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20/10/2018
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22/09/2018 Modification des pourcentages révolutionnaires (cf. PA et heure supp')
16/09/2018 Ajout du bouton Discord qui avait disparu ;-;

Comment vois-tu l'institut ? [Pv Hyppolite]

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Mi-juillet. Cela faisait désormais un petit moment que je suivais la routine de l’institut Espoir. Dans cette chambre, épié comme un animal sauvage tournant en rond dans une cage. En cours, entouré de personnes que je ne connaissais pas et avec qui je n’avais aucun lien. Voyant de temps à autres, à l’abri des regards des surveillants et autres geôliers, je rencontrais les quelques personnes auxquelles j’avais réussi à m’attacher. Nev, un garçon qui semblait aller toujours plus mal à mesure que nous nous voyions et qui, pourtant, m’avait sauvé la vie. Je ne savais pas encore si je devais lui en vouloir ou l’en remercier. Après tout, il m’avait tout simplement permit de revoir une amie chère à mon coeur. Cette dernière était arrivée quelques mois après moi et m’avait retrouvé sur une péninsule qui était devenu notre endroit. La revoir m’avait énormément chamboulé. Mais, en même temps, j’avais été tellement heureux de la revoir… Tant de sentiments contradictoires qui se trouvaient désormais enfermés dans mon coeur. J’avais également fait la connaissance de Swann et Naito, deux personnes connues peu après mon arrivée également. Quoique j’avais plus de liens avec le second qui s’était inquiété pour moi peu après ma tentative de me donner la mort.

Ce geste avait rendu mon médecin plus insistant qu’auparavant. Je ne savais toujours pas la raison de ma présence sur cette île. Elle n’avait pas été nommée, et même si cela avait été le cas, il n’était pas certain que je comprenne de quoi il pouvait s’agir. Comment aurais-je pu ? Ils parlaient anglais en utilisant des termes très compliqués, médicaux. Même dans ma langue première je n’aurais certainement pas capté ce que cela signifiait, alors dans une langue que je maîtrisais depuis seulement quelques années… Il m’était donc déjà extrêmement pénible de tenter de répondre aux questions du médecin qui venait tous les matins. Pire, prendre ses médicaments à la noix qui étaient sensés m’aider était une torture puisqu’ils me rendaient parfois plus malade qu’autre chose. Puis c’était quoi cette histoire comme quoi je n’étais pas un Nakamura ? Je ne voulais, ni ne pouvais y croire ! Pas plus que lorsque je voyais cette psy en Angleterre ! Alors pourquoi insistaient-ils ?

Un jour, ne supportant vraiment plus tout ça, et parce que je m’étais promis de rester en vie pour les personnes qui tenaient à moi, je décidai de prendre la fuite. Se lever et partir en courant semblait extrêmement compromis vu la façon dont le médecin se tenait entre la porte et moi. Puis j’étais bien trop prévisible. Cela me déplaisait, mais il fallait bien le reconnaître… au moins jusqu’à ce que je sois partis de cette séance de torture. Je tentai donc de demander à aller aux toilettes. On me le refusa avant que je prétende avoir mal au coeur. Pâle comme j’étais depuis le début de la séance, ce ne fut pas très difficile de les convaincre. Je n’eus même pas à tenter une simulation. Cependant, je fus accompagné d’un infirmier chargé de veiller à ce que je revienne à mon rendez-vous matinal. Comment faire pour m’en débarrasser ? A vrai dire, je dus remercier ma bonne étoile lorsque je vis ne pas être le seul à aller au petit coin. Je ne savais pas trop si lui aussi tentait de se sauver de sa séance ou non, mais en sortant, je l’entendis taper la discute à mon infirmier. Je n’avais rien eu à lui demander ! Ce n’était pas à ma portée de compréhension, mais ce n’était pas grave. En passant ma tête par la porte des toilettes, je vis que les deux personnes s’étaient éloignées pour discuter. Le pauvre infirmier tentait de veiller à ce que je m’en aille pas, mais son attention était surtout prise par la pipelette qui ne cessait de se faire plus grande qu’elle ne l’était. Consciemment ou non ? Peu importait. Profitant d’un moment d’inattention de la part de mon geôlier, je sortis de la salle de bain et partis en courant. Bien sûr, la discrétion n’étant plus au rendez-vous, j’entendis qu’on m’appelait et me poursuivait. Effrayé, je me mis à courir jusqu’à ce que je n’en puisse plus. A ce moment-là, j’entrais dans une pièce sans regarder où je me trouvais.

Une fois ma respiration étant laborieusement revenue pour me permettre un apport correct en oxygène, je me mis enfin à regarder mon environnement. J’étais assis au fond d’une salle d’eau. Etais-je revenu au point de départ ? Peu importe. Pour éviter qu’on me trouve en entrant, je m’enfermai dans les toilettes les plus proches. Là, je fermai la cuvette et m’assis dessus en ramenant mes jambes contre mon torse. Dans la crainte de me faire repérer, je tentais par tous les moyens de faire le moins de bruit possible. Ce n’était pas simple vu que je restais essoufflé, mais c’était toujours mieux que rien. Je l’espérais. Mais si je venais à me faire attraper, qu’allait-il m’arriver ?
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Dernière édition par Yuki Lanvers le Mar 30 Oct - 14:55, édité 3 fois



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Comment vois-tu l'Institut ?

Hyppolite avait toujours eu beaucoup de succès auprès des femmes sans vraiment comprendre pourquoi. En général, les filles ça aimait les beaux ténébreux au regard de braise ; Hyppolite était juste un pseudo-artiste déprimé. En primaire, on lui offrait des dessins et des cœurs en pâte à modeler. Au collège, c'était des "aide" pour les cours de maths. Et au lycée, il recevait des bisous. Le meilleur ami de l'adulte lui avait expliqué qu'il avait la côte parce qu'il était sensible, parce qu'il voyait en chaque femme sa vraie beauté, parce qu'il était photographe et que c'était "trop classe". Le problème était qu'Hyppolite accordait de l'attention à chaque personne, mais quand il eut rencontré celle qui aurait dû être l'amour de sa vie ... Il n'y avait eu qu'elle, et seulement elle.
Bref, ce raisonnement l'amenait à ce questionnement suivant : pourquoi même à l'Institut il avait des histoires de cœur ? Pourquoi Atsuka disparaissait peu à peu de son esprit, laissant de la place à une discrète brunette ? Il n'était pas en train d'apprécier Katou plus qu'il ne le devrait ... Non ? Elle était beaucoup plus jeune que lui, et c'était une patiente; alors une potentielle relation serait interdite. Et quand bien même, Hyppolite n'avait connu que son ex, il ignorait comment s'y prendre.
Il poussa la porte des sanitaires de l'aile W dans un long soupir. Il avait le ventre noué rien qu'en pensant à la jolie brune.
La porte se referma derrière lui en grinçant presque, comme si elle geignait avec lui. Trop de sympathie.
Il observa les sanitaires, les yeux plissés, l'air blasé. Gants roses sur les mains, tablier noué autour de la taille et un vieux tee-shirt - sur lequel était inscrit You can't face the problem if the problem is your face- il avait l'air complètement désabusé. Déjà qu'il avait pas mal de boulot, mais si en plus on lui refilait le travail des autres ... Ce n'était pas à lui de s'occuper des sanitaires des ailes de patients, mais sa collègue était partie en congé maternité alors cette gentille Agnès avait ré-organisé le planning entre les différents agents d'entretien pour qu'on s'occupe des parties de la future maman.
La porte avait claqué depuis un long moment déjà et Hyppolite n'avait toujours pas bougé. Il n'y avait personne, heureusement. Tout le monde était en séance de soins. Alors il avait le champs libre.
Allez Hyppo, on était parti.
Il voulut se remonter les manches puis se souvint qu'il était en tee-shirt. D'ailleurs, il avait déjà terriblement chaud. L'été était une plaie sur cette île. Il y travaillait depuis une paire d'années et il avait toujours connu une canicule sèche.
Il saisit les produits anti-calcaire, la Javel, et s'attaqua à la robinetterie. L'avantage était qu'il ne ne nettoyait pas le séjour de son patron, alors si ce n'était pas parfait, on ne lui en voudrait pas.

- Dis Hyppolite, tu pourrais nettoyer les sanitaires steuplé ? Je sais, tu pourrais faire les couloirs, c'est plus sympa mais tu es le seul à ne pas avoir beaucoup de toilettes dans ton planning. C'est pour que ce soit équitable, tu comprends.

Il avait faussement imité, faisant face au miroir. Il l'appréciait beaucoup et il comprenait son choix mais franchement ... Il voulait juste dormir.
Tiens, peut-être que ... Après tout il n'y avait personne et il saurait être efficace s'il le fallait ...
Coupable, il zieuta les alentours ... Silence total ...
Il ricana, tout content. Il ôta gants et tablier, mais ce dernier tomba à terre. En voulant le ramasser, Hyppolite réalisa quelque chose : toutes les portes étaient ouvertes, exceptée celle qui était en face de lui. Sceptique, l'adulte posa sa main dessus afin de l'ouvrir. Verrouillée. Quelqu'un était-il à l'intérieur ? Cette personne était-elle en vie ? Etait-ce possible qu'Agnès se soit planquée là-dedans pour vérifier qu'il fasse bien son travail ? L'aurait-elle entendu la singer ? Oups, la soufflante qu'il allait se prendre si c'était le cas.
Hyppolite alla donc dans un toilette à côté de celui verrouillé, ferma la cuvette, grimpa dessus et profita de la fente entre le plafond et le toilette pour se rendre compte de la présence du garnement. Il poussa un soupir de soulagement en voyant que c'était un patient. Quoique ... Agnès aurait peut-être envoyé un espion pour ... Hyppolite secoua la tête. Il devenait parano.

- Hé, gamin, t'es en vie ?

Puis le photographe se souvint de pourquoi il y avait des patients et des médecins dans cette bâtisse. Il se comporta donc, pour une fois, en bon adulte.

- Tu n'es pas censé être avec ton médecin à cette heure-ci ?

Il commençait à avoir mal au cou. Il attendrait une réponse puis peut-être qu'ils parleraient tout deux dans de meilleures conditions suite à cela.


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Après un moment de silence qui me permit de respirer normalement et sans bruit malgré le stress, la porte des sanitaires s’ouvrit en grinçant. Le stress qui était retombé pendant le temps que j’étais resté seul remonta d’un coup. Pour éviter de faire le moindre bruit. Le claquement de mes mains sur mon visage qui se fit juste quelques petites secondes avant celui que fit de la porte. Pourtant, aucun bruit ne sembla suivre par la suite. M’avait-on entendu ? Cherchait-on à savoir s’il y avait quelqu’un ? Etait-ce l’infirmier qui m’avait accompagné aux toilettes ?Je n’avais aucun moyen de le savoir dans ma position et je ne voulais pas bouger. J’avais bien trop peur de me faire repérer…

Cela resta ainsi pendant un moment qui me parut être une éternité. Puis, quelques bruits de bouteilles en plastique qui s'entrechoquent se firent entendre. Ce n’était pas l’infirmier ? Qui alors ? Un autre poursuivant ? Non. Ce n’était pas logique. Si cela avait été le cas, il essaierait d’ouvrir la porte en face de moi, ce qui n’était pas le cas. Au lieu de cela, d’autres bruits moins définissables se firent entendre avant qu’une voix masculine ne s’élève. Elle semblait forcée, comme si on se moquait. Souvent on l’avait fait en voulant m’imiter faussement. Mais, cette fois, ce n’était pas pour moi. Après tout, je ne connaissais pas cet “Hyppolite”. Etait-ce la personne qui parlait ? Ou un autre ? Je n’arrivais pas à faire le tri. Puis, de toute façon, j’avais d’autres chats à fouetter ! Après tout, que se passerait-il s’il venait à me découvrir ? Me vendrait-il à l’infirmier ? Oui, sans aucun doute. Quel adulte ne le ferait pas ? Je me concentrai donc sur mon seul et unique objectif du moment : ne faire aucun bruit.

La tâche n’était pas aussi simple qu’elle y paraissait. Le rire qui suivit les paroles prononcées n’était pas pour me rassurer. C’était comme celui de quelqu’un préparant un mauvais coup. Je pouvais imaginer tellement de situation face à ce rire, et rien de bon pour moi. C’était… malsain. Comment rester calme avec ça ? Pour m’y aider, même un tout petit peu, je fermai les yeux en retenant ma respiration. Tout allait bien se passer. C’était ce que je me répétais sans arrêt. Puis on tenta d’ouvrir la porte du cabinet dans laquelle je m’étais réfugié.

Pris de panique, je me mis à fixer cette faible barrière entre moi et le monde extérieur. Des bruits se faisaient entendre, mais je ne parvenais plus à distinguer ce qu’ils représentaient, ni même d’où ils venaient. Alors quand on m’interpella au-dessus de moi, j’eus un sursaut qui me fit tomber de mon assise. Sur le sol, je regardai le visage qui se dessinait entre le mur et le plafond, tordu, en tentant de me fondre dans le mur dans mon dos. Inutilement, mais là n’était pas la question. Tremblant, je ne savais pas quoi faire. Il n’était pas l’infirmier, sans quoi il m’aurait appelé par mon nom, et non “gamin”. Mais le risque qu’il me ramène à ma chambre restait grand. Il ne fallait pas que je prenne le risque qu’il m’attrape. Pour cela il aurait certainement été plus sûr que je reste enfermé là. Pourtant, je n’en fis rien.

L’homme me demandait si je ne devait pas être avec mon médecin quand je me levai et me mis à déverrouiller ma porte. La panique qui m’habitait ne m’aida pas à aller plus vite. Ce n’est donc que lorsqu’il attendit une réponse de ma part que je parvins enfin à me faufiler hors de mon repère. Malheureusement, je ne réfléchis pas plus que cela. Après avoir buté le chariot de nettoyage, tombant presque sous le choc, je tentai d’ouvrir la porte des toilettes dans le mauvais sens. Tout cela laissa sans doute le temps à l’adulte de me rejoindre alors que je me trouvais incapable de me reprendre. La seule idée qui me venait était que je ne voulais pas retourner dans ma chambre. Non, il ne le fallait pas. Je ne voulais pas subir encore leur lavage de cerveau !
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Comment vois-tu l'Institut ?

La tête blonde n'avait pas l'air très à l'aise : ça se comprenait, Hyppolite l'avait peut-être interrompue dans une situation plutôt intime. Visiblement, l'autre était un garçon, et il n'y avait pas un milliards de raisons pour lesquelles un garçon s'asseyait sur un toilette. Quoique, la position était inappropriée pour l'activité à laquelle pensait l'agent d'entretien.
D'ailleurs, Hyppolite lui aurait-il fit peur ? Le gamin - parfaitement habillé en fait - était tombé de la cuvette. Comme quoi, il n'y avait pas que dans les films où on réagissait de manière exagérée. Ou peut-être était-ce l'adulte qui était trop tranquille ?
Et il n'avait vraiment pas l'air rassuré, le gosse. Quoi ? Hyppolite faisait si peur ? Pas possible. Certes, il avait une dégaine qui ne l'avantageait pas, mais il n'était pas repoussant à ce point. Il ne comprenait pas cette terreur.
Un éclair de génie le traversa : peut-être que ce n'était pas de la personne dont avait peur la tête blonde, mais de la situation.
Mais Hyppolite ne put rassurer le garçon car il prit ses jambes à son cou. L'adulte soupira. Très bien, de toute façon il devait y avoir tout type de patients ici. Et c'était la section Y, celle qui suscitait le plus de murmures et dont provenait le plus de rumeurs. L'agitation, en général, c'était les Y qui la créait. Hyppolite ne voulait pas être mêlé à ça. Il laissa alors le patient s'échapper comme il le voulait : libre à lui d'aller fureter où il le désirait. L'adulte ne voulait pas l'étouffer plus longtemps.
Il descendit de son perchoir, nonchalant, prêt à se remettre au travail quand il entendit un fracas. On aurait dit que quelqu'un était tombé.
L'agent d'entretien fit dépasser sa tête du toilette et aperçut la tête blonde qui s'efforçait à ouvrir la porte. Il était possédé ? Non vraiment, il tremblait tant et y mettait tant d'énergie qu'Hyppolite s'interrogea sur sa santé mentale.
Il aurait bien aimé aller prévenir un médecin pour qu'on s'occupe de son cas, mais voilà : le dit-cas bloquait l'accès à la porte.
Merde. Hyppolite n'avait pas la formation pour s'occuper d'eux. En plus, il était peut-être dangereux.
Légèrement inquiet mais toujours tranquille, il s'approcha. Voyons voir : le patient avait l'air paniqué, alors il fallait peut-être le rassurer ?
Hyppolite se gratta la nuque, faisant la moue. Vraiment, il ne savait pas si prendre. Peut-être que s'il laissait faire son instinct ? Allez, il n'avait pas d'autre solutions, de toute façon. Alors Hyppolite repensa à sa collègue : Jimin Lee, dont il n'avait plus de nouvelles. Il se souvint de l'avoir raccompagnée jusqu'à sa chambre en plein hiver. Il se souvint qu'elle lui avait confié ses craintes. Qu'elle les avait chantées et que c'était mieux passé. Et pour la mettre en confiance, il avait poussé la chansonnette à son tour.
Alors s'inspirant de cet événement passé, l'adulte se mit à chanter les paroles suivantes sur l'intro d'Hakuna Matata :

- Enfermé dans des sanitaires, mais quelle situation merdique. Enfermé dans des sanitaires, mais quelle situation ...

Une rime en -ique ? Rha, l'impro, ce n'était pas son truc.

- ... qui pique. Cette situation signifie que tu as peur de rester ici. Mais y'a pas de souciiis. Photographiiiie...

Bah oui, si Timon et Pumba aimaient la philosophie ; le dada d'Hyppo, c'était la photo.

- ... Etre enfermé ici.

Et toujours sous le feu de l'improvisation, il clôt sa mélodie - pas chantée très justement, soyons francs - avec un dab non-assumé. Et quand il comprit à quel point il se ridiculisait, il leva la tête de son coude. Il avait le visage cramoisi mais se forçait à rester très sérieux. C'est alors qu'il reprit une position convenable, appuyé contre les miroirs au dessus des lavabos, faussement décontracté. Enfin, il se racla la gorge dans l'espoir de retrouver contenance.

- Mais je plaisante, t'es pas enfermé. Tu l'es seulement si tu as trop tourné à gauche, c'est-à-dire dans le mauvais sens, et a donc fait tomber la clé - ouais, elle fonctionne mal cette porte - ; mais voilà, pas de soucis sinon. Je pense pas que t'ais fais n'importe quoi. T'es libre.

Maintenant il suffisait de faire semblant d'assumer tout ce qu'il venait de se passer.


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Je l’entendais. Il était en train de descendre de la cuvette des toilettes. Et, une fois sur le sol ferme, il se mit à avancer vers moi. J’avais peur. Qu’allait-il me faire ? J’étais en danger, je le sentais. Il allait me gronder, voire me frapper. Ensuite, il me ramènerait devant ce médecin insupportable. Je ne voulais pas ! Je ne voulais même pas être ici à la base ! Pourquoi m’avait-on mené là ? Je n’étais pas malade ! Tout ce que je demandais c’était qu’on me ramène à ma famille et que je puisse revoir mes amies, que je puisse leur expliquer les raisons de mon départ. Etait-ce trop demandé ?! Enfin… j’avais pu m’expliquer avec Sheila, c’était vrai. Mais il restait Numa. Et je voulais revoir Hope. J’avais promis de l’adopter, de la prendre avec moi ! Pourquoi m’avait-on même refusé ça ? Moi qui n’avais jamais rien demandé de toute mon existence, je me voyais refuser le semblant de volonté qui naissait en moi…

Voyant que l’ouverture de la porte était peine perdue, je me tournai pour faire face à l’homme qui s’était avancé dans ma direction. Etrangement, j’eus l’impression qu’il n’était pas à l’aise. Pourquoi ? Je ne comprenais pas. Je ne bougeai donc pas, n’osant pas respirer tant qu’il n’aurait pas fait quelque chose. Bon… je ne me laissais pas non plus mourir à cause d’une apnée involontaire non plus. Mon corps savait tout de même survivre, même quand je ne voulais pas le laisser faire.

Puis, alors que je ne m’y attendais pas du tout, l’homme se mit à chanter. Surpris, je ne compris pas du tout ce qu’il faisait. Ce fut au point que je ne compris pas du tout ce qu’il me disait. Et… c’était quoi ce geste étrange à la fin ? Il voulait dire quoi ? Totalement perdu, je le regardai en ne sachant pas du tout quoi faire. Au moins, cela avait eu le mérite de me faire respirer à nouveau, il fallait bien l’admettre, même si je ne m’en étais pas vraiment rendu compte sur le coup. Après tout, j’étais tellement en train de tenter de mettre de l’ordre dans la décortication de la situation que c’était à peine si je faisais attention au reste. J’en étais au point que si mon poursuivant de plus tôt était arrivé pour me ramener à ma chambre, je ne m’en serais pas rendu compte avant qu’il m’ait attrapé. Mais je n’avais pas oublié la raison de ma présence là non plus. Fallait pas abuser !

Je ne savais toujours pas quoi penser quand mon interlocuteur reprit la parole, plus normalement cette fois. Il me faisait alors part que je n’étais pas enfermé, mais seulement que j’avais peut-être trop tourné la poignée, donc fait tomber la clé. Il termina son discours qui se voulait… euh… rassurant ? par le fait que j’étais libre. Je ne bougeai pourtant pas, le regardant sans vraiment comprendre. Il n’était pas là pour me ramener à ma chambre ? Il allait me laisser partir ? Vraiment ? Mais partir où ? Comment ça j’étais libre ? Je pouvais partir de l’île ? Je ne voulais pas me redonner trop d’espoir alors que je n’étais sûr de rien, mais je ne pouvais m’empêcher de mettre cette solution à cette situation sur un pied d’estale. Sans doute cela me serait terriblement douloureux si on venait à me dire le contraire. Mais ce n’était pas grave. Je voulais que ce soit vrai. C’est tout ! Alors, d’une voix aussi craintive que faiblarde à cause de la peur qui me serrait fortement la gorge, je demandai à l’homme face à moi :

Je peux partir ? Je peux vraiment rentrer là où je veux ? … Je vais pouvoir quitter l’île ?


J’avais tellement peur de la réponse qui allait m’être donnée… Soudainement, en entendant du bruit dehors, derrière moi, je me tendis comme la corde d’un arc et m’empêchai de respirer en plaçant mes deux mains devant ma bouche. Plus le temps passait, plus je me recroquevillai sur moi-même en priant pour qu’ils partent, qu’ils me laissent tranquille. … Ou au moins qu’ils se dispersent pour me chercher ailleurs.

Il fallut bien quelques minutes avant que les voix cessent et que les bruits de pas s’éloignent. Ce ne fut qu’à ce moment-là que je me permis de respirer un peu, guettant les réactions de celui qui me faisait face. Face à cela, il allait vouloir me ramener à ma chambre, n’est-ce pas ? Ou étais-je vraiment libre ? La liberté… Je n’en avais jamais autant rêvé depuis que j’étais prisonnier dans cet institut plein de règles étouffantes et m’empêchant de voir les personnes que j’aimais et qui n’étaient pas là. Qui empêchaient mon amie de voir le monde...
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Pourquoi la tête blonde restait-elle ? Il pouvait partir, hein. Hyppolite, de toute façon, avait encore du travail à faire. Et il aimerait l'exécuter vite. Comme ça, il pourrait être en pause en même temps qu'Agnès, et ils pourraient discuter un peu. Il avait croisé Ange tout à l'heure, ce dernier se faisant lourdement draguer par Madame Dubois. Et depuis qu'il avait assisté à cette scène de loin, il mourrait d'envie d'aller la raconter à Agnès. Il était certain qu'elle allait en rire !
Puis le visage du patient sembla resplendir. On aurait cru voir une drôle de lueur dans le fond de ses yeux.

- Je peux partir ? Je peux vraiment rentrer là où je veux ? … Je vais pouvoir quitter l’île ?

C'était quoi ce discours tout bizarre ? Hyppolite lui parlait des sanitaires, pas de l'Institut. Et puis pourquoi le môme voulait-il s'en aller de l'île ? Il n'y était pas bien ? Bon, ça pouvait se comprendre, on n'était pas toujours content dans un hôpital. Mais si on en croyait son matricule, il ne faisait pas parti des plus difficiles à soigner.
Hyppolite haussa les épaules avec nonchalance. A croire que tout était simple à faire ici.

- Evidemment. Dans la vie, on peut toujours faire ce qu'on veut tant qu'on s'en donne les moyens. Tu veux partir d'ici et te rendre en Antarctique ? Il te suffit de demander à la direction de stopper tes soins - même si ce n'est peut-être pas une bonne idée pour ta santé -, puis de te trouver un petit boulot pour avoir assez d'argent afin de t'évader sur le continent glacé. Ça prendra peut-être du temps, mais c'est pos-

Hyppolite cessa de parler quand il vit son interlocuteur se figer, et poser deux mains sur sa bouche. Sur le coup, l'agent d'entretien ne réagit pas : il ne fallait pas oublier que le patient était malade. Puis il perçut les bruits de l'autre côté. Et les connexions se firent enfin dans son cerveau. Visiblement, ce gamin se cachait des voix. Et il en avait peur.
Sans vraiment le vouloir, Hyppolite se tendit lui aussi, le souffle court. Il cilla à peine. Il était juste là, droit. Et il attendait.
Puis plus un son. Alors, encore dans une ambiance tendue, Hyppolite chuchota :

- Qu'est-ce qui se passe vraiment ? Tu ne joues pas à cache-cache je suppose ?

Il s'approcha doucement, ses mots encore suspendus dans l'air. La pauvre tête blonde paraissait terrifiée. Peut-être qu'il était schizophrène, qu'il avait des voix dans sa tête. Peut-être que ... Bah, Hyppolite n'était pas médecin.
Comme s'il s'approchait d'un animal craintif, la main tendue en avant, il lui dit :

- Hé, si tu veux vraiment sortir d'ici, y'a pas de soucis. Personne ne te veux du mal. A l'Institut Espoir, tu es en sécurité.

Et comme pour lui prouver qu'il avait raison, il appuya sur la poignée de la porte. Qui ne voulut pas s'enclencher.
Hyppolite blêmit.
Non, non ... Ils n'étaient quand même pas enfermés ici ?
Et merde.


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L’air surpris de mon interlocuteur quand je lui demandai si je pouvais réellement partir de l’institut m’enleva le peu d’espoir que j’avais réussi à rassembler. C’était beaucoup trop beau pour être vrai… Après tout, si on ne pouvait pas avoir accès aux bateaux pour s’en aller, pourquoi laisserait-on partir ? Ce n’était pas logique… J’étais vraiment bête d’avoir eu une remontée totalement inutile d’espoir. Puis, pourquoi serais-je parti seul aussi ? Voulais-je que ce soit au prix de la liberté de Sheila et des autres ? Non. Bien sûr que non !

Par contre, je ne ne compris pas ce qu’il voulut dire. Comment ça c’était mauvais pour ma santé de m’en aller ? Je ne comprenais pas. Ce n’était pas comme si j’étais malade. Enfin… Certaines personnes disaient que c’était le cas, mais je ne voyais pas en quoi. Je ne toussais pas, n’avais pas de difficultés à respirer ou je ne sais quoi d’autre. Et si c’était pour cette histoire de parents qui ne seraient pas les miens, c’était n’importe quoi ! Bien sûr que les Nakamura étaient mes parents. Ils m’avaient élevé, nourri et logé. N’était-ce pas le rôle des parents ? Et si ce n’était pas le cas, qu’était-il ? C’était n’importe quoi… Tout simplement n’importe quoi…

Cette réflexion refit surface sitôt mes poursuivants partis. Je ne pouvais pas réfléchir à deux choses à la fois, mais dès que je le faisais, j’avais du mal à m’en sortir. Etait-ce parce que je m’enfermais dedans ? Non. Ce n’était pas tout à fait ça. C’était juste… Je ne savais pas comment le formuler. Il était certain que je voulais des réponses à mes questions. Mais comme je n’avais aucune confiance en ceux qui auraient pu me répondre et que j’étais incapable de le faire seul, je finissais toujours par sortir de mes pensées assez rapidement. Je pouvais donc assez facilement reprendre le cours d’une conversation ou comprendre ce qu’on me disait. Enfin… à hauteur de ma compréhension des propos qu’on me donnait.

Ainsi, parce que j’avais du mal à saisir ce qu’il me disait, je me reconcentrai sur mon interlocuteur en espérant grandement avoir des réponses. Mais il n’en fut rien puisqu’il me demanda ce qui se passait. Une question à laquelle je refusai de répondre en restant simplement silencieux. De toute façon, parler maintenant n’était peut-être pas le plus conseillé pour moi alors que j’étais recherché. Et s’il restait quelqu’un dehors qui me cherchait avec la capacité de m’entendre ? Non. Mieux valait ne pas y penser. Du coup, toujours muret dans mon mutisme, je me décalai de la porte qui menait au couloir pour laisser l’homme tenter de l’ouvrir. Je pâlis grandement à l’idée de voir ma fuite de mon médecin foirée à cause de lui. Mais je devins un véritable cachet d’aspirine lorsqu’il fut évident que j’étais réellement enfermé avec un adulte dans une telle pièce.

Certes, j’aurais pu me rendre compte que j’avais tenté d’ouvrir la porte dans le mauvais sens. Mais ce n’était pas ma priorité. Qu’allait-on me faire ? Ou me dire ? Tremblant de terreur, ne retrouvant pas mes couleurs, je me calai contre un mur avant de me recroqueviller sur moi-même. N’osant pas regarder l’agent d’entretien, je me mis à imaginer toutes les situations possibles et imaginables pour moi qui pourraient se passer maintenant que nous en étions là. Celle qui me parut la moins probable fut qu’il reste calme en me faisant la conversation. Non. C’était impensable ! Après tout, c’était ma faute si nous en étions là. Si je n’étais pas venu ici, jamais nous n’aurions été enfermés ici…


Je suis désolé… fis-je en japonais.


J’avais parlé dans ma langue maternelle sans vraiment y penser. La peur me faisant mouvoir, je ne réfléchissais même plus et, à ce stade, je ne pensais même plus à la fuite telle que je l’envisageais seulement une minute ou deux plus tôt. Qu’allait-il m’arriver maintenant ?
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Bon, ils étaient enfermés, et alors ?Des gens passeraient bien un jour ou l'autre, non ? Tss, décidément ce n'était pas sa veine à Hyppolite. On disait souvent qu'il y avait des jours avec et des jours sans. Aujourd'hui c'était le vide.
Katou lui manquait.
Oups.
Non ce n'était pas vrai. La main sur la poignée, il cherchait à effacer son visage de son esprit. Mais c'était plus fort que lui. Il avait son rire dans les tympans et son sourire lui apparaissait dès qu'il fermait les yeux. Elle l'avait marqué. Elle était là, partout. Elle ne le quittait pas. Ça lui prenait les tripes et le cœur. Ce que c'était compliqué les filles : ça foutait le bordel dans la tête des garçons.
C'est alors que la tête blonde prononça un mot qu'Hyppolite connaissait malgré lui. Du japonais il lui semblait. On l'entendait étonnement souvent dans les vidéos nippones à caractère érotique. Mais aucune idée de sa signification."Oh oui vas-y j'aime ça !", peut-être ? Atsuka était japonaise, elle devait savoir ...
Oh Atsuka ...
En fait non. Plus rien du tout Atsuka.
Bref, concentrons-nous sur le calvaire qu'à l'air de subir la tête blonde plutôt que sur les ravages de la gente féminine.
Hyppolite lâcha la porte et se tourna vers le gamin. Il semblait véritablement au fond. Au bord du gouffre, prêt à basculer dans le vide. C'était l'enfermement qui lui faisait ça ? Ou alors il vivait une peine de cœur incommensurable ? Non pas qu'Hyppolite était désintéressé, mais il avait du boulot à faire.

- Tout va bien se passer.

Il l'avait dit dans sa langue maternelle à lui : en français. Il s'était dit que, de toute façon, actuellement aucun mot n'allait apaiser le garçon. L'essentiel était de saisir la chaleur dans sa voix et sa façon apaisante d'articuler les syllabes.
Il n'était pas médecin, il n'était pas non plus une bonne sœur, mais s'il pouvait soulager un peu la tête blonde ...
C'est alors qu'il se souvint d'un fait important. Il était agent d'entretien. Il avait les clés des sanitaires. Pas celle de tout le bâtiment, mais au moins celles des lieux qu'il devait nettoyer.
Il sortit le trousseau de sa poche avec un sourire bête et ouvrit la porte.

- Tu vois, tu n'es pas vraiment enfermé.

Cette fois, il s'était exprimé en anglais.

- Tu n'as pas de raison d'avoir peur. Je te le promets.

Il voulut soutenir son regard afin de lui prouver qu'il avait raison. Les yeux dans les yeux. Confiant. Tout irait bien.

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Ne faisant plus vraiment attention à ce qui m’entourait, je ne cherchais même plus à comprendre. Que ce soit la situation, les paroles, les signes, rien. J’étais enfermé dans mes peurs dont le nombre de cessait d’augmenter à mesure que je me les énumérais. Mais c’était également parce que je ne me contentais pas seulement de celles qui se trouvaient être les plus vivace au moment présent. Non, je faisais également le tour de celles qui avaient régis ma vie et me rendait si craintif, chétif et prêt à craquer à tout moment. Me briser. Comme le jour où Nev m’avait sauvé la vie. D’ailleurs, j’avais un peu mal au poignet.


*... Peu importe, ça passera…*


Oui, cela allait passer. Tout comme ce cauchemar. Il allait passer et j’allais découvrir que j’étais dans un environnement que je ne connaissais que trop bien. Soit avec les Nakamura qui me traiteraient comme ils en avaient l’habitude. Il faudrait d’ailleurs que je pense à être plus sage pour arrêter de les énerver. Après tout, je leur devais la vie. Soit dans ma chambre à l’académie. Je reverrais alors Numa, Sheila et Hope. … A moins que cela aussi fasse partie du cauchemar ? Dans ce cas, que devais-je en tirer comme leçon ? Je ne voulais pas perdre mes amies, les seules qui me soient restées fidèles. Mais je ne pouvais pas les inventer non plus.

N’écoutant plus du tout ce qui se passait autour de moi, ce fut un cliqueti de métaux qui s’entrechoquent qui me ramena sur terre. Ou, plus exactement, dans les toilettes avec l’homme jovial. Dans un calme qui n’était réel qu’en apparence, je relevai la tête pour voir de quoi il s’agissait. Des clés. L’homme les agitait en parlant. Mais je peinais à traduire à cause de la panique qui continuait à me faire trembler. Je fis cependant l’effort, laissant mon interlocuteur faire ce qu’il voulait. Ainsi, après plusieurs minutes à me concentrer seulement sur ma traduction, je compris enfin : il me demandait de ne pas avoir peur. De ce que je voyais et entendais, j’avais l’impression qu’il pensait que je faisais une crise parce que j’étais enfermé. Oui, c’était un peu le cas, mais pas seulement. J’étais enfermé avec lui ! Avec un autre adulte ça aurait été la même chose, sans aucun doute. Après tout, qui sait ce qu’ils pouvaient me faire, surtout dans ce genre de situation où je ne faisais que des bêtises.

Les yeux rivés sur le bout de mes chaussures, je ne bougeais plus. Ainsi, je ne dérangerais personne et on allait sans doute m’oublier un petit moment. J’avais peur, mais c’était si fort que je parvenais à devenir comme une statue. Sans doute par habitude de me retrouver dans des situations aussi stressantes à la maison… Après tout, je n’avais pas le droit de dire un mot ou de bouger avec papa et maman ou ils me punissaient. Par peur, je me figeais, oubliant même parfois de respirer. Je me rappelais encore être réveillé à coups de pieds alors que je venais de m’effondrer au sol par manque d’air. Pour le moment, ça allait encore, je n’avais pas peur à ce point. Mais j’espérais grandement que cela me permettrait d’éviter les punitions. Que ce soit par cet homme, ou l’infirmière si elle venait à me retrouver. A moins qu’elle n’ait abandonné ? C’était stressant de ne pas savoir…
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Hyppolite avait le sourire, content d’avoir déverrouiller la porte. Ça avait l’air de vachement angoisser la tête blonde d’être enfermé comme ça, alors si l’agent d’entretien avait pu être salvateur pour le gamin, il serait ravi. Petite BA de la journée, tout ça. Il était venu en traînant les pieds, maintenant il avait le pas plus léger.
Mais le môme était toujours dans un état léthargique. Pas de réaction, rien. Pas même une lueur dans le fond de ses yeux ou une émotion à la commissure des lèvres. Il était ailleurs.
Hyppolite regarda autour de lui, inquiet d’avoir fait une bourde ou que quelque chose dérange le gamin. Mais rien n’avait changé. Et Hyppolite n’avait aucun indice : le patient semblait juste avoir un monologue intérieur, coupé de la réalité. Et Hyppolite devait se débrouiller avec ça. Sauf que l’adulte n’était pas médecin : il était technicien de surface ; en soit des jolis mots pour dire qu’il lavait les carrelages.
Finalement, Hyppolite se dit que la tête blonde devait être atteint d’une déficience mentale, qu’il devait avoir des lésions dans le cerveau.
Doucement, ne sachant comment s’y prendre, il dit :

- Euh bouge pas, je vais chercher des médecins.


Et parce qu’il ignorait son niveau de dangerosité, Hyppolite voulut fermer la porte pour le protéger en sortant. C’est alors qu’il tomba sur une infirmière. Elle semblait chercher quelqu’un, l’oeil vif et l’allure pressée. Tant pis s’il la dérangeait mais il y avait urgence. Il la héla :

- Excusez-moi, mais je crois qu’il y a un malade qui …

Ce n’était pas qu’il était en crise ou autre. Peut-être n’avait-il pas besoin de soins ? Comment formuler la chose ?

- … qui devrait être accompagné.

Oui c’était pas mal. L’infirmière sembla embêtée, hésita, et après un soupir accepta la demande de son collègue. Hyppolite lui emboîta le pas et ils entrèrent tous les deux dans les sanitaires.
L’infirmière sembla reconnaître la tête blonde, ce qui soulagea Hyppolite. Visiblement, il était tombé sur la bonne personne.

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À cause de mon état, je ne fis clairement pas attention à ce que me dit l'homme avec moi. J'aurais dû, mais je ne sentais pas que ce soit vraiment nécessaire à ce moment-là. Ce n'est que lorsque je l'entendis dire que “un patient avait besoin d'être accompagné” je relevai la tête. Il n'avait clairement pas dit ça à moi ne serait-ce parce qu'il ne me regardait pas du tout. Pourtant, c'est la voix féminine qui me fit réellement réagir. Je me levai donc avant de chercher à aller me réfugier dans les toilettes les plus au fond. J'aurais dû me lever plus rapidement. J'aurais dû courir plus vite. Si je l'avais fait, elle ne m'aurait pas rattrapé. Elle n'aurait pas voulu me ramener devant mon médecin.


Merci, grâce à vous j'ai enfin retrouvé ce petit garnement.


Elle avait parlé ainsi au dénommé Hyppolite alors que je ne cessais de hurler en tentant de toutes mes maigres forces de me libérer de l'emprise de mon infirmière :


Lâchez-moi ! Laissez-moi partir ! Je dois rentrer chez moi ! Lâchez-moi !!



Calmes-toi maintenant ! Et rappelle toi que tu dois parler anglais ici. Estime-toi heureux si ton médecin ne te punis pas.


Son ton aussi sec et sans appel me fit taire. Mais, sur mon visage on pouvait lire toute la détresse que je ressentais vis-à-vis de ma situation. Tenu douloureusement par le poignet pour être ramené à ma chambre, je jetai un bref regard à celui qui m'avait trouvé en premier. Pourquoi avait-il demandé de l'aide ? Avait-il eu peur de moi ? À moins qu'il n'y ait une autre raison ? Je ne comprenais pas… Et, alors que j'étais censé écouter les sermons, j'y réfléchis encore sans trouver une seule réponse. Je devais vraiment être une mauvaise personne. Si cela n'avait pas été le cas, je n'aurais causé de problème à personne à cause de ma fuite. Fuite qui avait été réalisée à cause de mon souhait égoïste de m'en aller. D'ailleurs, quand j'avais avoué mon envie de rentrer “chez moi”, je me fis gronder. Apparemment, il était hors de question que je m'en aille tant que je ne serais pas “guéris”. Cet homme était-il donc à ce point un menteur ?
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La tête blonde était-elle vraiment "juste" un W ? A le voir hurler comme ça et se débattre aussi farouchement, il l'aurait presque mis dans les Z ... Enfin, il ne savait pas vraiment comment fonctionnait l'Institut et l'attribution des patients. Mais il avait presque l'impression d'avoir mal agi. La tête blonde était là, se gueuler dans une autre langue, et à se débattre comme si sa vie en dépendant ... Peut-être souffrait-il d'une véritable maladie ? Un truc mental, cognitif, qui te détruit les synapses ?
Hyppolite eut un frisson le long de la colonne vertébrale. Peut-être que ce patient aurait pu le blesser. Seuls, dans cette pièce, qui les aurait entendu ? Qu'est-ce qui aurait pu se passer s'il n'était pas allé voir l'infirmière ?
Il tiqua néanmoins quand cette dernière le désigna comme un "garnement". Quoi ? Cet enfant avait en plus un sale tempérament ? Qu'avait-il fait de grave pour qu'on l'appelle ainsi ?
Hyppolite avait pâli. Il travaillait dans un endroit plus dangereux qu'il ne le pensait.
Cependant, malgré ses craintes, il fit un signe de la main à l'adolescent.

- Fais-leur confiance. Ils font leur travail. Ne crains rien.

Il avait pris une voix douce dans l'espoir de le calmer. Car c'était vraiment, ils étaient des médecins réputés, ils connaissaient leur boulot.     
Puis, il se tourna vers l'infirmière :

- Ne lui faites pas trop de mal non plus ... Je pense qu'il est perdu, et qu'il a besoin de liberté.

Elle le regarda d'un mauvais oeil, l'air de dire "je connais mon boulot pauv' type". L'agent d'entretien préféra alors se taire et les laissa s'en aller. Il eut un pincement au coeur. Resta immobile un moment. Puis recommença à nettoyer les sanitaires. Mais ses gestes étaient lourds.
Entre ça, les meurtres d'enfants sur place publique, un patron cinglé ... Ce boulot ne lui plaisait plus tant que ça.

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