Bonne nuit ?, ft. Inu

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Dim 10 Sep - 21:47


Bonne nuit ?


Une heure du matin. C'était l'heure à laquelle Donatien déambulait de sa démarche lente dans les couloirs du bâtiment C. Pieds nus et vêtu uniquement d'un pantalon de pyjama blanc trop large pour son corps famélique, il avançait devant les portes du dortoir, le regard vide.
Depuis combien de temps n'avait-il pas passé une nuit tranquille ? Une nuit sans rêve, sans cauchemar ? Juste un sommeil profond de huit heures. Juste fermer les yeux, du noir, et puis les rouvrir et réaliser avec étonnement que les heures s'étaient écoulées sans qu'on ne s'en rende compte.
Ces fréquentes insomnies auraient dû alerter Donatien sur sa santé mentale, mais il pensait que tout le monde était comme lui. Que l'être humain n'était pas vraiment fait pour le sommeil. Alors il ne s'inquiétait pas. Il acceptait son sort, voilà tout.
Il s'était plongé sous son drap immaculé en même temps que le soleil s'était fait mangé par le manteau de la nuit, et puis il avait attendu. Attendu. Le sommeil n'était jamais venu l'attraper. Il s'était donc levé, avait traversé la forêt brûlée, tâche blanche dans la nuit noire, et puis ses pas l'avaient guidés inconsciemment vers ce bâtiment. C'était celui de son Lys.
Il s'arrêta devant sa porte. Il l'imaginait dormir, avec sa peau pâle en parfait contraste avec sa frange prune. Il imaginait son bras replié sur sa maigre poitrine, et cette dernière se soulever lentement au rythme rassurant de sa respiration. Donatien réalisa alors qu'il tremblait méchamment. Il avait besoin de sa patiente. Il avait besoin de la sceller à sa table d'auscultation, et puis de lui scalper sa jambe dans la longueur. De voir un joli liquide brunâtre s'échapper de cette fente. Et la peur sur le visage de sa fleur. La peur et la douleur. Il n'y avait que ça qui pouvait le calmer.
Certains sirotaient une infusion pour mieux dormir. Donatien saignait les petites filles.
Il finit par poursuivre son petit bout de chemin, partiellement éclairé par les rayons lunaires que laissaient filer les fenêtres.
Et il s'arrêta au bout du couloir, en face de la dernière porte. Celle de C187. Un garçon ? Une fille ? Quelle maladie l'habitait-il ? Cancer ? Maladie génétique et incurable ?
Les chambres n'avaient pas de verrous, c'était plus pratique pour les veilleurs de nuit en cas de problème, alors lentement, Donatien actionna la poignée de la porte. Il ne savait pas vraiment pourquoi il venait déranger un patient dans son sommeil. C'était la folie de l'insomnie qui le guidait.
La porte grinça tout en lenteur et un raie de lumière s'infiltra dans la chambre de C187. Le chatouillement de sa plante de pied sur le parquet se fit entendre tout bas tandis que, la porte toujours entre-ouverte et éclairant partiellement une chevelure verdâtre, amena Donatien au chevet de ce patient. Il resterait ainsi jusqu'à ce que le patient s'éveille. Voir les autres dormir l'apaisait, alors qu'importe le temps que ça prendrait.




Hors RP:
Ça commence bien x)



Donatien t'honore de sa parole en #0099ff
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Lun 25 Sep - 20:41
Je ne dors pas. Je n’y parviens pas. Ce soir le sommeil me fuit comme ça m’arrive de temps à autres. La raison ? Cette douleur qui est apparue dans le thorax après le repas et qui ne m’a pas quittée depuis. S’accompagne une forte envie de tousser que je réprime tant bien que mal, n’ayant pas vraiment envie d’avoir mal à la gorge en plus de cela.


Malgré mon impossible sommeil, je suis néanmoins couché. Quand il faut dormir, il faut dormir. Mais voilà, parfois ce n’est pas possible alors j’essaie de me vider l’esprit comme je peux, restant couché dans le lit de ma chambre. Au lieu de fermer les yeux, ce qui devrait m’aider à m’endormir, je parcours plutôt ma chambre du regard.


Cette chambre est plus grande que celle que j’avais à la maison. Comme c’est plaisant. Mais quelque chose manque. Quelque chose d’important. Ma collection. Elle me manque. Sans elle cette chambre n’est pas ma chambre. Mais je me doute bien que celle que j’avais à la maison a été jetée à la poubelle.


M’en constituer une nouvelle, j’essayais. Il semble que je n’ai pas le droit car dès qu’un responsable vient dans ma chambre, il me la confisque. Cependant, je continue d’essayer. Je n’ai d’autre endroit où ranger mes trésors. Ou du moins je n’en ai pas trouvé.


Oui, je regarde mes trésors. Ce que j’ai réussis à accumuler depuis la dernière fois tiens à très peu de choses : une branche, des feuilles d’arbres, quelques cailloux, deux bouteilles vides… C’est assez ridicule mais ça me suffit. Bien entendu j’ai pris la peine de tout ranger convenablement, de nettoyer le tout. Tout est propre. Mais combien de temps encore est-ce que ça va rester ici ?


Voilà que j’entends ma porte s’ouvrir. Qui ça peut bien être à cette heure de la nuit ? Un médecin ? Certainement un médecin. Qui d’autre ferais ça. Je ferme les yeux et fait semblant de dormir. Je l’entends s’approcher, je dois avouer que j’ai un peu peur. J’aimerais juste qu’on me laisse tranquille, s’il vous plaît…


A tout moment je m’attends à être secouer, à ce qu’on me réveille de force pour m’emmener je ne sais où. Mais rien ne se produit. La personne qui s’est introduite dans ma chambre ne semble plus êtres là, comme s’il était juste entré dans ma chambre puis s’est volatilisé. C’est impossible, je ne l’ai pas entendu partir après qu’il soit venu devant mon lit !



J’ouvre les yeux avec prudence et je le vois, me regardant. Il… Cet homme… Il ressemble un peu à un fantôme mais je sais très bien que ce n’est pas possible. Je le regarde, intrigué. Qui est-il ? Qu’est-il venu faire dans ma chambre ?
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Jeu 5 Oct - 15:42


Bonne nuit ?


Les secondes défilaient. S'étiraient. Donatien avait l'impression de juste entendre les respirations de chacun. La sienne, et celle de ce patient, en parfaite désynchronisation. Personne ne respirait en même temps que Donatien.
Le médecin s'attendait à guetter le réveil du garçon - enfin, c'était peut-être un garçon, difficile à deviner dans la pénombre - jusqu'au petit matin mais C187 battit des paupières peu de temps après que Donatien se soit installé à son chevet.
L'adulte ne cilla pas lorsqu'il rencontra le regard de l'autre. Il chercha à décrypter la couleur de ses iris. Peut-être dorées, non?
Il devait vérifier.
Il finit par s'asseoir délicatement sur le matelas, telle une plume, non loin du visage de C187. Lentement, il leva une main qu'il déposa sur la joue du patient. Du pouce il caressa sa peau. Tiens, il avait un grain de beauté.
De sa position, il pouvait mieux distinguer la couleur des yeux du patient. Dorés. Oui c'était ça.
Mais ses cheveux alors ? Etaient-ils vraiment verts?
Sa main poursuivit son exploration. Elle descendit vers la nuque du patient qu'elle s'amusa à enlacer, comme si elle s'apprêtait à l'étrangler. Puis elle relâcha la pression et les doigts vinrent courir sur la peau de C187, le chatouillant peut-être du bout des doigts.

- N'aies pas peur ..., chuchota Donatien.

Le médecin se demanda bien pourquoi il avait dit à C187. Il n'y avait pas de raison d'avoir peur. Quoique, apparemment il inspirait la crainte. Ce qui lui plaisait. Mais pas là. Pas aujourd'hui. Pas ce soir. Non, pas cette nuit. Là, il voulait juste se perdre. Il voulait découvrir. Il voulait dormir.
La main de Donatien remonta doucement vers la chevelure de C187. Il y enfouit ses doigts. Il découvrait ce patient. Il avait besoin de ça, là maintenant. Il avait besoin de sentir les choses. Depuis qu'il déambulait dans les couloirs, il avait l'impression de ne plus exister. Comme si rien de tout ça n'était réel. Il devait toucher des choses. Il devait les ressentir. Il devait les goûter.
Tiens, il tremblait.
Peut-être que c'était lui qui avait peur.



Hors Rp:
Réponse un peu courte, mais je préfère savoir comme Inu réagit lorsqu'on le touche plutôt qu'avancer et étouffer ça.



Donatien t'honore de sa parole en #0099ff
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Sam 21 Oct - 18:50
Cette homme, cette apparence, semblable à un fantôme, me donne des frissons, m’effraie, à cette heure propice aux cauchemars et aux tours joués à l’esprit par l’obscurité. Aussi terre-à-terre qu’on puisse être, il peut être difficile de nier une idée surnaturelle quand on voit une chose. Et même si je ne peux pas croire au surnaturel, je ne peux m’empêcher d’être effrayé.

Mais je ne fais rien, je reste couché dans mon lit, à le regarder, à l’observer. Je le regarde dans les yeux même si j’aimerais pouvoir m’en détacher, me détacher de la lueur qui se reflète dans ses pupilles, mais je n’y parviens pas.

Je le vois se lever et s’approcher… Près… Trop près. Même lorsqu’il s’assied sur mon matelas, je ne bouge que la tête, juste pour pouvoir le regarder davantage, le surveiller, s’assurer qu’il n’est pas une illusion de mon esprit fatigué, qu’il n’est pas un ennemi qui me fera du mal.

Peut-être l’est-il alors que je vois sa main s’approcher de mon visage, se poser sur la joue, me faisant sursauter, frissonner. Je sens mon coeur battre plus fort et mon souffle s’accélérer. J’ai peur.

Il me touche, je ne bouge pas. Je n’aime pas ça mais je ne sais pas quoi faire. Sa peau me semble froide, glacée peut-être, comme s’il était vraiment un fantôme, option que mon esprit refuse d’accepter. Mais alors qui est-il et que fait-il ici ?

J’ai peur. Je ne peux m’empêcher de me rendre compte qu’il doit être un médecin et ça ne m’aide pas à me calmer. Pas que je n’aime pas les médecins, mais j’en ai peur. Très peur. Ses doigts sur mon cou semble vouloir m’étrangler mais se ravisent.

Des larmes me viennent aux yeux. S’il vous plaît, partez… J’ai envie de le lui demander, mais je ne parviens même pas à ouvrir la bouche. A la place, c’est la sienne qui s’ouvrir. Peut-être comme pour corroborer mon impression fantômatique, sa voix me semble loin, venir d’un autre monde.

Je ne suis pas censé avoir peur. Mais je ne peux pas m’en empêcher. Il semble m’examiner, comme un médecin. Cet examen nocturne n’est pas fait pour me rassurer alors qu’il passe ses doigts dans mes cheveux.

Mais je remarque une chose, une vibration, un tremblement. Instinctivement, doucement, je lui prend la main, celle qui n’est pas dans mes cheveux et le regarde avec un sourire se voulant rassurant. C’est lui qui m’effraie mais c’est moi qui le rassure. N’est-ce pas incongru ?

J’aimerais parler mais je n’y parviens pas. Toujours couché dans mon lit, je garde toujours mes yeux fixés sur lui, comme s’il allait disparaître à tout moment.
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Dim 22 Oct - 13:25


Bonne nuit ?


Somnifères. Déjà essayé. Aucun succès. Son organisme avait gobé trop de médicaments par le passé.
Tisanes et autres infusions en tout genre n'avaient aucun effet. Pas d'endormissement, pas d'apaisement. C'était une boisson comme une autre.
Donatien se disait alors que c'était certainement une nouvelle technique que de s'infiltrer la nuit chez les patients.
Il se sentait un peu mieux, lui qui ne cherchait pourtant pas le contact, là avec sa main contre la peau de ce patient. Jusqu'à ce que ce dernier la lui saisisse. Aussitôt Donatien se pétrifia. Les tremblements cessèrent pour déclencher autre chose : sa respiration s'était coupée. Donatien ne frappait pas, n'utilisait pas d'armes, et allait rarement toucher d'autres personnes. S'il le faisait, c'était dans la plupart des cas pour rappeler à autrui sa position de supériorité. Et s'il n'allait pas au contact c'était d'abord pour ne pas se salir les mains - n'oublions pas qu'il était pur ! - et ensuite parce que l'autre pourrait le toucher en retour. Et ça, il ne le supportait pas.
Donatien déglutit péniblement avant de respirer à nouveau. Difficilement. Mais ses poumons se remplissaient. C'était l'essentiel.
D'un geste lent, il fit glisser sa main prisonnière pour la libérer puis la fit retomber. Très bien. Message reçu : il ne toucherait plus C187. Il trouverait son réconfort ailleurs.
Donatien se leva et resta un instant immobile au milieu de la pièce, le visage tourné vers la fenêtre.
Somnifères. Infusions. Tisanes. Quoi d'autre?
Il fouilla dans sa mémoire : comment ses parents l'endormaient lorsqu'il était enfant ? Son père était rarement là au moment du coucher mais sa mère, elle, elle était à son chevet. Il en était certain.
Il tournait le dos à C187. Il refusait qu'un être aussi inférieur qu'un patient puisse lire en lui sa détresse. On voyait tout d'un homme dans son regard, et Donatien refusait d'être un livre pour l'adolescent.
Ça lui revenait. Un livre. Sa mère lui contait des histoires !
Donatien fit lentement volte-face et fixa C187. Il aurait aimé être à sa place, dans ce lit. Mais s'ils échangeaient leur position cela aurait signifié que Donatien était plus faible que le jeune adolescent.
A la place, il s'appropria une chaise et il s'assit au chevet du patient. Il croisa une jambe sur l'autre, élégant, comme il avait l'habitude de le faire avant de se résigner et de se dire que ce ne serait pas confortable. Alors il les décroisa et s'enfonça un peu plus contre le dossier de la chaise. Il avait l'air d'un animal qui découvrait un nouvel environnement. Il cherchait la position favorable à un bon sommeil, ou à du sommeil tout court en fait, les coudes sur les bras de la chaise, puis en dehors. Et quand il fut à l'aise, il se tourna vers C187 et ordonna froidement :

- Raconte-moi une histoire.





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Mar 21 Nov - 21:11
Ce n’est que pour le rassurer que j’attrape sa main avec douceur. Il tremble et je prends ça pour un signe de… Je ne sais pas trop quoi. Mais en tout cas une preuve qu’il ne va pas tout à fait bien. Mais au contraire ça semble lui poser problème. Je remarque sa respiration se couper et comme un malaise se former.

Alors quand il fait glisser sa main, je le laisse faire. Il n’aime pas être touché peut-être ? Je ne sais pas. Mais je ferais ce qu’il faut pour ne pas le mettre mal à l’aise. Ou du moins je vais essayer.

Je le vois se lever et le suis du regard. Son regard se perd à travers la fenêtre. Je ne sais toujours ni qui il est ni ce qu’il fait là et ça m’intrigue autant que ça m’inquiète. Ne peut-il pas partir et me laisser tranquille ?

S’il n’est pas un patient comme moi, il y a fort à parier qu’il ne partira pas avant d’avoir obtenu ce qu’il veut. Et ce qu’il veut, je suis disposé à le lui donner. Après tout, même si on me dérange en pleine nuit, s’il est un membre du personnel de l’académie, il est là pour m’aider, non ?

Doucement, il se tourne à nouveau vers moi et je me tasse un peu plus sur moi, toujours effrayé par cet inconnu. Je le regarde s’installer, m’enfouissant dans mes draps, comme pour me cacher à sa vue.

Il semble chercher comment s’installer, comme s’il compte être là longtemps. Je préférerais, pourtant, qu’il s’en aille. Mais ce n’est pas à moi de choisir. Puis j’entends ses mots, d’un ton froid qui me donne des frissons.

Mais ces mots me semblent incongrus dans cette bouche, avec ce ton glacial. Je reste interdis, me demandant si j’ai bien entendu ce qu’il veut dire.

« U-une histoire … ? »

Je parle doucement, à peine plus fort qu’un souffle. Qu’attends-t-il de moi ? Quel genre d’histoire veut-il que je lui raconte ? Je n’ai rien qui me vient en tête… Je ne saurais quoi lui raconter… Ma panique est très visible sur mon visage.
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Sam 2 Déc - 17:18


Bonne nuit ?


Heureusement qu'il y avait un silence de cathédrale, sinon Donatien n'aurait pas entendu l'exclamation de C187.

- U-une histoire … ?

Quoi ? L'adolescent n'avait-il pas entendu la demande, ou plutôt l'ordre, de Donatien ? Il semblait surpris. Le médecin fronça les sourcils, comme si cela l'aidait à mieux examiner l'expression du patient. Oui, c'était sûrement de la surprise. Pourquoi ? Cette situation n'avait rien d'étrange.
Donatien s'enfonça dans son fauteuil, ferma les paupières et se pinça l'arête du nez. Bien sûr que cette situation était anormale. Il était là, pathétique, à trouver le sommeil d'une manière ou d'une autre, et à demander à un patient de lui venir en aide. Un simple patient. Il n'y avait pas plus bas. Ou si, peut-être. Mais soit.
Il bailla. Il avait la sensation d'une barre de fer chaude collée à son front. C'était lourd dans son crâne, si lourd. Comme si ses os étaient soudain faits de briques.
Pourquoi l'autre ne lui racontait toujours pas une histoire ? Pourquoi il ne disait toujours rien ?
Irrité, Donatien plongea sa main dans la poche de son pantalon et en sortit de le petit canif qu'il gardait toujours sur lui. Certains ne se passaient pas d'un téléphone portable, Donatien c'était son petit couteau. Il joua avec, le faisant tourner entre ses doigts, avant d'ouvrir de nouveau les yeux. Il se pencha en avant et avança la lame froide près de la nuque de C187. Il n'avait pas franchement une attitude menaçante, à vrai dire il n'avait même pas la motivation de faire couler du sang. Mais il avait la sensation que c'était la chose à faire, qu'il n'y avait que comme ça qu'on obtenait ce qu'on voulait. Il n'avait qu'un visage vidé d'expression.

- Alors ? Qu'attends-tu ?

Il tenta de contrôler sa respiration qui s'accélérait nerveusement.

- Quoi ? Tu es trop empoté pour le faire ? Ça commence par " Il était une fois".

Et ça finissait par "ils vécurent heureux", mais ça, Donatien n'y avait jamais cru.





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