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05/01/2019
Nouvelles intrigue et pages dans le Journal Clandestin
12/12/2018 Doutes : -15% ; Révolution : +15% (Preuve Cannibale & Kan + Preuve Alexander + Preuve Lucy)
05/11/2018Rôle d'espions à pourvoir

Confidence insoupçonnée [PV : Ulysse]

Nevrabriel

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Juillet.
Il faisait beau, il faisait chaud. Vraiment beau et vraiment chaud. Tant et si bien que l’institut avait organisée une sorte de journée piscine près du lac, comme si de rien n’était. Et les patients y allaient, comme si de rien n’était. Mais il avait raison de ne pas se laisser détruire par ce qu’il s’était passé en avril, d’avancer et de profiter de leur vie qui étaient à peine commencé pour la plupart. Enfants, adolescents, il y avait très peu de majeur dans le rang des patients.

Le jeune homme regardait son plafond, inlassablement, alors que ses vêtements lui collaient la peau par la chaleur insupportable de sa chambre. L’air en dehors était chaud et ouvrir la fenêtre rendrait la pièce plus chaude encore. En écosses, l’été ne dépassait pas les 25 degré, mais ici, il avait l’impression d’être dans un désert. De plus, sa peau prenait rapidement des coups de soleil et ne bronzait jamais, autant dire que les hautes températures n’était pas bon pour l’écossais et la fraîcheur du lac lui serait bénéfique.

Mais il n’avait pas le cœur à voir du monde. Comme chaque jour depuis un moment. Il ne voulait pas que ses amis voient la peine dans ses yeux et il était incapable de leur sourire, incapable de savoir ce qui était bon pour lui et pour les autres. Et plus que tout, seul, il pouvait les voir …
Ses illusions.
Ces formes que son cerveau dessinait, qui le rendait malade, qui l’ont fait venir ici, qu’il détestait autrefois, il les aime maintenant. Sa pathologie lui faisait voir des visages disparus qui le rassurait de douce parole, lui assurant que la mort d’Alistair n’était pas sa faute, lui assurant que la mort de Loreleï n’était pas sa faute et celle de sa grand-mère non plus.
Il aimait les regarder jouer, entendre leur rire, l’entrainer dans un univers qui n’existait pas mais qui semblait beaucoup plus coloré que son propre monde.

Soudain, on frappa à sa porte et une voix s’éleva à travers. Une voix familière, celle de son voisin de chambre. Nevrabriel sursauta et les rires des enfants disparurent aussitôt.

Le jeune homme ne répondit pas à l’appelle d’Ulysse, le laissant parler dans le vide mais l’écoutant tout de même. Sa voix était différente. Ulysse était un garçon qui semblait vivre dans la monotonie et sa voix semblait toujours lasse, ou émerveillée lorsqu’il apprenait quelque chose, mais depuis quelque temps son timbre avait changé, comme si la vie n’était plus aussi morose. Nevrabriel ne prit pas assez le temps de l’entendre pour savoir si son voisin exprimait de l’excitation à sortir ou de l’inquiétude envers lui.

Nevrabriel se focalisa un instant sur les bruits de pas qui quittèrent sa porte avant de se redresser sur son lit. Il regarda un instant ses cuisses avant de porter une main à son haut, tirant doucement dessus pour le décoller de sa peau.

*Hm, charmant.*

Le jeune homme se tourna lentement vers la demoiselle assise sur son bureau, le regardant tendrement, ses longs cheveux d’ébène encadrant son visage.
Nevrabriel acquiesça avant de retirer avec faiblesse son haut, il s’essuya avec avant d’aller le poser dans un panier où se trouve habituellement ses vêtements sales. Puis, curieux, il se rendit à sa fenêtre et regarda au dehors. Il n’avait pas vu sur le lac mais il était rare qu’il ne voyait aucune silhouette de gardes dans les environs. Même eux, ils étaient vraiment tous là-bas ?

*Tu auras pu profiter de ce moment pour finir ta mission « plan de l’île »*


Nevrabriel hocha doucement la tête négativement. Il était trop fatigué et écrasé par la chaleur pour faire de telles prouesses. Le jeune homme ouvrit sa fenêtre. Une bouffée de chaleur le frappa de plein fouet mais il ne broncha pas et s’accouda au cadre, tendant l’oreille.
Il pouvait entendre des rires, comme une cours de récréation. Ça rendait cette île presque normale. Le soleil, l’eau, des gens qui s’amusent …

Nevrabriel se laissa un moment fondre sur le cadre de sa fenêtre, le soleil commençait doucement à faire rougir sa peau si blanche. Il sentait les picotements prendre forme sur son hâle et la sueur sortir de ses pores.

Puis la porte frappa de nouveau, sauvant certainement l’épiderme du jeune homme qui se redressa, se tournant vers la porte qui l’a fait sortir de ses pensées. Il s’attendait à ce qu’une voix s’élève de nouveau pour savoir qui cela pouvait bien être, mais aucun son …

Nevrabriel marcha doucement vers sa porte, posa sa main sur la poignée et resta un instant ainsi.

*Tu es certain que tu veux ouvrir cette porte ?*

Oui … Non … Peut-être ?

*Que ferais-tu si c’est une personne qui veut que tu sortes ? Tu ne sais pas dire non.*

C’est vrai …

Mais il le fit tout de même.
Nevrabriel entrouvrit la porte, suffisamment pour voir qui était là et ce qu’on lui voulait.
Le regard ailleurs du jeune homme eut un instant de lucidité en voyant le visage de son ami.

_Tu n’es pas sorti ? …


Dernière édition par Nevrabriel le Dim 23 Sep - 12:16, édité 1 fois


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Ulysse

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Confidence insoupçonnée
Ulysse & Nev
Après le pique-nique saboté par le temps capricieux, Ulysse avait donné rendez-vous à Atsuka dans sa chambre. Il ne savait pas si elle allait le rejoindre ou non, mais le mutisme de son camarade l'inquiétait. C'était tout naturellement qu'il frappa à sa porte une seconde fois, décidé à l'aider si un problème l'empêcher d'être davantage heureux.

Il ne sut pas pourquoi il ne s'était pas annoncé, ne serait-ce qu'élever sa voix dans ce silence. Peut-être avait-il peur qu'il ne lui ouvre pas s'il savait qui l'attendait derrière cette porte ?
Quoiqu'il en soit, Ulysse vit enfin Nevrabriel avec un regard qui ne lui ressemblait pas. On aurait presque dit qu'ils avaient échangé leur état d'esprit. Ulysse était vif et enthousiaste tandis que Nevrabriel était aphone et perdu.

_Tu n’es pas sorti ? …

Ulysse ne savait pas s'il devait mal le prendre ou s'inquiéter plus qu'il ne devait. Son voisin de chambre avait l'air déçu de le voir sur le pas de sa porte. Si bien qu'il hésita à faire demi-tour. Mais son cerveau fonctionnait trop rapidement pour qu'il prenne une décision physique avant que ses pensées ne s'expriment.

- Si, mais il pleut maintenant.

Il désigna du menton la fenêtre de la chambre de son ami. Il s'humidifia les lèvres, ne sachant que dire d'autre. Il venait de se lancer dans une conversation qu'il n'allait pas gérer. Définitivement, il n'était pas doué pour réconforter les gens, même s'il avait réussi la dernière fois qu'il l'avait fait...

Il ouvrit la bouche, mais quelques sons en sortirent peu de secondes après :

- Je voudrais te parler de quelque chose. Je peux entrer ?

Il ne contrôlait plus rien... Il croisa les doigts pour que son cerveau n'aille pas trop vite afin qu'il ne regrette pas ses paroles dans l'avenir...
Nevrabriel

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_Tu n’es pas sorti ? …

_Si, mais il pleut maintenant.


Nevrabriel tourna doucement la tête vers sa fenêtre et regarda la pluie tomber. Il ne l’avait même pas remarqué. Dans son esprit le ciel était encore d’un bleu d’été et lui donnait de légères piqures sur sa peau pour le rougir. C’était peut-être pour cela qu’il était resté si longtemps sur le cadre de sa fenêtre ? L’air frais de la pluie l’avait doucement bercé et rafraichi ? Ou alors tout était simplement pire de jour en jour ?

_Je voudrais te parler de quelque chose. Je peux entrer ?

L’occupant se retourna vers le blond, aucune expressions de traversant ses traits. Il était encore torse nu, devait-il se changer ? Non … c’était tout les deux des garçons, ce n’était pas nécessaire. Mais cette pensée voulait-elle signifier qu’il acceptait de faire entrer Ulysse dans son antre ?
Nevrabriel baissa les yeux vers le matricule du blond, méditant silencieusement.

Une présence fantomatique s'appliqua à son dos et il entendit, comme un murmure au creux de son oreille :

*Tu es sûr ? S’il entre on devra partir. Tu le sais, n’est-ce pas ?*

_Oui.

Le jeune homme leva son regard ternis vers celui d’Ulysse, comme s’il venait de se rendre compte qu’il était là. Il ne savait pas vraiment à qui il avait répondu ; ses hallucinations ou son camarade ? Il n’était même pas certain d’avoir répondu à voix haute. Mais pouvait-il vraiment chasser son ami au seuil de sa porte ? Surtout que l’écossais ne savait pas vraiment de quoi le blond voulait s’entretenir, de son état qui allait de mal en pire ou autre chose ? Nevrabriel espérait que ça soit autre chose, vraiment. Il ne voulait pas de leçon de moral sur sa vie actuelle, il ne voulait pas parler de morts, d’abandon, de déception. Il ne voulait pas de compassion, pas qu’on ait pitié de lui. Il n’avait pas besoin de tout ça. Pas tout de suite et peut-être jamais …

Nevrabriel tourna doucement les talons pour retourner à sa place monotone. Il alla s’asseoir par terre, le dos contre son lit, regardant les feuilles joncher le sol tel un puzzle qu’on aurait abandonné. Lui qui était plutôt un garçon ordonné, justement pour inviter ses amis dans sa chambre, avait une pièce assez méconnaissable par cette vague de papiers qui ne laissait plus de place pour la couleur du sol. Plusieurs stylo et règles faisant en sorte que certaine feuilles ne s’envolent pas par le courant d’air entre la fenêtre et la porte. L’écossais regardait cependant les mouvements des plis sous certaine, écoutant la symphonie des bruissements de ces même feuilles.

_Tu peux fermer derrière toi ? … S’il te plait …



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Ulysse

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Confidence insoupçonnée
Ulysse & Nev
Alors que l'inquiétude d'Ulysse se reflétait dans ses yeux, il remarqua finalement la tenue peu recommandée par les conventions sociales que portait Nev. Il ne fit aucune remarque dessus, après tout il pouvait très bien avoir chaud, mais cela n'aidait pas Ulysse à le rassurer. Par ailleurs, le pire n'était pas le fait que son voisin de chambre était à moitié dénudé, mais plutôt qu'aucune émotion n'osait troubler impassibilité des traits de son visage. Il ne semblait pas préoccupé, ou déçu, ou même content. Il semblait... Là. Présent. Et encore, il n'arrivait pas à savoir si Nevrabriel en avait vraiment quelque chose à faire de la présence de Ulysse.

_Oui.

Ulysse pénétra dans la chambre timidement, ne sachant pas s'il le dérangeait vraiment ou non. De toute façon, il s'était engagé, il ne pouvait plus partir malgré l'air pesant dans la pièce.
Il se tortilla les mains, ne sachant comment commencer. Devait-il lui demander si tout allait bien ? Pouvait-il débuter la conversation par Atsuka directement ? Devait-il tourner autour du pot ?

Le rouquin alla s'installer sur le sol, le lit comme dossier. Il n'avait pas remarqué avant, mais plusieurs feuilles recouvraient le sol. Ulysse ne savait pas comment l'interpréter, mais il était certain que ce n'était qu'un signe de plus démontrant le mal-être de Nevrabriel.
Ulysse se frotta les mains et, à l'instant même où il allait créer un espace d'intimité, Nev lui dit :

_Tu peux fermer derrière toi ? … S’il te plait …

Ulysse n'y répondit pas et se contenta de poursuivre son geste. Une fois qu'il eut accéder à sa demande, il se tourna vers son camar... ami, et décida de s'asseoir, lui aussi, au sol.

- Tout d'abord, je ne suis pas là pour te forcer à parler. Si tu avais vraiment voulu me partager tes peines, je crois que tu l'aurais fait avant. Mais au cas où, si tu as besoin de quoique ce soit...

La suite était évidente, c'est pour cela qu'il ne la disait pas, mais surtout il ne voulait pas que cette petite attention devienne une perceuse dans la coquille qui entourait Nevrabriel. Clairement, son comportement casanier était suffisamment évident.
Il poursuivit :

- Mais je voulais te partager un peu... Ce qui m'est arrivé.

Il s'éclaircit la voix, essayant de faire abstraction du sentiment qui lui demandait de s'intéresser davantage à son ami plutôt que de lui raconter ses bonheurs.

- Je suis amoureux de Atsuka Nozomi, tu sais, ma médecin.
Nevrabriel

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_Tu peux fermer derrière toi ? … S’il te plait …

Nevrabriel ne regarda pas les gestes de son cadet mais entendit le bois cogner contre le cadet et la poignée se redresser. Le courant d’air fit légèrement soulever les feuilles au sol mais s’arrêta aussitôt que la porte fut fermée. L’écossais regarda un crayon de papier rouler lentement sur le sol, à quelque centimètre de sa place initiale avant de s’arrêter avec délicatesse sur un papier froissé.
Puis, il sentit la présence d’Ulysse près de lui, n’ayant pas remarqué tout de suite qu’il s’était assis à ses cotés, légèrement préoccupé par la présence de ceux qui n’étaient pas réellement là.

_ Tout d'abord, je ne suis pas là pour te forcer à parler. Si tu avais vraiment voulu me partager tes peines, je crois que tu l'aurais fait avant. Mais au cas où, si tu as besoin de quoique ce soit...


Tellement conventionnelle … Heureusement qu’il n’avait pas sorti un « Nous sommes amis, tu peux tout me dire. »
Non.
Laissez-le.
Ne faites pas semblant de comprendre.
Ne faites pas semblant de partager sa peine.
Ne faites pas semblant que tout ira bien. Rien ne va. Rien n’ira plus. Personne ne comprend. Personne ne peut compatir à une situation qu’ils n’ont pas vécue. Personne ne voit ce qu’il voit, entend ce qu’il entend, ressent ce qu’il ressent. Fermez là, tous !

_ Mais je voulais te partager un peu... Ce qui m'est arrivé.

Le roux ne bougea pas mais écoutait. A la fois ouvert et fermé. Coincé entre deux mondes, la réalité et sa bulle. Ses yeux fixaient encore les feuilles par terre où de multiples notes de musiques étaient gribouillées tel un message qu’on essaierait de déchiffrer.

_ Je suis amoureux de Atsuka Nozomi, tu sais, ma médecin.

Nevrabriel écarquilla les yeux comme si on venait de lui donner la plus grosse claque de sa vie.
Avait-il bien entendu ce qu’il avait entendu ? Ulysse était amoureux de sa médecin ?

Le roux tourna doucement la tête vers son invité, une stupeur se lisant sur son visage. Sa première expression depuis longtemps. Puis un rire nerveux. On ne savait pas s’il voulait rire ou pleurer tant son visage était à la fois triste et heureux.

Nevrabriel n’arrivait pas à se décider, joie ou inquiétude ? Il ne savait même pas pourquoi Ulysse lui avait avoué un tel secret. Parce quoi, c’était un secret. Personne ne devait être au courant de ce genre de chose.

Bon sang, dans quelle galère Ulysse s’était-il embarqué ?

*Est-ce qu’on peut parler de ton amour ardent pour la petite Lavoir ?*

La ferme … Ce n’était pas le moment de lui faire la morale là-dessus ! En plus Astrid était secrétaire d’un autre médecin, là on parlait de patient à médecin, son médecin !

L’écossais mit une main sur sa tête et respira doucement en fermant les yeux pour chasser gentiment ses illusions et sa névrose. Il devait se concentrer un minimum pour ce que lui disait son camarade de chambre.
Doucement, Nevrabriel vint poser une main sur l’épaule d’Ulysse avant de lever les yeux vers lui, sans expression sur le visage. Il émit un soupire inaudible avant d’avouer :

_Je suis vraiment heureux que tu puisses connaitre l’amour … mais Ulysse … c’est …


Interdit.


Le jeune homme ne termina pas sa phrase et baissa un instant les yeux.
C’est une personne comme les autres. Qu’elle soit médecin et lui patient, pourquoi ne devraient-ils pas s’aimer ? Après tout, Nevrabriel était certainement la dernière personne pour lui faire une leçon de morale puisse que sa première petite amie était une patiente et celle qu’il aimait était la secrétaire d’un médecin. Il savait que ce que cela faisait de violer les règles pour les beaux yeux d’une fille.
La pensée d’Astrid lui décrocha un léger sourire rêveur. Au moins, contrairement à lui, Ulysse avait le courage d’avouer ses sentiments, peut-être pas à la personne concernée, mais à une personne extérieur, le rapprochant d’avantage au fait que cela puisse être réel.
Nevrabriel releva son regard vers le blond sans lâcher son épaule. Ce contact lui permettait de rester dans le monde réel, de rester avec Ulysse, de pouvoir l’écouter et lui parler.

_Comment est-elle ? … le docteur Nozomi ?



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Ulysse

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Confidence insoupçonnée
Ulysse & Nev
Ulysse s'attendait à une telle réaction de la part de Nevrabriel : la surprise. Quoi de plus naturel ? Il venait de lui révéler le secret le plus contraire au règlement. Probablement celui qui le fera renvoyer si jamais on l'apprenait. Et lui, il lui racontait qu'il était épris d'Atsuka Nozomi, sulfureuse médecin à la chevelure soyeuse et à la peau si douce... Et dire qu'il avait eu le cran de lui donner rendez-vous dans sa chambre, juste après cette conversation qu'il aura eu avec Nevrabriel.
Il avait les yeux qui pétillaient. Il rêvait d'elle, elle le hantait. Elle était magnifique. Elle pouvait concurrencer Aphrodite sans même y ajouter du maquillage.
Ou peut-être était-ce l'amour qui le rendait aveugle à ses défauts... Qu'importe.

Puis, ce fut au tour d'Ulysse d'être surpris par le rire aussi soudain qu'étrange de son camarade. Il le fixa avec des yeux ronds, ne comprenant pas d'où cette hilarité pouvait bien venir. Il retourna la situation, tentant de saisir le sens de ce rire, mais rien ne lui vint. Peut-être riait-il de la stupidité de ses sentiments ? Ou plutôt de son imprudence à lui révéler ce genre d'informations ?

Il mit fin finalement à ce rire fou avant de créer un contact entre les jeunes hommes, sa main venant délicatement se poser sur son épaule :

_Je suis vraiment heureux que tu puisses connaitre l’amour … mais Ulysse … c’est …

Il connaissait la fin de cette phrase. Interdit, oui, il le savait. Elle le savait. Tous les deux le savaient. Mais Ulysse ne lui avait, pour l'instant, pas encore dit que les deux êtres avaient fini par commencer une relation. Tout ce que Nevrabriel savait était qu'Ulysse avait des sentiments.

Le blondinet inspira pendant que le rouquin voyagea dans ses pensées. Ulysse trouva la situation... Étrange. La première fois qu'il était entré en contact avec Nevrabriel, il s'était faite une réflexion plutôt pertinente. Lui et son camarade se complétaient : l'un discutait beaucoup pendant que l'autre l'écoutait avec attention. Et à cet instant précis, ce fut parfaitement l'inverse qui était en train de se passer.
A quel point la vie de Nevrabriel avait-elle été touchée pour en arriver là ?

Le rouquin finit par lever les yeux, se concentrant de nouveau sur cette conversation.

_Comment est-elle ? … le docteur Nozomi ?

A peine eut-il prononcé cette phrase qu'un sourire idiot vint s'afficher sur son visage. Nozomi... Comment elle était... Divine, tout simplement. Elle était douce, à la fois dans ses paroles et ses gestes. Elle lui donnait une raison supplémentaire de se réveiller le matin et de se coucher le soir. Elle savait comment agiter son coeur, comment jouer avec sa peau et ses cheveux, comment le faire sourire. Elle savait où le toucher, où le regarder, comment l'embrasser, comment lui dire "Au revoir". Elle était tout. Elle était parfaite.

Ulysse déglutit et baissa le regard, toujours souriant. Elle était là, dans son esprit. Il entendait très clairement sa voix l'appeler, il la voyait très distinctement lui sourire timidement. Il sentait très précisément son souffle sur ses lèvres et ses doigts effleurer sa nuque.
Depuis quelques temps, elle faisait son monde à lui.

Il leva les yeux.

- Parfaite.

Et ce n'était pas un mensonge. Elle était parfaite. Ses défauts n'enlevaient rien à cela, bien au contraire. Elle était parfois trop respectueuse, mais cela suffisait à attendrir le patient. Elle n'arrêtait pas avec les formalités, et c'était parfois un peu lourd. Mais il arrivait à dépasser tout ça. Parce qu'il se concentrait sur ce qu'elle représentait de bon. Et tout chez elle était bon.

- Je suis conscient que ça te décrit pas grand chose, mais c'est comme ça que je la vois. Je sais qu'elle a des défauts, mais sincèrement, je trouve que ça lui rajoute des qualités. Elle est compréhensive, drôle, attachante, attendrissante, intelligente, superbe, attentive, curieuse, taquine, joueuse, respectueuse, gênée, franche, honnête.

Ulysse soupira. Il sentit de nouveau sa gorge qui s'asséchait. Mais c'était pour une bonne cause.

- C'est interdit, je sais. Mais tu es la seule personne ici en qui j'ai confiance en plus d'Atsuka. Et je tenais à ce que tu le saches.
Nevrabriel

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_Comment est-elle ? … le docteur Nozomi ?

Ulysse se mit à sourire. De manière attendrissante, il fallait le dire. Le roux espérait tout de même de ne pas avoir cette tête lorsqu’il pensait à la jolie secrétaire aux cheveux argents.
Le visage de l’écossais n’exprimait rien à cet instant mais ça lui faisait tout de même plaisir de voir autant de bonheur sur le visage de son voisin de chambre. Il ne l’avait jamais vu ainsi et la joie sur le visage des autres étaient presque contagieux.

Ulysse finit par lever les yeux vers Nevrabriel qui se contenta de le fixer.

_Parfaite.

Le regard vairon de l’écossais devint légèrement plus limpide. Etrangement, il comprenait. Il comprenait puisqu’il aurait certainement répondu la même chose, puisqu’il était conscient des défauts de sa belle mais les aimaient encore plus que ses qualités. C’était étrange à dire. Etrange à penser. Etrange à ressentir. Mais c’était là. Elle était là. Dans son cœur, dans ses yeux.

Nevrabriel lâcha doucement l’épaule d’Ulysse pour ramener sa main vers lui avant de la poser sur sa cuisse, regardant le blond dans les yeux pendant qu’il s’exprimait :

_Je suis conscient que ça te décrit pas grand chose, mais c'est comme ça que je la vois. Je sais qu'elle a des défauts, mais sincèrement, je trouve que ça lui rajoute des qualités. Elle est compréhensive, drôle, attachante, attendrissante, intelligente, superbe, attentive, curieuse, taquine, joueuse, respectueuse, gênée, franche, honnête.


Nevrabriel l’écoutait sans l’interrompre, sa mine éteinte le resta, mais il écoutait Ulysse malgré tout.

_C'est interdit, je sais. Mais tu es la seule personne ici en qui j'ai confiance en plus d'Atsuka. Et je tenais à ce que tu le saches.

Pourquoi ? …

Pourquoi lui ?

Pourquoi est-ce que tu me fais confiance, comme ça ? Je ne le mérite pas … Et je ne peux pas t’aider … Je ne peux rien pour toi …

L’écossais baissa doucement les yeux sur le sol, regardant ses mains blanches et amaigris.

Nevrabriel tourna légèrement les yeux sur le coté, à l’opposé du blond, sentant la présence bénéfique d’une âme qu’il avait chéri et perdu. Il n’a jamais regretté cette relation si simple et sincère. Ils n’étaient que des enfants et leur relation n’était que tendresse et affection. Elle l’avait appris à prendre confiance en lui, être moins timide, à être ce gars bavard mais sympathique plutôt que celui qui n’osait jamais aller vers les autres même lorsqu’il voyait une personne tomber à coté de lui. Elle l’avait aidé à grandir et à se remettre de la disparition de son petit frère, même si cette blessure n’était pas complètement guéris, elle était refermée et avait arrêté de saigner.

_Au moins les médecins ne partent pas.

Le jeune homme ferma doucement les yeux en levant la tête avant de regarder droit devant lui le visage adorablement ingénu d’Anna. Ses cheveux de jais tombant délicatement sur ses épaules, encadrant son joli visage arrondis par la jeunesse.
A quoi aurait-elle ressemblait si elle avait vécu ? Serait-elle plus grande ? Plus fine ? Plus ronde ? Aurait-elle coupé ses cheveux ? Il ne saurait jamais puisqu’elle était partie …

Oui, les patients sont voués à partir, d’une manière ou d’une autre, ils s’en vont. Les médecins eux, reste.

Nevrabriel regarda un instant les yeux d’été de son illusion qui disparut d’un battement de cil pour le laisser avec son ami un instant, l’instant pour lui dire ce qu’il pensait. Il tourna la tête vers son camarade et lui exprima, à la fois sérieux et mélancolique :

_Personne ne peut t’interdire d’aimer quelqu’un. Alors si tu l’aimes, chéri là, quoiqu’en dise le règlement.

Le roux eut un léger soupire avant de terminer ses mots, le cœur se serrant légèrement :

_Quoiqu’elle en dise, elle aussi.



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Ulysse

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Affirmer qu'il comprenait parfaitement Nevrabriel serait du pur et simple mensonge. Il le regardait avec attention, chacunes de ses réactions étaient essentielles pour saisir le sens de ses pensées. Il jouait au mentaliste. Il voulait savoir ce qui le faisait tant taire, tant souffrir, tant agir inhabituellement. Mais ça n'allait pas être simple de lui faire ouvrir "son coeur".

_Au moins les médecins ne partent pas.

Ulysse plissa les yeux et faillit rire en pensant qu'il était en train d'être ironique, jusqu'à ce qu'il étudie le ton de sa voix. Il était totalement sérieux.
Il trouva deux sens au verbe "partir" : mourir ou quitter l'île. Dans un cas comme dans l'autre, cela pouvait arriver à Atsuka. Elle avait des raisons de rester sur l'île, donc elle n'allait pas la quitter de si tôt. Sauf si l'Institut découvre leur relation ? Il faudrait être au courant des punitions données lors de ce genre de cas.
En revanche, les accidents arrivaient très fréquemment. Il espérait juste qu'elle n'allait pas être "l'autre" à qui ça arrive.
Ce qui le fit surtout tiquer, c'était le "au moins". Il touchait presque au but, il en était certain.

_Personne ne peut t’interdire d’aimer quelqu’un. Alors si tu l’aimes, chéri là, quoiqu’en dise le règlement.
- C'est bien ce que je compte faire, lui sourit-il.

Nevrabriel avait vraiment un drôle de comportement. Tantôt il s'insurge qu'Ulysse puisse aimer une médecin, tantôt il l'encourage. Il devait vraiment être perdu pour changer de chemise si facilement.
Ce soupir en disait long également. "Au moins, les médecins ne partent pas.", ça veut dire que quelqu'un sur l'Île mais qui n'est pas médecin est parti, et que cette personne lui était chère ? Et s'il en croyait à son soupir, il était épris de cette personne, donc probablement une femme.
Ulysse haussa un sourcil.

_Quoiqu’elle en dis...
- Tu es amoureux, toi aussi ? le coupa-t-il, sans faire exprès.

Il se demanda ce qu'il allait dire, puis réfléchit à ce que lui venait de dire. Ulysse se gifla mentalement. Ses paroles pouvaient être prises pour une entrave à la vie privée, mais totalement.
Il secoua la tête, les yeux écarquillés. Il devait avoir l'air d'un fou.

- Enfin, c'est juste ce que j'en ai déduit en fait. Mais t'es vraiment pas obligé de me le dire ! Enfin, c'est que, je, euh...

Ulysse s'obligea à se taire. Il n'avait vraiment pas besoin d'en ajouter une couche. Il avait toujours l'art et la manière de s'emmêler les pinceaux, si bien qu'il en devenait rouge comme une pivoine. Il sentit ses joues s'enflammer, tout comme ses oreilles.

- Désolé.

Pourquoi s'excusait-il ? Lui-même ne le savait pas...

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