Fini de jouer [Ange, Loreleï, Donatien et Maya]
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Jeu 31 Aoû - 17:52


Fini de jouer.


Donatien était impatient de voir comment cet entretien allait se dérouler. D'un côté, Ange Barrabil, une petite pipelette lorsque ses émotions étaient trop grandes et de l'autre côté, S14, muette comme une tombe depuis le meurtre du garde.
Le silence devint pesant mais Donatien s'en délectait. Il imaginait bien son collègue tentant de se revigorer grâce à ce mutisme général. C'était exactement le même silence qui précédait une tempête ou l'explosion d'une bombe.
Donatien s'enfonça un peu plus dans son fauteuil, faisant grincer le cuir, à l'aise. L'ambiance était lourde, mais le médecin mit cela sur le compte de la chaleur extérieure. Il songea à ouvrir une fenêtre mais ne remua pas; il ordonnerait à l'agent d'entretien de le faire lorsqu'il arriverait.
Donatien se tendit néanmoins lorsqu'il vit Ange ramasser le pistolet. Son bureau n'était pas un lieu spécial pour meurtre. Si Ange voulait une salle spéciale pour tirer sur des patients, qu'il la demande plutôt que de salir son bureau !
Tiens tiens, peut-être qu'il pourrait créer ce genre de salle dans l'asile... Cela pourrait faire plaisir à Ange; tous les lundi soir on ligote S14 et Ange s'amuse à lui tirer dessus. Surtout que la jeune fille cicatrise vite ...
Il nota l'idée sur un carnet tandis que Ange débuta son discours. Donatien l'écoutait d'une oreille; il sentait que son collègue cherchait à calmer sa colère. Combien de temps tiendrait-il?
Il jeta un coup d'oeil vers la ceinture de son collègue et remarqua qu'il y avait coincé l'arme. Donatien ne prit pas longtemps à comprendre qu'il voulait empêcher S14 de s'en servir.
Mouais, c'était une bonne idée si on oubliait que Ange avait la gâchette facile.

- Pourquoi es-tu ici?

Très bien, le docteur Barrabil débutait plutôt bien cet entretien. Une question simple qui pouvait permette de clarifier la situati-

- Oh non, laisse-moi te le rappeler. Tu écoutes les conversations qui ne te regardent absolument pas, tu manques de respect au personnel, tu es insolente envers tes supérieurs, et... Quoi d'autre encore? Mais bien sûr! Tu es coupable de meurtre! Haha! Enfin, faisons cela dans les règles, tu veux? Qu'as-tu à dire pour ta défense? Je connais déjà ta réponse, mais pas sûr que mon collègue la connaisse.

Donatien leva les yeux vers l'horloge, située en face de son bureau et juste au dessus de la porte. Trois minutes. Il aura fallu trois minutes à son collègue pour laisser l'animosité prendre possession de ses mots. Ange perdait cette prestance que Donatien appréciait chez lui quand il perdait ainsi patience. Mais d'un autre côté, il montrait une autre facette de lui qui fascina un court instant Donatien. Alors c'était à cela qu'on ressemblait, quand on perdait possession de nos moyens?
S14 ne répondit pas et Donatien saisit que cette absence de réponse irriterait son collègue. Le médecin en chef ne voulait pas que les événements tournent mal dès le début. Alors il se décida à agir. Mais qu'est-ce qu'il pouvait bien dire? Cet entretien était fait pour la forme; tous savaient que S14 serait jetée dans l'asile. On lui donnerait de l'eau et les restes tous les jours, et ce serait réglé. Peut-être qu'elle irait se promener, si elle était sage.
Finalement Donatien, au lieu de s’apitoyer sur son sort, préféra tirer profit du mutisme de S14. Bon comédien, il fit mine de zieuter le dossier de la patiente, d'y prêter attention, avant de le refermer. Les deux avant-bras sur les accoudoirs, il s'exprima à nouveau de sa voix lente et posée:

- S14, rien ne justifie un meurtre. Vous ne pouvez pas vous défendre oralement et vous n'avez pas l'air de tenter de le faire d'une toute autre façon. Alors je pense que ce sera pour votre bien d'aller séjourner dans l'asile. De ce fait, nous allons vider votre chambre.

Toujours à l'allure d'un vieux pépé mais à la manière d'une poupée désarticulée, il ouvrit un tiroir de son bureau, pris le temps de saisir un briquet, puis referma le dit-tiroir. Il posa les coudes sur son bureau et alluma une flamme, son regard ancré dans celui de Maya, lui faisant bien comprendre ce que le terme "vider" pouvait bien vouloir dire. Disparaître aurait été peut-être plus approprié, n'est-ce pas? Le feu ravageait tout sur son passage et ne laissait aucune trace.

- Et parce qu'on fait ça pour votre bien, mademoiselle MacKenzie, il faudrait qu'on vous laisse tout de même vos affaires personnelles. Dites-nous quel livre, quelle effet, vous aimeriez que nous gardions intact.


Très sérieux, il ouvrit de nouveau le dossier de S14, et trouva une page vierge. Il y nota consciencieusement un titre :"A conserver", puis planta son regard doré dans celui de la patiente, attendant une réponse orale. Le seul stylo présent était celui que Donatien tenait, ainsi que pour le support papier. Si elle voulait écrire, il faudrait aller fouiller dans les tiroirs, ce que Donatien ne tolérerait pas, évidemment.
Il nota dans un coin de sa tête qu'il devait tout de même ranger le flingue qu'avait Ange en sa possession.




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Dim 3 Sep - 17:32
Ange entendait le frottement des feuilles. Et ça ne lui plaisait pas. Il était dos à son collègue, et savait d'avance que son comportement n'était pas celui d'un médecin compétent. Ce qui l'énerva davantage encore. Alors il ferma les yeux, conscient que sa patiente était encore sa patiente. Pour le moment, du moins. Et donc qu'il devait prendre un minimum soin d'elle, sinon il perdait une raison d'être à l'Institut.
Soudain, la voix de son ami se mit à percer le silence dans la pièce. Et cela le rassura un peu. Il sentit ses muscles se détendre, et ses épaules relâcher la pression. Il profita de l'instant où Dodo prit la parole pour se ressourcer. L'entretien avec B125 l'avait déjà mis à rude épreuve, il fallait qu'il reprenne contenance. Coûte que coûte.

- S14, rien ne justifie un meurtre. Vous ne pouvez pas vous défendre oralement et vous n'avez pas l'air de tenter de le faire d'une toute autre façon. Alors je pense que ce sera pour votre bien d'aller séjourner dans l'asile. De ce fait, nous allons vider votre chambre.

Ange rouvrit les yeux et les planta dans ceux de sa patiente. La neutralité avait repris possession de son corps tout entier, ainsi que de son visage. Il inspira comme si rien ne s'était passé, bien que le pistolet lui affirmait le contraire. Mais il ignora cet objet pour mieux se concentrer sur cet entretien. Et puis, il ne fallait pas effrayer le personnel. Peut-être qu'il se serait tenu si c'était une femme à la place. Sa naïveté aurait eu la bonté de l'apaiser.

- Et parce qu'on fait ça pour votre bien, mademoiselle MacKenzie, il faudrait qu'on vous laisse tout de même vos affaires personnelles. Dites-nous quel livre, quel effet, vous aimeriez que nous gardions intact.

Ange sourit un court instant avant de retrouver son visage sans émotions. Il se tourna pour observer Dodo, et vit qu'il était manifestement sérieux lorsqu'il avait demandé quel effet personnel elle voulait garder.
Il secoua la tête tout en le regardant, puis se tourna vers S14. Il se redressa sur son fauteuil de telle façon à ce que toute la surface de son dos soit en contact avec lui. Il s'attarda un instant sur le médecin présent à côté de sa patiente et s'adressa à lui.

- Allez à l'accueil, vous trouverez une boite assez large bleue sur des roulettes. Apportez-la ici, s'il vous plaît, ordonna-t-il dans son ton le plus calme.

Le médecin ne se fit pas prier et s'exécuta. Il quitta la pièce, laissant derrière lui trois personnes. Ange en profita pour dire quelques paroles à la fois à Dodo mais aussi à S14.

- Je vous ai réservé une petite surprise. Je pense qu'elle ne sera pas forcément agréable, mais soit. J'ai pris mes précautions avant que ma patiente ne vienne. Je pense tout de même assez la connaître pour la faire parler. Et pour cela, j'ai deux solutions.

Quelques secondes passèrent dans le silence le plus total avant que l'on vienne frapper à la porte. Ange ordonna à la personne d'entrer, et ce fut le médecin accompagné de la fameuse boite. Il lui indiqua l'endroit où la poser, soit juste en face d'Ange. Le médecin se remit alors à sa place tout en fermant la porte, et Ange se leva, tout en ajustant sa veste noire.
Il ouvrit alors le couvercle et resta posté devant la fameuse surprise. Il regarda alors S14 avant de tourner la boite vers elle.

- Juste après ton départ, j'ai ordonné que l'on apporte à l'accueil tous tes livres. Ceux offerts par tes parents en priorité. Mon collège a un briquet, et je suis sûr que je pourrais reconnaître celui que j'avais déjà un peu déchiré. Mais puisque ce bureau n'est pas une foire...

Il inspira et expira, se laissant quelques secondes pour finir sa phrase, histoire qu'elle se sente un minimum en danger.

- Monsieur ouvrira la porte et les brûlera un à un si je l'ordonne ou si monsieur Elpida l'ordonne bien sûr.

Il offrit un sourire à son collègue, l'air calme et posé. Il resserra sa cravate et posa sa main sur l'accoudoir du fauteuil.
J'espère n'avoir pas trop pris de libertés :/




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Dim 3 Sep - 20:02
- S14, rien ne justifie un meurtre. Vous ne pouvez pas vous défendre oralement et vous n'avez pas l'air de tenter de le faire d'une toute autre façon. Alors je pense que ce sera pour votre bien d'aller séjourner dans l'asile. De ce fait, nous allons vider votre chambre.

C'est vrai que rien ne justifiait un meurtre. Mais ne disons pas que la fin justifie les moyens ? Assez contradictoire. Par contre, tenter de se défendre était vain et elle le savait. Séjour dans l'asile ? Exactement ce qu'elle voulait. Elle n'aurait plus aucune liberté, mais pour le moment, c'était ce qu'il y a de mieux. Parce qu'avec Barrabil comme médecin, qu'Elpida lui donne l'accord ou non, les chances qu'il la tue était plutôt élevée.

- Et parce qu'on fait ça pour votre bien, mademoiselle MacKenzie, il faudrait qu'on vous laisse tout de même vos affaires personnelles. Dites-nous quel livre, quel effet, vous aimeriez que nous gardions intact.

Brûlez-les, voulut-elle dire pendant un instant, C'est à MaMa que ça importait, pas à 2.0. Et en parlant de l'autre, cette proposition la réveilla un instant. Elle allait tout faire foirer, grogna intérieurement 2.0 en la plaquant dans un coin de sa tête. La ferme ! Plus vite tu seras partie et plus vites je pourrai prendre le total contrôle de ce corps.

- Allez à l'accueil, vous trouverez une boite assez large bleue sur des roulettes. Apportez-la ici, s'il vous plaît, ordonna-t-il dans son ton le plus calme.

Qu'est-ce qu'il mijotait ? se demanda 2.0 en reportant son attention sur Ange sans bouger le moindre muscle.

- Je vous ai réservé une petite surprise. Je pense qu'elle ne sera pas forcément agréable, mais soit. J'ai pris mes précautions avant que ma patiente ne vienne. Je pense tout de même assez la connaître pour la faire parler. Et pour cela, j'ai deux solutions.

Quelques secondes passèrent dans le silence le plus total avant que l'on vienne frapper à la porte. Ange ordonna à la personne d'entrer, et ce fut le médecin accompagné de la fameuse boite. Il lui indiqua l'endroit où la poser, soit juste en face d'Ange. Le médecin se remit alors à sa place tout en fermant la porte, et Ange se leva, tout en ajustant sa veste noire. Il ouvrit alors le couvercle et resta posté devant la fameuse surprise. Il regarda alors S14 avant de tourner la boite vers elle. J'aurais dû m'en douter, sourit intérieurement 2.0. Allait-il à nouveau en brûler ? Sous ses yeux cette fois ?

- Juste après ton départ, j'ai ordonné que l'on apporte à l'accueil tous tes livres. Ceux offerts par tes parents en priorité. Mon collège a un briquet, et je suis sûr que je pourrais reconnaître celui que j'avais déjà un peu déchiré. Mais puisque ce bureau n'est pas une foire...

Il inspira et expira, se laissant quelques secondes pour finir sa phrase, histoire qu'elle se sente un minimum en danger. Brûle-les tous, se répéta 2.0 en assommant MaMa pour éviter qu'elle ne se manifeste. Vas-y le mégalo, tu n'as plus la même patiente devant toi.

- Monsieur ouvrira la porte et les brûlera un à un si je l'ordonne ou si monsieur Elpida l'ordonne bien sûr.

HRP:
Ouin, je ne rajoute pas grand chose, mais bon, c'est le contexte XD


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Jeu 7 Sep - 19:19


Fini de jouer.


- Allez à l'accueil, vous trouverez une boite assez large bleue sur des roulettes. Apportez-la ici, s'il vous plaît, ordonna Ange au médecin esclavagé pour l'occasion.

Si le ton désormais calme et posé de son collègue rassura Donatien, cette fameuse boîte bleue lui fit rouler les yeux. Ange ne lui avait pas parlé de tout cela et le médecin en chef se sentit vexé. Il était son supérieur, et ils préparaient cet interrogatoire ensemble. Le fait que le brun ait organisé quelque chose de son côté perturba Donatien. Ce n'était pas vraiment de la désobéissance de le lui avoir caché, donc Donatien ne pouvait le blâmer là-dessus. Mais notre cher médecin vêtu tout de blanc était presque le chef de cet Institut, il le connaissait par cœur, savait tout sur tout, du nombre de briques qui le bâtissait à la date de sa construction. Aucune information ne lui échappait, il se décidait juste s'il il était nécessaire de retenir telle ou telle chose.
Ange lui avait fait des cachotteries, et Donatien ignorait s'il appréciait cela - puisqu'en agissant ainsi Ange se donnait une position de pouvoir égale à celle de Donatien et c'était cette potentielle égalité qui faisait que le médecin appréciait son collègue plus que d'autre - ou s'il haïssait cela.
Soit, la valise bleue finit par faire son apparition dans le silence le plus total. Le bel adulte se leva finalement, ré-ajustant son costume et Donatien soupira. On aurait dit un artiste préparant son entrée en scène. Pourquoi toujours être extravagant quand on pouvait être sobre?

- Juste après ton départ, j'ai ordonné que l'on apporte à l'accueil tous tes livres. Ceux offerts par tes parents en priorité. Mon collège a un briquet, et je suis sûr que je pourrais reconnaître celui que j'avais déjà un peu déchiré. Mais puisque ce bureau n'est pas une foire...

Merci de le penser ... !
De sa position, Donatien ne voyait pas la tâche de sang de l'autre côté du bureau mais un frisson lui gribouilla la peau rien qu'à y repenser.

- Tant que vous êtes là, docteur,
fit Donatien tout bas à l'intention du troisième médecin, merci de bien vouloir remettre en place mon étagère.

L'interpellé sembla hésiter, ce qui était normal : il n'était pas un stagiaire. Mais la tension était palpable et il finit par abdiquer alors que Ange concluait son petit show. L'étagère de nouveau droite, Donatien put de nouveau se focaliser sur la situation. S14 ne pipait mot.
Dans tous les cas, le médecin était bien heureux de se débarrasser des livres. La lecture était une perte de temps et abrutissait les cerveaux. Alors qu'elle se taise ou non, il s'en fichait bien.
Et parce que son doigt était toujours appuyé sur la roulette du briquet, la chaleur de la flamme lui caressant dangereusement le pouce, Donatien l'éteignit. Il était hors de question de brûler quoi que ce soit, même si c'était dans le couloir.
Il lorgna à nouveau sur le pistolet coincé près des fesses de son collègue, collègue dont il voyait le dos. Rien à faire, il n'arrivait pas à se concentrer avec autant de pagaille et en sachant que Ange pouvait perdre le contrôle une nouvelle fois.
L'homme de ménage qu'il avait demandé en arrivant dans son bureau arriva enfin. Pile à temps, se dit Donatien. Il attendit de le voir constater l'étendue des dégâts, impassible - il était habitué à nettoyer derrière Donatien Elpida - et qu'il s'applique à appliquer du produit sur la tâche de sang pour lui dire :

- Tant que vous y êtes, n'hésitez pas à jeter la valisette bleue. Ce sont des déchets.

Puis, de l'agent d'entretien il porta son regard sur S14, implacable.

- Quant au détritut rouge que vous voyez assis sur la chaise, ne le jetez pas tout de suite à la poubelle. Nous nous en chargeons.

Tiens, et en parlant de chargeur...
Toujours assis nonchalamment sur son large siège de véritable cuir noir, il croisa ses doigts entre eux sur son ventre et pivota légèrement vers Ange.

- Tu as les mains déjà sales, cher Barrabil. Je te propose donc de donner ton arme à notre collègue, il peut s'occuper de S14. Après tout, il s'est bien embêté à l'amener ici. Car, dit-il après un silence, je retire ce que j'ai dit, S14 n'est pas un déchet. Elle est un légume. Un légume pourri. On devrait plutôt la renvoyer de là où viennent les légumes: sous terre.

Il croisa une jambe sur l'autre et se pencha sur le dossier de la patiente, rayant ainsi l'idée de l'envoyer à l'asile. B125 était une gêne, mais elle n'était pas non plus un cas irrécupérable. Hors, il avait déjà croisé S14 et le seul moment où elle s'était emportée, c'était lorsqu'il lui avait dit qu'il espérait que sa lecture soit vérifiée par son médecin. Si elle n'était même plus capable d'agir pour récupérer ses fameux biens, alors son esprit était mort. Il faudrait peu de temps avant que le corps ne suive. Autant lui donner un coup de pouce.



Hors RP:
Qu'on se rassure, évitons de tuer Maya XD



Donatien t'honore de sa parole en #0099ff
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Sam 9 Sep - 22:46
Il ne prit pas la peine de regarder Dodo, il jugeait cela trop superficiel, même si sa réaction aurait été sans doute... Hum, quelle réaction aurait-il eu ? Ange hésitait entre la colère maîtrisée, l'indifférence totale ou un sentiment d'abandon. Le fait qu'il prenne la parole lui indiqua qu'il n'était pas indifférent, mais il était loin d'être en colère par le timbre de sa voix.

- Tant que vous êtes là, docteur, merci de bien vouloir remettre en place mon étagère.

Ange manqua de pouffer de rire. Donatien prenait vraiment ce médecin comme une sorte d'esclave à sa merci. Et il était bien heureux de savoir qu'il ne le considérait pas comme ça. Au moins, il était plus ou moins sur un pied d'égalité. Il se considérait toujours comme inférieur, peut-être parce qu'il était médecin chef contrairement à lui. Mais il était tout de même admiratif face à la manière dont il arrivait à retenir ses émotions. Ce qu'Ange était... Presque incapable de faire, réagissant comme venaient ses émotions, sans réel contrôle dessus.
L'homme de ménage pointa enfin le bout de son nez et ne se fit pas prier, nettoyant les dégâts causés par B125. Et un peu à cause d'Ange aussi... Il tentait de cacher ce regret comme il le pouvait en pensant à autre chose. Alors il regarda les livres, l'air impassiblement neutre. Ah...

- Tant que vous y êtes, n'hésitez pas à jeter la valisette bleue. Ce sont des déchets.

Et voici le deuxième rire qu'il venait d'étouffer. Un mouvement léger des épaules vers l'avant pouvait le trahir et l'air joueur qui brillait dans ses yeux également, mais il resta droit et humble. Les jeter ou les brûler, quelle importance ? Elle n'en reverra pas la couleur de toute façon, dans un cas comme dans l'autre.

- Quant au détritus rouge que vous voyez assis sur la chaise, ne le jetez pas tout de suite à la poubelle. Nous nous en chargeons.

Et voilà le troisième. Non, Dodo, non. Tu ne veux pas voir Ange éclater de rire dans ton bureau alors que ton esclave et ton agent d'entretien tentent de remettre les choses comme elles étaient. Mais cette phrase surprit tout de même Ange qui se mit à le fixer, l'air étonné, les sourcils levés. Depuis quand Donatien Elpida jette ses déchets à la poubelle ? De ses propres mains ?

- Tu as les mains déjà sales, cher Barrabil. Je te propose donc de donner ton arme à notre collègue, il peut s'occuper de S14. Après tout, il s'est bien embêté à l'amener ici. Car, je retire ce que j'ai dit, S14 n'est pas un déchet. Elle est un légume. Un légume pourri. On devrait plutôt la renvoyer de là où viennent les légumes: sous terre.

La première partie de ce monologue le fit vite redescendre sur Terre. Par "je te propose", il disait en réalité "je te l'ordonne". Mais lorsqu'il comparait sa patiente à un légume... C'était difficile de résister une quatrième fois. Alors cette fois-ci, il laissa échapper un rire soufflé avant de se reprendre. Ah, soit. Mais avant d'obéir, il voulait encore s'amuser un peu avec ce... légume.

- Allons, monsieur Elpida. Justement. Profitez que mes mains soient sales pour ne tâcher personne d'autre, dit-il avec son ton plaisantin.

Tout en fixant les yeux étrangement dorés de son ami, un sourire sur les lèvres, il agrippa le manche du revolver pour le sortir de sa prison, et de l'observer quelques secondes avec une lueur étrange dans les yeux. Il fit mine de s'entraîner à viser avant de le pointer sur S14. Il porta une nouvelle fois son attention sur Donatien, pour qu'il comprenne bien qu'il n'allait pas tirer sur elle. Pas pour l'instant. Et pour que son ami comprenne que ce qu'il faisait été purement inoffensif, il lui adressa la parole avec des mots que lui seul pouvait saisir.

- Si tu insistes, je veux bien qu'il en soit ainsi. Mais tu peux tout aussi bien me donner ton feu vert. Dans un cas comme dans l'autre, je ne me ferais pas prier. J'obéirai, même si je suis contre.

Puis, dans un mouvement qu'il voulait mécanique, il se retourna vers S14, et prononça ces quelques paroles :

- Après tout, je suis son médecin. C'est à moi de lui faire comprendre que sa vie ne lui appartient plus. Pas depuis qu'elle est sous ma tutelle.
Have fun~ J'ai quand même essayé d'apporter quelque chose même si c'est Maya qui devait clairement répondre. Et pour le "J'obéirai même si je suis contre", c'est surtout pour que Donatien puisse prendre le revolver à Ange s'il en a envie, sans que j'ai à intervenir.




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Sam 16 Sep - 20:41
- Tant que vous y êtes, n'hésitez pas à jeter la valisette bleue. Ce sont des déchets. Quant au détritus rouge que vous voyez assis sur la chaise, ne le jetez pas tout de suite à la poubelle. Nous nous en chargeons.

Maya eut envie d'éclater de rire. « Détritus rouge » ? C'était-il bien regardé dans le miroir, le déchet en blanc ?

- Tu as les mains déjà sales, cher Barrabil. Je te propose donc de donner ton arme à notre collègue, il peut s'occuper de S14. Après tout, il s'est bien embêté à l'amener ici. Car, je retire ce que j'ai dit, S14 n'est pas un déchet. Elle est un légume. Un légume pourri. On devrait plutôt la renvoyer de là où viennent les légumes: sous terre.

Légume ? Finalement il voulait l'enterrer vivante ? Le psychopathe sadique dans toute sa splendeur ! Finalement elle avait eu tort, ce n'est pas ce crétin en chef qui allait la sauver. Que devait-elle faire maintenant ? Faire semblant qu'elle était sa jumelle et risquer une balle de la part de son médecin ou tout dire et se faire disséquer une nouvelle fois pour découvrir comment elle avait survécu dans ce corps qui n'était pas le sien ?

- Allons, monsieur Elpida. Justement. Profitez que mes mains soient sales pour ne tâcher personne d'autre, dit-il avec son ton plaisantin.

Tout en fixant les yeux étrangement dorés de son ami, un sourire sur les lèvres, il agrippa le manche du revolver pour le sortir de sa prison, et de l'observer quelques secondes avec une lueur étrange dans les yeux. Il fit mine de s'entraîner à viser avant de le pointer sur S14. Il porta une nouvelle fois son attention sur Donatien. Alors qu'aucun des deux médecins ne portaient leur attention sur elle, Maya releva tranquillement les yeux vers Ange et le pistolet qu'il pointait sur elle. Il en mourrait tellement d'envie, ça se voyait à la perfection.

- Si tu insistes, je veux bien qu'il en soit ainsi. Mais tu peux tout aussi bien me donner ton feu vert. Dans un cas comme dans l'autre, je ne me ferais pas prier. J'obéirai, même si je suis contre.

Puis, dans un mouvement qu'il voulait mécanique, il se retourna vers S14, et prononça ces quelques paroles :

- Après tout, je suis son médecin. C'est à moi de lui faire comprendre que sa vie ne lui appartient plus. Pas depuis qu'elle est sous ma tutelle.

Les yeux de Barrabil croisèrent les siens et Maya ne put retenir un sourire moqueur. Non, il avait raison, la vie de Maya n'appartenait plus à Maya, mais à elle sa sœur sans nom.

- Je n'irai pas jusqu'à dire que je vous appartiens, parce que moi je ne suis pas elle, et qu'elle, elle n'est plus là. Moi je suis quelqu'un d'autre. Alors devrions-nous tout recommencer à zéro ? Dois-je faire les présentation ? Que je suis bête, on ne m'a jamais donné de nom, puisque personne ne savait que j'existais. Hum, ça va être problématique, parce que je ne veux pas du nom de ma sœur, mais 2.0 ça fait un peu artificiel, or, je suis bien réelle.

Un lourd silence s'installa dans le bureau, même le médecin qui l'avait emmené ici et l'agent d'entretien avaient arrêté tout mouvement en l'entendant. Ils devaient la croire folle. C'était une possibilité en effet. Maya devenait tranquillement folle à cause d'elle. Elle s'enfonça plus dans son siège, croisa la jambe droite sur la gauche et prit appuie sur l'accoudoir droit, se frottant la lèvre inférieure avec son index, un sourire malicieux s'étirant tranquillement.

- Suis-je toujours un légume inutile, monsieur le médecin en chef ? demande-t-elle innocemment en tournant les yeux vers Elpida.

HRP:
Bon, s'il y a de quoi je changerai, mais voilà, je mets en place ce dont je t'ai parlé Dodo. J'ai hâte de voir leurs réactions respectives. Si vous me donnez le feu vert pour cette explication pour son changement de personnalité, j'irai mettre à jour ma bio pour rajouter l'histoire de 2.0.


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Mer 20 Sep - 17:55


Fini de jouer.


Il était difficile de porter le même degrés d'attention sur deux personnes. Mais Donatien ne voulait pas d'écart et les petits rires d'Ange - que Donatien ne saisissait pas. Il n'était pas humoriste. - ainsi que ses airs amusés face au pistolet l'inquiétait. Donatien ne souhaitait pas devenir père un jour, il était bien trop peu concerné par le relationnel pour vouloir endosser un rôle de père, mais pourtant il se sentait un peu comme tel. Ange était comme son gamin qu'il devait absolument surveiller du coin de l’œil tout en faisant son travail.
Et puis il y avait S14. Quelque chose clochait et Donatien se demandait quoi. Il n'était pas normal qu'elle ne s'exprime pas. Il connaissait l'état de choc et il se doutait bien que tuer quelqu'un sans vraiment le vouloir pouvait provoquer cet état. Cependant la demoiselle tenait tant à ses livres qu'elle aurait dû au moins réagir. Pas forcément parler, mais se remuer. Quelque chose clochait, mais Donatien s'en fichait. Ce quelque chose n'était pas assez croustillant pour lui.
En voyant Ange viser S14 sans scrupules, Donatien se figea. Ha non, pas de meurtres dans son bureau !

- Si tu insistes, je veux bien qu'il en soit ainsi. Mais tu peux tout aussi bien me donner ton feu vert. Dans un cas comme dans l'autre, je ne me ferais pas prier. J'obéirai, même si je suis contre.

Donatien croisa ses mains sur son ventre, le dos enfoncé dans le large dossier de son fauteuil, une jambe croisée sur l'autre. Ange ne tirerait pas de suite, donc? Il attendrait malgré tout ses ordres?
Bien.
Etrangement, Donatien fut gêné que Ange attende des ordres de sa part. Certes, Donatien était son chef et il ne supportait pas l'insubordination, mais s'il appréciait son collègue c'était parce qu'ils avaient la même vision du pouvoir, le même besoin d'être supérieur.
Mais soit.
S14 venait de changer d'attitude. Elle semblait soudain plus hautaine mais cela ne suffisait pas à Donatien pour qu'il se redresse et s'intéresse vraiment à elle. La rouquine réagissait. Cela n'étonna pas Donatien : face à la mort, les gens se révélaient vraiment. Donc elle cachait véritablement son jeu. Il jeta un coup d'oeil vers l'horloge. Très bien, il lui aura fallu sept minutes pour se révéler. C'était court.
Elle blablata mais Donatien ne l'écouta pas vraiment. Il n'attendait pas une explication, juste une réaction ou un changement.
Par contre elle avait le culot de sourire pendant un long silence. Pas étonnant qu'il y n'y ait plus un bruit. C'était au médecin de répondre visiblement et il ne disait rien. Peut-être que c'était ce manque d'intérêt qui poussa S14 à briser ce silence ?

- Suis-je toujours un légume inutile, monsieur le médecin en chef ?

Oh, elle lui posait une question.

- Non, vous n'êtes plus un légume, dit-il en marquant une pause. En revanche vous êtes toujours inutile.

Elle lui faisait ni chaud, ni froid, cependant elle avait plusieurs mérites : celui d'avoir assez de courage pour affronter ainsi Donatien, et sa petite mise en scène de sept minutes. Et puis, elle avait toujours sa capacité. Qui était ...?
Il souleva une page du dossier. C'était cela : elle se régénérait.
Cependant on ne ressortait pas vainqueur de ce bureau, et Donatien finit par hésiter. Tuer S14? La mettre dans les patients zéros ?
Il porta son regard sur Ange à la gâchette facile. Bon, si ça pouvait lui faire plaisir ... Donatien comprenait ce besoin oppressant de malmener autrui pour mieux se sentir.
Toujours nonchalamment installé dans son fauteuil, il s'adressa à son collègue:

- Faisons une expérience. Ses plaies externes cicatrisent, et je suppose que c'est le cas des internes. Mais cela se fait s'il n'y a plus de contact entre l'arme et la plaie? Donc je suppose que si une balle reste coincée dans sa chair...

... Son corps réagirait bizarrement. La plaie à même la peau se refermerait sûrement mais qu'en serait-il de la blessure à l'intérieur? On dit qu'une infection est dû à la présence d'un corps étranger dans le nôtre, or, une infection, poussait à son maximum, pouvait être mortel. Et elle n'était pas forcément une blessure telle une cicatrice, donc se soignerait-elle?

- Vous avez mon feu vert, articula-t-il lentement.




Hors RP:
La reprise des cours m'empêchent de répondre plus vite, sorry >< Surtout que je veux vraiment faire ça bien pour ce rp ! Haha, j'ai l'impression de me battre contre quelqu'un Smile



Donatien t'honore de sa parole en #0099ff
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Sam 23 Sep - 19:31
"Les vieilles habitudes ont la vie dure.", remarqua Ange. Il n'écouta qu'à moitié le long et fastidieux discours de cette pourriture. Elle avait adopté une position de dominatrice, mais elle n'en avait pas moins l'air d'une cruche sans cervelle. Elle faisait jouer ses atouts donnés par la Nature, mais Ange n'avait plus qu'une envie : tirer. Pourquoi donner de tels atouts physiques à des personnes si connes ? Ange se posait vraiment la question.
Une douleur se faisait ressentir dans son bras, mais il l'ignora pour le moment. Une crampe. Le canon toujours dirigé vers cette patiente déjà morte. Il attendait que Donatien lui fasse un signe, n'importe quoi, pour qu'il sache s'il doit rester ainsi ou s'il pouvait se reposer, aussi bien mentalement que physiquement. Son crâne commençait également à lanciner, son sang tambourinait dans sa boite crânienne, lui donnant des douleurs terribles. Ces quelques minutes... Avaient réussi à mettre ses émotions et son sang froid à une épreuve bien trop laborieuse. Il remarqua même que sa main tremblait et que sa poitrine se soulevait bien trop souvent. Fort-heureusement, le costume serré qu'il portait camoufla toute sa haine et son anxiété. Il venait à peine de réaliser.
Il venait de tirer sur quelqu'un ? Quelle folie lui avait fait faire une chose pareille ?
Mais étrangement, malgré les tremblements et la respiration forte, un sourire se dessinait sur son visage. Il n'écoutait déjà plus. Il avait vu le sang couler. Il en fut à la fois effrayé et excité. Il se posa alors une question :

"Si je couchais avec quelqu'un en train de saigner... Quelle sensation ça me procurerait ?"

Soudain, la voix de Donatien le ramena sur Terre. Il se tourna vers lui, les yeux écarquillés. Avait-il vu son écart ? Il devait se ressaisir. Sinon, il finirait comme elle. Comme ce déchet vivant. Et que fait-on des déchets ? On les jette pour un endroit plus propre.

- Non, vous n'êtes plus un légume. En revanche vous êtes toujours inutile.

Ange explosa de rire, relâchant toute la pression qu'il encaissait depuis le début. Il fut soudain soulagé. Presque revigoré. Son tremblement venait de disparaître et sa respiration revenait à la normale tout aussi subitement. "Merci Dodo. Tu es le meilleur !"
Il s'attarda alors sur son ami, un sourire plus joyeux sur le visage. Dodo ne le savait pas, mais il avait le chic pour remettre Ange dans l'état d'esprit où il devait être.
Puis, il s'adressa à Ange. Ah ?

- Faisons une expérience. Ses plaies externes cicatrisent, et je suppose que c'est le cas des internes. Mais cela se fait s'il n'y a plus de contact entre l'arme et la plaie? Donc je suppose que si une balle reste coincée dans sa chair...

Ange lui accorda toute son attention. Il n'attendait qu'il le lui dise. Dis-le. Dis-le. Dis-le. Dis-le.
Dis-le !

- Vous avez mon feu vert.

C'était un réflexe. Le bruit sourd qui était en train de détruire une nouvelle fois les oreilles d'Ange confirmait son geste. Il avait tiré. Et à l'aveugle, qui plus est. Il espérait qu'il avait atteint la tête, ou au moins un organe vital.
En regardant d'où le sang affluait, Ange fut presque déçu. C'était la cuisse. Et de ce qu'il en voyait, la balle s'était enfoncée profondément dans la chair.  Si elle voulait la retirer d'elle-même, elle devra y mettre les doigts et chercher parmi ses vaisseaux sanguins et son muscle.
Il jeta un regard intéressé au médecin et à l'homme d'entretien. Le médecin était totalement tétanisé, complètement immobile, alors que l'homme d'entretien continuait tranquillement à remettre en ordre le bureau. Ange était entre ces deux états d'esprit. A la fois angoissé et détendu. Ce qui était extrêmement contradictoire. Mais les tremblements revinrent, et il sut que l'attention était portée sur lui désormais. Il posa rapidement le revolver sur le bureau de son ami - peut-être trop rapidement - et rangea ses deux mains dans les poches de son pantalon noir. Il inspira un grand coup avant d'approcher S14. Il s'agenouilla, examinant la plaie de plus près. Autant faire le travail jusqu'au bout. Il jeta un oeil sur le visage de S14, puis sortit un stylo plume de sa poche.
Il lui offrit un sourire à lui glacer son propre sang, étiré jusqu'aux yeux, et enfonça le stylo dans le trou qu'avait provoqué la balle jusqu'à sentir cette dernière. Il poussa davantage la balle dans la chair avant de retirer le plume et de l'essuyer avec un mouchoir sorti de sa veste. Il effaça rapidement son sourire pour laisser son visage plus neutre, puis retourna à sa place de tout à l'heure. Il s'assit dans le fauteuil. Ni trace de haine dans son regard, ni d'effroi. Mais une lueur d'excitation apparut dans ses yeux. Il semblait presque amusé sous ses airs de détente.

- Qu'attends-tu ? Retire-la !

Et dans un second souffle, il ajouta :

- Tu n'as que tes doigts pour l'enlever. J'ai hâte de savoir comment tu vas faire.
Dis-moi Maya si ça te va !




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Lun 25 Sep - 0:47
- Non, vous n'êtes plus un légume. En revanche vous êtes toujours inutile.

Comme de raison, les médecins n'écoutaient jamais ce qu'on leur disait. On avait beau leur souligner presque noir sur blanc qu'il y avait bien plus à voir que ce qu'il y avait en surface, ils n'y faisaient aucunement attention. Ils devaient croire qu'elle était folle. Après tout, elle devait être le premier fœtus qui survivait dans le corps de sa jumelle après que celle-ci l'ait absorbé. Profiter des traumatismes de sa sœur pour utilisé son corps pour faire de courtes recherches pour comprendre ce qu'elle était, avait été dans ses passe-temps de prédilection entre leur onze et quinze ans. Chose qui n'était pas arrivée une seule fois durant les deux dernières années et 2.0 s'en était ennuyé.

- Faisons une expérience. Ses plaies externes cicatrisent, et je suppose que c'est le cas des internes. Mais cela se fait s'il n'y a plus de contact entre l'arme et la plaie? Donc je suppose que si une balle reste coincée dans sa chair...

Chose jamais rapportée dans son dossier, les nombreux oubliés que ses médecins avaient fait en la disséquant. Mais faut dire qu'ils ne s'en étaient pas rendu compte non plus.

- Vous avez mon feu vert.

À peine cette phrase sortait de la bouche du psychopathe en chef, que Maya ferma les yeux en se cramponnant aux accoudoirs. La brûlure à sa cuisse fut déchirante, un cri douleur monta dans sa gorge, mais à la différence de sa sœur, elle le retint en serrant les dents et en prenant de grandes respirations. Rouvrant les yeux, elle remarqua l'air déçu sur le visage de son médecin. Bien sûr, il aurait préféré la tuer. Mais elle ne se laisserait pas tuer aussi facilement. Les pensées suicidaires s'étaient sa jumelle qui les avait, pas elle. Elle, elle allait se venger pour ces années de torture, quitte à mettre le feu à cette île et devenir une tueuse en série. Elle ne lâcha pas Ange du regard, alors qu'il regardait autour et que son bras était secoué d'un tremblement. Il posa rapidement le revolver sur le bureau de son ami - peut-être trop rapidement - et rangea ses deux mains dans les poches de son pantalon noir. Il inspira un grand coup avant d'approcher S14. Il s'agenouilla, examinant la plaie de plus près. Il releva les yeux vers elle, puis sortit un stylo plume de sa poche.

Le sourire qui étira ses lèvres aurait glacé le sang à n'importe qui, mais elle ça ne lui fit ni chaud ni froid. Il enfonça le stylo dans le trou qu'avait provoqué la balle jusqu'à sentir cette dernière. Il poussa davantage la balle dans la chair avant de retirer le plume et de l'essuyer avec un mouchoir sorti de sa veste. Maya serra les dents, les narines dilatées pour respirer à grands coups. Ange effaça rapidement son sourire pour laisser son visage plus neutre, puis retourna à sa place de tout à l'heure. Il s'assit dans le fauteuil. Ni trace de haine dans son regard, ni d'effroi. Mais une lueur d'excitation apparut dans ses yeux. Il semblait presque amusé sous ses airs de détente. Maintenant qu'il n'était plus devant elle, 2.0 fixait le bois du bureau, imaginant mille et une façon de se venger de ce mégalomane narcissique.

- Qu'attends-tu ? Retire-la !

Et dans un second souffle, il ajouta :

- Tu n'as que tes doigts pour l'enlever. J'ai hâte de savoir comment tu vas faire.

À cette dernière phrase, un sourire moqueur étira les lèvres de Maya et se détendit tranquillement, se calant une nouvelle contre le dossier du fauteuil. Croyait-il vraiment qu'il n'y avait que cette solution. Son corps se guérissait automatiquement. Et si pour guérir complètement il devait désintégrer un corps ennemi, il le faisait. Comme s'il ne s'était rien passé, elle épousseta son pantalon là où la balle avait fait un trou, puis elle croisa une nouvelle fois sa jambe par-dessus l'autre, alors que la plaie finissait déjà de se refermé.

- Désolée de vous décevoir, docteur, mais je n'ai pas besoin de la retirer. Si vous saviez le nombre de choses qui a été oublié dans mon corps durant les expériences... Mais c'est normal que vous ne l'ayez pas lu dans mon dossier. La plupart du temps ils ne s'en rendaient pas compte.

Soupirant d'un air lassé, elle rejeta ses cheveux par-dessus le dossier, avant de reporter son attention sur Donatien.

- Monsieur Elpida, vous devriez écouter quand on vous parle. Je vous donne un scoop sur ma pathologie et vous me trouvez encore inutile ? Alors je vais le dire directement. Il y a deux S14. Celle que tout le monde connaît et celle qui se trouve devant vous. Moi qui aurait cru que vous seriez intéressé par la découverte d'une jumelle qui a vécu dans le corps de sa sœur pendant presque dix-huit ans avant de pouvoir prendre le contrôle de son corps... Et non, ce n'est pas un dédoublement de la personnalité. Il y a littéralement deux âmes dans un seul corps, alors que la mienne aurait dû mourir quand Maya m'a absorbé. Si vous ne me croyez pas, demandez à mes parents, ma mère portait des jumelles jusqu'au quatrième mois.

Si là elle ne lui était plus utile, ce type était plus atteint mentalement qu'elle ne croyait.

HRP:
Bon j'espère que je ne suis pas allée trop loin avec le corps qui va tout simplement éliminer la balle. Mais je n'avais pas envie de faire plaisir à Ange XD
Et oui Dodo, je vais bientôt mettre à jour ma fiche pour ajouter 2.0, mais là j'ai pas trop le temps pour m'y concentrer. Je veux pas non plus le faire à la va-vite.


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Mer 27 Sep - 21:20


Fini de jouer.


Donatien avait donné son feu vert mais ici, la couleur appropriée aurait été le rouge.
La détonation ne se fit pas attendre. Donatien sursauta, prit de court malgré tout, puis battit des cils, comme si le sifflement dans ses oreilles allait disparaître grâce à ce mécanisme.
Il reprit vite ses esprits, alerte. Il se pencha par dessus son bureau afin de voir les dégâts. Les yeux écarquillés, le pouls à trois cent à l'heure dans ses veines, il avait besoin de voir les conséquences de ce tir.
Est-ce que sa précieuse moquette était tâchée?
Il s'affala dans son fauteuil en se pinçant l'arrête du nez en découvrant une explosion d'hémoglobine sur son sol. Il entendit également le râle excédé de son agent d'entretien. Oui, autant de désordre, c'était un fléau. Ange aurait pu tout de même traîner la patiente dans le couloir pour faire ça! Donatien finit par se masser les tempes en réalisant qu'il allait devoir réprimander Ange là-dessus. Il lui tâchait son sol deux fois avec du sang, ce qui était difficile à nettoyer, en plus de l'odeur pestilentielle que dégageait ce liquide, lui faisait tomber son étagère, éraflant le bois au passage et dérangeant l'ordre de ses dossiers...
Heureusement que son collègue posa l'arme sur le bureau. Donatien se fichait pas mal de ses tremblements ou de vérifier si S14 était décédée, l'ordre de sa pièce passant bien au dessus de ces futilités. Il attrapa le revolver du bout des doigts, comme s'il tenait la peste, pivota sur son fauteuil, ouvrit la fenêtre et jeta l'arme dans les jardins. Le jardinier passait à midi de toute façon.
Il referma la fenêtre mais resta debout contre, les bras croisés, un peu plus à l'aise mais les muscles tendus.
Il s'appuyait contre le mur, nonchalant malgré son stress alors que Ange finissait de s'amuser. Il n'avait donc pas peur d'abîmer le stylo en le laissant en contact ainsi avec la chair?
Etonnement, S14 croisa une jambe par dessus l'autre, plutôt confiante. Bon, si elle aimait la torture, c'était son goût. Elle n'avait tout de même pas vraiment réagi à la douleur. Elle devait aimer ça, oui.
Elle continua de parler mais Donatien se sentait sourd. Il était bien trop frustré pour lui prêter attention. Mais ses oreilles se débouchèrent malgré lui et il entendit la fin du discours de la rouquine :

- Il y a deux S14. Celle que tout le monde connaît et celle qui se trouve devant vous. Moi qui aurait cru que vous seriez intéressé par la découverte d'une jumelle qui a vécu dans le corps de sa sœur pendant presque dix-huit ans avant de pouvoir prendre le contrôle de son corps... Et non, ce n'est pas un dédoublement de la personnalité. Il y a littéralement deux âmes dans un seul corps, alors que la mienne aurait dû mourir quand Maya m'a absorbé. Si vous ne me croyez pas, demandez à mes parents, ma mère portait des jumelles jusqu'au quatrième mois.


On ne le lui avait pas rapporté cela?
Il fit deux longs pas vers son bureau et feuilleta lentement le dossier. Ha bon, son médecin ne l'avait pas rapporté? Ange était devenu incompétent.
Bon, ça ne rendait pas S14 plus utile, et Donatien avait toujours envie de la tuer. Mais la gerbe de sang l'avait suffisamment dégoûté de tout acte violent. Et puis par rapport aux règles de l'Institut, il ne pouvait pas tuer une patiente qui était encore opérationnelle, même si ce n'était pas parfait.
Il soupira, blasé, et ne joua plus à rien. Il était lassé d'être médecin en chef, ou médecin tout court.
Il avait vraiment mal dormi cette nuit.
Il balaya l'air de la main, comme si tout cela était insignifiant avant de poser son verdict:

- Je n'ai que faire de vos histoires. Vous êtes folles à lier et votre place est à l'asile.

Il ferma le dossier de S14 et planta son regard dans le sien, impassible.

- Nous n'allons pas vous tuer. Votre folie s'en occupera.






Donatien t'honore de sa parole en #0099ff
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Ven 29 Sep - 22:03
Ange n'écoutait tout simplement plus. Il entendait les sons, il percevait les paroles, mais il n'arrivait pas à décrypter leur sens. Il resta figé dans son fauteuil, comme une statue de pierre impossible à déplacer. Ses doigts étaient entrelacés, ses mains reposaient sur ses cuisses musclées, sa tête était droite et aucun tremblement ne venait troubler cette immobilité. Ses yeux étaient rivés sur le mur, ne quittant pas le point qu'il fixait depuis que S14 avait ouvert la bouche pour répliquer.
Il s'était tout simplement transformer en un objet qu'on ne pouvait bouger. Il était en pleine introspection, les yeux plissés comme si ça allait l'aider.
Il entrouvrit la bouche pour la refermer tout doucement. Les bruits continuaient, il ne pouvait pas les interrompre.
Ses tympans ne voulaient pas écouter la conversation, ils ne faisaient que transmette l'information : des personnes parlaient. Son cerveau faisait le lien avec les personnes présentes dans la pièce, mais à qui appartenaient ces voix? Mystère total. Il déglutit avec difficulté, sa salive ne voulant pas s'introduire dans sa gorge. Il manqua de s'étouffer mais il ne laissait rien paraître. Une vraie statue de glace.
En réalité, il pensait que s'il n'entendait rien, c'était à cause du bruit de l'arme qui avait résonné deux fois en quelques minutes. Mais les quatre autres personnes présentes pouvaient se concentrer sur la conversation à la perfection, alors pourquoi pas lui?
Une voix plus masculine prit la parole. Ange leva légèrement la tête sans quitter du regard ce point qu'il fixait depuis tout à l'heure. Il voulait montrer qu'il s'y intéressait, mais il en était incapable. Tout son corps refusait de bouger.
Cette incapacité à bouger commençait à lui taper sur le système. Ses doigts se crispèrent, et sa respiration commençait à donner un peu de vie à cet amas de pierres lisses. Il bougea enfin son regard pour fixer le médecin posté à côté de la porte.

Cette journée était... Terriblement épuisante. Ange avait soif. Ange avait faim. Ange avait envie de dormir. Ange voulait s'enfouir sous la terre. Ange avait tiré sur quelqu'un. Et ce à deux reprises. Et ce n'était en aucun cas dans ses valeurs morales. Il était déboussolé, complètement perdu. Il avait apprécié la douleur exprimée sur le visage de ses victimes, il était excité à l'idée de tenir à nouveau l'objet en plastique. Mais il ne devait plus jamais poser son index sur une quelconque gâchette.
Sans dire un mot, il se leva de son fauteuil, avança d'un pas rapide et mécanique vers la porte et quitta la pièce, perdu.
Il avait besoin de retrouver ses repères. Besoin d'être seul.

"Excuse-moi Donatien. Je ne sais même pas si je mérite d'être encore médecin ici.", pensait-il.
Vous pouvez encore le rattraper, mais c'est ma façon de quitter le RP Smile




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Dim 8 Oct - 18:39
Sans quitter le chef des médecins des yeux, Maya pouvait voir que son soi-disant médecin n'allait pas bien. Une véritable statue de glace. Ça l'étonnait. Elle n'aurait jamais cru qu'Ange Barrabil soit aussi atteint après avoir tiré sur quelqu'un. Ou plutôt, sur deux personnes, si elle se fiait à la tâche de sang sur le tapis. Que cette gamine soit blessée lui importait peu. Elle disait qu'elle voulait changer les choses ici, mais elle était encore trop immature pour réussir. Il fallait parfois savoir se montrer soumis pour ne pas être démasqué. Bon, elle-même, elle ne s'y était pas tout à fait bien pris, mais pour prendre le contrôle du corps de sa sœur, il fallait qu'elle la plonge dans un profond traumatisme, sinon elle n'aura aucune difficulté à le reprendre. Et 2.0 en avait marre de n'être qu'une simple spectatrice de la vie de sa jumelle. Elle voulait aussi vivre. Et tant mieux, si le mégalomane narcissique en était atteint psychologiquement. Ça leur ferait des vacances à toutes les filles et femmes qui se trouvaient dans cet enfer.

2.0 sortit de ses pensées quand Donatien balaya l'air de la main, comme si tout cela était insignifiant avant de poser son verdict:

- Je n'ai que faire de vos histoires. Vous êtes folles à lier et votre place est à l'asile.

Oh, il la prenait vraiment pour une folle. Il ne la croyait pas quand elle disait qu'elles étaient deux dans ce corps. Fine, de toute façon, elle voulait être transféré dans cet asile. Donatien ferma son et planta son regard dans le sien, impassible. Elle le soutient sans sourciller.

- Nous n'allons pas vous tuer. Votre folie s'en occupera.

S'il se plaisait à le penser. Il allait être déçu en voyant qu'elle ne plongeait pas dans une folie destructrice. En fait non, elle allait plonger dans cette folie, mais plutôt d'en mourir elle-même, c'est cette île et cet enfer qui allait disparaître. Ça, c'était la promesse qu'elle faisait. Quitte à ce qui ne reste aucun survivant. Au moins, les gens dotés d'une pathologie ne seraient plus persécutés et disséqués par la peur des autres.

Alors qu'un silence planait dans le bureau, seulement dérangé par l'infirmier et le concierge qui ramassaient les dégâts, Ange se leva de son fauteuil, avança d'un pas rapide et mécanique vers la porte et quitta la pièce, perdu. 2.0 devait qu'elle aimait le voir dans cet état. C'est comme s'il goûtait à sa propre sauce. N'ayant plus rien à dire au médecin en chef, ayant obtenu ce qu'elle voulait, elle attendit que l'infirmier s'avance vers elle pour la guider vers la sortie. Mais avant de traverser la porte, elle se retourna vers Donatien, elle avait envie de le narguer un peu avant d'être enfer. De toute façon, il n'écoutait jamais ce qu'on lui disait.

- J'ai hâte de voir qui sera le plus détruit par ma supposée folie. Moi ou cet Institut ?

Pour ajouter à sa phrase, plutôt qu'un sourire moqueur, elle en offrit un de folie. Autant lui donner ce qu'il demandait pour une fois. Et la dernière.

HRP:
Voilà, à mon tour de partir. Je crois qu'on a pas mal fait le tour pour ce RP ^^
Maintenant vous pouvez me mettre dans les patients zéro et promis, je mets mon profil à jour bientôt pour y inclure 2.0.


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Mer 11 Oct - 11:36


Fini de jouer.


Donatien devait peut-être être le seul à se sentir à l'aise dans le lourd silence. Oui, il le trouvait même confortable. A un tel point qu'il s'assit de nouveau dans son fauteuil si lentement qu'on entendit le cuir gémir. La tête contre le dossier, le menton levé, Donatien surplombait l'assistance.
Ange, à l'inverse, se leva. Il avait l'air un peu fatigué. Mais Donatien se fichait pas mal de l'état de son collègue : il était déçu par lui. Non pas parce qu'il s'en allait, non pas parce qu'il avait tiré sur une patiente et non pas parce qu'il tirait la tête d'un mort-vivant. Non, ce qui décevait Donatien c'était qu'Ange avait oublié les formules de politesse. Donatien était habitué à ses drôles de surnom et ses blagues en dessous de la ceinture que le médecin en chef ne comprenait pas, mais Ange disait merci, au revoir, bonjour. Or là, plus rien. Pas une marque de respect.
Cela crispa Donatien.
L'infirmier fixait Donatien, comme pour lui demander ce qu'il devait faire et d'un signe de tête, le médecin lui indiqua de faire sortir l'autre cinglée. Lui aussi avait besoin de repos, en fait.

- J'ai hâte de voir qui sera le plus détruit par ma supposée folie. Moi ou cet Institut ?


Pourquoi est-ce qu'elle posait la question? C'était ridicule. Surtout que rien ne détruisait l'Institut. Elle était bête en plus d'être folle? De plus, elle lui souriait. Quoi? Elle était heureuse ? Pourtant tout le long de l'entretien elle n'avait pas semblé particulièrement aimable et n'avait pas renvoyé l'impression de quelqu'un de satisfait. Pourquoi se mettait-elle à sourire d'un coup.
L'infirmier semblait attendre une réponse de Donatien pour faire sortir S14, qui hériterait d'un nouveau nom bientôt. Donatien n'avait pas envie de gaspiller sa salive, il avait déjà trop parlé. Alors il se contenta d'agiter la main et la porte se referma.
Il était seul, enfin.
Mais cela ne voulait pas dire qu'il allait avoir un moment de répit. En effet, sa secrétaire frappa à la porte, un thé fumant dans les mains.

- Votre thé de dix heures monsieur.


Dix heure ? Déjà ?

- Et vous avez une réunion avec un parent dans dix minutes, l'informa-t-elle.

Donatien soupira, saisit le mug et jeta un regard vers la fenêtre. Ange déprimait. S14 délirait. Et Donatien succombait.




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