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16/09/2018
Ajout du bouton Discord qui avait disparu ;-;
02/09/2018 Nouvelle esthétique ! Informations ici !
08/2018 Event ♫ 5

Rencontre entre deux sadiques [ft. Amalia]

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Deux semaines étaient passées depuis son confinement dans l'asile et 2.0 n'avait pas vu le temps passer. Elle avait médité des heures et des heures, surveillant sa sœur qui était toujours traumatisée au fond de sa tête. Mais 2.0 ne se faisait pas de faux espoir, Maya allait finir par se remettre, comme toujours, et elle serait une nouvelle fois dans l'incapacité de contrôler le corps de sa jumelle. Elle devait donc en profiter un peu. Un infirmier était venu la chercher pour qu'elle puisse prendre un peu d'air frais. Sans oublier de lui passer la camisole de force. Comme si elle allait prendre le risque de tuer quelqu'un d'autre. De toute façon, les deux en haut de sa liste n'allait probablement plus l'intension de s'approcher d'elle, alors autant ne plus faire de vague pour le moment et seulement profiter de sa liberté physique. Même si celle-ci était un peu limité, ça restait mieux que lorsque Maya avait le contrôle de son corps.

Étonnement, l'infirmier se contenta de la suivre et ne fit aucun commentaire pendant qu'elle se dirigeait vers le lac. Maya avait l'habitude d'y aller pour lire quand elle fuyait ses médecins et c'était probablement les seuls moments que 2.0 avait vraiment apprécié. C'était calme, la prise fraîche, quoiqu'un peu frisquet à ce moment-ci de l'année, la vue magnifique. Elle était donc heureuse que l'infirmier la laisse s'y rendre, tout en gardant une certaine distance. Malheureusement, elle ne pourrait pas monter dans le perchoir habituel de sa sœur, réalisa 2.0 en s'arrêtant devant un grand arbre dont les branches créaient un siège. Et le sol était un peu froid trop froid pour s'y asseoir, se dit-elle en baissant les yeux. Elle aurait peut-être dû penser à emmener une couverture. Quoique l'infirmier ne la lui aurait pas porté jusqu'ici. Elle était devenue, à l'Institut, de persona non grata, depuis qu'elle avait tué ce gardien.

HRP:
Bon c'est un peu court, mais c'est juste pour mettre en situation. ^^
Et si tu as une meilleure idée de titre je suis preneuse, je n'avais pas vraiment d'idée. ^^'
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Rien n'indiquait que cette journée sortirait de l'ordinaire. Des flots de patients et médecins parcouraient les couloirs pour aller chercher un dossier, se rendre à une consultation ou tout simplement pour aller se reposer. Chacun avait l'air de chercher une certaine solitude, ce qu'Amalia comprenait parfaitement. Enfin, c'était le cas pour la majorité, quelques groupes s'étaient formés à l'extérieur, que ce soit par pure insouciance ou par naïveté totale. De la fenêtre de sa chambre, elle observait d'un oeil morne les enfants qu'accueillait l'Institut jouer innocemment. S'ils subissaient déjà des expériences étrangement douloureuses et des traitements inhabituels, ils avaient encore la chance de ne pas comprendre ce qu'il leur arrivait réellement, après tout pour eux tout était parfaitement logique et normal. Mais ceux qui, comme elle, n'étaient arrivés que tardivement sur cette île de malheur, mesuraient très bien l'illégalité des activités des médecins. Mais, à l'inverse d'une extrême majorité, cela convenait à Amalia qui s'épanouissait. Enfin, qui s'épanouissait quand elle avait de l'animation, c'est-à-dire une personne à tester. Finalement, elle ne valait pas mieux que  les autorités qu'elle haïssait. A cette idée, un léger sourire ironique se déposa sur son visage, lui donnant un air cruel. Elle se laissa tomber sur son matelas, les bras croisés derrière la tête et le regard rivé au plafond désespérément vide. Que faire?

Après quelques longs instants d'un silence toujours aussi pesant, dans l'espoir de trouver une occupation, Amalia se redressa, assise en tailleur sur son lit, et soupira. D'un air résigné, elle décida qu'aller dehors était encore la meilleure chose à faire, avec un peu de chance elle trouverait un divertissement au lac ou à  la forêt brûlée. Avec beaucoup de chance plutôt. Son pied entra avec le carrelage froid de sa chambre et un frisson remonta toute sa jambe. Elle enfila rapidement des chaussures et sortit de la petite pièce, toujours un air suffisant plaqué sur ses traits. Dans le couloir, tous les patients B erraient comme des âmes en peine, des fantômes d'ennui. Rien de bien intéressant à se mettre sous la dent donc, la brune les méprisait au plus haut point. De tous ceux qu'elle voyait, aucun ne paraissait fier de sa pathologie, aucun n'en profitait alors que c'est ce qui les rendait si spéciaux, différents du commun des mortels, qui étaient encore plus insignifiants. Par dépit, elle bouscula un de ces êtres vides, qui avançait trop lentement à son goût. Certes, elle n'avait rien à faire, comme eux tous, mais ce n'était pas une raison pour avancer au rythme désespérant d'une tortue! L'adolescente qu'elle avait bousculer voulu lui crier toute son indignation au visage mais, devant le regard dur et implacable d'Amalia, elle se fit toute petite et fila sans demander son reste. L'italienne soupira et continua son chemin jusqu'au bord du lac. Elle s'assit sur un rocher tout au bord de l'eau et enleva chaussures, chaussettes et pantalon, ayant son habituel short noir en dessous, trempant ses jambes dans l'eau.

Elle observa silencieusement la surface miroitant sous les rayons du soleil, qui jouait à cache-cache parmi les nuages. Personne ne semblait avoir poussé l'aventure jusqu'ici, pas même les enfants, ce qui donnait un cadre presque religieux au calme de l'endroit. Jusqu'à ce qu'elle perçoive des pas. Par curiosité, elle tourna légèrement la tête vers la source du bruit. C'était une jeune femme aux cheveux rouge rubis, qui faisait écho à l'oeil caché de l'observatrice. En soi, à part sa couleur évidemment non naturelle, elle n'avait rien de spécial. Sauf qu'Amalia savait reconnaître une camisole de force quand elle en voyait une. Et là était tout l'intérêt de la nouvelle venue : elle faisait partie des très rares patients zéro, catégorie inaugurée il y a peu. Elle n'avait pas jugé utile et divertissant d'aller à la "petite fête" organisée par l'Institut, car elle n'aurait jamais pu utiliser sa capacité. Mais elle divaguait. Elle reporta son attention sur l'inconnue, dans l'objectif d'en apprendre plus sur elle et, en fonction de sa pathologie, en faire son cobaye. Toujours pieds nus, la brune sauta de son perchoir minéral, évitant de s'écorcher les mains grâce à ses mitaines, et alla à la rencontre de la patiente zéro, qui avait l'air perplexe. Rien pour s'asseoir peut-être car trop délicate pour se poser à même le sol? Amalia n'aimait pas la préciosité mais elle accepta de faire un effort pour satisfaire sa curiosité. Tout en avançant, elle se composa un masque de gentillesse, impossible à percer tellement il était étudié, et déboutonna le chemisier blanc qui couvrait son éternel débardeur noir avant de le tendre à la jeune femme.

-Tiens, ça sera toujours plus confortable que le sol et les cailloux, dit-elle avec un sourire avenant.


HRP:
Aucun problème Smile j'ai pas d'idée non plus... mais c'est bien comme ça je trouve



La pire de l'institut 2017/2018
De toute façon, qui d'autre le méritait à part moi?
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Maya regardait encore le sol à la recherche d'une façon d'avoir les fesses au chaud, quand un son de gouttelette lui parvint. Elle releva la tête d'un coup, écouta les pas qui se rapprochaient d'elle, puis tourna lentement les yeux vers le bruit. Une petite femme, tellement maigre que ça en était effrayant, avançait vers elle, ses longs cheveux noirs soulevés par la brise. 2.0 ne savait pas encore ce qu'elle devait pensé de matricule B100. Mais même si sa sœur pouvait se montrer gentille avec les autres patients, elles avaient un point en commun. Elles n'étaient pas là pour se faire des amis. Toujours blasée, Maya regarda la nouvelle venue enlever son chemisier et le lui tendre.

-Tiens, ça sera toujours plus confortable que le sol et les cailloux, dit-elle avec un sourire avenant.

2.0 regarda le chemisier, puis le sol, puis son interlocutrice. Plus confortable ? Ce petit bout de tissu beaucoup trop fin ? Si leurs uniformes de patient étaient plus épais, elle ne serait pas debout devant cet arbre à se demander comment éviter de se geler les fesses sans rester debout comme un épouvantail. Quoiqu'un épouvantail aurait les bras libres, lui.

- Pas que l'attention ne soit pas apprécier, mais le confort est mon dernier soucie. C'est juste que le sol est froid et que je n'ai pas envie de tomber malade, vu qu'aucun médecin ne se souciera de me soigner.

Elle avait beau guérir physiquement, mais en ce qui attrait aux maladies et la santé, c'était une autre histoire. Ses médecins avaient le devoir de la garder en santé, alors si elle tombait malade, ils la soignaient. Mais maintenant qu'Ange l'avait rejeté et qu'elle se trouvait à l'asile, elle n'avait plus de médecin pour s'occuper d'elle. Même l'infirmier qui devait lui apporter ses repas ne lèverait pas le petit doigt, si elle était au bord de l'agonie sous une forte fièvre. Tout le monde voulait la voir morte de toute façon. Mais ce ne serait pas en emportant quelqu'un avec elle. Le mieux, Elpida, sinon Ange ferait l'affaire.

- Mais le mieux aurait été d'avoir les bras libres pour monter dans cet arbre, reprit-elle en relevant les yeux vers le cocon naturel. La vue y est sereine. Ça donne moins le goût de tuer tout le monde, termine-t-elle après une pause.

HRP:
Bon c'est court, mais je ne saivais plus quoi rajouter ^^'
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En soi, c'était stupide. Comment un bout de tissu aussi fin et de mauvaise qualité pouvait éviter la douleur du gravier ou la morsure du froid? L'Institut n'en avait définitivement rien à faire de ses patients, surtout que l'hiver arrivait petit à petit, au vu des feuilles colorées qui tapissaient le sol en crissant sous les pas. La jeune femme trouvait aussi cette remarque idiote. Mais Amalia avait dû trouver un moyen de l'aborder, et elle n'aimait pas les interactions sociales, donc elle n'avait pas l'habitude de faire des efforts.

- Pas que l'attention ne soit pas apprécier, mais le confort est mon dernier soucie. C'est juste que le sol est froid et que je n'ai pas envie de tomber malade, vu qu'aucun médecin ne se souciera de me soigner.

La brune soupira. Dans ce cas, on s'assoit et on ne trouble pas le calme, pour une fois qu'il y en avait au lac! Elle regarda le matricule de son interlocutrice : Z02. Cela voulait dire qu'il y avait un autre patient Z, mais elle ne voyait pas qui c'est. D'un coup, elle voulut savoir l'ancien matricule de Z02, au moins son groupe. Et sa pathologie, cela allait de soi. Pour savoir si la rousse pouvait éventuellement être intéressante, que ce soit au niveau résistance ou du point de vue de sa personnalité car, pour l'instant, elle n'avait aucun intérêt aux yeux d'Amalia. Au moins elle était à peu près reconnaissante, c'était déjà ça. Et dorénavant la brune savait qu'elle n'avait pas besoin de faire d'efforts. Heureusement, les convenances la fatiguaient et l'ennuyaient au plus haut point. Z02 leva les yeux vers le tronc, surmonté d'encore quelques feuilles, qui était près d'elles :

- Mais le mieux aurait été d'avoir les bras libres pour monter dans cet arbre. La vue y est sereine. Ça donne moins le goût de tuer tout le monde.

Amalia tiqua mentalement. C'était déjà plus intéressant qu'une "simple" patiente Z antipathique. Bien qu'elle-même soit mal placée pour parler de sympathie. "Tuer tout le monde"? Elle aussi semblait ne pas apprécier les gens d'ici, même si cela paraissait s'étendre à tout l'Institut, si l'on en croyait son regard. Contre qui particulièrement avait-elle une haine, les médecins ou les insignifiantes personnes qui représentaient les patients? La rouquine regagnait un peu d'estime dans l'esprit de l'italienne. En faire une alliée, peut-être pas non, mais ne pas la torturer tout de suite était plus envisageable. Finalement, elles étaient toutes deux à la recherche de calme sous peine de faire un carnage sur l'île, Amalia mentalement quand l'autre préférait physiquement. A cette idée, une rumeur lui revint en mémoire : était-ce elle qui avait tuer un gardien? Probablement, elle ne poserait donc pas la question, elle savait qu'il était particulièrement agaçant d'être connu pour un seul fait.  Elle décida d'aller droit au but.

-Dans quel groupe étais-tu avant d'être patiente Z?
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-Dans quel groupe étais-tu avant d'être patiente Z?

C'est qu'elle était directe cette B100. Tant mieux, 2.0 détestait quand les gens tournaient autour du pot. Et c'était normal qu'elle soit curieuse, puisqu'il n'y avait pas encore de nouveau venu qui avait intégré l'asile sans faire partie de l'un des groupes pendant un certain. Il n'y avait qu'elle et cette gamine à lunettes qui en faisaient parti, 2.0 ne se rappelait ni de son nom ni de son matricule, et dans le font elle s'en fichait. Cette gamine écervelée ne vivrait pas longtemps en agissant comme elle le faisait. Par contre, elle la remerciait pour lui avoir donné l'occasion de rendre sa soeur catatonique et lui donner une chance de prendre le contrôle de son corps pendant plus de vingt-quatre heures.

- Techniquement, j'étais S14, mais officiellement c'était ma sœur qui l'était. Mais ce serait tellement long à expliquer sans passer pour une folle avec une case en moins.

2.0 s'arrêta un instant. Personne ne la croyait quand elle disait qu'elles étaient littéralement deux dans ce corps. Pas dans sa tête, dans ce corps. Mais tant pis pour eux, en la croyant folle, ils rataient cette chance de découvrir comment son âme à elle s'était greffée à celui de sa sœur quand celle-ci l'avait absorbée. Elle aurait dû devenir encore plus intéressante, mais cette fichue diva qu'était le chef des médecins la croyait folle à lié. Si elle devait mourir, elle allait emmener quelqu'un avec et ce ne serait pas quelqu'un qui est contre l'Institut. Barrabil ou Elpida de préférence.

En baissant les yeux vers B100, elle avait l'impression que sa question en cachait une autre. Sûrement pourquoi elle était une patiente zéro ? Quoique sa réponse devait lui mettre la puce à l'oreille. On la croyait folle. Ou bien c'était autre chose ? Mais qu'est-ce qu'elle pourrait se demander qui ne serait pas en lien avec son matricule ? Sa pathologie peut-être ? Pas sûr qu'elle lui réponde si elle posait la question. Pas sans qu'elle lui ait révélé la sienne avant. C'était du donnant-donnant, chose que Maya ne semblait pas trouver important. Tout dire revenait à se rendre vulnérable, or, avec ses bras ligotés elle l'était déjà suffisamment.

- D'autres questions ? demande-t-elle sur un ton probablement trop hautain ou dédaigneux.

Mais au fond 2.0 s'en fichait. Elle n'avait aucun ami sur cette île et elle n'en voulait pas. Et à quoi bon avoir des alliés, quand elle savait pertinemment qu'elle allait mourir avant de revoir la vraie civilisation.

HRP:
Désolée d'avoir mis autant de temps, mais c'était plus facile de répondre avec Jimin à Aeden, plutôt qu'avec Maya. Depuis qu'elle a tué ce gardien j'ai plus de mal à écrire avec elle, alors que je veux continuer à RP avec Maya encore un peu ^^'
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S14 ne paraissait pas se formaliser du ton d'Amalia et tant mieux, cette dernière n'avait pas l'intention de prendre des pincettes et de faire attention à qui que ce soit sur cette île, à part ceux qui pouvaient lui servir. Pour l'instant, elle ne savait pas si la jeune femme entrait dans cette catégorie, il lui fallait plus de temps pour jauger. Mais, même si elle n'était pas utile, elle avait au moins le mérite d'avoir un léger intérêt, par son statut assez nouveau au sein de l'Institut.

- Techniquement, j'étais S14, mais officiellement c'était ma sœur qui l'était. Mais ce serait tellement long à expliquer sans passer pour une folle avec une case en moins.

Sa soeur... Il était impossible que ce soit l'autre patiente zéro, elle l'avait rapidement croisée et leurs visages n'avaient aucune ressemblance, ni leur silhouette. Rien ne laissait présager un lien de sang entre ces deux individus, certainement inexistant. Elle essayait de relier cette information familiale avec le matricule qu'elle portait. D'après les médecins, les patients zéro étaient les fous incurables, les "déchets" de l'île. Une soeur mentale alors? Comme une seconde personnalité? C'était tiré par les cheveux mais possible, comme si elle avait inventé une identité à sa personnalité supplémentaire. Bipolarité liée à des hallucinations? Ce qui expliquerait la folie l'ayant caractérisée comme zéro. Amalia voulait absolument savoir, et le temps d'explication, même conséquent, ne l'arrêterait pas. La rouquine semblait savoir où elle voulait en venir, et son interlocutrice se doutait bien qu'elle pensait à peu près comme elle, c'est-à-dire qu'elle ne dirait quelque chose qu'en échange d'une autre information. Il fallait la jouer finement et, si elle aimait les adversaires à sa taille, cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas eu du fil à retordre avec quelqu'un pour avoir une quelconque réponse. Si s14 demandait quelque chose, l'italienne lui répondrait de manière évasive mais convaincante tout de même, comme elle avait toujours fait avant d'arriver à l'Institut.

Amalia ne la connaissait pas avant de quitter le groupe S, ni n'avait vu une autre personne lui ressemblant dans les bâtiments, ce qui la confortait dans l'idée d'une "soeur" imaginaire. Mais c'était sûrement plus complexe que ça, une simple bipolarité n'aurait pas suffit pour être patiente zéro, à la limite patiente C ayant changé de groupe. Mais ce n'était pas le cas, donc pourquoi avait-elle été en S?
Et qui était cette "soeur"? Elle finirait par avoir une explication satisfaisante, quitte à en dévoiler un peu plus sur elle-même, dans la limite du raisonnable bien sûr. De toute façon, si une seule personne connaissait plus d'éléments sur la brune, ce n'était pas un problème, tant les autres étaient ignorants et effrayés à sa vue.

- D'autres questions ?

L'italienne redressa le menton, personne ne lui parlait avec mépris ni sur un ton hautain, elle considérait être la seule à pouvoir s'adresser de cette manière aux autres. Définitivement, les deux jeunes femmes avaient un système de pensée en partie similaire : sadisme, insignifiance des autres, indépendance par rapport aux patients, fierté. Et le jeu sur le mystère. Elle voulut utiliser une autre question rhétorique pour répondre à celle de S14, qui elle l'avait posé pour faire semblant de s'intéresser alors qu'elle se fichait des autres. Mais elle en avait déjà la réponse, donc c'était inutile.

-J'ai tout mon temps pour une explication. Parce qu'une bipolarité avec une identité fraternelle ne serait pas suffisante pour faire de toi une patiente zéro, et n'aurait aucun lien avec le groupe S de ta soeur, rétorqua-t-elle sèchemment.

Elle voulait une réponse, elle l'aurait coûte que coûte.

-Mais je suppose que tu veux une information en échange, tout le monde doit y gagner non?


Sous-entendu S14 (il faudrait qu'elle demande son nom) pouvait lui demander n'importe quoi elle y répondrait. Plus ou moins, tout comme la jeune femme aux cheveux de feu.


HRP:
Pas de soucis ahah
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L'italienne redressa le menton et 2.0 en déduit qu’elle n’appréciait pas son ton. Mais qu’est-ce que ça pouvait bien lui faire qu’elle l’ait offensé. Elle était là pour profiter de sa petite sortie de l’asile pour respirer de l’air frais. À la différence d’avant, elle n’avait plus vraiment besoin de rechercher le calme, puisqu’elle n’avait aucun médecin et qu’il n’y avait pas plus calme que l’asile.

- J'ai tout mon temps pour une explication. Parce qu'une bipolarité avec une identité fraternelle ne serait pas suffisante pour faire de toi une patiente zéro, et n'aurait aucun lien avec le groupe S de ta sœur, rétorqua-t-elle séchemment.


Oh, elle croyait vraiment qu’elle était une maladie. Elle était une identité à part entière et non une hallucination ou une autre personnalité.

- Mais je suppose que tu veux une information en échange, tout le monde doit y gagner non?

Cette remarque eut le don de faire sourire 2.0. Oh, une information en échange ? Elle lui plaisait bien cette fille. Mais au fond, elle s’en fichait complètement de qui elle était, de pourquoi elle se trouvait ici, ou encore, si elle était pour ou contre cet enfer. Elle voulait juste la paix. Et malheureusement, 2.0 avait la nette impression qu’elle ne l’aurait qu’une fois avoir étanché la curiosité de B100.

- La seule chose qui pourrait m’intéresser chez toi, c’est pourquoi tu es ici. Soit qu’elle est ta pathologie. Je ne me suis jamais intéressée aux autres et ce n’est pas demain la veille que ça va commencer, conclut 2.0 en s’adossant au tronc de l’arbre.

2.0 avait décidé, que si B100 voulait en savoir plus sur elle, c'était à elle de se confier en premier.

HRP:
Un peu court, mais je ne savais pas trop quoi écrire de plus. ^^'
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S14 avait l'air amusée par la réaction de son interlocutrice, ce qui la faisait enrager davantage intérieurement. Même si elle mourrait d'envie de lui hurler à la figure, Amalia se contint, son agacement à peine visible dans ses yeux. Si elle voulait des informations, perdre son sang-froid était la dernière chose à faire et pourtant, elle en avait trop peu pour que cette situation dure plus de cinq minutes. Le sourire de la rousse n'arrangeait rien, car elle ne savait pas pourquoi il était apparu. Soit par moquerie, soit en réaction à sa réponse bien qu'elle ne voyait pas où était l'amusement dans tout cela. Sans compter qu'elle ne comprenait pas la pathologie de S14, il lui manquait au moins un élément très important. Tout était réuni pour que la situation l'agace au plus haut point. Elle serra les dents, prenant son mal en patience pour avoir une réponse, qui tardait beaucoup trop à venir.

- La seule chose qui pourrait m’intéresser chez toi, c’est pourquoi tu es ici. Soit qu’elle est ta pathologie. Je ne me suis jamais intéressée aux autres et ce n’est pas demain la veille que ça va commencer.

La patiente Z termina sa phrase en s'adossant au tronc d'arbre derrière elle. Amalia comprit que, si elle voulait des réponses, elle allait devoir en donner en premier et elle en avait horreur, car elle ne savait pas la précision des informations qu'elle aurait ensuite. Il n'y avait rien de plus insupportable à ses yeux. Néanmoins, elle se "réjouissait" de voir qu'elle n'était pas la seule à en avoir assez : S14 avait clairement envie de la voir disparaître, ce qu'elle ne ferait que quand on lui aurait expliquer son problème. L'italienne croisa les bras, prenant un visage inexpressif.

-Je peux infliger une souffrance fictive aux autres.

Elle n'en dévoilerait pas plus tant que la rouquine ne décrivait pas son histoire de soeur plus précisément. Et puis, elle la trouvait très hypocrite : l'autre disait ne pas vouloir s'intéresser aux autres, pourtant elle posait bien des questions en retour, limite exigeait des informations en échange. Amalia n'avait pas l'habitude d'être face à quelqu'un pensant comme elle, ce qui ne lui facilitait pas la tache, en temps normal un peu d'intimidation suffisait. En parlant d'intimider, elle se demanda si "torturer" sa possible jumelle mentale serait intéressant. Elle n'utiliserait jamais son oeil sur elle-même, mais pourquoi pas sur quelqu'un lui ressemblant psychiquement?
Elle garda cette idée dans un coin de son esprit : elle ne mettrait pas son plan à exécution aujourd'hui, mais il fallait qu'elle trouve une occasion crédible pour le faire un autre jour, sur S14 évidemment, sinon cela perdait tout son sens.

-Maintenant explique-moi ton histoire de soeur, ça a l'air plus intéressant que la majorité de ce qu'on peut voir ici.
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L'italienne croisa les bras, prenant un visage inexpressif.

- Je peux infliger une souffrance fictive aux autres.

Souffrance fictive ? Intéressant. Mais aussi dangereux. Quoique, elles étaient deux dans ce corps, ça pourrait être intéressant de voir laquelle entre Maya et elle qui serait atteinte par l'attaque de la brune. Mais 2.0 n'avait pas réellement envie de prendre le risque. Devant le silence de l'autre patiente, 2.0 comprit qu'elle attendait d'avoir la réponse à sa question. Elles semblaient avoir la même mentalité là-dessus. Ne pas en dire plus qu'il n'est nécessaire.

- Maintenant explique-moi ton histoire de sœur, ça a l'air plus intéressant que la majorité de ce qu'on peut voir ici.
- Le fait est qu'il est difficile de l'expliquer. Mais en résumé, au départ notre mère était enceinte de jumelles, l'une a absorbée l'autre et depuis je vie à l'intérieur d'elle sans qu'elle le sache. Je n'ai découvert qui je suis que depuis que nos parents l'ont envoyée ici. Profitant de ses traumatismes lors de... mauvais moments, pour prendre le contrôle de son corps et faire mes propres recherches. Et si aujourd'hui je suis au commande, c'est parce que je l'ai poussé à tuer un gardien. En ce moment, elle est roulée en boule et pleure à chaude larme. Elle ne comprend toujours pas que je ne suis pas sa conscience. Mais quand j'ai parlé de ça avec le psychopathe en chef, ça n'a même pas piqué sa curiosité. Il pense seulement que Maya est devenue complètement folle.

2.0 s'arrêta un instant pour observer la réaction de l'italienne.

- Mais je suis sûre que pour toi aussi je suis complètement cinglée, conclu-t-elle d'une voix plus sombre.
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S14ou Z02, c'était selon, semblait avoir un début d'intérêt pour la pathologie de la brune face à elle, elle n'avait pas répondu immédiatement, ce qui pouvait indiquer une sorte de réflexion. Mais sinon elle ne s'intéressait pas aux autres. Amalia retint un sourire narquois devant une telle hypocrisie : il fallait qu'elle arrête de se mettre à dos chaque personne qu'elle rencontrait, surtout quand son interlocutrice lui était si ressemblante.

- Le fait est qu'il est difficile de l'expliquer. Mais en résumé, au départ notre mère était enceinte de jumelles, l'une a absorbée l'autre et depuis je vie à l'intérieur d'elle sans qu'elle le sache. Je n'ai découvert qui je suis que depuis que nos parents l'ont envoyée ici. Profitant de ses traumatismes lors de... mauvais moments, pour prendre le contrôle de son corps et faire mes propres recherches. Et si aujourd'hui je suis au commande, c'est parce que je l'ai poussé à tuer un gardien. En ce moment, elle est roulée en boule et pleure à chaude larme. Elle ne comprend toujours pas que je ne suis pas sa conscience. Mais quand j'ai parlé de ça avec le psychopathe en chef, ça n'a même pas piqué sa curiosité. Il pense seulement que Maya est devenue complètement folle.

L'italienne haussa un sourcil. Ce n'était pas si compliqué à expliquer, la preuve. A comprendre pour la personne en face par contre,
c'était une autre histoire. Elle n'avait certes jamais entendu parler d'un tel évènement, c'était si étrange que les médecins devaient le garder pour eux,  mais cela ne voulait pas dire que c'était impossible. Et, à écouter la rouquine, cela était même plutôt logique, aucune incohérence dans le récit n'indiquait un quelconque mensonge. De toute façon, elle ne gagnerait rien à s'inventer une vie ou à la dissimuler. En définitive, la personne qu'elle voyait n'était là que parce que la "vraie" propriétaire du corps était en position latérale de sécurité à l'intérieur de son propre esprit. Amalia retint un frisson : si une telle situation lui arrivait et qu'elle s'en sortait, elle serait devenue folle à lier au lieu de simplement essayer de se remettre. Mais heureusement pour elle, elle n'aurait jamais à vivre cela.
Elle ne put retenir un rire moqueur, qui se dirigeait inconsciemment vers Donatien Elpida, tandis qu'elle apprenait sa réaction. Pas étonnant de la part d'un homme qui considérait tout le monde comme inférieur à lui, en particulier les patients de son Institut de malheur.

- Mais je suis sûre que pour toi aussi je suis complètement cinglée.

Un autre sourire en coin naquit sur les lèvres rouges de l'italienne, qui avait une occasion rêvée pour surprendre la patiente Z. Sa voix sombre indiquait qu'elle ne croirait peut-être pas à la compréhension de la brune. Mais elle se doutait aussi que cette surprise ne serait pas totale, l'autre avait dû analyser ses réactions comme elles le faisaient depuis le début de leur rencontre.

-Jusqu'à preuve du contraire, je ne m'appelle pas Donatien Elpida. Donc je trouve que ça se tient et que c'est possible, de toute manière à quoi cela te servirait de me mentir?

Son cerveau fonctionnant à toute allure, Amalia se demandait qui ressentirait une fausse douleur si elle venait à utiliser son oeil : normalement, cela aurait des répercussions sur celle qui possédait le corps à ce moment-là, puisqu'à chaque fois la souffrance psychique avait fini par influer sur les muscles ou organes de la cible mais, dans un cas si spécifique, cela pourrait aussi bien concerner les deux personnes. Si elle demandait à S14 d'être son cobaye directement, elle refuserait certainement mais elle ne savait pas comment amener cette idée. Ou alors, elle devait la pousser à lui proposer, que la curiosité vienne de la rousse. Et il était très compliqué de susciter un affect chez autrui.


HRP:
Désolée, après presque deux mois c'est pas terrible mais je ne vois pas quoi dire de plus...
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Un autre sourire en coin naquit sur les lèvres rouges de l'italienne, ce qui surpris 2.0. Ce qu'elle venait de dire semblait plaire à celle qui lui faisait face. Étrange. Trouvait-elle ça intéressant de traîner avec une folle ?

- Jusqu'à preuve du contraire, je ne m'appelle pas Donatien Elpida. Donc je trouve que ça se tient et que c'est possible, de toute manière à quoi cela te servirait de me mentir ?

Bon point. 2.0 n'avait aucune raison d'inventer une histoire aussi abracadabrante. Mais était-ce une bonne chose que la femme devant elle la croit ? Après tout, elle pouvait infliger de la souffrance aux autres. Peut-être est-ce pour cette raison qu'elle semblait ravi par son histoire. Elle devait se demander qui subirait les souffrance. Celle à qui appartenait le corps ou celle qui le contrôlait pour le moment ? 2.0 se posait aussi la question, mais elle n'avait pas nécessairement envie d'expérimenter. Ses tortionnaires s'en donnaient déjà assez à coeur joie de la faire souffrir.

- Il est vrai que j'ai plus de raison de mentir à ce psychopathe qui dirige cet asile de fou qu'à une parfaite inconnue, se contente-t-elle finalement de dire. Ça aurait été un bon moyen d'éviter l'asile s'il avait daigné m'écouter. Mais je ne suis pas assez pure pour mériter son attention. Pas comme cette pauvre Adèlys. Mais tant mieux, tous ceux que j'ai connu à date... Je suis persuadée qu'ils ne sont rien en comparaison.

2.0 s'arrêta de parler, jeta un regard vers le garde qui la surveillait de loin, puis reporta son attention vers son interlocutrice. Sans la moindre grâce, elle ouvrit la bouche pour laisser échapper un bâillement. L'inactivité était soporifique. Mais c'était toujours mieux que de passer ses journées sur la table des tortures. Mais maintenant qu'elle y pensait, elle ne connaissait pas le vraiment nom de B100, et elle détestait utiliser ces stupides matricules. Elle avait l'impression de n'être qu'une vache qu'on emmenait à l’abattoir.

- Pour faire changement, je vais me montrer curieuse. Je déteste ces matricules, et même si Maya est le nom de ma soeur, je le préfère encore à S14 ou Z02. Quoique tu peux aussi m'appeler 2.0, c'est ainsi que je me vois. Alors c'est quoi ton vrai nom ?

HRP:
Je savais pas trop comment poursuivre, alors bon allons-y pour les noms XD
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Maya
Rencontre entre deux sadiques
Etonnamment, la plus surprise des deux femmes semblait être celle aux cheveux rouges alors qu'avec une telle histoire, c'était plutôt à Amalia de l'être et de nier toute possibilité de la croire. Mais non, elle est plus intéressée et curieuse que dégoûtée ou sceptique. Pour autant, la patiente Z ne sautait pas de joie et à raison, elle ne pouvait pas savoir que la brune avait une idée plus que malsaine en tête. Mais cette dernière savait que l'autre refuserait, les patients Z devaient subir bien plus de dommages que les autres, sans forcément parler d'expériences étranges de la part des médecins. La brune retint une moue amère mais un éclair de déception traversa ses pupilles.

-Il est vrai que j'ai plus de raison de mentir à ce psychopathe qui dirige cet asile de fou qu'à une parfaite inconnue, se contente-t-elle finalement de dire. Ça aurait été un bon moyen d'éviter l'asile s'il avait daigné m'écouter. Mais je ne suis pas assez pure pour mériter son attention. Pas comme cette pauvre Adèlys. Mais tant mieux, tous ceux que j'ai connu à date... Je suis persuadée qu'ils ne sont rien en comparaison.

L'italienne avait un peu de mal à comprendre... Est-ce qu'elle parlait de l'innocence de la fameuse Adèlys ou la psychopathie du médecin en chef? Pour la première, elle ne pouvait rien dire, elle n'avait jamais eu l'occasion de la rencontrer et, d'après ce qu'elle avait entendu, elle ne ferait pas partie des gens intéressants selon son classement. Par contre elle avait déjà eu affaire à Donatien aussi, mais sa malchance était relative car ce n'était que deux fois.Après, elle ne pouvait pas vraiment parler d'infortune car, finalement, chacune de leurs entrevues avaient été distrayante, un jeu entre deux sadiques. Il était presque dommage qu'elle ne puisse pas être sa patiente, mais être "pure" lui importait peu, donc elle se contenterait de quelques séances irrégulières. Si tant est qu'il y en aurait encore.
Amalia finit néanmoins par comprendre : la rousse préférait l'asile à être une patient d'Elpida. Raisonnement que la patiente Y ne pouvait tenir, tout était bon tant qu'elle ne finissait pas isolée et enfermée. Elle deviendrait folle sinon, bien plus qu'elle ne l'était déjà. Et elle voulait encore interagir avec les gens, que ce soit de manière "civilisée" comme avec Z02 / S14, prédatrice comme avec la majorité des gens ou juste violente, comme avec ce fameux autre patient Y, dont elle avait fini par attendre le nom au détour d'un couloir : Dante. Il allait d'ailleurs bientôt sortir d'isolement, elle nota dans un coin de son esprit qu'elle devait avoir une explication avec lui, qu'elle devrait dominer. Mais avec un peu de chance, il serait légèrement affaibli et elle ne se gênerait pas pour en profiter. Elle ne tint pas rigueur à son interlocutrice de bailler, tant elle était plongée dans ses pensées.

- Pour faire changement, je vais me montrer curieuse. Je déteste ces matricules, et même si Maya est le nom de ma soeur, je le préfère encore à S14 ou Z02. Quoique tu peux aussi m'appeler 2.0, c'est ainsi que je me vois. Alors c'est quoi ton vrai nom ?


Les lèvres rouges s'étirèrent. Enfin, elle admettait son hypocrisie, du moins en partie. Mais elle était satisfaite de pouvoir enfin mettre un nom sur un visage, inutile de rappeler sa haine des matricules.D'ailleurs, est-ce que celui qu'elle avait du se graver sur le front était parti? Elle n'avait pas vérifié le matin même, il devait certainement rester une légère cicatrice, à peine visible.

-Ces matricules sont totalement inhumains on est d'accord. Moi c'est Amalia Reano.

Ironique de parler d'inhumanité quand on est soi-même un monstre, mais elle laissa de côté sa mauvaise foi. Elle hésita et finalement se décida à tendre sa main à Maya. 2.0 ressemblait encore trop à un numéro de série pour elle, même si l'autre préférait. Elle ne pouvait se résoudre à utiliser un nombre pour nommer quelqu'un. Mais elle garda cette réflexion pour elle, bien qu'elle lui brûlait les lèvres.

-Enchantée.


Elle avait pourtant l'habitude de feindre des relations plus ou moins cordiales quand elle était à Florence mais, depuis le temps qu'elle était arrivée à l'Institut, elle n'en avait plus eu besoin. Et puis elle ne voulait pas vraiment installer une hypocrisie totale avec la jeune femme face à elle, déjà parce qu'elles se ressemblaient beaucoup et qu'elle le remarquerait tout de suite, ensuite car cela n'avait aucun intérêt. Amalia posa finalement sa question, cela l'intriguait trop :

-Pourquoi tu ne te trouves pas un autre nom? Certes, Maya c'est ta soeur jumelle donc je conçois que tu ne veuilles pas l'utiliser,mais 2.0 se rapproche assez d'un matricule aussi.

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