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22/09/2018
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Opération Canari! [Ft. Amalia Reano]

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Opération Canari!

Depuis que je suis arrivée ici, j'ai entendu pas mal de rumeurs. Bon, ça ne devrait pas m'étonner puisque je suis dans un institut un peu spécial. Étant donné que tout le monde a une pathologie parfois rare ou étrange, y a de quoi faire parler les patients. Jusque là, rien de trop anormal mais, il y a quelques jours, j'entends parler d'une certaine personne qui serait la "pire de l'institut". Les surnoms vont vite on dirait! Enfin, je trouve ça quand même bizarre de qualifier quelqu'un de "pire". Je pense qu'il y a du bon en chacun, ce serait idiot de penser que cette personne n'en ait pas du tout... Quoi qu'il en soit, j'ai essayé de me renseigner sur elle. Que voulez-vous, je suis de nature curieuse! Mais bon, j'avoue que personne n'a réussi à apaiser ma soif de savoir. Les réponses qu'on a pu me donner me font légèrement soupirer... J'ai eu droit qu'à des "Oh là là, surtout t'approche pas d'elle!" ou bien "Elle est vraiment horrible avec son p'tit sourire sadique, mieux vaut l'éviter" ou encore du "Tu veux aller la voir? Oh merde...". Sérieusement les gens, ça m'avance pas! Mais du coup, j'ai encore plus envie de la rencontrer! C'est pas possible autrement, il faut que je vois de mes propres yeux si elle est vraiment si terrible que ça! Et puis, si j'ai pu apporter une influence positive à Kat au lycée, je devrais m'en sortir avec elle! Amalia donc. Cheveux long, noirs, une mèche sur un œil et la peau pâle. Une seconde! Elle n'était pas à la sortie du lac que le personnel avait organisé? Si, ça me dit quelque chose, sous un arbre avec un bouquin. Oh ben si c'est elle, ça va! Déjà je la trouverai plus facilement et en plus elle ne m'avait pas l'air si atroce. Juste, isolée et toute calme quoi. Pas de quoi en faire tout un flan! Oh parlant de flan, je commence à avoir faim... Je devrai choper un truc à manger avant mon opération "Canari". Ouep, c'est le nom que j'ai donné à la mission "trouver Amalia, juger par moi-même si elle est vraiment méchante, faire ami-ami avec, faire ressortir ce qu'il y a de bon en elle". Bon, on est d'accord, "Canari" c'est vachement moins long! Et c'est mignon aussi!

Bref, je tourne en rond dans les couloirs parce que j'ai encore du mal à me repérer -mon sens légendaire de l'orientation a encore frappé- et décide finalement de sortir. Je crois que ma "cible" est une Y, je l'aurai bien cherché dans son aile mais j'ai pas le droit d'y aller et je ne suis pas encore assez installée pour briser les règles tout de suite. Une fois dehors, je scrute rapidement la cour en me frottant la tête. La probabilité qu'elle soit là n'est pas super élevée, en plus je connais pas ses habitudes... Oh mais.. Depuis Quand je fais des math comme ça moi?! Yerk, ah, oust!
Ah là là, je m'égare vraiment. A ce train là, je n'aurai pas avancé dans l'opération Canari avant ce soir! Aller, on se bouge Sheila! Les choses vont pas se faire toutes seules! Je commence à m'avancer dans la cour extérieur pour en faire le tour, saluant quelques connaissances au passage. J'y pense, je devrai leur demander si elles n'ont pas vu Amalia! Suis-je bête, j'irai bien plus vite.

Résultat non concluant: on ne fait que me répondre "Je ne sais pas trop". Oh mais fouh, ça m'aide pas. Soit ils ne savent vraiment pas où elle est, soit ils ne veulent pas me le dire. Franchement le cas deux serait pas cool. Dépitée, je m'en vais m'asseoir à l'ombre d'un arbre en poussant un petit soupir. Bon, si mon destin est de rencontrer cette personne, je finirai bien par la trouver! Un petit coup de pouce, ça serait pas de refus... Je n'ai pas le temps d'aller plus loin dans ma pensée que j'entends le bruit d'une page qui se tourne et en regardant un peu sur ma gauche, j'aperçois quelqu'un adossé au tronc. Je sursaute et me relève d'un bond, surprise. Mon dieu! Je ne suis pas seule!

- Oh ben mince! Tu m'as fait peur... Je t'avais pas vu.

Comment j'ai fais pour ne pas la voir, d'ailleurs? Enfin, je veux dire, avec ses cheveux aussi noirs que l'ébène, je peux difficilement la louper... Une seconde, une seconde. Des cheveux noirs? Je m'approche un peu de la jeune fille et me penche légèrement pour mieux voir son visage. Oh! Je crois bien que c'est elle! Le destin!!! Purée que j'aime le destin!!! Ça m'épatera toujours autant! Et en plus, ça prouve que je devais la rencontrer! Je vais donc m'asseoir en tailleur face à elle, le sourire aux lèvres. Depuis le temps que je la cherche, je suis vraiment trop contente d'être tombée dessus! Je suis quand même une fille chanceuse!

- Salut! Je m'appelle Sheila, enchantée! Toi c'est... Amalia, c'est ça? Ta lecture est intéressante?

J'entame la conversation aussi naturelle qu'enthousiaste. Malgré tout ce qu'on m'a dit, je n'aime pas commencer une relation basée sur des a priori alors je reste fidèle à moi-même et lui souris. C'est ce que je fais avec tout le monde, je ne vois pas pourquoi je la traiterai différemment.

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Les jours à l'Institut étaient de plus en plus longs. Les distractions se faisaient rares, des faibles comme de son "collaborateur". Amalia avait d'ailleurs peu de nouvelles de lui et ne le voyait presque plus, elle supposait qu'il avait été envoyé à l'asile et elle se sentait trahie par cela. Quelle idée de provoquer Donatien aussi bêtement, pour y survivre deux fois elle avait dû le faire mais de manière intelligente, il aurait pu lui demander conseil mais non, Monsieur avait sans doute trop de fierté. Vraiment insupportable, si elle n'avait pas été obligée de lui céder une moitié de trône elle se serait fait un plaisir de l'écarter, encore plus maintenant qu'elle nourrissait une rage intense à son égard mais aussi un dépit. Du coup elle allait moins bien qu'habituellement, son humeur était toujours aussi massacrante mais elle avait moins l'envie de chercher des sources d'amusement comme auparavant. D'où l'ennui franc. Allongée sur son lit, la sombre Raiponce soupirait pour la énième fois en une heure.

Elle avait fait les apparitions obligatoires dans la cantine, petit déjeuner et repas du midi, son irascibilité devait être encore plus visible qu'habituellement car les autres insectes s'écartaient bien plus vite qu'à l'ordinaire. Tant mieux, elle n'avait pas envie de les remettre à leur place, certes elle en avait tout le temps mais elle n'allait pas en gâcher pour des poussières, tout comme son énergie car utiliser son oeil lui en coûtait tout de même une certaine quantité. Elle avait fini son plateau avec encore moins d'entrain que les autres jours et était retournée dans sa chambre aussi vide qu'elle en était sortie. La demoiselle avait horreur de ne rien faire mais on la condamnait de plus en plus  l'inactivité, et l'absence de gens intéressants la rendait esclave de cette absence de distractions potables. Le mot "esclave" l'avait fait penser à une musique, si bien qu'elle avait attrapé son casque noir avec nonchalance et avait lancé un des choeurs les plus célèbres de Verdi, celui des esclaves dans Nabucco. Pour une fois elle les comprenait parfaitement, l'ennui la rendait nostalgique de son Italie et de sa Florence dorées. Soupir.

Amalia avait finalement décidé d'aller dehors, un livre sous le bras et sa musique se déversant doucement dans ses oreilles. Umberto Eco, Il Nome della rosa. Elle le connaissait par coeur mais ne pouvait s'en lasser, tant le style littéraire était beau et pourtant, dans ce domaine, elle n'était pas adepte du contemporain. Mais parfois, elle acceptait de faire un effort. Adossée à un arbre, accompagnée par Verdi et Eco, sa journée aurait pu être bien pire. Elle avait vaguement entendu une voix près d'elle mais elle espérait que les mots, inintelligibles avec la musique, ne lui soient pas adressés.

- Salut! Je m'appelle Sheila, enchantée! Toi c'est... Amalia, c'est ça? Ta lecture est intéressante?

L'intéressée leva finalement la tête de sa page, marquant un temps d'arrêt pour passer de l'italien à l'anglais. Pourquoi une intruse était en tailleur face à elle, grand sourire, comme si c'était parfaitement sa place? Elle fronça les sourcils, reprenant une expression renfrognée alors que son visage s'était détendu au fil de sa lecture. Elle n'enleva qu'un écouteur, se privant d'une partie des sonorités tant appréciées.

-Elle était plus intéressante quand je pouvais la poursuivre.


La froideur de son ton devrait suffire à faire partir la rousse. L'oeil d'acier d'Amalia fixa durement le regard bicolore de Sheila. Physiquement elles avaient de nombreux points communs : la petite taille, la pâleur, les couleurs des yeux différentes. Mais l'autre ne pouvait pas le savoir, à cause de cache-oeil qui en dissimulait la teinte rubis. Moralement par contre, elle sut très vite qu'elles étaient à l'opposé l'une de l'autre. Sans plus de cérémonie, l'italienne replongea dans sa lecture, s'imprégnant au maximum des mots écrits pour occulter la présence étrangère et l'île. La lecture était libératrice, en un sens. Et tout de suite, elle en rêvait de cette liberté, doux songe accentué par l'extrait d'Il Corsaro qui passait dans ses écouteurs.Malheureusement, les rêves, et particulièrement celui-ci, étaient destinés à lui rester inaccessibles.



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Opération Canari!

Trois petits points. Ouais, c'est parfois ce que m'évoque le temps d'attente qui me permettra de savoir si on va me répondre ou si je vais me prendre un gros vent. Bon, au vu de sa tête qui se lève vers moi et son petit froncement de sourcil, je suppose qu'elle va me répondre. Bien, c'est bien ça! C'est plus aimable que ce que disent les rumeurs, déjà, donc c'est un bon point. Je note tout de même que son visage se renfrogne à mesure qu'elle me regarde. Cependant, je ne me laisse pas décourager par ce premier message silencieux et élargis un peu mon sourire pour l'encourager dans sa lancée tandis qu'elle retire un écouteur de son oreille.

- Elle était plus intéressante quand je pouvais la poursuivre, trancha-t-elle d'un ton froid.

Ah. Au moins elle a le mérite d'être franche! Comme moi! Ça nous fait un point commun, on devrait donc bien s'entendre là-dessus! Il faut juste que je trouve un moyen de la défroisser un peu... Pour une première impression, son expression n'a rien d'amicale. Pire, on dirait que je lui ai chipé son sandwich ! Allons bon... J'espère que c'est juste la tête qu'elle fait quand elle ne connaît pas encore quelqu'un et qu'elle se détend un peu sur la durée. Enfin, peu importe, j'ai de toute façon décidé d'apprendre à la connaitre et de faire ami-ami. D'ailleurs, en l'ayant trouvé je constate que la première partie de l'opération Canari est un succès! A moi de me débrouiller pour faire de même avec la suite.

Visiblement, ma présence n'est pas encore appréciée étant donné qu'elle se replonge dans les pages de son livre. Qu'à cela ne tienne! Je me tais un instant, reposant mes mains sur mes chevilles pour mieux me pencher vers l'avant, cherchant à lire le titre de son bouquin. Je tourne la tête sur un côté comme si ce geste faciliterait ma lecture puis de l'autre. Mes yeux se posent sur chaque petits détails que l'ouvrage peut me donner. Passant de la couleur de la couverture aux reliefs des lettres du titre, du petit bord légèrement abîmé par le temps au dessin représentant la maison d'édition sur la tranche. Pendant que je m'attarde sur son livre, je ne peux m'empêcher de remarquer la finesse de ses doigts, prolongés de longs ongles donnant un effet presque félin à ses mains. Intéressant. J'approche un peu mon visage de ses doigts pour essayer de déterminer si ses ongles sont des vrais. Hum... Je ne pense pas qu'ils soient faux. Surtout de ce que je vois du personnage.

Bon. Elle a l'air de tout faire pour m'oublier. Je suis pas forcément quelqu'un de très patient mais je suis vraiiiiiiiment têtue! Désolée Amalia, je vais pas te lâcher. Du moins, pas tout de suite. Je prends une grande inspiration en m'étirant avant de me laisser tomber en arrière, dos contre l'herbe. Je resterai silencieuse aussi longtemps que ma patience me le permettra. En attendant, j'essaye de trouver quelque chose pour occuper mon cerveau et regarde les nuages avant de trouver ça lassant et de me relever, récupérant ma position en tailleur. J'ai rien à faire alors... Je la fixe. Ouais, je sais, c'est malpoli mais j'ai prit cette mauvaise habitude depuis petite et je ne sais pas faire autrement. En plus, je trouve qu'elle a un je ne sais quoi d'assez captivant cette fille. Je n'arrive pas à déterminer si ce sont ses longs cheveux noirs au reflets bleutés, sa mèche dissimulant son œil, la pâleur de sa peau ou bien le charisme qu'elle dégage qui attire autant mon regard mais je ne peux pas m'en empêcher.

Pour passer le temps, je me concentre un peu sur sa couleur pour essayer de mieux la cerner ce qui me fait me rapprocher d'elle presque naturellement. Du rouge. J'arrive à voir du rouge mais j'avoue avoir eu du mal à déterminer ce que c'était pendant un instant. C'est tellement foncé que j'hésitais presque avec le noir. Mais c'est impossible que quelqu'un ait une couleur noire. Ou sinon, ça voudrait dire que la personne vient de mourir... J'approche un peu plus mon visage pour mieux capter les différentes teintes qui l'entourent, sentant petit à petit un goût de fer glisser dans ma bouche. Bizarre... Elle dégage vraiment quelque chose de bizarre...

- Dis! lançai-je d'un coup, aussi spontanément qu'un enfant, C'est quoi ta plus belle qualité?

Je n'ai pas trop réfléchit, c'est tout ce que m'a inspiré sa couleur. J'ai énormément de mal à lui attribuer des qualités très claires pour l'instant alors le plus simple c'est de lui demander directement, n'est-ce pas? En plus, je suis très curieuse de savoir ce qu'elle va me donner comme réponse.

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Amalia essayait de toutes ses forces d'occulter le monde extérieur afin de se replonger délicieusement dans son univers d'encre et de papier mais elle n'y arrivait pas comme elle le souhaitait. Premièrement, son écouteur droit pendait toujours dans le vide, laissant passer quelques notes plus fortes que les autres sans que la mélodie ne soit audible hormis pour elle. Mais surtout, c'était une respiration étrangère près d'elle qui la gênait. Sheila n'inspirait pas très fort mais l'oreille de l'italienne était sensible et rendait cela extrêmement perceptible. Avec un soupir, elle dut se rendre à l'évidence : elle avait perdu sa concentration, si bien qu'elle referma son livre en prenant soin de retenir le numéro de page, remit son écouteur et s'adossa plus confortablement au tronc, yeux fermés. Lire en étant observé par une inconnue était très désagréable, elle reprendrait cette activité plus tard. Avant de totalement s'enfermer dans son monde de notes et de rythmes, elle darda son oeil argenté sur le visage enjoué de Sheila, qui s'évertuait à déchiffrer le titre. Elle ne l'aiderait pas ni ne lui traduirait. Sa tête s'appuya elle aussi à l'arbre, se retrouvant légèrement en arrière et ce qui fit glisser ses cheveux noirs, dévoilant la deuxième partie de son visage, et évidemment ce cache-oeil qu'elle trouvait disgracieux.

La brune sentit un souffle chatouiller ses doigts et une légère grimace altéra ses lèvres. D'un mouvement brusque elle leva son index pour éloigner l'inopportune, sentant son ongle acéré frôler la joue de cette dernière. Pourquoi personne ne voulait la laisser tranquille quand elle ne demandait que cette simple chose? En temps ordinaire, aucun ne souhaitait l'approcher mais quand elle en avait pas envie, ils ne se gênaient pas. Décidément, l'être humain de base était bien difficile à comprendre, mais toujours aussi insupportable. Elle sentit un mouvement face à elle et espéra que Sheila avait décidé de partir, espoir bien vite déçu quand un léger froissement de tissu lui indiqua qu'elle avait repris sa position initiale. Nouveau rictus de déception et d'agacement.

-Dis! C'est quoi ta plus belle qualité?


C'était si fort que, même à travers son casque, Amalia avait pu l'entendre distinctement. Sa paupière visible se releva et elle se redressa, ses articulations des poignets craquant alors qu'elle s'appuyait dessus, comme un écho à la colère sourde qui commençait à l'étreindre. Elle la jaugea. Leur différence d'âge ne devait pas être très grande mais la rouquine avant le ton et l'attitude d'un enfant, êtres par définition insupportables aux yeux de la demoiselle, et qui ne la poussait pas à l'indulgence au contraire, elle considérait le manque d'éducation comme un fléau, quelque soit l'âge de la personne. Un long soupir exaspéré franchit ses lèvres carmin.

-Pour l'instant, le sang froid, mais continue et cela ne durera pas.


Son iris gris avait maintenant un éclat métallique, synonyme de l'énervement qu'elle contenait. S'il passait un gris sombre, Sheila devra s'inquiéter et fuir au plus vite mais pour le moment le danger n'était pas immédiat. Des qualités? Elle n'en avait pas la même définition que tous. Pour elle, ce qui faisait d'elle un monstre aux yeux des autres en était, mais cette vision n'était partagée par personne. Elle n'avait ni quitté ses écouteurs ni éteint sa musique, si bien qu'elle se laissait guider par celle-ci. Si les morceaux étaient calmes, sa part de rage ne prendrait pas le dessus, mais si par malheur une mélodie plus animée et martiale parvenait à ses oreilles, l'humaine Amalia ferait place à l'animal sauvage Nightmare.



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Opération Canari!

La jeune fille avait arrêté sa lecture, fermant son livre tout en se plongeant encore plus dans sa musique avant de s'adosser à l'arbre. Puisqu'elle n'avait pas l'air de vouloir parler de base, j'avais essayé, je dis bien essayé, de faire preuve de patience mais... Soupir. Je suis vraiment trop pleine d'énergie pour me contenter de ne rien faire. Je vous rassure, ça doit être autant frustrant pour moi que je peux être fatigante pour les autres. Désolée, je tâcherai de faire des efforts! Du coup, je me retrouve à scruter sa couleur, la trouvant très mystérieuse étant donné sa teinte foncée entre le rouge le noir et peut-être un peu de bleu marine très très sombre.

Je lui demande sa plus belle qualité, assez curieuse, tout en regardant son visage. Ma question semble la faire réagir puisqu'elle ouvre son œil et se redresse alors que je baisse un peu le regard, attirée par le bruit du craquement de ses poignets. Aïe, j'aime pas entendre un craquement d'os même si ça ne fait pas mal à la personne concernée. Je ne sais pas pourquoi mais ça a le don de me hérisser le poil!

- Pour l'instant, le sang froid, mais continue et cela ne durera pas, dit-elle après avoir poussé un long soupir.

Continue? ... Mais je n'ai pas encore fait grand chose... Je reboucle dans ma tête le peu d'occupations et d'interactions que j'avais eu ces dernières minutes et mis à part la fixer, je ne vois pas trop ce qui pouvait autant l'énerver. Bon. Je conçois que ma présence peut parfois être pénible à cause de mon côté énergique ou pot de colle. Mais malheureusement pour elle, je suis encore plus collante s'il s'agit d'une personne qui ne veut pas de moi. Oh, ça va! Je vous vois venir avec vos gros sabots "ouais mais t'es super lourde!". Du calme, je ne parle pas de lourdeur quand je dis "collante", seulement que je suis tenace et reviens à la charge souvent. Pas tout les jours mais assez régulièrement pour qu'on ne puisse pas m'oublier et de façon assez espacée pour ne pas non plus devenir insupportable. Bon, là, c'est notre première rencontre, je ne peux pas partir maintenant alors qu'on a à peine échangé deux phrases. J'aimerai faire un peu plus connaissance alors je vais commencer par me calmer. J'ai bien compris à son regard glacé que ma présence n'est pas appréciée cela dit, je resterai encore un peu. Discrètement, je ralentis ma respiration pour tranquilliser le surplus d'énergie que m'avait donné la simple idée de mon opération Canari. Maintenant que j'y repense, on m'avait dit de me méfier d'Amalia et de ne pas l'approcher. J'imagine donc bien qu'elle puisse être facilement irritable, alors je ferrai mieux de ne pas trop m’exciter. Ça serait vraiment dommage de me saboter dès le début...

Je reste silencieuse un instant, tournant la tête pour observer les patients dans la grande cour. Je me demande bien si je croiserai Kinou aujourd'hui! Peut-être qu'il est encore près des côtes? Je crois qu'il aime bien cet endroit où l'on peut observer le bleu de l'horizon, écouter le chant des vagues et sentir le vent frais de la mer. J'y ferrai peut-être un petit tour tout à l'heure et en rentrant je m'arrêterai dans le bureau de Mademoiselle Dessanges pour lui faire un coucou.

Je ne m’aperçois que maintenant que je me perds en réflexion alors que je devrai me concentrer sur le moment présent. Alors, je me tourne une nouvelle fois vers Amalia en esquissant un nouveau petit sourire. C'est là que je remarque son cache-œil du côté gauche pour la première fois. Comment j'ai pu le louper? Enfin, peu importe. Le fait est que ce détail m'interpelle. Est-ce que ça pourrait avoir un rapport avec sa maladie ou sa pathologie? Je ne me suis pas trop renseignée alors mis à part le fait qu'elle soit "terrible", je n'ai pas vraiment d'information dessus. Du coup... Est-ce qu'elle est blessée? Cette idée me fait perdre légèrement mon sourire. Je n'aime pas ça. Même concernant les gens que je n'appréciais pas, je ne leur souhaitais pas de souffrir. Amalia ne fait et ne ferra pas exception. Ainsi, je tends doucement la main vers ce cache pour donner une petite caresse du bout de mon pouce. Je fais attention de ne pas la faire directement dessus mais plutôt en partant vers la tempe de peur de raviver une éventuelle douleur.

- Est-ce que tu t'es faites mal?

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Le ton on ne peut plus dur d'Amalia devait avoir suffit à refroidir les ardeurs de la jeune femme face à elle. Elle lui adressa un dernier regard hautain et, avec un air suffisant, s'adossa une nouvelle fois au tronc d'arbre, yeux fermés et bras croisés. Cependant, elle n'entendit aucun mouvement synonyme d'un départ, ce qui la fit légèrement froncer les sourcils. Allait-elle l'importuner encore longtemps? Elle espérait sincèrement que non mais cela semblait mal parti. Expirant longuement, elle tacha de ralentir ses battements de coeur et calmer sa respiration, avant de vouloir commettre un meurtre. Elle entendit Sheila faire de même et abandonna l'idée de retrouver sa solitude, comprenant que cette dernière ne la lâcherait pas si facilement. D'ordinaire, elle aurait utilisé son oeil pour moins que ça mais aujourd'hui elle n'en ressentait ni le besoin ni l'envie, consciente que cela ne lui attirerait que des problèmes supplémentaires, dernière chose qu'elle souhaitait.

Le silence était revenu malgré l'autre présence. Amalia avait aussi réussi à se calmer en partie, grâce au plus bel extrait du Lac des Cygnes. Pourvu que cela dure... Un nouveau bruissement de tissu lui indiqua que la rousse s'était rapprochée encore une fois. Elle avait parlé beaucoup trop vite. Elle rouvrit brusquement les yeux, son coeur s'affolant dans sa poitrine. Elle avait osé la toucher. Passer un doigt près de son oeil, sa fierté, son bien le plus précieux. Comme dans un mouvais film, l'accord le plus fort du morceau arrivait tout juste au moment où la situation se renversait d'une manière dramatique pour l'autre patiente.

- Est-ce que tu t'es faites mal?

D'un geste vif, l'italienne lui saisit le poignet,serrant de toutes ses forces, ses ongles égratignant la peau diaphane. Qu'on la dérange verbalement était déjà beaucoup, qu'en plus on se permette un contact physique était de trop. Bouillante de rage qu'elle n'arrivait plus à contenir, une flamme de fureur au fond de la pupille, elle se redressa tout en forçant Sheila à finir le dos au sol, alors qu'Amalia était presque allongée sur elle, son autre main posée au sol la soutenant.

-Ce qu'il y a en-dessous est une raison suffisante pour que tu ne m'importunes plus. Et aussi la raison pour laquelle on ne m'approche ni ne me touche, sinon je te garantis que la douleur va être réelle, mais pas pour moi.


Raffermissant sa prise sur le bras de Sheila, elle la fixa d'un oeil noir mais elle était perturbée par le fait qu'elle ne tourne pas la tête pour y échapper. Puis elle comprit que la rousse cherchait le contact visuel et qu'elle pourrait en jouer si jamais elle devait en arriver à cette extrémité. Un air mauvais passa sur le visage de l'italienne. Elle comprenait ce que Donatien avait vécu face à elle, quand elle le défiait du regard sans gêne et pourquoi il en avait été étonné. Ses longues mèches corbeau les entouraient toutes les deux, rendant la scène invisible pour des yeux extérieurs.



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Le temps de lui offrir un petite caresse et de lui poser la question me semble assez suspendu avant que tout ne s'accélère d'un coup. Amalia rouvrit brusquement les yeux, m'agrippant le poignet pour y enfoncer ses ongles. La surprise et la petite douleur aiguë me fit fermer un œil furtivement en plus de m'obliger à rompre le contact.  Qu'est-ce que..? Le choc contre l'arrière de mon crâne me fait grimacer une seconde avant de rouvrir les yeux, captant ainsi le regard de la jeune fille. Je reste un instant sans bouger pour prendre le temps de retrouver mes esprits et comprendre ce qu'il s'est passé. Je me suis sentie tomber mais tout était arrivé si vite que je n'en étais pas tout à fait sûre... Cependant, je sens un pression sur la quasi-totalité de mon corps en plus d'avoir le dos reposé dans l'herbe ce qui m'indique que je suis bel et bien au sol. Avec une demoiselle vraisemblablement furieuse couchée sur moi, qui plus est. C'est heum.. Cette position est très bizarre. Un petit embarras glissa silencieusement en moi un court instant avant qu'elle ne prenne la parole d'un ton glaçant.

- Ce qu'il y a en-dessous est une raison suffisante pour que tu ne m'importunes plus. Et aussi la raison pour laquelle on ne m'approche ni ne me touche, sinon je te garantis que la douleur va être réelle, mais pas pour moi.

Cash. Aucune prise de gants. Ça a le mérite de me donner deux claques mentales. En effet, si j'ai pu me sentir mal à l'aise il y a trente secondes, son discourt me fait totalement oublier ce sentiment en plus de me provoquer un léger froncement de sourcils. Pourquoi est-ce qu'elle est autant agressive cette fille? Ok, je veux bien concevoir que je suis peut-être allée un trop loin avec mon contact, j'oublie trop souvent l'embarras que ça peut produire chez certaine personne, mais je ne pense pas mériter autant de véhémence. C'est pas comme si je l'avais câliner non plus...

Et en même temps c'est étrange... Les mots qu'elle vient de me dire tourne dans ma tête comme un petit tourbillon alors que mon cerveau entre en ébullition. Qu'est-ce qu'il y a en dessous de ce cache? Pourquoi est-ce une raison suffisante pour ne pas l'approcher? Et pourquoi tout le monde n'ose pas aller vers elle? Est-ce que le fait d'être seule pourrait la rendre... triste? Peut-être pas en surface cela dit... Mais la solitude est parfois terrifiante. Peu importe ce qu'on en dirait, peu importe à quel point on l'attire ou la provoque, personne n'a envie d'être seul, au fond.
Pourtant... Pourquoi a-t-elle tant de rage et de colère dans le regard? Est-ce contre moi en particulier ou bien il y a autre chose? Quoi qu'il en soit, ce n'est pas ça qui va me faire baisser les yeux. Si elle veut me défier, qu'elle le fasse, je ne vais pas me laisser démonter par une menace et une expression! Je suis une guerrière, non mais oh!
Sa prise sur mon poignet augmente d'un coup et ma main se contracte par réflexe. Je ne compte pas me battre contre elle, ce n'est pas dans ma politique de frapper quelqu'un même si j'ai un bras de libre et qu'avec le sport que je fais, je me sais assez forte. Alors je reste immobile, à crisper discrètement la mâchoire à cause de ses ongles qui s'enfoncent dans ma peau. Mon regard dans le sien.

- Écoute, je vais être franche avec toi, je suis venue pour te connaître et devenir ton amie.

J'ai perdu mon sourire depuis longtemps, je ne suis même pas sûre de dire la chose de façon aussi énergique et enjouée que mes dernières répliques. Mais je suis très sérieuse et je ne lâcherai pas le morceau pour si peu. Ça lui ferra sûrement bizarre d'entendre de but en blanc que je veux être amie avec elle, je sais très bien que ce genre de choses ne se disent pas forcément dès la première rencontre -surtout quand elle se passe si mal...-, qu'elle me trouvera enfantine. Tant pis, c'est le but principale de mon interaction, je suis juste honnête. Cela dit... J'ai comme l'impression que l'opération Canari tourne un peu mal. A moi de faire pencher la balance!

- Y a pleins de rumeurs à ton sujet. Tout le monde dit qu'il ne faut pas t'approcher et j'ai l'impression que tu me dis la même chose. Mais personne ne mérite d'être seul!

Je pourrai développer énormément plus sur ma philosophie de vie mais je sens bien que je ne vais pas avoir une très grande marge de manœuvre. Si je l'ai déjà énervé, elle risque de perdre patience très rapidement.

- Je n'ai pas peur des rumeurs.

Je m'en contre-fiche même! Si j'ai décidé quelque chose je le fais jusqu'au bout! Ce n'est pas ça qui va m'arrêter. Ça ne m'a jamais arrêté au lycée. Aujourd'hui ne sera pas différent!
Je crois que je hausse la voix. Mon ton n'est pas agressif, plutôt sérieux, et mon regard s'intensifie un peu pour afficher ma détermination.

- Et je n'ai pas peur de toi.  

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Sheila était comme figée sous le corps, certes léger, d'Amalia. Elles ressemblaient aux statues de la Renaissance, David contre Goliath mais aucune des deux n'était un géant. Un léger froncement de sourcils anima le visage de la jeune fille au sol, quand celui de l'autre demoiselle était impassible, sauf son oeil de métal, où un éclat de fureur pouvait effrayer n'importe qui. Sauf Sheila apparemment, qui soutenait son regard sans ciller. Certainement car elle ne savait pas ce qu'elle pouvait infliger avec l'oeil caché. Elle resserra sa prise, sentant les muscles du poignet rouler sous sa paume et ses ongles lentement pénétrer la chair fragile. La mâchoire se crispa, pour le plus grand plaisir de l'italienne, qui pouvait ainsi mesure son effet.

-Écoute, je vais être franche avec toi, je suis venue pour te connaître et devenir ton amie.

Sans sourire, cette phrase perdait de sa crédibilité. Si Amalia était surprise, elle n'en montra rien, mais un rictus moqueur vint étirer ses lèvres rouge rubis. Ou rouge sang? Après tout, elle avait l'apparence d'une démone ou d'un vampire, tout était possible. D'ailleurs, son sourire ironique dévoilait légèrement la pointe de ses canines, lui donnant un air félin, accentué par le trait noir au-dessus de ses yeux.

-Y a pleins de rumeurs à ton sujet. Tout le monde dit qu'il ne faut pas t'approcher et j'ai l'impression que tu me dis la même chose. Mais personne ne mérite d'être seul!

La brune désespérait devant tant de naïveté. Pour une fois que les bruits de couloir disaient vrai, il fallait qu'elle ne les croie pas alors que tout l'Institut était au courant de sa dangerosité, de son sadisme et de son penchant pour la torture, simplement pour satisfaire sa curiosité ou son bon plaisir. Inconscience quand tu nous tiens...

-Je n'ai pas peur des rumeurs. Et je n'ai pas peur de toi.

Il ne fallait rien de plus pour que la jeune femme éclate de rire. Un rire presque sincère, cristallin. Elle trouvait Sheila très amusante, dommage que ce soit au détriment de son intelligence. La détermination dans son regard vairon accentua l'hilarité d'Amalia. Elle avait le mérite de tromper son ennui avec des paroles aussi stupides! Cependant, elle n'avait pas relâché son emprise et reprit bien vite son sérieux.

-Je déteste les patients de cet Institut, tous soi-disant victimes quand ils pourraient simplement s'assumer. Tu t'es bien mal renseignée si tu ne sais pas ce que j'inflige aux insectes tels que vous. Si tu n'as pas peur, je t'en prie, enlève ce cache-oeil, en plus il me gêne donc fais-toi plaisir. Mais tu risques de regretter, surtout si tu ne fais que fixer le regard de tes interlocuteurs.


Elle jubilait intérieurement, la colère était toujours présente dans son regard mais la moquerie aussi, qui se traduisit par un léger ricanement mesquin. Elle avait bien compris que la rousse voulait satisfaire sa curiosité et qu'elle ne pouvait s'empêcher de regarder les autres dans les yeux, il lui était donc très aisé d'en jouer. Et Amalia n'allait pas s'en priver.



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Mon poignet me lance. J'ai l'impression que ses ongles se sont enfoncés dans ma chair et que ma main commence à trembler à cause de la pression qu'elle exerce sur mon muscle. Mais je ne lui offrirait rien d'autre que ma petite crispation de mâchoire. Mademoiselle Iélanov disait que j'étais une guerrière, je lui ferrai honneur. Toujours. Les ongles d'Amalia dans ma peau ne seront jamais aussi douloureux que des bouts de verres! Et comme dirait la chanson: résiste, prouve que tu existes... J'ai de ces références moi... En situation de crise, qui plus est.

Enfin, ma petite blague mentale a le mérite de me faire penser à autre chose. A ne pas perdre consistance face à cette fille qui semble prendre un malin plaisir à me dominer de tout son corps. Franchement, cette position vu de l'extérieur... Je devrai sincèrement remercier Kat pour m'avoir relativement immunisé contre l'embarras. Mais ce n'est absolument pas le moment de ressasser le passé! Quoi que... avoir une pensée pour ma petite amie pourrait presque me redonner le sourire instantanément et me permet surtout de m'accrocher à des idées positives. Si j'ai pu faire ressortir le meilleur d'elle, je peux aussi le faire pour Amalia. Alors je ne perdrai pas espoir! Malgré son rictus mauvais. Malgré son regard tranchant.

Tiens? Maintenant que je l'observe mieux, je remarque le trait noir soulignant son œil et ses petites canines se dévoilant sur ses lèvres écarlates. Si elle n'affichait pas cette expression sadique, j'aurai trouvé ça trop choupi. Ça fait vampirette!
Oui bon, ça va, je sais que je m'égare. Mais toutes ces pensées qui fusent dans ma tête me permettent de ne pas m'énerver ou perdre patience. Je m'en tiendrai à ma philosophie de base: il y a du bon en chacun de nous! Il faut que je passe outre son visage furieux et pervers. Que je passe outre ses paroles.

Cependant, le rire cristallin qui s'échappe de ses lèvres à la suite de ma réplique laisse un instant mon esprit dans le vide. Est-ce qu'elle ne me prend pas au sérieux? Ou bien elle se moque de moi? Ou bien les deux à la fois? Allons bon... Elle risque d'être plus dur à apprivoiser que Kat finalement...

- Je déteste les patients de cet Institut, tous soi-disant victimes quand ils pourraient simplement s'assumer.

Bien. On dirait qu'elle ne sait pas à quel point je peux m'amuser ici tant il y a faire. Elle juge en général si je comprends bien... Enfin, passons.

- Tu t'es bien mal renseignée si tu ne sais pas ce que j'inflige aux insectes tels que vous.

Dis donc toi! Pour qui tu te prends pour nous traiter d'insectes?! Bon, c'est vrai, il y a des gens un peu bizarres ici mais ça ne justifie pas les insultes. Il faut accepter les différences, ça me parait évident! Mais je vais faire glisser cette remarque au dessus de ma tête pour ne pas me focaliser dessus. Si je perds mon sang froid, je lui donnerai ce qu'elle veut et je n'ai aucune envie de lui faire ce plaisir. Je lui ai dit que je voulais devenir son amie et je compte m'y tenir alors ce n'est pas le moment de s'énerver. Du calme Sheila...

- Si tu n'as pas peur, je t'en prie, enlève ce cache-oeil, en plus il me gêne donc fais-toi plaisir. Mais tu risques de regretter, surtout si tu ne fais que fixer le regard de tes interlocuteurs.

Qu'est-ce que peut bien dissimuler son cache-œil? Qu'est-ce qu'il y a de si terrible? Je sens qu'elle a une idée derrière la tête en me demandant de le retirer. Si je l'écoute, je rentre dans son jeu. Si je refuse, ce serait dire qu'elle me fait peur. Dans les deux cas, je me sens coincée... Le choix me vient pourtant comme une évidence. Elle me teste et me provoque. Elle veut voir si je mène ma détermination jusqu'au bout. Je ne sais pas ce que je risque. Peut-être rien? Malgré toutes ses menaces et mises en garde, peut-être qu'elle bluff. Et moi je ne me laisserai pas démonter par cette fille. Je suis Sheila McElroy et je ne reviendrai jamais sur ma parole!

- Je ne regrette jamais rien.

Je tends ma main de libre vers son visage avant d'attraper le bord du cache entre mes doigts. J'y vais doucement mais je le retire. Qu'elle pense que j'hésite ou non, je m'en fiche. Je n'en suis pas sûre depuis tout à l'heure mais, si son œil est blessé ou douloureux, je ne veux pas risquer de lui faire mal en tirant dessus comme une idiote.

Le cache-œil dans la main, la respiration tranquille, je continue de la regarder. Je me sens assez sereine en fait. Quand je porte mes conviction sans flancher je me sens bien. Et pour le moment, sa paupière est close donc je ne comprends pas ce qu'il y a de si horrible concernant son œil. Cependant, quand elle décide de l'ouvrir, je capte son regard et...

Son iris est.. rouge?

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Amalia jubilait de sa position de supériorité. Elle savait qu'elle blessait la rousse, même si elle ne voulait pas le montrer. Elles étaient peau contre peau, elle pouvait sentir les muscles se raidirent sous sa paume et les légers tremblements qu'ils occasionnaient. Néanmoins, elle serait capable de donner la médaille d'argent de la détermination à cette fille, l'or lui appartenant. Elle voyait aussi que son langage l'énervait, surtout envers les autres patients. Bien qu'elle pense parfaitement tous ses mots, elle faisait exprès de choisir les plus condescendants, pour voir jusqu'où elle irait sans perdre son sang-froid. Peut-être qu'en les poussant tous à bout, les pensionnaires se révéleraient un minimum intéressants... Elle garda cette idée au fond de son esprit, se promettant d'y réfléchir plus au calme. Pour le moment, un jouet avait décidé de se jeter entre ses griffes et elle comptait bien en profiter. Vraiment, les distractions étaient trop rares après plusieurs années à l'Institut, certes elle aurait préféré de la tranquillité pour aujourd'hui mais pour une fois, la proie venait à elle et on ne contredit jamais une proie, surtout si elle nous arrange. Et c'est pour cela qu'elle avait provoqué sa curiosité.

L'italienne prenait un malin plaisir à observer l'hésitation se peindre sur le visage de Sheila. Simple intimidation ou réalité? Répondre à la provocation ou fuir telle une lâche? Elle était aussi claire que l'eau d'un ruisseau, ouverte comme les pages d'un livre.

- Je ne regrette jamais rien.


C'est bien beau la détermination mais seulement des mots, c'est un peu léger. Amalia haussa un sourcil moqueur, espérant la faire réagir plus rapidement. Et cela ne manqua pas, puisque son interlocutrice tendit timidement sa main vers le maudit cache-oeil, le retirant beaucoup trop délicatement alors qu'il n'y avait aucune blessure, seulement une arme. Ce qu'elle n'allait pas tarder à découvrir. Elle ferma son oeil ainsi découvert à moitié, le temps de le laisser s'habituer à la luminosité, puis releva sa paupière, dévoilant entièrement son iris rouge rubis. Le rictus ironique se transforma en sourire carnassier et malsain, tandis qu'elle agrippait le regard de Sheila. Quatre yeux vairons se fixaient, mais seulement un était dangereux et il avait envie de faire souffrir. Avec toute la plus mauvaise intention du monde, la brune forçait la rousse à la regarder dans les yeux, se demandant où l'illusion allait frapper. Au ventre, à la tête, aux jambes? Elle finirait bien par le savoir.



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Un œil rouge! Elle a un œil rouge! C'est beaucoup trop classe! Je ne pensais pas qu'il était possible d'avoir ce style de couleur au naturel et encore moins sur des yeux vairons. Enfin, moi j'ai bien un iris dorée, je suppose que je suis mal placée pour parler. Mais quand bien même, le rouge me parait beaucoup plus rare.

Si d'abord, ma curiosité m'avait poussé à approcher un peu mon visage pour mieux étudier son œil découvert, le sourire qui s’élargit sur le visage d'Amalia m'interpella. Il n'a rien de rassurant... Je ne comprends pas. Vraiment pas. Qu'est-ce qu'il y a de si amusant? Enfin.. L'air qu'elle m'affiche à l'air malsain plus qu'amusé. Je ne pense pas que.. gn..! Tiens? C'est.. bizarre ça. Mes poumons se serrent tout d'un coup. Comme si une fine particule brûlante s'était posée dessus pour les presser doucement. Tout doucement. C'est pas normal. C'est pas normal du tout. J'ai le corps d'une sportive de haut niveau, ce genre d'oppression ne devrait pas m'arriver. J'ai beaucoup trop l'habitude de gérer ma respiration! Alors... qu'est-ce qui se passe? C'est elle qui fait ça? Non, impossible. On n'est pas dans un film. On n'est pas dans un film! Les supers pouvoirs, ça n'existent pas -même si ça serait cool. Enfin... C'est vrai que ma pathologie peut ressembler à de la magie même si ça n'en est pas. Alors quoi? Cette gène dans ma poitrine doit être une coïncidence. Oui, c'est sûrement ça. Je ne vois que ça. Alors pourquoi est-ce que ça amplifie?

Mon corps se crispe sous la pression et ma respiration se fait plus ample comme si j'avais besoin de récupérer plus d'air. Pourquoi est-ce que je me sens si oppressée? Pourquoi est-ce qu'un poids me tombe dessus soudainement? La nouvelle vague de douleur me fait fermer un œil l'espace d'une seconde. Du calme Sheila, ça va passer. Ça va passer. Ça va passer, pas vrai? Pourquoi ça ne s'arrête pas? Pourquoi j'ai cette impression que ça ne fait qu'augmenter? Je crois bien avoir poussé une petite plainte contre mon gré. C'est vraiment pas le moment. Surtout face à elle qui à l'air de jubiler. Je serre les dents pour éviter que cet incident ne se reproduise mais je commence sérieusement à mal vivre ce qu'il m'arrive. J'ai l'impression de ne pas pouvoir respirer à fond, que quelque chose bloque mon entrée d'air alors que ce n'est pas le cas. Cet étau devient de plus en plus chaud. Ça me fait penser à des mains crispées sur mes poumons pour serrer toujours plus fort et y enfoncer les doigts. Insupportable.  

Mes muscles se tendent en réaction à cette douleur et l'une de mes jambes se replie instinctivement. J'ai besoin de respirer plus fort. De poser ma main de libre sur ma poitrine et de la resserrer sur mon vêtement comme si ce geste m'aiderait à faire passer la douleur. C'est bizarre... Cette sensation.. Elle me rappelle quelque chose. Comme lorsqu'on a pleuré trop longtemps et que nos poumons nous brûlent et se serrent tellement fort qu'aucune particule d'oxygène ne semble pouvoir passer. C'était il y a longtemps mais je connais trop bien ce ressenti. Enfin... aujourd'hui, il a l'air démultiplié. Amplifié. Accentuée. J'essaye de considérer mes options mais... Ma tête est vide. J'ai juste l'impression d'être bloquée et vulnérable. Non, je ne dois pas. Je ne dois pas être faible. Je suis une guerrière! Je ne vais pas laisser cette fille me soumettre. Jamais. Même si elle me regarde avec cette tête de sadique. Même si elle s'amuse à enfoncer ses ongles dans ma chaire. Même si... son œil rouge est peut-être la cause de ma souffrance.

Mon instinct m'intime de me sauver. Tout mon corps a envie de sortir de son emprise. Mais mon esprit est plus fort que tout. Je suis peut-être désespéramment stupide, mais je continue de la fixer. De lui dire par mon regard qu'elle ne me fait pas peur. Je veux apprendre à la connaitre. Je veux chercher et faire ressortir ce qu'il y a de bon en elle. Et même si c'est difficile, je ne renoncerais pas aussi facilement.
Mon esprit est plus fort que tout. Mon esprit est plus fort que toi.

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Dernière édition par Sheila McElroy le Dim 9 Sep - 15:31, édité 1 fois


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L'italienne déplorait de ne pas pouvoir choisir l'endroit où son oeil agirait, sa capacité pourrait être tellement plus puissante si c'était le cas! Malheureusement, elle était dépendante du hasard et, même si cela avait un lourd impact sur la personne quelque soit la cible, son poids pouvait être encore plus grand si elle pouvait toucher volontairement un organe vital, ce à quoi l'autre tenait le plus. Quel dommage. Son dépit disparût bien vite quand elle remarqua la respiration de Sheila, devenant plus difficile, plus pesante. Elle avait affecté les poumons aujourd'hui, excellente nouvelle. Amalia attendait qu'elle craque, qu'elle montre un signe de faiblesse, lorsqu'un léger gémissement de douleur franchit les lèvres de la rousse. Et pourtant, elle ne tournait pas la tête, ne fermait pas les yeux. Impressionnant, mais il en fallait beaucoup plus pour rassasier sa soif de souffrance.

Ah si, elle ferma un oeil. Un clignement un peu plus long qu'habituellement, mais l'autre était encore ouvert donc cela n'arrêta pas l'oeil rouge. Sa mâchoire se crispe, elle pouvait presque entendre les dents grincer les unes contre les autres. Cette gamine était peut-être un peu plus intéressante que ce qu'elle laissait voir, mais il en fallait bien plus pour l'impressionner et être tenu en estime par la demoiselle. Elle observait les spasmes des muscles de Sheila, ses bras se tendaient, une jambe s'était même repliée comme pour se protéger d'une agression. Efficace, sauf quand celle-ci est purement mentale. Rien ne pouvait empêcher cette torture, hormis la rupture du contact visuel. Main sur le coeur, la patiente X froisse et tend ses vêtements comme si ça l'aiderait à respirer. En réponse, Amalia resserre encore l'étau de ses ongles, ne clignant même pas des yeux pour éviter de rompre son "pouvoir". Elles se fixent encore, alors qu'une souffre le martyr et l'autre s'en amuse.

-Tu n'abandonnes pas? Je te donne une médaille si tu me bats à mon jeu favori.

Ce qui était impossible, personne ne remportait sur elle à la bataille de regards, à cause de son oeil et de l'habitude : elle pouvait se retenir de cligner des yeux presque indéfiniment, et puis après tout ce n'était pas elle la torturée. S'il le fallait, Amalia n'hésiterait pas à la laisser à l'état de loque humaine, avec un esprit en miettes, dans les brumes de l'inconscience. L'espoir fait vivre mais, face à elle, la détermination tue ou presque.



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J'ai mal. J'ai tellement mal. Mes poumons me renvoient une douleur atroce. Mon corps tout entier est crispé. Seul mon esprit ne flanche pas. Seule ma détermination reste intacte. J'ai l'impression qu'elle restera toujours aussi forte et droite. Qu'elle ne lâchera jamais. Sauf si je meurs. Sauf si mon corps est poussé à bout au point que j'en tomberai dans les pommes. Et je sais que ce côté de ma personnalité est... à double tranchant. Ça passe ou ça casse! Enfin.. Actuellement, j'ai plutôt l'impression que ça casse. Non. Pas encore. Ça ne doit pas casser. J'ai traverser des épreuves bien plus difficiles que ça! Bien plus éprouvantes. Alors, je dois me battre. Comme je me suis battue quand je suis tombée d'un arbre sur des bouts de verres. Comme je me suis battue pour stopper le harcèlement autour de Kinou. Comme je me suis battue pour mettre fin aux rumeurs sur Numa. Comme je me suis battue pour enfin voir les magnifiques qualités de Kat. Si j'ai réussi pour elle, je réussirai pour Amalia.

Tu penses me faire peur avec ton sourire carnassier? Tu penses me briser avec tes ongles et ton... espèce d'emprise? Et même si c'est le cas, je me relève toujours! Tu risques d'être déçue si tu penses te débarrasser de moi aussi facilement! L'opération Canari est loin d'être terminée!
Je ne sais pas pourquoi je m'acharne, mais j'ai le sentiment qu'au fond, bien caché, cette fille ne veut pas être seule. Les rumeurs peuvent faire terriblement mal. Elles peuvent nous persuader qu'on est quelqu'un d'horrible alors que ce n'est pas le cas. Et, petit à petit, on se perd de vu. Peut-être, qu'elle est dans ce cas. Peut-être qu'elle n'entend même plus la petite voix qui aimerait avoir des amis? Si c'est le cas, je ne peux pas la laisser comme ça! Je me sentirai nulle et lâche, tout simplement. Alors je résiste. Je résisterai autant que possible. Mais ma respiration se fait plus sifflante. Je commence à avoir la tête qui tourne...

-Tu n'abandonnes pas? Je te donne une médaille si tu me bats à mon jeu favori.

Sa réplique à le mérite de me donner une paire de claque et de me rebooster. Si j'ai pu ressentir un petit vertige il y a quelques secondes à peine, ses mots me donnent envie de me ressaisir. De me surpasser. Si elle veux me mettre au défi, elle ne sera pas déçue! Je tiendrai autant qu'il le faudra pour lui montrer qui je suis! Alors je me raccroche à ces pensées pour essayer d'occulter mon état.

Mais, malgré tout mes efforts, je sens une nouvelle vague de douleur. Bien plus forte que les autres. Je resserre ma main sur mon vêtement sans parvenir à retenir ma plainte. C'est pas vrai... Je m'étais pourtant jurée que ça ne se reproduirait pas! Aller Sheila, du nerf! Tu peux le faire. Il faut juste tenir. Il faut juste encaisser. Tu as l'habitude d'encaisser avec les sports que tu fais. Oui j'ai l'habitude pourtant... aujourd'hui ça me semble différent. J'ai l'impression que la douleur est presque imaginaire tellement elle est intense. Je ne sais pas comment faire pour me battre contre ça. Ma respiration se détériore toujours plus. Mon corps est tellement tendu qu'il me fait mal. Mon esprit commence à se perdre... Je ferme un œil. Je ne peux pas faire autrement malgré tout les efforts fournis pour le garder ouvert.

Iris dorée contre iris rouge. Chacune sa particularité. Chacune ses motivations. Mais j'ai tout de même l'impression que, peu importe la volonté que j'y mets, je ne gagnerai pas... Elle a beau me lancer ce défi, j'ai de plus en plus la sensation que sa phrase n'était là que pour me narguer. Aller courage Sheila! Courage..

Je suis fatiguée... Plus je lutte, plus j'ai cette sensation que mon corps a mal. Que mon esprit s'effrite. Comment est-ce possible? Comment peut-elle faire ça? Pourquoi fait-elle ça? Je suis vraiment si désagréable pour qu'elle me veuille tant de mal? Ou bien elle prend ça pour un jeu? Je n'arrive pas à comprendre... Vraiment pas. Je sens un vertige. Ma tête tourne d'un coup.

Aller Sheila, c'est pas le moment..! C'est pas le moment...

Je n'en peux plus. La douleur est.. beaucoup trop forte. Même si ma détermination est toujours là, je commence à voir des tâches foncées devant mon œil encore ouvert. J'ai l'impression de ne plus avoir d'air. Que mes poumons sont chauffés à blanc en plus d'être compressés par une masse invisible. Un frisson désagréable me parcourt le dos alors que je crois entendre un sifflement. Et je sens à peine mes muscles se détendre tant mon esprit me semble anesthésié.

Je.. Je me sens dans la brume. Je me sens.. dans le noir..

~~Fin~~

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