bien qu’un peu inutile, il était touché du geste de son ainé. Il avait beau se demander ce qui se passait dans sa tête pour le faire agir sans aucune hésitation, il devait reconnaitre qu’il était en quelque sorte rassurant.

"Tient, chope pas froid.

Aeden lui rendit son sourire, reconnaissant. Au moins, cela le protégerait du vent. D’ailleurs, le garder en boule sur sa tête était le meilleur moyen d’éviter que l’eau qui goutait de ses cheveux ne continue à l’inonder. Il ne devait pas avoir l’air très intelligent mais il s’en fichait pas mal. Il aimait mieux ça que d’attraper une pneumonie. Il se demandait comment Dante faisait d’ailleurs. Ne venait-il pas d’un pays du Sud ? Le froid n’avait pas l’air d’avoir d’effet sur lui. C’était peut-être en lien avec cette histoire d’adrénaline. Le garçon était curieux, mais ce n’était pas le moment, et il doutait que l’italien en sache beaucoup plus que ce qu’il lui avait dit tantôt. Tant pis, il essayerait d’investiguer un peu plus tard.

Je ne vois pas pourquoi Aeden devrait être punis pour être partis en balade avec un "fugitif""

Aeden était touché que le garçon prenne sa défense, il ne savait pas s’il en aurait été capable. Il n’était pas très courageux. Il se sentait comme entre deux aimants qui se repoussaient. Il avait l’impression d’être entre deux amis qu’il aurait voulu voir s’entendre, mais qui n’en était pas capable. Le regard  que Dante lançait à Agnès ne lui plaisait pas vraiment. Pas plus que la façon dont la secrétaire l’avait immédiatement catégorisé. Il devait y avoir un terrain d’entente entre ces deux-là ? Le rapprochement ne lui disait rien qui vaille. Il ne voulait pas que l’italien s’attire encore plus d’ennuis, et il ne voulait pas qu’il arrive de mal à Agnès, qui s’occupait si bien des patients. Il hésitait presque à se glisser entre les deux mais il se contenta de croisé les doigts. Les deux étaient très proches. Un peu trop proche pour une discussion amicale. Agnès semblait très calme pourtant. Aeden se serait probablement évanoui à sa place. Ou il se serait enfui. Ou quelque chose du genre.  Dans le dos de Dante, les tatouages étaient plus imposants. Il avait ces grandes ailes, puis le mot « Dieu est grand, il m'arrive à la cheville » en italien. Ca tira un sourire au garçon, qui n'en aurait pas attendu moins de l'italien. Encore un peu plus haut, sur ces omoplates, une large couronne était représenté.

La voix de Dante était inaudible avec la pluie qui tombait, Aeden continuait à les observer, incapable de savoir ce qu’il pouvait faire pour atténuer l’électricité dans l’air. Puis soudainement, l’italien afficha un large sourire et tapa amicalement l’épaule d’Agnès comme si elle était son meilleur pote. Le surdoué était surpris. Qu’est ce qui se passait au juste ? Le garçon n’aimait pas être tenu à l’écart, mais il en avait l’habitude. Il se perdit dans la contemplation des graviers à ces pieds. 1, 2, 3,… il n’écoutait plus la conversation que d’une oreille distraite.

"Rentrons, je ne veux pas chopper une pneumonie !"


Il entendait dans sa voix, qu’Agnès ne sembla pas appréciée, toujours à sa contemplation de petits graviers :

- Ecoutez-moi bien monsieur Becchino. Je suis tout à fait d’accord avec vous. Je ne pense pas qu’Aeden ait fait quoi que ce soit de mal….. votre fuite, ….. complice … en désaccord avec ce point de vue …l’Institut voit les choses … transférer le dossier de Loreleï Hexe dans les patients Zéros pour le même genre de situation. … je n’ai pas eu le choix…pas le pouvoir d’empêcher …décision a été prise… je serai virée…Qui me remplacerait ? … aucun scrupule à faire pire ? …faire évoluer les choses … Dans votre sens… obligée de devoir mettre votre dossier sur la pile des Zéros et celui d’Aeden avec le vôtre à cause d’un comportement qui ne mène à rien.

En entendant le prénom de Lore, Aeden grinça des dents. Il n’avait aucune idée des raisons qui avait entrainés son transfert chez les zéros, mais savoir qu’elle était belle et bien innocente était étrange. Et frustrant. Ils avaient été si prêts de la faire sortir. Elle avait eu temps d’espoir. Elle était maintenant confiner dans les sous-sols, sans même une fenêtre pour pouvoir lever les yeux vers le ciel. Vers ses rêves. Il ferma la main et serra la mâchoire. Il en avait marre aussi. Il avait l’impression que personne ne le prenait au sérieux. Comment se faisait-il qu’il regardait Dante et Agnès discuté, comme s’il n’était qu’un spectateur ? Il n’était pas un enfant. Il était conscient de ce qu’il faisait. Des conséquences que ces actes avaient. Il n’avait jamais demandé à éviter la punition. Et il était capable de se défendre tout seul. Il lâcha les cailloux du regard en sentant les yeux de la secrétaire se posés sur lui.

Le regard qu’Agnès lui fit, au lieu de l’apaisé, l’agaça. Pourquoi elle n’était pas fâchée sur lui ? Il était trop inoffensif pour que ce qu’il fasse donne l’impression de pouvoir avoir un impact ? Est-ce qu’elle le pensait incapable de comprendre ces actes ? Il se sentait comme un enfant. Tout petit. Tellement petit qu’on allait finir par l’écraser. Il avait presque envie de crier qu’il était responsable de l’évasion de Lore. Qu’il était bien plus impliquer dans les mauvaises histoires de l’Institut qu’il voulait bien l’admettre.  Mais il réprima une nouvelle fois son agacement mal placé. Il ne pouvait pas s’empêcher de se dire qu’elle n’était pas comme ça avec lui parce qu’il était insignifiant mais parce qu’elle l’appréciait. Alors, même s’il aurait préféré qu’elle soit plus en colère, il lui adressa un regard désolé. Il allait répondre qu’il était tout à fait capable d’assumer une punition lorsque les voix des gardes se firent entendre.

- Maintenant, si vous voulez bien me suivre, vous êtes tous les deux convoqués dans mon bureau.

Aeden glissa un regard à Dante. Un regard qui lui suggérait de faire profil bas 5 petites minutes. Il devait éviter de donner l’impression aux gardes qu’ils menaçaient Agnès. Il répondit, d’une voix un peu lointaine :

– Oui Mademoiselle Dessanges. Nous vous suivons.

Il se perdit dans la contemplation des vagues sur les rochers l’espace d’une seconde. Quoi  de mieux pour continuer à être aussi insipide que de l’eau ? Ce n’était pas pour rien que le garçon ne parvenait pas à rester attentif. C’était facile de tuer l’ennui et de tuer ce qui lui traversait l’esprit en se perdant profondément dans la contemplation de ce qui le dépassait. Il emboita le pas derrière la secrétaire.




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Ven 30 Mar - 15:29
Stanza amico ?Premier contactAeden Zethar & Dante BecchinoLa pluie battait fort, j'en avait franchement marre de cette rouquine... Mais je ne pouvais pas lui mettre ma main dans la gueule, Aeden allait être en colère contre moi, et j'allais avoir encore plus de problème, alors qu'elle me parlait d'une Lore, je regardais au niveau de la foret, guettant s'il n'y avait pas un gardes pas vraiment discret, mais visiblement, il n'y avait rien, pas âme qui vivent, c'était aussi bien, je n'allais pas m'en plaindre.

La vieille peau avait fini son discoure moralisateur à la con, enfin, j'ai envie de dire, elle regarda Aeden comme si c'était sa mère, c'était un regard doux, sans violence, comment voulez vous qu'Aeden devienne la personne qu'il souhaite être si tout le monde le berce ? Bordel que ça m’énerve... Alors que je regardais Aeden à mon tour, les mains dans les poches, il tourna son regard dans ma direction, il voulait ma faire comprendre que je devais la fermer un moment. Je leva mon pouce en l'air tout en souriant à[Url=https://dailygeekshow.com/wp-content/uploads/2014/06/homme-sourire.jpg]pleine dents[Url/] j'avais l'air ridicule, comme si un méchant essayait de sourire. J'allais faire une connerie, bien-sûr que j'allais faire une connerie. Je courbais alors mon dos, mettant ma tête un peu, prenant l'air d'une racaille de pacotille tout en suivant la secrétaire de près, avec l'air le plus menaçant possible, je jouais la comédie, ça pouvait se voir si les mecs étaient pas trop cons, après quelques minutes de marches, on était... Bah je savais pas trop, vu que déjà les dortoirs, c'était un vraie labyrinthe, alors les autres bâtiments, allez bien vous faire foutre.

Après d'interminable minutes de blabla, que je n'avais, bien évidemment pas écouter, elle en venait aux sanctions, je n'avais pas vraiment écouté celle d'Aeden, mais il ne devait pas avoir grand chose, il n'avait rien fait, mais bon, avant qu'elle ne passe à mon cas, je pris la parole avant qu'elle n'ai le temps de dire un mot

"Vient on fait un truc, on dit, que j'ai forcé Aeden à venir avec moi, comme ça il a rien, et il est innocenté. Je me tournais alors en direction du gamin à côté de moi. J'suis pas trop un génie ?"

Les deux me regardaient comme si j'avais dit une blague du type "È un ragazzo, va in un bar e poi si spruzza"
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Lun 2 Avr - 21:29
Agnès se sentait désemparée. Elle faisait de son mieux et pourtant ça ne fonctionnait pas. Qu’est-ce qui allait de travers chez ses garçons ? Pour Aeden, elle se montrait sévère, ça ne lui plaisait pas, alors elle se montrait plus gentille et ça avait l’air de l’agacer. Quant à Dante… Elle ne savait même pas par quel bout le prendre. Dans tous les cas, ils l’avaient suivie. Elle supposait que c’était déjà ça.
Lorsqu’elle arriva devant son bureau, elle constata que Steven était toujours là. Il tira une tête de quatre kilomètres lorsqu’il avisa de qui elle était accompagnée.

- Vous voulez que je vous accompagne mademoiselle ?
- Non, ça va aller merci Steven.
- Vous savez vous devriez me laisser… vous donner un coup de main avec… ces deux-là.

Il avait l’air de sincèrement se faire du souci pour elle alors elle lui servit un sourire qui se voulait rassurant.

- Ne vous en faites pas. Il ne devrait pas y avoir d’autres incidents aujourd’hui.

Leurs regards s’affrontèrent encore un moment mais il finit par capituler. Après tout, des deux, c’était elle qui avait l’autorité ici.

- Très bien. De toute façon je suis de service dans les parages. N’hésitez pas à m’appeler au besoin.

Elle hocha la tête, reconnaissante. Elle ne pensait pas que ça serait nécessaire mais elle supposait que c’était quelque peu rassurant.
Quand elle entra dans son bureau avec Aeden et Dante, elle les laissa quelques secondes à peine et revint avec des serviettes et des chocolats chauds. Ce n’était pas parce qu’ils avaient enfreint le règlement qu’elle allait les laisser mourir de froid. Elle fut même tentée d’aider Aeden à se frictionner les cheveux pour les sécher mais son air agacé de tout à l’heure lui revint en mémoire, la faisant plutôt s’asseoir en face d’eux, de l’autre côté du bureau, le temps de réfléchir à une sanction. Qu’est-ce qu’elle pouvait bien leur donner qui ne soit pas trop méchant mais assez sérieux pour qu’on ne revienne pas sur sa décision ? Elle se mit à réfléchir à voix haute.

- Bon, ce que vous avez fait mal, vous ne devez plus recommencer et vous ne recommencerez plus… J’imagine que ce n’est pas la peine de vous faire ce discours plus longuement, vous connaissez la chanson.

Dante devait l’avoir entendu suffisamment pour la connaître par cœur mais ça se voyait à des kilomètres qu’il n’en avait absolument rien à faire. La preuve, il ne l’écoutait même pas. Quant à Aeden, peut-être pas, mais il était suffisamment intelligent pour qu’elle n’aie pas à dérouler son développement en 27 sous-sous-parties des raisons, des causes et des conséquences de leurs actes.

- Evidemment je vais devoir vous punir. Je ne sais pas encore comment, ce n'est pas comme si ça me faisait plaisir. Nous avons – elle regarda sa montre – trente minutes pour arriver à un accord avant que monsieur Elpida n’arrive et se charge de vous. Vous vous doutez bien qu’il est dans votre intérêt qu’on n’en arrive pas là, par conséquent…
- Vient on fait un truc, on dit, que j'ai forcé Aeden à venir avec moi, comme ça il a rien, et il est innocenté. Je me tournais alors en direction du gamin à côté de moi. J'suis pas trop un génie ?

Agnès eut un sourire crispé. Ce garçon ne respectait rien ni personne. On ne coupait pas la parole, encore moins à une personne d’autorité et ENCORE MOINS quand celle-ci voulait vous aider. La mafia aurait au moins pu lui apprendre les bonnes manières. Elle allait se montrer plus claire.

- Monsieur Becchino, je n’apprécie pas de vous voir me tutoyer. Je vous montre du respect, j’estime y avoir droit en retour.

Avant même qu’il ne puisse esquisser le moindre geste pour reprendre la parole, elle balaya toute potentielle objection de la main avant d’ajouter.

- Et, non, on ne peut pas « dire que ». Cependant, comme je n’étais pas là, c’est à vous de m’expliquer ce qui s’est passé.

Elle se tourna donc vers Aeden. Elle ne voulait pas entendre une autre insanité de la part de l’Italien, elle sentait qu’elle ne pourrait pas se fier à sa version des faits. Et puis le précoce n’avait pas encore beaucoup parlé. Elle voulait lui donner l’occasion de s’exprimer.

- Je vous écoute monsieur Zethar.

Elle fit le choix de le vouvoyer aussi, elle n’aurait pas voulu faire de différence entre les deux garçons. D’autant plus que la situation était assez grave et qu’il aurait été inapproprié de se laisser aller à trop de familiarité, même si elle l’appréciait beaucoup.


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W133
Mar 3 Avr - 21:54
A son bureau, elle parla avec un des gardes, qui semblait s’inquiéter de la voir en compagnie de Dante et Aeden. Cela faisait un drôle d’effet à ce dernier. Il aurait presque pu se sentir dangereux si le regard du garde ne s’était pas clairement attardé sur Dante. Il observa le bureau d’Agnès avec curiosité. Il ne s’était en faites jamais retrouvé là. L’endroit était à l’image de la secrétaire, assez chaleureux. Le t-shirt que Dante lui avait posé sur la tête gouttait sur le sol. Il l’ôta et le posa sur le dossier d’une chaise, avant de s’y asseoir, évitant soigneusement d’y poser son dos. Agnès revient avec des serviettes et des chocolats chauds. Pour deux fugitifs, qui avaient frappés un médecin, l’accueil était pour le moins chaleureux.

- Bon, ce que vous avez fait est mal, vous ne devez plus recommencer et vous ne recommencerez plus… J’imagine que ce n’est pas la peine de vous faire ce discours plus longuement, vous connaissez la chanson.


A vrai dire non. Aeden n’avait jamais vraiment transgressé les règles avant d’arriver à l’institut. Et c’était la première fois qu’il se faisait prendre. Alors, il ne la connaissait pas vraiment la chanson. Tout ce qu’il pouvait dire, c’était que lire de la déception dans le regard de la secrétaire, c’était dur. Dur mais justifier. Et il se disait que cela n’avait pas vraiment d’importance. Pas quand elle savait ou se trouvait Lore et qu’elle ne faisait rien.

- Evidemment je vais devoir vous punir. Je ne sais pas encore comment, ce n'est pas comme si ça me faisait plaisir. Nous avons – elle regarda sa montre – trente minutes pour arriver à un accord avant que monsieur Elpida n’arrive et se charge de vous. Vous vous doutez bien qu’il est dans votre intérêt qu’on n’en arrive pas là, par conséquent…


Dante l’interrompit :

- Vient on fait un truc, on dit, que j'ai forcé Aeden à venir avec moi, comme ça il a rien, et il est innocenté. Je me tournais alors en direction du gamin à côté de moi. J'suis pas trop un génie ?

Le surdoué ne put s’empêcher de sourire même s’il ne souhaitait pas laisser Dante seul responsable. Le garçon était d’une spontanéité inouïe, bien loin derrière la frontière de l’insolence. À l’antipode des amitiés qu’il avait eu précédemment, il ne pouvait s’empêcher de se sentir plus proche de l’italien. Agnès, elle, ne souriait pas. Enfin si, mais pas de son joli sourire plein de douceur maternelle.

- Monsieur Becchino, je n’apprécie pas de vous voir me tutoyer. Je vous montre du respect, j’estime y avoir droit en retour. Et, non, on ne peut pas « dire que ». Cependant, comme je n’étais pas là, c’est à vous de m’expliquer ce qui s’est passé. Je vous écoute monsieur Zethar.


Evidemment. Elle voulait qu’il lui explique ce qui c’était passé, et il la croirait. Il aurait pu lui mentir, s’en sortir sans soucis. Mais quelque chose se glissait dans son esprit. Incapable de chasser sa pensée, il se crispa. Il n’aurait su dire si c’était l’insolence de son camarade qui le stimulait ou si c’était la rage de voir l’institut comme une machine aux rouages pourris. Il avait toujours détesté l’injustice. De tout son cœur. Alors il prononça une phrase qu’il n’aurait jamais cru dire, détachant chaques syllabes, ses yeux brulants fixés sur Agnès :

- C’est moi qui l’ai aidé à s’échapper. Pas facile de garder le cap dans la tempête…


Elle saurait ce qu’il voulait dire. Elle ne pouvait ignorer ce que sa phrase signifiait. Il ne prit pas la peine d’attendre sa réaction et continua :

- On est passé par la fenêtre de ma chambre. Les preuves sont irréfutables. Le médecin ne méritait peut être pas ce qui lui est arrivé… mais je ne suis pas le seul à être complice d’une injustice.


Elle devait comprendre ce qu’il lui disait. Au-delà des mots.
Il jeta un regard à Dante. Un regard qui voulait dire merci. Car sans le savoir, l’italien l’avait aidé à faire quelque chose dont il n’aurait jamais eu le courage autrement.

- Je ne sais pas si tu as quelque chose à ajouter Dante ?





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Y89
Ven 27 Avr - 17:51
Stanza amico ?Premier contactAeden Zethar & Dante BecchinoCette pimbêche m'énervait de plus en plus, son air à la con, pensant que parce qu'elle est membre du personnel de cette putain d'institue elle mérite le respect, le respect de quoi ma grande ?! Tu participes à la dépression et à la torture de je ne sais pas combien de personnes, toi ma grande... Toi, je vais te faire vivre un véritable enfer ici, j'espère que tu le comprends ma grande. Tout ça pouvait être lu dans mes yeux, ils étaient remplis de haine, mais je devais mon contenir, je devais le faire pour Aeden, à qui elle avait donné la parole. Je tournai alors ma tête en direction du petit.

- C’est moi qui l’ai aidé à s’échapper. Pas facile de garder le cap dans la tempête… On est passé par la fenêtre de ma chambre. Les preuves sont irréfutables. Le médecin ne méritait peut être pas ce qui lui est arrivé… mais je ne suis pas le seul à être complice d’une injustice.

J'étais bouche bée, il avait menti sur toute la ligne, pourquoi il avait fait ça ? Il allait se mettre dans la merde à cause de moi... Merde, j'avais baissé les yeux, pensif, je m'en voulais, mais quand je relevai les yeux dans la direction de mon ami, je vis dans ses yeux quelque chose... Comme s'il me disait merci... Pourquoi ? Puis il enchaîna sur des mots qui raisonnaient alors dans ma tête.

- Je ne sais pas si tu as quelque chose à ajouter Dante ?

Je me souviens... Je me souviens de ce qu'elle m'avait dit « Tu ne peux pas protéger tout le monde Dante, laisse les autres prendre un peu les coups... Même si tu ne ressens rien, ton corps lui en dit long » C'est ce qu'elle m'avait dit avant de finir mon dernier tatouage, avant que je me fasse prendre.

Il avait fait en sorte de se sacrifier pour pas qu'une fois encore je porte tout sur les épaules... un grand sourire illumina mon visage de pierre, je posais ma main sur la tête d'Aeden et lui ébouriffa les cheveux.

"Nan mon pote, j'ai rien d'autre à ajouter, on a fait ce coup là ensemble"

Je tournai alors le regarde en direction de la secrétaire, le regard assuré, croisant les bras, la fixant, Aeden avait fait ce que seulement deux personnes avaient osées faire pour lui, se tenir à ses côtés. Qu'importe la sanction qu'il allait avoir, il l'attendait les bras ouvertfondficheycm2>© YOU_COMPLETE_MESS
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Secrétaire de Donatien
Mar 8 Mai - 12:33
Aeden mit un moment avant de lui répondre, moment qu’Agnès mit à profit pour prendre une feuille de papier vierge et un stylo. Plus par habitude de prendre des notes que par réelle nécessité.

- C’est moi qui l’ai aidé à s’échapper. Pas facile de garder le cap dans la tempête…

Le ressort de son stylo bic explosa. Très calme d’apparence, elle rassembla les différents éléments qui s’étaient éparpillés sur son bureau avant de prendre un autre crayon. Cet accident n’était pas une coïncidence. Agnès avait appuyé beaucoup trop fort sur le système pour faire sortir la mine. Les yeux baissés, elle s’occupait à noter des broutilles pour ne pas avoir à croiser le regard d’Aeden. Il ne pouvait pas… Ca ne pouvait pas vouloir dire…
Pourtant il ne parlait pas de Dante, c’était certain. Pourquoi faire mention d’une tempête sinon ? Certes, les conditions météorologiques du jour n’étaient pas clémentes mais ce n’était qu’une forte pluie, pas une tempête. Et il n’avait pas aidé Dante à s’échapper. Elle aurait mis sa main à couper que c’était plutôt l’Italien qui l’avait entraîné à sa suite. Et puis « cap »… Ce n’était pas le surnom que la petite Loreleï donnait à son grand frère ? Elle n’en était pas sûre mais… Non. Non ça ne se pouvait pas. Pourquoi ferait-il allusion à ça ? Un adorable garçon comme lui ?

- On est passé par la fenêtre de ma chambre. Les preuves sont irréfutables. Le médecin ne méritait peut être pas ce qui lui est arrivé… mais je ne suis pas le seul à être complice d’une injustice.

Agnès prit l’accusation en plein cœur. Peut-être était-ce parce qu’elle savait que c’était vrai. Qu’elle aussi était complice d’une injustice. Et pas d’une seule en vérité. Mais comment pouvait-elle faire autrement ? Elle passait déjà sa vie à essayer de rétablir un semblant de morale dans cet établissement, à ne plus en dormir la nuit. Elle s’en usait la santé à s’arcbouter comme une damnée contre l’immuable, que pouvait-elle faire de plus ? Elle se prit la tête dans les mains, soudain attaquée par une affreuse migraine. Elle était à bout, une fois encore. Pourquoi s’échinait-elle à aider deux gamins qui ne voyaient que ce qu’elle ne faisait pas ? Pourtant, elle ne leur en voulait pas particulièrement. Fataliste, elle se disait que c’était probablement dans la nature humaine. La plupart des gens ne voyaient que ce qui n’allait pas, le verre était toujours à moitié vide. Donatien en particulier était le spécialiste de ce genre de comportement. A ne voir jamais que la minuscule fiche qu’elle avait oubliée, ou pas eu le temps de finir, sans jamais remarquer la quantité colossale de boulot qu’elle abattait tous les jours. Mais de Donatien elle en avait l’habitude. Le constater de la part de ses chers enfants pour lesquels elle se coupait en quatre, c’était autre chose. Des fois, il lui semblait que seul Nevrabriel remarquait vraiment son dévouement pour faire de la vie des patients un monde meilleur. Dans la mesure où elle le pouvait.
Toute à sa cruelle désillusion, la secrétaire n’avait pas écouté un traître mot de plus de la part des deux garçons qui lui faisaient face. Deux ingrats. Cependant, elle s’aperçut que le silence était revenu. Epuisée, elle retira ses lunettes et se massa les tempes. Après tout, s’ils ne voulaient pas de son aide…

- Pour commencer monsieur Zethar, sachez que je fais de mon mieux pour CHAQUE patient. Malheureusement, faire de son mieux ne suffit pas toujours comme vous le constatez si bien. Donc quitte à devoir être complice d’injustices, je ferais peut-être mieux de ne pas m’user la santé de cette façon qu’en pensez-vous ?
Finit-elle en relevant les yeux, droit dans ceux de son interlocuteur.

Evidemment, la question n’était que rhétorique. Evidemment qu’elle ferait mieux de prendre soin de sa santé plutôt que de brasser du vent. Mais est-ce qu’elle le ferait ? Evidemment que non. Elle n’en était pas capable. Mais en l’occurrence, Katerina lui avait ouvert les yeux : elle ne pouvait pas gagner toutes les batailles. Et là, elle s’avouait vaincue.

- Puisque vous ne semblez pas vouloir de mon aide, très bien. Dites-moi. Vous préférez que je vous punisse moi-même tout de suite ou attendre monsieur Elpida ? J’attends une réponse.

Elle était encore trop gentille de leur laisser le choix. Mais là elle n’avait plus qu’une envie. Expédier cette entrevue au plus vite. Elle en avait assez de jouer les bons samaritains pour en prendre plein la figure derrière. Elle en avait assez de se torturer à chercher des solutions à des situations inextricables comme celle de la petite Loreleï. Elle n’en dormait plus la nuit, faisant insomnie sur insomnie à tout le temps ruminer. Alors pour une fois, elle allait écouter les conseils qu’on lui avait donnés. « Vous devez prendre soin de vous aussi. Personne ne le fera à votre place. »
Elle réglerait donc ce problème de la manière qui conviendrait aux garçons, peu importe si c’était mauvais pour eux et ensuite, elle irait se coucher. Après tout, c’était leur décision, pas la sienne, et ils seraient les seuls fautifs des conséquences de leurs actes.

HRP:
Bon, désolée les gars mais vous avez définitivement mis Agnès en état d'abandon total ^^'


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W133
Dim 27 Mai - 17:00
Agnès avait compris. Aeden se sentit soulagé d’un poids. Elle était la première avec qui il faisait allusion à ce qui c’était passé. Alors même si c’était de manière détourné, cela l’aiderait peut être à dormir.

Le sourire de Dante annonçait quelque chose de joli. La naissance d’une amitié, peut-être bâtie n’importe comment, mais solide. Il se sentait un peu moins seul. Depuis leurs évasions ratées, il n’était pas retourné voir Alexander. N’avait aucune nouvelle de Lore. Mais au moins, il n’était plus seul. Cette pensée était un vrai soulagement. Il frictionna encore ces cheveux dans la serviette qu’Agnès leur avait amenée, séchant un peu ces cheveux qui gouttait sur son visage.

"Nan mon pote, j'ai rien d'autre à ajouter, on a fait ce coup là ensemble »

Agnès, elle, avait un autre regard. Elle semblait fatiguée de la situation. Aeden savait qu’à l’instar de ce qui se passait avec Dante, il avait là détruit quelque chose. Il savait bien que sa façon de jeter ces insinuations à la figure d’Agnès était injuste. Peut-être n’avait-il pas tout à fait tort, mais elle ne méritait pas ça. Pourtant, il ne voulait pas retirer ces paroles. Pas quand il n’avait plus de nouvelles de Lore depuis autant de temps, qu’elle était enfermée quelque part en bas et que l’institut ne revoyait pas sa manière de faire. Alors, il était rude, mais il n’en pouvait plus de faire bonne figure quand les choses allaient si mal.

- Pour commencer monsieur Zethar, sachez que je fais de mon mieux pour CHAQUE patient. Malheureusement, faire de son mieux ne suffit pas toujours comme vous le constatez si bien. Donc quitte à devoir être complice d’injustices, je ferais peut-être mieux de ne pas m’user la santé de cette façon qu’en pensez-vous ?


Aeden se retient de baisser les yeux, quand ceux d’Agnès se plantèrent dans les siens. C’était la première fois qu’il défiait l’autorité, fut-elle aussi gentille que la secrétaire. C’était une épreuve. Il crissa des dents, croyant lire de la déception dans son regard. Après la solitude, décevoir était sa plus grande peur. Quand ces parents apprendraient ce qu’il avait fait, que penseraient-ils ? Il ravala les remords et les doutes qu’il avait, trop fier pour reculer. Même s’il était responsable de sa venue à l’institut, ces parents n’avaient pas émis le moindre souhait de le revoir à la maison. Ils ne semblaient pas impatients de le revoir. Ne s’intéressaient pas vraiment à ce qu’il faisait. Quand il les voyait, c’était sourires gênés et paroles vides. Il n’en pouvait plus d’essayer de leur plaire. Peut-être qu’il devait abandonner.

- Puisque vous ne semblez pas vouloir de mon aide, très bien. Dites-moi. Vous préférez que je vous punisse moi-même tout de suite ou attendre monsieur Elpida ? J’attends une réponse.


Qu’était-il supposé répondre ? Bien sûr qu’il préférait que ce soit-elle qui choisisse la punition. De toute manière, il se voyait mal attendre qu’Elpida vienne s’occuper de leurs cas. Aeden n’avait cependant pas peur d’être puni. Surtout que c’était ce qu’il y avait de plus juste dans un cas comme celui-ci. Mais l’ironie était sans doute dans la notion que l’institut semblait se faire de la justice.

Il regarda sa tasse qui refroidissait sur le coin du bureau, la gorge serré. Il ne pourrait probablement plus venir voir Agnès avec d’autres patients, pour venir boire une tasse réconfortante de chocolat chaud. Mais ce n’était pas cette confrontation qui en était responsable. Cela faisait déjà quelques temps qu’il n’avait plus mit les pieds ici. « Depuis la tentative d’évasion » lui souffla une petite voix. Oui. Tout avait changé depuis. Mais il n’avait pas oublié ce que lui avait enseigné le Génie. Se faire justice était parfois une nécessité. Il savait aussi. Qu’il y avait forcément des dommages collatéraux.

- J’assume les conséquences de mes actes Mademoiselle Dessanges. Punissez-moi comme il se doit.


Il lança un regard en coin à Dante. Ils étaient deux maintenant.


HRP:
Je propose qu’on clôture le rp dans les prochains messages si ça vous va Wink




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