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05/01/2019
Nouvelles intrigue et pages dans le Journal Clandestin
12/12/2018 Doutes : -15% ; Révolution : +15% (Preuve Cannibale & Kan + Preuve Alexander + Preuve Lucy)
05/11/2018Rôle d'espions à pourvoir

Un brin de causette près des toilettes ( Nevrabriel & La Cannibale)

La Cannibale

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Un brin de causette près des toilettes
La Cannibale prenait une douche toutes les heures, au moins. Cette chaleur la tuait à petit feu et elle était forçait à se rafraîchir pas tous les moyens. Sans une hydratation régulière son coeur faisait des siennes et elle revenait à ses débuts : allongée dans son lit comme une vraie malade. Elle avait passé beaucoup trop d'années alitée, beaucoup trop pour une adolescente de dix-sept ans. Elle ne voulait plus de ça.
La douche de 20h30 était la meilleure de toutes. On y allait quand le temps se rafraîchissait alors en sortant de la douche, le contraste entre l'eau froide et la température plus trop chaude était moins puissant que dans l'après-midi. Par contre, la blonde se traînait pour aller aux sanitaires de son aile. Elle portait le haut de son uniforme mais n'avait pas réalisé qu'elle était dans un de ses propres short. Un tout noir, assez serré. Elle était si fatiguée qu'elle prêta à peine attention au surveillant qui attendait devant les sanitaires. Attendez ... Un surveillant et un infirmier ?
Elle haussa les épaules : pourquoi pas ? Sûrement qu'il y avait un cas spécial là-dedans.
Elle poussa la porte des sanitaires. Il ne semblait y avoir personne. Un autre aspect positif des douches tardives: on n'y rencontrait pas grand monde. La blonde se plaisait à siffloter sous le jet d'eau, elle n'allait donc pas se gêner.
Elle posa sa serviette sur les lavabos ainsi que ses chaussures. Devant le miroir, elle évita son reflet. Le regard détourné mais faisant face à la vitre, elle hésitait. Est-ce qu'elle s'essayait à cette chose dangereuse qu'était d'inspecter son reflet ? Elle avait sûrement du violet sous les yeux pour marquer ses cernes et des cheveux en bataille.
Elle finit par ouvrir très lentement un premier œil, puis le deuxième. Finalement, son apparence n'était pas si mauvaise. D'accord, ses boucles s'emmêlaient et son visage était plus pâle qu'en début de matinée, mais elle restait tout de même présentable. Elle en était si contente qu'elle se dirigea dans une douche en oubliant ses affaires de toilette sur le lavabo.
Elle ferma la porte de son cabinet, ôta ses vêtements et, langoureuse, prit le temps de s'étirer. Dieu, que c'était salvateur.
Elle alla sous le jet et l'actionna. L'eau tiède (parce qu'il ne fallait pas qu'elle soit trop froide) semblait la libérer du poids qu'était la chaleur. Bien contente, elle n'hésita pas à chantonner. Sa voix n'était pas exceptionnelle, mais son chant était juste. Ainsi, elle se plut à faire ronronner le refrain d'une chanson que lui fredonnait sa sœur autrefois.

« I used to be fragile, but now i'm so wild.», fut la phrase qu'elle claironna le plus fort.

Tout en poursuivant sa chanson, elle chercha à tâtons un savon.
Chercha ...
Chercha ...
Et merde.
Pas de serviette non plus, n'est-ce pas ?
Elle déglutit. Son chant avait aussitôt cessé, coupé au beau milieu d'une phrase. A l'affût, elle guetta un bruit, un signe d'une présence. Elle se dit que s'il y avait les deux membres du personnel qui montaient la garde, ça ne devait pas être pour rien. Un patient était-il là ? Si oui, il était vraiment discret.
Bon, elle n'allait pas rester là, nue et pétrifiée. Non ?
Elle prit une profonde inspiration et ouvrit lentement la porte de son cabinet. Elle laissa seulement dépasser sa tête. Un coup d’œil à droite. Puis à gauche. La voie était libre.
Discrètement, elle alla jusqu'aux lavabos... Jusqu'à ce qu'elle entende un bruit, signifiant la présence d'une personne. Ni une, ni deux, elle s'enroula vaguement dans sa serviette blanche. Sa chevelure trempée ondulant sur ses épaules dévoilées et son regard combatif, prête à assumer sa drôle de situation. Elle avait, entre-temps, saisi un savon qu'elle brandissait là où elle pensait qu'il y ait quelqu'un.

« Tu as intérêt à te montrer ... Après tout, tu es face à la Cannibale. »

Espérons que ce n'était pas un patient dangereux (ce qui expliquerait les deux pions en blanc postés à l'entrée). Si c'était le cas, elle espérait qu'il eut vent d'une des nombreuses rumeurs qui avait faite l'histoire de la Cannibale. Avec un peu de chance cela l'intimiderait. Et si c'était quelqu'un de gentil ... Peut-être que la blonde poursuivrait sa quête d'alliés.

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Hors rp des familles:
Si entendre la chanson te sera une aide pour ta réponse, voici le lien Smile I used to be so fragile but now i'm so wild



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Nevrabriel

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L’eau ne coulait plus. Ses doigts étaient fripés. Mais il faisait chaud et il était las. Les surveillants avaient pris l’habitude de sa lenteur. Au moins ils avaient le temps de sympathiser entre eux.

L’écossais avait arrêté la cascade fraiche depuis longtemps. Il pourrait se sécher et s’en aller. Mais il regarda sa serviette sans conviction, laissant l’eau quitter son corps naturellement, sans s’en rendre compte. Ses cheveux étaient encore humide mais sa peau beaucoup moins. Une goute longea une mèche rousse jusqu’à la pointe, s’échoua sur l’arrête de son nez. Elle coulissa à sa paupière inférieure, sa pommette, sa joue, son menton, et alla s’écraser sur le sol.

Soudain, une chanson se fit entendre. La personne chantait juste. Et son chant était clair, puisse qu’ils étaient seuls dans ce sanitaire. Le jeune homme écoutait, appréciant la gaité de la voix féminine. Qui s’arrêta brutalement.

S’était-elle mise du savon dans les yeux ?

Silencieux, le jeune homme décida qu’il était temps pour lui de retourner à sa chambre. Il agrippa sa serviette pour se frotter les cheveux, avec une certaine menteur, avant de s’habiller, ne prenant pas vraiment le temps de se sécher totalement le corps. Avec une chaleur pareille, sa peau allait rapidement sécher de toute façon.
Il ouvrit la porte, qui était loin d’être silencieuse.

_Tu as intérêt à te montrer ... Après tout, tu es face à la Cannibale.

La Cannibale ? Il en avait entendu parler mais il était certain qu’une personne dangereuse ne serait pas acceptée ici, ou du moins, elle serait hautement surveillée et ne pourrait pas se laver avec une autre personne dans les lieux. Elle serait même une patiente Z et ne serait pas là.

Le jeune homme sortit de la cabine, laissant la porte se refermer machinalement derrière lui, doucement, il tourna la tête vers la demoiselle à demi-nue.
Même si c’était la première fois qu’il voyait une femme aussi dénudée, son visage exprima seulement un haussement de sourcils.

*Fais attention, tu pourrais la vexée.*

Le jeune homme tourna ses yeux quelques instants vers la voix qui l’accompagnait. Une illusion qui venait de son mal être, mais un visage bénéfique à ses maux.
En temps normal il aurait certainement eut une réaction de puceau ultra gêné qui aurait caché ses yeux dans un bégayement minable, mais actuellement, il n’avait même pas la force d’être embarrassé.
Il devait réagir, il ne pourrait pas rester planté là à la fixer alors qu’elle le menaçait d’un savon, cachant le strict minimum de son intimité.

Doucement, il s’approcha d’elle, lui montrant qu’il était totalement inoffensif. Puis, sans mouvement brusque, il posa sa serviette quasiment sèche sur la tête de l’inconnue, frottant doucement pour sécher ses cheveux.

Il ne savait pas vraiment quoi faire dans cette situation, et la santé de la demoiselle était la première chose qui lui avait traversé l’esprit.
(Enfin non, la deuxième, il reste un homme après tout)
d'une voix morte et lente, il lui exprima, presque affectueusement :

_Tu vas attraper froid …



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La Cannibale

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Un brin de causette près des toilettes
Peut-être le silence le plus long de sa vie.
La porte de la cabine, celle que la Cannibale désignait avec son gel douche comme arme, s'ouvrit lentement. Elle ne grinçait pas mais c'était tout comme. La blonde avait l'impression de vivre un film au ralenti. La tête qui en sortit était rouge, ce qui surprit la demoiselle. Depuis qu'elle était à l'Institut, elle en avait vu des patients. Mais une chevelure pareille ? Le type était immense, forçant la blonde à se tordre le cou pour croiser ses yeux. On aurait que quelqu'un s'était trompé lors de la confection du garçon. Ou alors ça avait été un artiste qui trouvait ça conceptuel de lui peindre deux couleurs différentes.
Elle fut frappée par ce patient-là, baissant sa garde. Il avait un quelque chose en plus. En ouvrant la porte, c'était comme si il avait laissé passer une vague de tristesse. La Cannibale en oublia sa situation, complètement absorbée par ce type-là. Il avait tout pour l'intimider. Il avait la couleur de la colère dans les cheveux, la taille d'un monstre et des yeux hors du commun. Et pourtant, la Cannibale n'avait pas peur du tout.
Tandis qu'il s'approchait d'elle, on entendait les gouttes d'eau perler sur le carrelage. Peut-être qu'on n'entendait que ça d'ailleurs. Un inlassable plic ploc.
Puis le jeune homme frictionna la crinière de la blonde dans un geste qu'elle qualifierait, étonnement, d'affectueux. Pourquoi cette tendresse ? Il aurait pu passer son chemin (après tout, il n'avait pas été le moins du monde perturbé par la semi-nudité de la patiente), mais non. Il lui séchait doucement les cheveux. Elle se laissa faire en battant des paupières. Cette situation était à la fois absurde et ... intrigante.

« Tu vas attraper froid ... »

Elle écarquilla les yeux de surprise avant de pouffer discrètement. Son rire semblait presque timide.
Puis elle leva les yeux vers le rouquin. Ils ne se connaissaient ni d’Ève, ni d'Adam, et pourtant il agissait avec elle comme si elle était sa petite sœur. C'était touchant. Décidément, se sociabiliser était quelque chose de passionnant.
C'est alors qu'en voyant son visage de plus près, elle tilta. Ils ne se connaissaient pas ? Vraiment ? Pourquoi avait-elle la sensation de l'avoir déjà vu ?
Elle enroula convenablement sa serviette autour d'elle tout en fouillant dans sa mémoire. Elle scrutait avec minutie le visage du jeune homme. Il était sûrement le garçon qu'attendaient l'infirmier et le vigile. Peut-être cela avait-il rapport ?

« Merci. Mais sèche-toi aussi. »

Elle lui saisit délicatement la serviette, puis lui essuya le visage. Il gouttait encore. Pourquoi n'avait-il pas pris le temps de se sécher entièrement ?
Elle s'appliquait avec une chaleur presque maternelle. Il aurait été dommage que ce garçon tombe malade.
Puis elle s'arrêta soudainement. Elle savait où elle avait déjà vu ce patient. Lors de la Grande Sanction. A côté du Docteur Elpida. Il était son patient. Était-ce pour cela qu'il était surveillé ? Était-ce un privilège ?
Elle recommença à sécher le visage du jeune homme, passant désormais à son front. Elle voulait l'interroger là-dessus. Et elle avait deux raisons pour cela. La première était qu'elle sentait que quelque chose n'allait pas chez lui et elle voulait l'aider, aussi maigre la consolation pouvait-elle être. Et ensuite ... S'il était le patient du Docteur Elpida, cela pourrait l'aider de l'avoir comme ami. Ou du moins comme allié. Seulement, était-il dans le camp de son médecin, ou dans celui des patients ?

« Tu es une vraie star dis-moi, mon chou. Tu as le droit à des gardes du corps pour une douche. Ces petits chiens te suivent-ils partout ? »

Il n'y avait pas de moquerie dans sa voix, étonnement. Elle s'exprimait toujours avec la voix d'une mère.

« Je suis peut-être La Cannibale mais tu es encore plus célèbre ... »

Elle eut fini de le sécher, alors elle se recula légèrement et sourit doucement.

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Nevrabriel

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_Tu vas attraper froid …

Nevrabriel ne regardait pas vraiment le visage de l’inconnue mais d’avantage ses cheveux mouillés. Ses longs cheveux blonds avaient la couleur du blé au soleil. Ce jaune dilué qui s’éloignait le plus possible du brun sans être platine. Ses cheveux étaient vraiment longs, ils devaient lui arriver aux cuisses, aux genoux peut-être ? Nevrabriel pensait qu’il n’y avait que sa cadette pour avoir des cheveux jusqu’aux mollets.
En frottant la tête de la demoiselle pour absorber l’humidité, le jeune homme observa ces mèches d’été s’onduler naturellement autour de son visage. Ses yeux bicolores descendirent doucement sur son regard. Elle avait de beaux yeux clairs. Vraiment clair. Ils n’avaient pas la couleur du ciel. Ils ressemblaient d’avantage à de l’eau. Comme l’eau d’un lagon paradisiaque.

La Cannibale, hm ? Elle ressemblait bien trop à l’été pour un surnom aussi glauque.
Eté ? Samhradh ?

*Ne lui donnes pas de surnom si tu ne comptes pas la revoir.*

Le visage perplexe d’Anna apparut derrière la demoiselle. Elle lui faisait bien comprendre par ses yeux que l’inconnue ne ferait pas partie de sa vie, et il savait très bien pourquoi. De toute façon, il avait entendu ce surnom depuis son arrivé, il y a cinq ans, mais n’avait jamais mis de visage sur ce nom. Et le visage de l’inconnue n’allait pas.

Les mouvements de Nevrabriel devenait de plus en plus lent sur la serviette avant de s’arrêter complètement alors qu’il fixait les mèches dorés de l’inconnue s’onduler sur eux même.

_Merci. Mais sèche-toi aussi.

Le jeune homme ne bougea pas. Lorsqu’il sentit la serviette lui échapper des mains, ses bras retombèrent le long de son buste sans que son visage ne manifeste la moindre émotion, clignant simplement des yeux.
Pourquoi est-ce qu’il devrait se sécher ? Il était sec … ou … peut-être pas ?
La blonde posait la serviette sur son visage, là où les goutes de ses cheveux roux avaient décidé de se loger.
Ah oui … il n’était pas sec finalement.
Nevrabriel fermait les yeux lorsque la demoiselle y passait trop près, les rouvrant doucement à chaque fois. Son regard presque vide descendit lentement vers sa bouche aux lèvres accueillantes, la regardant parler, comme un sourd qui voulait comprendre :

_Tu es une vraie star dis-moi, mon chou. Tu as le droit à des gardes du corps pour une douche. Ces petits chiens te suivent-ils partout ?

Ils ne me surveillent pas, ils me trainent …

Nevrabriel pensait avoir dit ces mots à voix hautes, mais ses lèvres restèrent closes. Il ne se posa pas d’avantages de questions  et laissa la demoiselle passer sa serviette sur son visage humide par les filets d’eau qui regorgeait ses cheveux roux.

Des gardes du corps pour lui ? Pas vraiment. S’il se baladait dans le bâtiment administratif pour aller voir les secrétaires, personne ne lui disait rien. C’était le genre de gars qui ne causait pas de problème, dont on ne connaissait le matricule parce qu’il était un des chouchous du boss et rien de plus. D’ailleurs, vu la scène qu’il avait commençait à faire sur l’estrade ce jour là, il se demandait encore comment Donatien lui faisait aveuglément confiance.
Ou presque aveuglément.

_ Je suis peut-être La Cannibale mais tu es encore plus célèbre ...

Le jeune homme quitta le regard bleu de la demoiselle pour venir le poser sur sa serviette qu’elle avait encor en main. Il agrippa doucement son bien et attendit qu’elle le lâche pour le ramener à lui. Il essaya de serrer ses doigts au maximum pour ne pas le perdre, ce qui semblait être difficile pour une chose aussi simple.

_Ça ne te …

Le jeune homme tourna doucement les yeux à la droite de la blondinette, une tête brune était de nouveau apparue dans son champ de vision. Elle était plus petite que l’inconnue en face de lui et porta une main à ses lèvres mimant une toux avant de dire :

*Tu n’as pas fini ta phrase*

Ah ? Il ne s’en rendait même pas compte. Il ne se sentait plus parler, par moment il disait des choses qu’il pensait garder pour lui et au contraire, parfois ne disait rien pensant s’exprimer.

_... ce surnom. Il ne te va pas.

Il venait à peine de la rencontrer mais, à par le menacer d’un savon, la demoiselle s’était montré tendre envers lui, essayant de l’amuser également, même si cela n’eut pas un franc succès. Il ne comprenait pas pourquoi elle avait prit ce surnom, ou si on le lui a donné, pourquoi elle se présentait ainsi ? Comme maintenir une légende ? C’était une rumeur apparut il y a des années, elle aurait pu facilement le balayer, sachant qu’avec le temps et les départs, personne ne savait qui était cette « Cannibale ». En tout cas, pour le roux, il n’avait jamais cru les rumeurs. C’était impossible que l’Institut ait gardé ce genre de personne entre leur mur, et tant bien même, c’était impossible qu’une personne ait pus faire ça avec le nombre de surveillants et de caméra sur l’île.
Pourquoi rester une menace aux yeux des autres ?

_Pourquoi est-ce que tu le garde ?



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La Cannibale

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Un brin de causette près des toilettes
Ilfaisait quoi à ses patients le Roi Elpida ? Une lobotomie du cerveau ? Ou il aspirait leur âme ? La Cannibale les revoit encore tous les trois lors du jour fatidique. L'handicapée en fauteuil qui convulsait. Le sosie du médecin aux allures de fantôme. Et lui. Le regard dans le vide. Comme si plus rien autour existait. Il en oubliait de finir ses phrases, le pauvre...
Il en commença une, puis porta son attention derrière son interlocutrice. La Cannibale sursauta, surprise. Puis constata qu'il n'y avait rien d'autre. Juste elle et le garçon roux. Ça lui glaça le sang. Décidément, le Docteur Elpida devait communiquer avec l'au-delà... Car si sa patiente aux longs cheveux blancs ressemblait à un spectre, le rouquin semblait les voir. Car ce regard ce n'était pas juste une absence comme ça arrivait à tant d'autres... Il était bien trop long et trop insistant pour ça.
Interloquée, la blonde claqua des doigts sous le nez de son interlocuteur. Il revint quelques secondes après.

"... ce surnom. Il ne te va pas."

Elle ouvrit grand les y ux, puis rougit. Ah bon ? C'était juste ça ?
C'était la première fois qu'on lui disait ... Ange n'évoquait jamais ce surnom, semblant n'en avoir rien à faire. Et le rouquin était la deuxième personne à en parler.

"Pourquoi est-ce que tu le garde ?"

La bouche ouverte, les yeux exhorbités et le poil hérissé, elle était sur le cul. Merde alors. Elle ne s'était jamais posée la question. Lili était son identité d'enfant. X50 celle de son arrivée à l'Institut. Et la Cannibale celle de sa renaissance.
Le silence s'allongea. Silence brisé par le soupir de la patiente. Si elle s'attendait à réfléchir autant en venant prendre sa douche ...
Elle s'adossa contre les lavabos. Ses cuisses appuyées contre le rebord montrant plus de chair qu'avant. Si on était là pour ce genre de déprime...

"Je le garde parce que c'est moi. Du moins pour l'instant. Mais mes parents m'appellent
toujours par un surnom mièvre, et mon amant par mon prénom. Alors l'identité, c'est encore confus, je suppose."

Elle affichait un sourire confiant malgré ses mots. Puis prise d'une impulsion spontanément sortie de nulle part, elle tapota l'épaule du rouquin et se décolla des lavabos. Vêtements en mains, elle alla s'habiller dans une cabine de douche. Elle lança sa serviette par dessus la porte et poursuivit la discussion d'une voix pleine.

"Mais dis-moi mon chou, tu comptes te morfondre ici ?"

Là, elle passa sa tête dans l'entrebaîllement. Sa lourde chevelure lui tombait sur les épaules, dégageant son visage malicieux.

"Parce que j'ai un autre plan à te proposer. Enfin, si toi et tes fantômes sont d'accords."

Elle porta son regard vers la zone où le rouquin avait eu une absence prolongée, réprima un frisson avant d'adresser un clin d'oeil au damoiseau. La compagnie du patient du médecin en chef ça ne se refusait pas. Surtout pour une potentielle future révolutionnaire. Ça lui faisait mal, mais elle envisageait de se servir de lui.
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Nevrabriel

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_Pourquoi est-ce que tu le garde ?

La demoiselle semblait … surprise. Pourquoi ? C’était une question assez simple. Elle était là depuis longtemps, Nevrabriel ne savait plus, trois, quatre, cinq ans ? En tout cas il était là à la naissance de cette rumeur et elle persistait, elle gardait cette identité, mais pourquoi ? Ça lui plaisait d’être traité de cannibale ? Elle faisait ça pour faire peur ? Pour repousser les autres ? Elle voulait être seule ?

L’inconnue (parce que décidemment il ne pouvait pas l’appeler autrement) alla s’asseoir sur le rebord des lavabos, sa serviette remonta, cachant à peine son intimité. Ça aurait du le réveiller, lui faire de l’effet, parce qu’il fallait avouer qu’elle était très bien formée cette demoiselle, mais Nevrabriel était à moitié dans un autre monde, même plus dans cet autre monde que dans la réalité. Le patient se contenta de regarder les pieds nus de la jeune fille, ne voulant pas s’attarder sur son anatomie.

_Je le garde parce que c'est moi. Du moins pour l'instant. Mais mes parents m'appellent toujours par un surnom mièvre, et mon amant par mon prénom. Alors l'identité, c'est encore confus, je suppose.

Un amant ? Ici ? Et quel âge avait-elle pour dire « amant » ? Elle n’avait pas peur que le roux le répète à quelqu’un ? Elle était imprudente de dire ce genre de chose. Ils avaient bien vu ce qu’on faisait à ceux qui ne respectaient pas le règlement, elle devrait être plus méfiante, même s’il était évident que l’écossait était trop absent pour être le genre de personne à rapporter les fautes des autres.
Elle de devrait pas. C’était interdit d’aimer ici …

*Tu peux parler. Toi aussi tu as défié l’interdit.*

Le jeune homme releva les yeux vers le visage de la blonde où Anna était debout près d’elle, ses yeux papillonnant pour attirer son attention. Et elle avait toute son attention, comme toujours.
Pour les beaux yeux d’une jeune fille oui, en effet, il s’était éloigné du chemin pour en prendre un à ses cotés. Mais leur amour était simplement celui de deux enfants, tendre, sincère et timide. Il n’y avait pas d’engagement à vie, pas de sexe, pas d’appartenance. Un amour de jeunesse, l’amour d’une année. Une année de tendresse qui s’est achevée. Etait-ce pour cela qu’il la voyait plus que les autres ? Parce qu’elle avait été que tendresse et amour pour lui ? Parce qu’elle fut son tout premier amour et que le premier amour ne s’oublie jamais ?

Nevrabriel eut un léger frisson en sentant la main de la demoiselle à travers son uniforme lorsqu’elle passa. Pendant un instant, ses illusions disparurent et un silence, pesant, intense, comme un écho, avait atteins ses oreilles.
Le silence … C’était effrayant. Mais pendant cette seconde, Nevrabriel était totalement lucide, totalement revenu dans le monde réelle, totalement conscient qu’il était malade et que ses hallucinations n’étaient que le fruit de ses maux. Puis, plus rien. Ses yeux se voilèrent de nouveau d’un vide intérieur et ce léger sifflement revint bourdonner dans ses oreilles, insatiable et incessant.

_ Mais dis-moi mon chou, tu comptes te morfondre ici ?

Nevrabriel se retourna vers la cabine qu’avait maintenant occupée la blonde. Elle fit dépasser sa tête, taquine. Elle avait quelque chose de très sensuel et même ses petites moqueries semblaient être un jeu de séduction, non pas pour l’attirer dans ses bras, mais au moins pour avoir son attention. Séduire n’était-ce pas cela, après tout, attirer l’attention ?

_ Parce que j'ai un autre plan à te proposer. Enfin, si toi et tes fantômes sont d'accords.

Des fantômes ? La demoiselle regarda le vide près de lui, il suivit son regard, mais constata qu’il n’y avait rien.

*Elle parle sans doute de moi.*

Nevrabriel se retourna de l’autre coté où Anna lui sourit tendrement. Il n’y avait pas plus fantôme qu’elle en effet, puisse que son décès remonte à environ trois ans. Mais pour le roux, c’était plus qu’un fantôme et elle était bien plus réelle que certaine personne sur cette île. Elle le comprenait, le réconfortait et ne l’abandonnerait jamais. Elle ne faisait peut-être partie du monde, mais elle faisait partie de son monde. Tant pis pour la réalité.

_D’accord …

Nevrabriel était connu pour être plus bavard, il fallait se l’avouer, mais les mots se mélangeait dans sa tête, il voulait parler en gaélique mais savait qu’il n’était pas en Ecosse. Il faisait des efforts pour ne pas perdre son anglais et l’accent britannique qu’il avait réussit à acquérir à force de conversation. Son cerveau devenait peut à peu de la purée, c’était affligeant. Il arrivait encore à réfléchir par miracle, mais le reste était trop compliqué.

_Mais seulement …

Il ne voulait pas l’appeler par un numéro, elle n’était pas un numéro, et ne voulait pas non plus l’appeler par ce surnom étrange, presque horrible. Elle était un être humain et avait le droit au respect. Elle avait le droit d’avoir un prénom à elle, c’était la première chose qu’on offrait à un nouveau né alors pourquoi ne pouvait-elle pas en avoir un également ?

*Tu veux t’en faire une amie ?*

Nevrabriel hocha doucement la tête. Il ne savait pas ce qu’il voulait mais ce disait qu’il n’était pas forcement bon d’être son ami ces derniers temps … alors pourquoi est-ce qu’il acceptait ?

Le roux se tourna vers l’inconnue, terminant sa phrase :

_Si tu me dis ton nom.



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La Cannibale

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Ellehésitait. Il y avait plein de trucs qu'elle pouvait faire avec le patient du médecin en chef. Elle pouvait le soudoyer pour qu'il lui donne des informations. Elle pouvait l'emmener dans sa chambre, découvrir son repère et peut-être grappiller quelques pépites. Ou même se lier d'amitié, ce ne serait pas de refus. Mais avec l'infirmier et le surveillant... ? Et tu as vu son état ? Tu veux vraiment profiter de lui quand il te fais une tête pareille ? , lui souffla une petite voix dans sa tête.
Elle fit la moue. Pas faux la voix de la raison. Elle avait envie de sortir d'ici, certes, mais pas au point d'utiliser les plus faibles ... Surtout qu'il avait eu l'air déconcerté quand elle lui avait parlé de fantômes. Puis il avait zieuté de l'autre côté, comme s'il y avait eu vraiment une présence. C'était ... frissonnant. Elle en eut la chair de poule.

« D'accord ... Mais seulement ... »

Il avait deux de tension le pauvre. Il s'exprimait lentement. On aurait dit qu'il pesait le pour et le contre de chaque mot avant de les articuler. Elle retourna dans sa cabine, finissant de s'habiller. Un peu de décence tout de même.

« Si tu me dis ton nom. »

Elle se stoppa dans son geste, piégée dans son haut d'uniforme. Vraiment, ça avait l'air important pour lui de savoir son nom ... Pourquoi ça rebutait tant la Cannibale de le lui dire ? Au contraire, elle devrait être flattée. Mais non, elle était pétrifiée à l'idée de le divulguer. Elle l'aimait beaucoup son prénom pourtant ... Mais Ange était le seul à ... Et puis ... Enfin ... Ça faisait si longtemps que ...
Elle passa enfin sa tête dans l'encolure de son haut, puis mit son short. Elle souffla un bon coup pour reprendre contenance et sortit de la cabine. Elle affichait un air confiant. Rien ne l'atteignait. Il fallait que rien ne l'atteigne.
Elle s'approcha des lavabos, observant son reflet avant de pousser un soupir. Elle ne voulait pas mentir. Mais tout de même ...

« Ophelia. », dit-elle tout simplement, le visage fermé. « Et toi ? Tu n'es pas simplement le patient du Docteur Elpida, tu as bien un petit nom ? Un grand gaillard comme toi doit sûrement avoir un prénom qui claque. »

Elle se dirigea vers la porte de sortie puis se souvient de l'infirmier et du surveillant. La main en suspension au dessus de la poignée, elle hésita. Soyons sage ? Amusons-nous ?
Finalement, elle serra le poing. Il y avait quelque chose qu'elle voulait faire à l'Institut mais toute seule ce n'était pas drôle ...

« Je te l'ai dit, maintenant, tu vas me suivre ! »

Enfin elle l'avait son air déterminé. Et celui-ci était vrai. Elle savait ce qu'elle voulait et aucun obstacle ne pourrait l'arrêter.

« Les deux toutous dehors, y'a un moyen de s'en débarrasser ? Tu saurais leur demander de partir ? Ou alors on va devoir trouver un passage secret ? Sinon je fais diversion, tu sors discrètement et on se retrouve dans la cantine. Je te laisse le choix. »

Hé hé, on allait s'amuser...

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_Si tu me dis ton nom.

Nevrabriel ne pu pas voir la réaction de la demoiselle mais sentit tout de même le silence s’installer suite à sa requête. Alors, elle avait réellement un problème d’identité ? Elle ne pouvait tout de même pas aimer qu’on l’appelle par ce surnom horrible ou son matricule, tout de même ?

*Tu peux parler. Toi tu préfère qu’on t’appelle par ton surnom.*

Le regard du jeune homme retourna à sa compagne inexistante et lui répondit du regard. Il y avait une différence entre le diminutif de son prénom et de faire appeler « la cannibale ». De plus, il épargnait certainement des tourments psychologiques à se faire appeler « Nev » et non « Nevrabriel »

_Ophelia. Et toi ? Tu n'es pas simplement le patient du Docteur Elpida, tu as bien un petit nom ? Un grand gaillard comme toi doit sûrement avoir un prénom qui claque.

Un prénom qui claque ? ... Peut-être ? Il la toujours trouvé trop original pour être "beau". Il savait seulement que c’était sa mère qui l’avait choisi mais ne lui a jamais dis la signification de ce nom.
Soudain, deux mots tiquèrent dans son esprit. « Grand gaillard » … ça lui rappelle …

* Hé ! Grand Gaillard ! On t'as déjà dit que tu ressemblais à Ron ?*


Nevrabriel  eut un mouvement de recul en se tenant le crâne. Il alla s’appuyer contre les lavabos en serrant les dents. Un violent sifflement vint frapper ses tympans tels des ultrasons et sa tête lui faisait vraiment mal.
Devant lui, les sanitaires avaient disparut. C’était une forêt. La forêt de l’Institut lorsque les arbres étaient encore feuillus. Un rocher. Une petite fille pleine de vie dessus, pleine d’espoir et de rêves …

* Qu'est-ce que tu en penses Grand Gaillard ? Tu penses que c'est possible ?*


Le visage de la petite Loreleï lui revenait en mémoire. Personne ne l’avait appelé comme ça avant elle et il ne l’a plus entendu après. La forêt, son petit corps sur le rocher…
Puis le coup de canon, le sang …
Les images de sa rencontre avec la petite sirène se chevauchaient avec celui de la mort de cette dernière.

_Je te l'ai dit, maintenant, tu vas me suivre !

La voix d’Ophelia le fit revenir à la réalité et son hallucination s’arrêta aussitôt. Adieu la forêt et l’estrade rouge.

*Tu devrais te reprendre avant qu’elle ne voit ton état.*

Elle avait raison. Nevrabriel  se redressa tant bien que mal en serrant les dents pour ne pas que sa nouvelle camarade ne voit son mal. Malgré tout, il entendait un sifflement oppressant dans les oreilles mais au moins ne revoyait plus les différentes scènes sous ses yeux.

_Les deux toutous dehors, y'a un moyen de s'en débarrasser ? Tu saurais leur demander de partir ? Ou alors on va devoir trouver un passage secret ? Sinon je fais diversion, tu sors discrètement et on se retrouve dans la cantine. Je te laisse le choix.

Nevrabriel  respirait plus fort qu’à son habitude mais essayait de ne pas montrer qu’il n’était pas prêt à faire la course. Sans un mot, il rejoignit Ophelia près de la porte, attendant qu’elle retire sa main de la poignée pour qu’il la pose à son tour afin d’ouvrir la porte. Dans le couloir, il regarda l’infirmier et le surveillant qui l’attendaient, terminant de converser sur un sujet qui n’intéressait qu’eux. Lorsque l’un des deux aperçu leur patient, le surveillant alla vers lui, tendant le bras pour le trainer jusqu’à sa chambre, ayant à présent l’habitude qu’il ne bouge pas pendant des heures.
Mais contre toute attente, Nevrabriel  eut un mouvement de recul.
Le surveillant regarda l’infirmier. C’était en dehors de ses compétences à présent. Ce dernier s’avança à son tour et Nevrabriel  eut un pas en arrière, lui faisant comprendre que personne ne le toucherait pour le reste de la journée.
L’infirmier croisa les bras et toisa le jeune homme.

_Tu vas retourner à ta chambre tranquillement ?

Nevrabriel  acquiesça en silence, regardant les pieds des deux personnes qui avait eut la gentillesse, et l'ordre, de l'accompagner. Ces derniers se regardèrent encore un instant avant que le surveillant, plus aigris, répliqua :

_Mouais. Ne te fais pas remarqué, tu as assez attiré l'attention pour toute une vie en une seule nuit.

Nevrabriel leva les yeux, les défilant un peu de son regard bicolore avant d’acquiescer de nouveau silencieusement. Il allait en entendre parler longtemps de cette nuit ... Il ne savait même pas si les surveillants ou cette sorcière de madame Dubois avait prévenu Donatien mais ce dernier n’avait rien dis pour le moment alors c'était bon signe, peut être ?
Dans tout les cas les deux hommes s’éloignèrent de lui. Quelques pas plus loin, l’infirmier se retourna, regardant Nevrabriel  pour savoir s’il allait réellement retourner dans sa chambre. Pour faire bonne figure, le patient fit de petits pas en avant, comme s’il allait se mettre en marchant pour que l’infirmer se retourne et disparaisse dans le couloir avec son collègue.
Alors Nevrabriel  s’arrêta un instant avant de revenir sur ses pas. Il ouvrit de nouveau la porte des sanitaires et Ophelia qui l’attendait.
Il la regarda dans les yeux pendant un instant avant de lâcher la poignée pour marcher doucement dans le couloir, se sachant lent malgré ses grandes jambes.

_ « Grand Gaillard » … ne l’appelle plus comme ça s’il te plait …



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Illui faisait de la peine ce patient. Livide, crevé, peu convaincu et convaincant. La Cannibale avait l'impression qu'il l'écoutait d'une oreille, la suivait sans conviction. A croire qu'il n'y avait que ses fantômes pour lui. Alors elle était devenue un funambule, se balançant de droite à gauche. Droite, elle aidait le rouquin ; gauche elle le manipulait. Elle oscillait sur ce fil tendu, hésitante. Pieds nus sur la corde, cette dernière lui mettait la peau en lambeaux.
Actuellement, alors qu'elle le vit sortir pour distraire les pions, elle se rongea les ongles. Elle avait terriblement envie de l'utiliser. Il y avait même pas cinq minutes, elle voulait aller avec lui à la cantine déguster des restes de cheesecake. Et maintenant qu'elle était seule elle avait envie d'essayer le pouvoir féminin pour l'attirer dans sa chambre et en profiter pour la fouiller un peu.
Sinon tant pis, on abandonne tout et on fuit tant qu'il est temps. Mais était-elle lâche ? Elle avait beaucoup de défauts, oui, mais celui-ci n'était pas le sien.
Elle poussa légèrement la porte, laissant dépasser un tout petit bout de sa tête et écouta ...

« ... assez attiré l'attention pour toute une vie en une seule nuit.»

Qui ça ? Lui ? Le rouquin fantomatique ?
Son cœur fit un bond dans sa poitrine. Ça ne voulait rien dire, mais si seulement ...
Puis les membres du personnel s'en allèrent. La blonde siffla d'admiration. Lui aussi, le patient, il devait être un équilibriste. Tantôt je me morfonds et je renvoie l'image d'un déprimé, tantôt je me bouge un peu et je suscite l'admiration. Ça n'arrangeait pas l'opinion de la jeune femme.
Il revint après avoir faussé son retour dans sa chambre, alors elle se pressa de refermer discrètement la porte. Il l'ouvrit quelques secondes après. Il enfonça son regard dans le sien et elle eut un frisson. Il avait l'air dur. Que voulait dire cet échange oculaire ? Elle avait presque envie de s'excuser, se sentant coupable sans raison.

« Grand Gaillard … ne m’appelle plus comme ça s’il te plait … »

Elle fronça les sourcils alors qu'ils avançaient lentement dans le couloir. Elle l'avait appelé comme ça ? Possible, elle donnait un milliards de surnoms sans s'en rendre compte.

« C'est indiscret de te demander pourquoi ? »

Presque 21h, donc l'heure du couvre-feu. Et ils étaient seul dans ce couloir froid. Alors elle lui attrapa du bout des doigts un bout de tissu de son haut pour l'arrêter. Cette fois il n'y avait plus de confiance dans les gestes ou d'exposition d'hormones. Assez simple et sincère, elle abandonna toute couverture.

« Attends, je ne veux plus y aller. Et je ne veux plus faire comme si je ne voyais pas ce qui se passe dans ta tête. Enfin si, moi je ne vois pas mais toi, en l’occurrence, tu vois des trucs. Et t'as vécu des choses. On est arrivés à peu près en même temps toi et moi, non ? »

Elle disait plein de trucs sans vraiment le maîtriser. Ses yeux n'affrontaient même plus ceux de son interlocuteur. Il y avait quelque chose qu'elle mourrait d'envie de lui dire, mais c'était tellement risqué. Et les putains de caméra qui les surveillaient ... On ne lisait pas sur les lèvres, non ? Par sécurité, elle tourna le dos à l'une d'entre elle, se mettant bien face au rouquin.

« Est-ce que tu veux t'échapper ? »

S'échapper n'était pas vraiment le désir de la blonde. Plus le temps avançait, et plus elle voyait le coup d'état. Elle voulait faire du bruit, elle voulait se venger, elle voulait aider les autres. Vision utopique des choses, elle en avait conscience. C'est pour ça qu'elle ne pouvait rien faire seule.




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Nevrabriel

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_ « Grand Gaillard » … ne l’appelle plus comme ça s’il te plait …

_C'est indiscret de te demander pourquoi ?

Nevrabriel tourna la tête vers elle avant d’acquiescer pour lui faire part que oui, il ne répondrait pas à cette question. Il ne voulait pas vraiment parler de la défunte petite Loreleï qu’il ne connaissait pas si bien que ça, de sa pathologie qui lui faisait vivre les scènes de son passé comme si elles étaient présentes ni même le fait qu’il avait décidé de couper contact avec la réalité pour qu’il était trop lâche pour y faire face.

Le jeune homme se retourna pour continuer à marcher, mais il sentit quelque chose le retenir. Il baissa la tête pour regarder son haut tirer vers l’arrière, montrant son corps affaiblis par son mal être. Il n’avait pas vu à quel point il avait maigris. Ça commençait à devenir dangereux, non ? Pourtant il ne ressentait aucune faim et l’odeur de la nourriture lui donnait presque la nausée.

_ Attends, je ne veux plus y aller. Et je ne veux plus faire comme si je ne voyais pas ce qui se passe dans ta tête. Enfin si, moi je ne vois pas mais toi, en l’occurrence, tu vois des trucs. Et t'as vécu des choses. On est arrivés à peu près en même temps toi et moi, non ?

Doucement, Nevrabriel se retourna vers la jeune fille. C’était vrai qu’il l’avait déjà vu autrefois, il a longtemps, mais n’avait pas prit le temps de la regarder, comme elle n’avait pas prit le temps de le regarder non plus. De toute façon, à cette époque, il était bien trop timide et ne trainait qu’avec Willow, Kan et Anna avant de progressivement grandir et se découvrir. Ils n’auraient pas pu être amis en ce temps là. Aujourd’hui ? Il n’en sait rien.

La demoiselle se décala légèrement. Nevrabriel leva légèrement les yeux pour voir une caméra. Il l’avait déjà repéré celle là mais il n’était pas certain qu’elle s’était mise exprès dos à elle.

_ Est-ce que tu veux t'échapper ?


Oh …
Le regard bicolore du jeune homme descendit lentement vers les yeux de la blonde. Il la regarda un instant, silencieux. Elle avait quelque chose de changé par rapport à tout à l’heure.

_Quand on s’échappe c’est pour retrouver quelque chose ou quelqu’un.

Le jeune homme s’arrêta un moment, retenant une légère crispation dans tout son corps, avant de reprendre rapidement, ne voulant pas être interrompus :

_Je n’ai rien à retrouver à l’extérieur, ni même la liberté.


Nevrabriel prit la main qui tenait ses tissus et examina un instant les ongles de leur propriétaire. Oui c’était vrai. Tout ce qui le semblait lui tenir à cœur à l’extérieur avait disparut. Il n’était pas encore assez mature pour trouver le bonheur par lui-même alors il l’avait trouvé chez les autres, dans leur sourire, leur confiance, leur espoir. Mais ces personnes étaient parties. Maintenant il n’y avait plus de bonheur pour lui, simplement le vide. Ah si bien sûr … il lui restait le sourire de la petite lune. Mais lorsqu’il la voyait à présent, elle ne souriait plus, et c’était sa faute.

_Mais je n’empêcherais personne de partir.

Le roux lâcha doucement la main qu’il tenait dans la sienne pour rompre tout contact avec elle. Puis, il releva son regard fatigué vers elle avant de terminer :

_Et je ne dénoncerais personne qui le veuille.



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La Cannibale

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«Quand on s'échappe, c'est pour retrouver quelque chose ou quelqu'un.»

La Cannibale fut surprise de la réactivité du rouquin. Lui qui était dans la lenteur, dans l'hésitation, dans l'attente, était soudain plus présent. Cela fit plaisir à la Cannibale, bien qu'elle ne soit pas d'accord avec ce qu'il affirmait. Elle, elle s'échappait parce qu'elle ne se plaisait pas ici. Même si retrouver sa famille et vivre avec eux au quotidien était tentant.
Elle allait donc le contredire mais il s'empressa d'en dire plus.

« Je n’ai rien à retrouver à l’extérieur, ni même la liberté. »

La Cannibale eut un pincement au coeur. Elle sentit comme remplie d'une vague de tristesse. Ce garçon serait à la fois triste ici, et dehors ? Comment ça pouvait être possible ? On avait toujours quelqu'un qui nous attendait. On avait toujours une personne pour nous. On n'est jamais complètement seul. Même elle qui avait vécu presque la majorité de sa vie prisonnière de tuyaux et de sondes, clouée au lit, savait qu'elle n'était pas isolée.
Il lui saisit la main, examinant le bout de ses doigts. Il était comme perdu, à nouveau. Il lui semblait à cet instant si fragile. Si elle levait les yeux vers lui, elle ne voyait pas des veines mais des cicatrices. Elle ne voyait pas des mèches rouges comme l'amour mais rouge comme le sang. Elle ne voyait pas un éclat doré dans son oeil mais le jaune fade des tulipes fanées.
Elle aurait aimé flamboyer comme le soleil afin de lui redonner vie. Mais elle était déstabilisée par tant de tristesse.

« Mais je n’empêcherais personne de partir. Et je ne dénoncerais personne qui le veuille. »

Elle hocha doucement la tête, comme pour le remercier.
Et alors quoi maintenant ? Elle allait partir l'air de rien ? Elle ne pouvait pas le laisser comme ça.
Elle fit confiance à son instinct et écarta les bras afin d'y blottir son camarade. Elle le serra très délicatement contre elle, ne voulant pas l'étouffer. L'étreinte comme une caresse. Elle était là, avec lui. Est-ce que ses fantômes pouvaient se vanter de le toucher ainsi ? Elle ne le connaissait ni d'Eve, ni d'Adam, mais elle avait envie d'être là pour lui. Du moins maintenant. Ce moment, cette rencontre, elle n'était pas anodine.

« Tu as les cheveux comme un rubis, l’œil comme de l'or, et ton cœur est un diamant. Chaque être humain est précieux, et tu l'es. »

De plus en plus sûre d'elle et de ses objectifs, elle le serra contre elle, son menton posé sur son épaule et hissée sur la pointe des pieds.

« Je sortirais d'ici, et je te prendrais avec moi. Je te promets de te faire goûter à la liberté, et tu verras, c'est délicieux. »

Elle se mordit la lèvre. Elle avait un peu trop pris la confiance. Et maintenant qu'elle avait fait une promesse, allait devoir la tenir. Elle se trouva fort impulsive. Tant pis.
Elle ignorait si elle devait le garder contre elle ou non. Heureusement qu'elle avait pris une douche, parce qu'avec cette chaleur, elle ne sentait pas bon. Elle n'aurait pas aimé imposer ses odeurs de sueurs.

« Bon, je t'avoue que je ne sais pas trop comment. Mon plan d'évasion consiste pour l'instant à être avec d'autres personnes car seule, je n'y arriverais pas. Et ... c'est tout. Je pense aller chercher une carte maritime peut-être la semaine prochaine et... enfin bref, on s'en fout. Tout ce que je veux dire c'est que ça prendra du temps mais ne t'inquiète pas, je tiens toujours mes promesses. »

Là, elle s'écarta un peu afin de sourire au rouquin. Un sourire où on voyait toute sa dentition. Un sourire sincère.

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Nevrabriel

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_Et je ne dénoncerais personne qui le veuille.

La demoiselle acquiesça doucement pour lui dire qu’elle avait entendu le message et le remercia silencieusement de sa discrétion.
C’est vrai qu’après une telle demande, il aurait pu en parler à Donatien qui aurait … d’ailleurs qu’aurait-il fait à Ophelia ? Que ferait-il si une personne cherchait à s’enfuir ? Nevrabriel avait l’impression d’être en pleine guerre ou tout le monde allait dénoncer tout le monde pour avoir la paix et une petite récompense, même son voisin innocent. Non, tout de même pas … Ils allaient fouiller la chambre d’Ophelia pour trouver des preuves et verrait que c’était faux ou vrai.

Alors que le jeune homme avait le regard perdu, il sentit une présence s’approcher de lui et des bras l’entourer. Nevrabriel écarquilla légèrement les yeux en se raidissant en sentant ce contact humain. Puis une agréable odeur féminine. Des doigts serrant son dos. Une joue et une chevelure posées sur son torse. Une poitrine à la naissance de son ventre. Une chaleur humaine.

_Tu as les cheveux comme un rubis, l’œil comme de l'or, et ton cœur est un diamant. Chaque être humain est précieux, et tu l'es.


Nevrabriel se détendit doucement. Il aimait vraiment les étreintes mais les contacts physiques le ramenaient sur Terre et il se perdait. Pour lui, sa réalité devenait doucement le monde de sa maladie, alors les retours à la réalité étaient toujours brutaux, froids et blessants. Il avait l’impression que le monde était silencieux et vide, comme lui.
Bien qu’Ophelia venait de dire le contraire, Nevrabriel ne se sentait pas si important que ça dans ce monde. Il n’était plus vraiment humain de toute façon. Une ombre pour sa famille. Un numéro pour l’Institut. Une fleur pour son médecin. Une brise pour la Vie.
Contrairement à sa maladie qui le chérissait, l’enveloppait, était toujours là avec lui tel un jumeau siamois, il lui offrait des visages qu’il a aimé et des mots qui empêchaient son cœur de s’arrêter.

Nevrabriel leva une main hésitante, prêt à retourner l’étreinte de la demoiselle, lui montrer que ça lui faisait plaisir même si ça ne se voyait pas sur son visage. Mais il se ravisa et laissa sa main retomber.

Ophelia releva la tête. Nevrabriel la regardait. Il regardait ses grands yeux bleus clair. Ils étaient beaux. Il suivait le mouvement de son visage sans bouger, sans changer d’expression.

_Je sortirais d'ici, et je te prendrais avec moi. Je te promets de te faire goûter à la liberté, et tu verras, c'est délicieux


C’était étrange dit comme ça …
Pourquoi est-ce qu’elle voulait tant l’aider à partir ? Ne venait-il pas de dire qu’il n’avait rien en dehors ?
Il ne pouvait pas retourner en Ecosse parce que sa sœur le haïssait. Il ne pouvait pas retrouver sa famille parce qu’il n’était jamais sortit de son pays. Il n’avait nulle part où aller à l’extérieur. Il avait juste l’Institut à présent … Qu’il le voulait ou non, c’était devenu son foyer. Tant bien même il n’était pas heureux ici, au moins il était accepté.

_Bon, je t'avoue que je ne sais pas trop comment. Mon plan d'évasion consiste pour l'instant à être avec d'autres personnes car seule, je n'y arriverais pas. Et ... c'est tout. Je pense aller chercher une carte maritime peut-être la semaine prochaine et... enfin bref, on s'en fout. Tout ce que je veux dire c'est que ça prendra du temps mais ne t'inquiète pas, je tiens toujours mes promesses.


Nevrabriel ouvrit la bouche, prêt à lui dire qu’il ne viendrait pas avec elle, qu’elle n’avait pas à promettre quoique se soit. Il voulait lui dire pourquoi il n’avait rien à faire à l’extérieur et qu’il était mieux dans sa cage, que plus jamais il ne pourrait retourner à l’état sauvage.

Mais l’écouterait-elle ? Comprendrait-elle ? Peut-être …

Le jeune homme se ravisa.
Pas pour le moment.
Pour le moment il se contenterait de l’aider à réaliser son souhait. Il voulait que les patients qui le désiraient s’enfuient. Et si elle arrivait à trouver le moyen de partir, il aimerait qu’elle prenne Adèlys et Lucy avec elle. Elles n’avaient rien à faire avec Donatien et il ne les laisserait jamais partir. Comme il savait qu’il ne le laisserait jamais partir non plus.
Si Ophelia partait, elle rendrait Adèlys et Lucy à leur famille. C’était la promesse qu’il aurait voulu entendre mais il ne pouvait pas lui faire promettre une telle chose …

Nevrabriel baissa les yeux vers le sol pendant un instant, avant de les relever vers ceux d’Ophelia. Elle était vraiment prête à l’aider, il le sentait dans son joli sourire si sincère, alors …

_Je te donnerais quelque chose …

La carte qu’il avait commencé à faire. Lorsqu’elle sera terminée, il le lui donnerait pour qu’elle puisse mettre en œuvre son plan d’évasion. Si elle était si sincère qu’elle le montrait, si elle voulait vraiment s’enfuir avec ceux qui le désiraient, alors il l’aiderait.

_Plus tard.

Oui, pas pour le moment. Sa carte n’est pas complète et les surveillants l’ont à l’œil à cause de ses activités suspectes. Il devait apprendre à mentir encore un peu avant de s’attaquer au bâtiment administratif. Etre prêt à duper Donatien mais également mademoiselle Dessanges malgré qu’il l’a voyait comme une grande sœur. Mais elle ne devait pas être impliquée là-dedans pour qu’elle n’ait pas à choisir entre lui et Donatien ou entre les patients et son emploie.

_Mais je dois me tenir tranquille en attendant. Si tu cherches une carte … essaie la bibliothèque.

Sur ces mots, le jeune homme tourna le dos à la demoiselle pour s’en aller.



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La Cannibale

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Ils'était de nouveau muré dans le silence. Ça se comprenait, même elle ne savait plus faire la conversation. Pourtant, pipelette comme elle était, c'était son truc le bavardage. Pour l'instant, elle était juste là, à essayer d'attraper le moment présent. Elle avait encore la sensation de l'avoir fragile dans ses bras alors qu'ils s'étaient éloignés.
Il baissa les yeux au sol. Est-ce qu'elle l'intimidait ? Est-ce qu'il la trouvait bizarre ? Elle jouait beaucoup trop avec le feu, il fallait qu'elle se calme.
Puis il releva son regard, et elle eut comme un coup de massue dans le plexus solaire. Il était de nouveau là. Ce garçon était terriblement intriguant.

« Je te donnerais quelque chose … »

Nouveau coup. Ou alors c'était son coeur qui commençait à tirer sur la sonnette d'alarme ? Hé poulette, t'es pas la seule à transpirer, moi aussi je galère alors va nous brancher fissa au moniteur. Encore un peu de temps, juste un peu.
L'espoir lui réveilla tout le corps. Ca lui chatouillait dans le ventre et ses jambes étaient faites de plumes. Comment ça il lui donnerait quelque chose ? Lui, le patient du médecin en chef, aurait quelque chose à lui donner ? Putain, ce serait tellement bien. Il fallait qu'elle réfléchisse à bien le remercier comme il faut.
Elle s'apprêtait à lui emboîter le pas pour le suivre dans sa chambre (car c'était sûrement là qu'il y avait le quelque chose) mais lui ne cilla pas.

« Plus tard. »

Elle fit la moue. Faux espoir donc.
Quoique, il n'avait pas l'air de ne rien vouloir lui donner. Pourquoi ne pouvait-il pas maintenant ? Est-ce qu'ils se retrouveraient vraiment tous les deux ? Quoique, deux patients X, dont les médecins respectifs étaient de bons amis (en gros) ... Ils avaient des chances de se recroiser.

« Mais je dois me tenir tranquille en attendant. Si tu cherches une carte … essaie la bibliothèque. »

Elle opina. Oui, il valait mieux le laisser. Il devait avoir ses raisons. Surtout vue son état.
La bibliothèque ? On y trouverait une carte, vraiment ? Ce serait aussi simple ? Elle qui pensait qu'elle devrait fouiller des bureaux de médecin. Pourquoi pas, elle essaierait. Elle aurait bien aimé lui proposer de l'aider, mais il n'avait pas l'air de vouloir faire quoique ce soit. Elle croisa les doigts pour trouver quelqu'un d'autre.
Il s'éloigna sans rien dire de plus. Pas même un au revoir. Elle se mordit l'intérieur de la joue, un peu vexée de rester sur sa faim. Puis fit quelques pas en avant pour s'adresser au dos du rouquin :

« Prends soin de toi surtout. S'il te plaît ! »

Elle le pensait sincèrement. Il fallait qu'il fasse attention à lui. Elle voulait s'échapper d'ici avec lui. Hors de question de le laisser seul dans cette bicoque. Vision très utopiste mais elle se disait qu'avec beaucoup de volonté, ils y arriveraient.
Elle fit demi-tour pour reprendre ses affaires dans la salle de bain. Elle y trouva la serviette du jeune homme avec laquelle elle lui avait frictionné les cheveux. Elle la saisit avec tendresse en se promettant de la lui rendre à l'avenir.

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