Rencontre entre deux sadiques [ft. Amalia]
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Z 02
Ven 10 Nov - 17:11
Deux semaines étaient passées depuis son confinement dans l'asile et 2.0 n'avait pas vu le temps passer. Elle avait médité des heures et des heures, surveillant sa sœur qui était toujours traumatisée au fond de sa tête. Mais 2.0 ne se faisait pas de faux espoir, Maya allait finir par se remettre, comme toujours, et elle serait une nouvelle fois dans l'incapacité de contrôler le corps de sa jumelle. Elle devait donc en profiter un peu. Un infirmier était venu la chercher pour qu'elle puisse prendre un peu d'air frais. Sans oublier de lui passer la camisole de force. Comme si elle allait prendre le risque de tuer quelqu'un d'autre. De toute façon, les deux en haut de sa liste n'allait probablement plus l'intension de s'approcher d'elle, alors autant ne plus faire de vague pour le moment et seulement profiter de sa liberté physique. Même si celle-ci était un peu limité, ça restait mieux que lorsque Maya avait le contrôle de son corps.

Étonnement, l'infirmier se contenta de la suivre et ne fit aucun commentaire pendant qu'elle se dirigeait vers le lac. Maya avait l'habitude d'y aller pour lire quand elle fuyait ses médecins et c'était probablement les seuls moments que 2.0 avait vraiment apprécié. C'était calme, la prise fraîche, quoiqu'un peu frisquet à ce moment-ci de l'année, la vue magnifique. Elle était donc heureuse que l'infirmier la laisse s'y rendre, tout en gardant une certaine distance. Malheureusement, elle ne pourrait pas monter dans le perchoir habituel de sa sœur, réalisa 2.0 en s'arrêtant devant un grand arbre dont les branches créaient un siège. Et le sol était un peu froid trop froid pour s'y asseoir, se dit-elle en baissant les yeux. Elle aurait peut-être dû penser à emmener une couverture. Quoique l'infirmier ne la lui aurait pas porté jusqu'ici. Elle était devenue, à l'Institut, de persona non grata, depuis qu'elle avait tué ce gardien.

HRP:
Bon c'est un peu court, mais c'est juste pour mettre en situation. ^^
Et si tu as une meilleure idée de titre je suis preneuse, je n'avais pas vraiment d'idée. ^^'


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Y66
Dim 12 Nov - 18:12
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MACKENZIE
Maya
Rencontre entre deux sadiques
Rien n'indiquait que cette journée sortirait de l'ordinaire. Des flots de patients et médecins parcouraient les couloirs pour aller chercher un dossier, se rendre à une consultation ou tout simplement pour aller se reposer. Chacun avait l'air de chercher une certaine solitude, ce qu'Amalia comprenait parfaitement. Enfin, c'était le cas pour la majorité, quelques groupes s'étaient formés à l'extérieur, que ce soit par pure insouciance ou par naïveté totale. De la fenêtre de sa chambre, elle observait d'un oeil morne les enfants qu'accueillait l'Institut jouer innocemment. S'ils subissaient déjà des expériences étrangement douloureuses et des traitements inhabituels, ils avaient encore la chance de ne pas comprendre ce qu'il leur arrivait réellement, après tout pour eux tout était parfaitement logique et normal. Mais ceux qui, comme elle, n'étaient arrivés que tardivement sur cette île de malheur, mesuraient très bien l'illégalité des activités des médecins. Mais, à l'inverse d'une extrême majorité, cela convenait à Amalia qui s'épanouissait. Enfin, qui s'épanouissait quand elle avait de l'animation, c'est-à-dire une personne à tester. Finalement, elle ne valait pas mieux que  les autorités qu'elle haïssait. A cette idée, un léger sourire ironique se déposa sur son visage, lui donnant un air cruel. Elle se laissa tomber sur son matelas, les bras croisés derrière la tête et le regard rivé au plafond désespérément vide. Que faire?

Après quelques longs instants d'un silence toujours aussi pesant, dans l'espoir de trouver une occupation, Amalia se redressa, assise en tailleur sur son lit, et soupira. D'un air résigné, elle décida qu'aller dehors était encore la meilleure chose à faire, avec un peu de chance elle trouverait un divertissement au lac ou à  la forêt brûlée. Avec beaucoup de chance plutôt. Son pied entra avec le carrelage froid de sa chambre et un frisson remonta toute sa jambe. Elle enfila rapidement des chaussures et sortit de la petite pièce, toujours un air suffisant plaqué sur ses traits. Dans le couloir, tous les patients B erraient comme des âmes en peine, des fantômes d'ennui. Rien de bien intéressant à se mettre sous la dent donc, la brune les méprisait au plus haut point. De tous ceux qu'elle voyait, aucun ne paraissait fier de sa pathologie, aucun n'en profitait alors que c'est ce qui les rendait si spéciaux, différents du commun des mortels, qui étaient encore plus insignifiants. Par dépit, elle bouscula un de ces êtres vides, qui avançait trop lentement à son goût. Certes, elle n'avait rien à faire, comme eux tous, mais ce n'était pas une raison pour avancer au rythme désespérant d'une tortue! L'adolescente qu'elle avait bousculer voulu lui crier toute son indignation au visage mais, devant le regard dur et implacable d'Amalia, elle se fit toute petite et fila sans demander son reste. L'italienne soupira et continua son chemin jusqu'au bord du lac. Elle s'assit sur un rocher tout au bord de l'eau et enleva chaussures, chaussettes et pantalon, ayant son habituel short noir en dessous, trempant ses jambes dans l'eau.

Elle observa silencieusement la surface miroitant sous les rayons du soleil, qui jouait à cache-cache parmi les nuages. Personne ne semblait avoir poussé l'aventure jusqu'ici, pas même les enfants, ce qui donnait un cadre presque religieux au calme de l'endroit. Jusqu'à ce qu'elle perçoive des pas. Par curiosité, elle tourna légèrement la tête vers la source du bruit. C'était une jeune femme aux cheveux rouge rubis, qui faisait écho à l'oeil caché de l'observatrice. En soi, à part sa couleur évidemment non naturelle, elle n'avait rien de spécial. Sauf qu'Amalia savait reconnaître une camisole de force quand elle en voyait une. Et là était tout l'intérêt de la nouvelle venue : elle faisait partie des très rares patients zéro, catégorie inaugurée il y a peu. Elle n'avait pas jugé utile et divertissant d'aller à la "petite fête" organisée par l'Institut, car elle n'aurait jamais pu utiliser sa capacité. Mais elle divaguait. Elle reporta son attention sur l'inconnue, dans l'objectif d'en apprendre plus sur elle et, en fonction de sa pathologie, en faire son cobaye. Toujours pieds nus, la brune sauta de son perchoir minéral, évitant de s'écorcher les mains grâce à ses mitaines, et alla à la rencontre de la patiente zéro, qui avait l'air perplexe. Rien pour s'asseoir peut-être car trop délicate pour se poser à même le sol? Amalia n'aimait pas la préciosité mais elle accepta de faire un effort pour satisfaire sa curiosité. Tout en avançant, elle se composa un masque de gentillesse, impossible à percer tellement il était étudié, et déboutonna le chemisier blanc qui couvrait son éternel débardeur noir avant de le tendre à la jeune femme.

-Tiens, ça sera toujours plus confortable que le sol et les cailloux, dit-elle avec un sourire avenant.


HRP:
Aucun problème Smile j'ai pas d'idée non plus... mais c'est bien comme ça je trouve
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Z 02
Lun 13 Nov - 17:32
Maya regardait encore le sol à la recherche d'une façon d'avoir les fesses au chaud, quand un son de gouttelette lui parvint. Elle releva la tête d'un coup, écouta les pas qui se rapprochaient d'elle, puis tourna lentement les yeux vers le bruit. Une petite femme, tellement maigre que ça en était effrayant, avançait vers elle, ses longs cheveux noirs soulevés par la brise. 2.0 ne savait pas encore ce qu'elle devait pensé de matricule B100. Mais même si sa sœur pouvait se montrer gentille avec les autres patients, elles avaient un point en commun. Elles n'étaient pas là pour se faire des amis. Toujours blasée, Maya regarda la nouvelle venue enlever son chemisier et le lui tendre.

-Tiens, ça sera toujours plus confortable que le sol et les cailloux, dit-elle avec un sourire avenant.

2.0 regarda le chemisier, puis le sol, puis son interlocutrice. Plus confortable ? Ce petit bout de tissu beaucoup trop fin ? Si leurs uniformes de patient étaient plus épais, elle ne serait pas debout devant cet arbre à se demander comment éviter de se geler les fesses sans rester debout comme un épouvantail. Quoiqu'un épouvantail aurait les bras libres, lui.

- Pas que l'attention ne soit pas apprécier, mais le confort est mon dernier soucie. C'est juste que le sol est froid et que je n'ai pas envie de tomber malade, vu qu'aucun médecin ne se souciera de me soigner.

Elle avait beau guérir physiquement, mais en ce qui attrait aux maladies et la santé, c'était une autre histoire. Ses médecins avaient le devoir de la garder en santé, alors si elle tombait malade, ils la soignaient. Mais maintenant qu'Ange l'avait rejeté et qu'elle se trouvait à l'asile, elle n'avait plus de médecin pour s'occuper d'elle. Même l'infirmier qui devait lui apporter ses repas ne lèverait pas le petit doigt, si elle était au bord de l'agonie sous une forte fièvre. Tout le monde voulait la voir morte de toute façon. Mais ce ne serait pas en emportant quelqu'un avec elle. Le mieux, Elpida, sinon Ange ferait l'affaire.

- Mais le mieux aurait été d'avoir les bras libres pour monter dans cet arbre, reprit-elle en relevant les yeux vers le cocon naturel. La vue y est sereine. Ça donne moins le goût de tuer tout le monde, termine-t-elle après une pause.

HRP:
Bon c'est court, mais je ne saivais plus quoi rajouter ^^'


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Y66
Jeu 16 Nov - 11:42
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MACKENZIE
Maya
Rencontre entre deux sadiques
En soi, c'était stupide. Comment un bout de tissu aussi fin et de mauvaise qualité pouvait éviter la douleur du gravier ou la morsure du froid? L'Institut n'en avait définitivement rien à faire de ses patients, surtout que l'hiver arrivait petit à petit, au vu des feuilles colorées qui tapissaient le sol en crissant sous les pas. La jeune femme trouvait aussi cette remarque idiote. Mais Amalia avait dû trouver un moyen de l'aborder, et elle n'aimait pas les interactions sociales, donc elle n'avait pas l'habitude de faire des efforts.

- Pas que l'attention ne soit pas apprécier, mais le confort est mon dernier soucie. C'est juste que le sol est froid et que je n'ai pas envie de tomber malade, vu qu'aucun médecin ne se souciera de me soigner.

La brune soupira. Dans ce cas, on s'assoit et on ne trouble pas le calme, pour une fois qu'il y en avait au lac! Elle regarda le matricule de son interlocutrice : Z02. Cela voulait dire qu'il y avait un autre patient Z, mais elle ne voyait pas qui c'est. D'un coup, elle voulut savoir l'ancien matricule de Z02, au moins son groupe. Et sa pathologie, cela allait de soi. Pour savoir si la rousse pouvait éventuellement être intéressante, que ce soit au niveau résistance ou du point de vue de sa personnalité car, pour l'instant, elle n'avait aucun intérêt aux yeux d'Amalia. Au moins elle était à peu près reconnaissante, c'était déjà ça. Et dorénavant la brune savait qu'elle n'avait pas besoin de faire d'efforts. Heureusement, les convenances la fatiguaient et l'ennuyaient au plus haut point. Z02 leva les yeux vers le tronc, surmonté d'encore quelques feuilles, qui était près d'elles :

- Mais le mieux aurait été d'avoir les bras libres pour monter dans cet arbre. La vue y est sereine. Ça donne moins le goût de tuer tout le monde.

Amalia tiqua mentalement. C'était déjà plus intéressant qu'une "simple" patiente Z antipathique. Bien qu'elle-même soit mal placée pour parler de sympathie. "Tuer tout le monde"? Elle aussi semblait ne pas apprécier les gens d'ici, même si cela paraissait s'étendre à tout l'Institut, si l'on en croyait son regard. Contre qui particulièrement avait-elle une haine, les médecins ou les insignifiantes personnes qui représentaient les patients? La rouquine regagnait un peu d'estime dans l'esprit de l'italienne. En faire une alliée, peut-être pas non, mais ne pas la torturer tout de suite était plus envisageable. Finalement, elles étaient toutes deux à la recherche de calme sous peine de faire un carnage sur l'île, Amalia mentalement quand l'autre préférait physiquement. A cette idée, une rumeur lui revint en mémoire : était-ce elle qui avait tuer un gardien? Probablement, elle ne poserait donc pas la question, elle savait qu'il était particulièrement agaçant d'être connu pour un seul fait.  Elle décida d'aller droit au but.

-Dans quel groupe étais-tu avant d'être patiente Z?
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Z 02
Lun 20 Nov - 0:37
-Dans quel groupe étais-tu avant d'être patiente Z?

C'est qu'elle était directe cette B100. Tant mieux, 2.0 détestait quand les gens tournaient autour du pot. Et c'était normal qu'elle soit curieuse, puisqu'il n'y avait pas encore de nouveau venu qui avait intégré l'asile sans faire partie de l'un des groupes pendant un certain. Il n'y avait qu'elle et cette gamine à lunettes qui en faisaient parti, 2.0 ne se rappelait ni de son nom ni de son matricule, et dans le font elle s'en fichait. Cette gamine écervelée ne vivrait pas longtemps en agissant comme elle le faisait. Par contre, elle la remerciait pour lui avoir donné l'occasion de rendre sa soeur catatonique et lui donner une chance de prendre le contrôle de son corps pendant plus de vingt-quatre heures.

- Techniquement, j'étais S14, mais officiellement c'était ma sœur qui l'était. Mais ce serait tellement long à expliquer sans passer pour une folle avec une case en moins.

2.0 s'arrêta un instant. Personne ne la croyait quand elle disait qu'elles étaient littéralement deux dans ce corps. Pas dans sa tête, dans ce corps. Mais tant pis pour eux, en la croyant folle, ils rataient cette chance de découvrir comment son âme à elle s'était greffée à celui de sa sœur quand celle-ci l'avait absorbée. Elle aurait dû devenir encore plus intéressante, mais cette fichue diva qu'était le chef des médecins la croyait folle à lié. Si elle devait mourir, elle allait emmener quelqu'un avec et ce ne serait pas quelqu'un qui est contre l'Institut. Barrabil ou Elpida de préférence.

En baissant les yeux vers B100, elle avait l'impression que sa question en cachait une autre. Sûrement pourquoi elle était une patiente zéro ? Quoique sa réponse devait lui mettre la puce à l'oreille. On la croyait folle. Ou bien c'était autre chose ? Mais qu'est-ce qu'elle pourrait se demander qui ne serait pas en lien avec son matricule ? Sa pathologie peut-être ? Pas sûr qu'elle lui réponde si elle posait la question. Pas sans qu'elle lui ait révélé la sienne avant. C'était du donnant-donnant, chose que Maya ne semblait pas trouver important. Tout dire revenait à se rendre vulnérable, or, avec ses bras ligotés elle l'était déjà suffisamment.

- D'autres questions ? demande-t-elle sur un ton probablement trop hautain ou dédaigneux.

Mais au fond 2.0 s'en fichait. Elle n'avait aucun ami sur cette île et elle n'en voulait pas. Et à quoi bon avoir des alliés, quand elle savait pertinemment qu'elle allait mourir avant de revoir la vraie civilisation.

HRP:
Désolée d'avoir mis autant de temps, mais c'était plus facile de répondre avec Jimin à Aeden, plutôt qu'avec Maya. Depuis qu'elle a tué ce gardien j'ai plus de mal à écrire avec elle, alors que je veux continuer à RP avec Maya encore un peu ^^'


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Y66
Lun 20 Nov - 18:32
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Rencontre entre deux sadiques
S14 ne paraissait pas se formaliser du ton d'Amalia et tant mieux, cette dernière n'avait pas l'intention de prendre des pincettes et de faire attention à qui que ce soit sur cette île, à part ceux qui pouvaient lui servir. Pour l'instant, elle ne savait pas si la jeune femme entrait dans cette catégorie, il lui fallait plus de temps pour jauger. Mais, même si elle n'était pas utile, elle avait au moins le mérite d'avoir un léger intérêt, par son statut assez nouveau au sein de l'Institut.

- Techniquement, j'étais S14, mais officiellement c'était ma sœur qui l'était. Mais ce serait tellement long à expliquer sans passer pour une folle avec une case en moins.

Sa soeur... Il était impossible que ce soit l'autre patiente zéro, elle l'avait rapidement croisée et leurs visages n'avaient aucune ressemblance, ni leur silhouette. Rien ne laissait présager un lien de sang entre ces deux individus, certainement inexistant. Elle essayait de relier cette information familiale avec le matricule qu'elle portait. D'après les médecins, les patients zéro étaient les fous incurables, les "déchets" de l'île. Une soeur mentale alors? Comme une seconde personnalité? C'était tiré par les cheveux mais possible, comme si elle avait inventé une identité à sa personnalité supplémentaire. Bipolarité liée à des hallucinations? Ce qui expliquerait la folie l'ayant caractérisée comme zéro. Amalia voulait absolument savoir, et le temps d'explication, même conséquent, ne l'arrêterait pas. La rouquine semblait savoir où elle voulait en venir, et son interlocutrice se doutait bien qu'elle pensait à peu près comme elle, c'est-à-dire qu'elle ne dirait quelque chose qu'en échange d'une autre information. Il fallait la jouer finement et, si elle aimait les adversaires à sa taille, cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas eu du fil à retordre avec quelqu'un pour avoir une quelconque réponse. Si s14 demandait quelque chose, l'italienne lui répondrait de manière évasive mais convaincante tout de même, comme elle avait toujours fait avant d'arriver à l'Institut.

Amalia ne la connaissait pas avant de quitter le groupe S, ni n'avait vu une autre personne lui ressemblant dans les bâtiments, ce qui la confortait dans l'idée d'une "soeur" imaginaire. Mais c'était sûrement plus complexe que ça, une simple bipolarité n'aurait pas suffit pour être patiente zéro, à la limite patiente C ayant changé de groupe. Mais ce n'était pas le cas, donc pourquoi avait-elle été en S?
Et qui était cette "soeur"? Elle finirait par avoir une explication satisfaisante, quitte à en dévoiler un peu plus sur elle-même, dans la limite du raisonnable bien sûr. De toute façon, si une seule personne connaissait plus d'éléments sur la brune, ce n'était pas un problème, tant les autres étaient ignorants et effrayés à sa vue.

- D'autres questions ?

L'italienne redressa le menton, personne ne lui parlait avec mépris ni sur un ton hautain, elle considérait être la seule à pouvoir s'adresser de cette manière aux autres. Définitivement, les deux jeunes femmes avaient un système de pensée en partie similaire : sadisme, insignifiance des autres, indépendance par rapport aux patients, fierté. Et le jeu sur le mystère. Elle voulut utiliser une autre question rhétorique pour répondre à celle de S14, qui elle l'avait posé pour faire semblant de s'intéresser alors qu'elle se fichait des autres. Mais elle en avait déjà la réponse, donc c'était inutile.

-J'ai tout mon temps pour une explication. Parce qu'une bipolarité avec une identité fraternelle ne serait pas suffisante pour faire de toi une patiente zéro, et n'aurait aucun lien avec le groupe S de ta soeur, rétorqua-t-elle sèchemment.

Elle voulait une réponse, elle l'aurait coûte que coûte.

-Mais je suppose que tu veux une information en échange, tout le monde doit y gagner non?


Sous-entendu S14 (il faudrait qu'elle demande son nom) pouvait lui demander n'importe quoi elle y répondrait. Plus ou moins, tout comme la jeune femme aux cheveux de feu.


HRP:
Pas de soucis ahah
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Z 02
Jeu 7 Déc - 16:57
L'italienne redressa le menton et 2.0 en déduit qu’elle n’appréciait pas son ton. Mais qu’est-ce que ça pouvait bien lui faire qu’elle l’ait offensé. Elle était là pour profiter de sa petite sortie de l’asile pour respirer de l’air frais. À la différence d’avant, elle n’avait plus vraiment besoin de rechercher le calme, puisqu’elle n’avait aucun médecin et qu’il n’y avait pas plus calme que l’asile.

- J'ai tout mon temps pour une explication. Parce qu'une bipolarité avec une identité fraternelle ne serait pas suffisante pour faire de toi une patiente zéro, et n'aurait aucun lien avec le groupe S de ta sœur, rétorqua-t-elle séchemment.


Oh, elle croyait vraiment qu’elle était une maladie. Elle était une identité à part entière et non une hallucination ou une autre personnalité.

- Mais je suppose que tu veux une information en échange, tout le monde doit y gagner non?

Cette remarque eut le don de faire sourire 2.0. Oh, une information en échange ? Elle lui plaisait bien cette fille. Mais au fond, elle s’en fichait complètement de qui elle était, de pourquoi elle se trouvait ici, ou encore, si elle était pour ou contre cet enfer. Elle voulait juste la paix. Et malheureusement, 2.0 avait la nette impression qu’elle ne l’aurait qu’une fois avoir étanché la curiosité de B100.

- La seule chose qui pourrait m’intéresser chez toi, c’est pourquoi tu es ici. Soit qu’elle est ta pathologie. Je ne me suis jamais intéressée aux autres et ce n’est pas demain la veille que ça va commencer, conclut 2.0 en s’adossant au tronc de l’arbre.

2.0 avait décidé, que si B100 voulait en savoir plus sur elle, c'était à elle de se confier en premier.

HRP:
Un peu court, mais je ne savais pas trop quoi écrire de plus. ^^'


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Y66
Lun 18 Déc - 12:50
ft.
MACKENZIE
Maya
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S14 avait l'air amusée par la réaction de son interlocutrice, ce qui la faisait enrager davantage intérieurement. Même si elle mourrait d'envie de lui hurler à la figure, Amalia se contint, son agacement à peine visible dans ses yeux. Si elle voulait des informations, perdre son sang-froid était la dernière chose à faire et pourtant, elle en avait trop peu pour que cette situation dure plus de cinq minutes. Le sourire de la rousse n'arrangeait rien, car elle ne savait pas pourquoi il était apparu. Soit par moquerie, soit en réaction à sa réponse bien qu'elle ne voyait pas où était l'amusement dans tout cela. Sans compter qu'elle ne comprenait pas la pathologie de S14, il lui manquait au moins un élément très important. Tout était réuni pour que la situation l'agace au plus haut point. Elle serra les dents, prenant son mal en patience pour avoir une réponse, qui tardait beaucoup trop à venir.

- La seule chose qui pourrait m’intéresser chez toi, c’est pourquoi tu es ici. Soit qu’elle est ta pathologie. Je ne me suis jamais intéressée aux autres et ce n’est pas demain la veille que ça va commencer.

La patiente Z termina sa phrase en s'adossant au tronc d'arbre derrière elle. Amalia comprit que, si elle voulait des réponses, elle allait devoir en donner en premier et elle en avait horreur, car elle ne savait pas la précision des informations qu'elle aurait ensuite. Il n'y avait rien de plus insupportable à ses yeux. Néanmoins, elle se "réjouissait" de voir qu'elle n'était pas la seule à en avoir assez : S14 avait clairement envie de la voir disparaître, ce qu'elle ne ferait que quand on lui aurait expliquer son problème. L'italienne croisa les bras, prenant un visage inexpressif.

-Je peux infliger une souffrance fictive aux autres.

Elle n'en dévoilerait pas plus tant que la rouquine ne décrivait pas son histoire de soeur plus précisément. Et puis, elle la trouvait très hypocrite : l'autre disait ne pas vouloir s'intéresser aux autres, pourtant elle posait bien des questions en retour, limite exigeait des informations en échange. Amalia n'avait pas l'habitude d'être face à quelqu'un pensant comme elle, ce qui ne lui facilitait pas la tache, en temps normal un peu d'intimidation suffisait. En parlant d'intimider, elle se demanda si "torturer" sa possible jumelle mentale serait intéressant. Elle n'utiliserait jamais son oeil sur elle-même, mais pourquoi pas sur quelqu'un lui ressemblant psychiquement?
Elle garda cette idée dans un coin de son esprit : elle ne mettrait pas son plan à exécution aujourd'hui, mais il fallait qu'elle trouve une occasion crédible pour le faire un autre jour, sur S14 évidemment, sinon cela perdait tout son sens.

-Maintenant explique-moi ton histoire de soeur, ça a l'air plus intéressant que la majorité de ce qu'on peut voir ici.
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Z 02
Mer 10 Jan - 23:52
L'italienne croisa les bras, prenant un visage inexpressif.

- Je peux infliger une souffrance fictive aux autres.

Souffrance fictive ? Intéressant. Mais aussi dangereux. Quoique, elles étaient deux dans ce corps, ça pourrait être intéressant de voir laquelle entre Maya et elle qui serait atteinte par l'attaque de la brune. Mais 2.0 n'avait pas réellement envie de prendre le risque. Devant le silence de l'autre patiente, 2.0 comprit qu'elle attendait d'avoir la réponse à sa question. Elles semblaient avoir la même mentalité là-dessus. Ne pas en dire plus qu'il n'est nécessaire.

- Maintenant explique-moi ton histoire de sœur, ça a l'air plus intéressant que la majorité de ce qu'on peut voir ici.
- Le fait est qu'il est difficile de l'expliquer. Mais en résumé, au départ notre mère était enceinte de jumelles, l'une a absorbée l'autre et depuis je vie à l'intérieur d'elle sans qu'elle le sache. Je n'ai découvert qui je suis que depuis que nos parents l'ont envoyée ici. Profitant de ses traumatismes lors de... mauvais moments, pour prendre le contrôle de son corps et faire mes propres recherches. Et si aujourd'hui je suis au commande, c'est parce que je l'ai poussé à tuer un gardien. En ce moment, elle est roulée en boule et pleure à chaude larme. Elle ne comprend toujours pas que je ne suis pas sa conscience. Mais quand j'ai parlé de ça avec le psychopathe en chef, ça n'a même pas piqué sa curiosité. Il pense seulement que Maya est devenue complètement folle.

2.0 s'arrêta un instant pour observer la réaction de l'italienne.

- Mais je suis sûre que pour toi aussi je suis complètement cinglée, conclu-t-elle d'une voix plus sombre.


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