Bienvenue,   !
Institut Espoir

Connexion

Récupérer mon mot de passe

Partenaires

News

22/09/2018
Modification des pourcentages révolutionnaires (cf. PA et heure supp')
16/09/2018 Ajout du bouton Discord qui avait disparu ;-;
02/09/2018 Nouvelle esthétique ! Informations ici !

Confidence insoupçonnée [PV : Ulysse]

avatar

Messages : 373
Points de confiance : 156
Date d'inscription : 31/01/2018
Age : 20
Localisation : dans un bouquin

X36
Août.
Il faisait beau, il faisait chaud. Vraiment beau et vraiment chaud. Tant et si bien que l’institut avait organisée une sorte de journée piscine près du lac, comme si de rien n’était. Et les patients y allaient, comme si de rien n’était. Mais il avait raison de ne pas se laisser détruire par ce qu’il s’était passé en avril, d’avancer et de profiter de leur vie qui étaient à peine commencé pour la plupart. Enfants, adolescents, il y avait très peu de majeur dans le rang des patients.

Le jeune homme regardait son plafond, inlassablement, alors que ses vêtements lui collaient la peau par la chaleur insupportable de sa chambre. L’air en dehors était chaud et ouvrir la fenêtre rendrait la pièce plus chaude encore. En écosses, l’été ne dépassait pas les 25 degré, mais ici, il avait l’impression d’être dans un désert. De plus, sa peau prenait rapidement des coups de soleil et ne bronzait jamais, autant dire que les hautes températures n’était pas bon pour l’écossais et la fraîcheur du lac lui serait bénéfique.

Mais il n’avait pas le cœur à voir du monde. Comme chaque jour depuis un moment. Il ne voulait pas que ses amis voient la peine dans ses yeux et il était incapable de leur sourire, incapable de savoir ce qui était bon pour lui et pour les autres. Et plus que tout, seul, il pouvait les voir …
Ses illusions.
Ces formes que son cerveau dessinait, qui le rendait malade, qui l’ont fait venir ici, qu’il détestait autrefois, il les aime maintenant. Sa pathologie lui faisait voir des visages disparus qui le rassurait de douce parole, lui assurant que la mort d’Alistair n’était pas sa faute, lui assurant que la mort de Loreleï n’était pas sa faute et celle de sa grand-mère non plus.
Il aimait les regarder jouer, entendre leur rire, l’entrainer dans un univers qui n’existait pas mais qui semblait beaucoup plus coloré que son propre monde.

Soudain, on frappa à sa porte et une voix s’éleva à travers. Une voix familière, celle de son voisin de chambre. Nevrabriel sursauta et les rires des enfants disparurent aussitôt.

Le jeune homme ne répondit pas à l’appelle d’Ulysse, le laissant parler dans le vide mais l’écoutant tout de même. Sa voix était différente. Ulysse était un garçon qui semblait vivre dans la monotonie et sa voix semblait toujours lasse, ou émerveillée lorsqu’il apprenait quelque chose, mais depuis quelque temps son timbre avait changé, comme si la vie n’était plus aussi morose. Nevrabriel ne prit pas assez le temps de l’entendre pour savoir si son voisin exprimait de l’excitation à sortir ou de l’inquiétude envers lui.

Nevrabriel se focalisa un instant sur les bruits de pas qui quittèrent sa porte avant de se redresser sur son lit. Il regarda un instant ses cuisses avant de porter une main à son haut, tirant doucement dessus pour le décoller de sa peau.

*Hm, charmant.*

Le jeune homme se tourna lentement vers la demoiselle assise sur son bureau, le regardant tendrement, ses longs cheveux d’ébène encadrant son visage.
Nevrabriel acquiesça avant de retirer avec faiblesse son haut, il s’essuya avec avant d’aller le poser dans un panier où se trouve habituellement ses vêtements sales. Puis, curieux, il se rendit à sa fenêtre et regarda au dehors. Il n’avait pas vu sur le lac mais il était rare qu’il ne voyait aucune silhouette de gardes dans les environs. Même eux, ils étaient vraiment tous là-bas ?

*Tu auras pu profiter de ce moment pour finir ta mission « plan de l’île »*


Nevrabriel hocha doucement la tête négativement. Il était trop fatigué et écrasé par la chaleur pour faire de telles prouesses. Le jeune homme ouvrit sa fenêtre. Une bouffée de chaleur le frappa de plein fouet mais il ne broncha pas et s’accouda au cadre, tendant l’oreille.
Il pouvait entendre des rires, comme une cours de récréation. Ça rendait cette île presque normale. Le soleil, l’eau, des gens qui s’amusent …

Nevrabriel se laissa un moment fondre sur le cadre de sa fenêtre, le soleil commençait doucement à faire rougir sa peau si blanche. Il sentait les picotements prendre forme sur son hâle et la sueur sortir de ses pores.

Puis la porte frappa de nouveau, sauvant certainement l’épiderme du jeune homme qui se redressa, se tournant vers la porte qui l’a fait sortir de ses pensées. Il s’attendait à ce qu’une voix s’élève de nouveau pour savoir qui cela pouvait bien être, mais aucun son …

Nevrabriel marcha doucement vers sa porte, posa sa main sur la poignée et resta un instant ainsi.

*Tu es certain que tu veux ouvrir cette porte ?*

Oui … Non … Peut-être ?

*Que ferais-tu si c’est une personne qui veut que tu sortes ? Tu ne sais pas dire non.*

C’est vrai …

Mais il le fit tout de même.
Nevrabriel entrouvrit la porte, suffisamment pour voir qui était là et ce qu’on lui voulait.
Le regard ailleurs du jeune homme eut un instant de lucidité en voyant le visage de son ami.

_Tu n’es pas sorti ? …



Le plus gentil 2017/2018

Nev s'exprime en : 6699CC

avatar

Messages : 134
Points de confiance : 0
Date d'inscription : 08/12/2017
Age : 20

X156
Confidence insoupçonnée
Ulysse & Nev
Après le pique-nique saboté par le temps capricieux, Ulysse avait donné rendez-vous à Atsuka dans sa chambre. Il ne savait pas si elle allait le rejoindre ou non, mais le mutisme de son camarade l'inquiétait. C'était tout naturellement qu'il frappa à sa porte une seconde fois, décidé à l'aider si un problème l'empêcher d'être davantage heureux.

Il ne sut pas pourquoi il ne s'était pas annoncé, ne serait-ce qu'élever sa voix dans ce silence. Peut-être avait-il peur qu'il ne lui ouvre pas s'il savait qui l'attendait derrière cette porte ?
Quoiqu'il en soit, Ulysse vit enfin Nevrabriel avec un regard qui ne lui ressemblait pas. On aurait presque dit qu'ils avaient échangé leur état d'esprit. Ulysse était vif et enthousiaste tandis que Nevrabriel était aphone et perdu.

_Tu n’es pas sorti ? …

Ulysse ne savait pas s'il devait mal le prendre ou s'inquiéter plus qu'il ne devait. Son voisin de chambre avait l'air déçu de le voir sur le pas de sa porte. Si bien qu'il hésita à faire demi-tour. Mais son cerveau fonctionnait trop rapidement pour qu'il prenne une décision physique avant que ses pensées ne s'expriment.

- Si, mais il pleut maintenant.

Il désigna du menton la fenêtre de la chambre de son ami. Il s'humidifia les lèvres, ne sachant que dire d'autre. Il venait de se lancer dans une conversation qu'il n'allait pas gérer. Définitivement, il n'était pas doué pour réconforter les gens, même s'il avait réussi la dernière fois qu'il l'avait fait...

Il ouvrit la bouche, mais quelques sons en sortirent peu de secondes après :

- Je voudrais te parler de quelque chose. Je peux entrer ?

Il ne contrôlait plus rien... Il croisa les doigts pour que son cerveau n'aille pas trop vite afin qu'il ne regrette pas ses paroles dans l'avenir...

    La date/heure actuelle est Dim 23 Sep - 5:24