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16/09/2018
Ajout du bouton Discord qui avait disparu ;-;
02/09/2018 Nouvelle esthétique ! Informations ici !
08/2018 Event ♫ 5

Faites les taire ou achevez moi … [PV : Lucy & Donatien]

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Nevrabriel sentit les ondes que faisaient les pas de Lucy à travers tout son corps, comme des tambours, mais ces tambours devenaient de moins en moins présents. Il ne l’avait pas entendu lui dire qu’elle partait, qu’elle allait chercher de l’aide. Il sentit juste ses lèvres s’être posées sur sa tête, mais sa douleur occupant son esprit, il ne savait pas ce que cela pouvait signifier.
Seulement, la présence absente de son ami l’entraina dans un grand vide.
Il était seul ?

Seul ? …

Nevrabriel essaya d’ouvrir les yeux, mais sa vue était trouble, ses yeux tremblaient comme un navire dans une tempête. Et tout ce qu’il voyait était une étendue de rouge sombre. C’était lui qui saignait comme ça ? Bien que l’épistaxis n’était pas quelque chose anodine, était-ce normale de saigner autant ?
L’écossais n’arrivait pas à se souvenir de sa dernière grosses crise puisse que son médecin a toujours fait en sorte qu’elle soit éphémère.
Donatien … Il fallait qu’il aille le voir !
Mais Nevrabriel avait trop mal pour bouger. Et toutes ces silhouettes penchées sur lui, pourquoi elles ne l’aidaient pas ? Etaient-elles réels au moins ?

Taisez-vous … Arrêtez … S’il vous plait …

Nevrabriel finit par sentir la présence de quelqu’un de familier. Il fit un effort pour ouvrir un œil et bien que tout tremblait autour de lui, lui donnant une nausée encore plus grande, il reconnu le docteur Elpida.
En voyant Donatien, Nevrabriel oublia le caractère bipolaire de son médecin, il voyant en lui l’être de son salut, celui qui pouvait arrêter tout ça.
Ce dernier l’obligea à ouvrir la bouche. Nevrabriel ne voulait pas. Serrer les gens l’aidait à supporter la douleur, mais il finit par se laisser faire, sentant que son ventre n’allait pas retenir plus longtemps son dernier repas tant son cerveau se retournait dans sa boite crânienne.

Une main vint entrelacer ses mèches rousses. C’était un geste tendre et réconfortant. Se sentant plus en sécurité avec son médecin, Nevrabriel  essaya de faire des exercices de respirations qu’on lui a apprit. Puis, une des mains du jeune homme quitta son oreille pour venir agripper la main de son médecin, lui montrant qu’il était toujours conscient.
Mais la douleur était toujours là également.
Une brulure le prit au niveau de sa trachée. Une violente brulure de remontée gastrique. C’était amer, c’était acide, c’est douloureux.
Nevrabriel tourna vivement sa tête vers le sol pour laisser son corps abandonner ses réserves de glucides sur le sol, se mélangeant avec le sang. C’était simplement immonde, mais peut-être le soulagerait-il ?
Cela ne dura que quelques secondes, mais d’horrible secondes où sa gorge semblait se décomposer alors qu’il ne pouvait réprimer le besoin de vider ses maux.

Puis, épuisé, Nevrabriel se mit sur le dos, respirant violement comme si c’était au tour de ses poumons d’être attaqué. Il ouvrit les yeux en grand.
Et bien qu’il reconnu la silhouette de son médecin, mais également celle de son amie, il semblait y avoir des dizaines d’autres personnes qui le regardaient. Le jugeait. Un sentiment d’oppression envahit peu à peu tout son être. Leurs chuchotements étaient comme des sifflements assourdissants qui lui perçaient les tympans alors que les voix de Donatien et Lucy lui semblaient à peine audible.

Mais elles n’étaient pas réelles. Ces silhouettes n’étaient pas réelles !

Nevrabriel ferma violemment les yeux, ne pouvant plus supporter la vue de ces illusions. Il serra fermement la main de son médecin alors que des larmes essayaient de s’enfuir de ses yeux.

_ C’EST INSUPPORTABLE !

Pitié … Faites les taire, ou achevez moi …



Le plus gentil 2017/2018

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L’homme en blanc que j’étais venue chercher ne s’attarda pas. À peine avais-je parlé de ce qu'il avait déjà cheveux noués et trousse à la main. Je le remerciais intérieurement de me suivre sans poser des questions qui auraient laissé Nev seul encore un peu plus longtemps. Je repartis donc sens inverse, dévalant les escaliers mon médecin sur les talons pour retrouver le corps recroquevillé de mon ami. Je regardais, raide comme une poutre le médecin en blanc positionner mon ami dans une meilleure posture. Je me grondais intérieurement de ne pas l’avoir faits avant de le quitter.
Toujours a sécuriser Nev, l’homme s’adressa à moi.

Fais-moi un bref résumé de ce qu'il vient de se passer. Va à l'essentiel et ne m'encombre pas de détails.

À l’essentiel, c’était facile à dire! J’avais encore moi-même de la difficulté à comprendre la situation…
Mais sa voix ne me permettrait pas d’erreur je répondais donc du mieux que je le pouvais.

Il a eu une hallucination, elle revenait, il a voulu la toucher pour qu’elle parte… Mais mais, après il ne m’a plus reconnu, puis sa mémoire est revenue, mais je pense que son hallucination aussi et il s’est mis à saigner du nez et à se tenir la tête…

Ayant parlé d’une traite sans respirer je repris mon souffle. Avais-je oublié quelque chose d’important? Je devais tenir mes mains ensemble pour éviter qu'elles ne tremblent trop. Je regardais pétrifier le docteur Elpida passer sa main dans les cheveux de mon ami. Je voulais aider, mais je ne servais à rien, je n’avais rien pu faire pour aider Nev. Je voulais l’étreindre et effacer sa douleur, mais je restais debout immobile, inutile. Inutile, inutile!

Les ongles d’une main enfoncés dans l’autre, je martyrisais mon épiderme tentant de contenir mon angoisse. Je reculais de deux pas, je devais laisser de l’espace pour qu’il l’aide non? Puis je me laissais glisser contre le mur, les genoux repliés vers moi, je devais attendre. Je posais finalement ma tête dessus, épuisée, le stress n’aidait en rien ma narcolepsie, j’étais terriblement épuisée, je voulais tant de chose sans en avoir l’énergie.
Prendre Nev dans mes bras, qu’il se remette, me laver et surtout dormir, mon corps me hurlait de dormir. Mais je devais lutter contre le sommeil, Si le Docteur avait besoin de quelque chose je devais être alerte, ne pas m’endormir.

Un bruit me fit relever la tête Nev venait de vomir sur le sol, et s'agrippant fermement au médecin.

C’EST INSUPPORTABLE !

Le cœur serré je n'osais pas bouger, je ne voulais pas être une nuisance pour le médecin. J’enfonçais un peu plus mes ongles dans ma peau. Ne pas bouger rester calme. Je voulais demander si je pouvais aider, l’expression de mon médecin me terrorisait, je ne l’avais jamais vue ainsi, cela était donc vraiment très grave… le contact, Nev m’avait dit qu’il avait besoin d’un contact pour revenir à la réalité, ce médecin le savait, j’avais envie de fuir et de me rapprocher. Aucune des deux options me semblaient bonnes je restais en statue.
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FAITES-LES TAIRE OU ACHEVEZ-MOI


Pavot agrippait la main de son médecin. En temps normal, l'homme aurait grimacé et rompu le contact, mais il était bien trop préoccupé par l'état de son patient pour s'assurer du sien. Il réagirait plus tard, dans la nuit, quand ses cauchemars reviendront prendre possession de lui. Pour l'instant Pav était conscient, il souffrait juste.

- Il a eu une hallucination, elle revenait, il a voulu la toucher pour qu’elle parte… Mais mais, après il ne m’a plus reconnu, puis sa mémoire est revenue, mais je pense que son hallucination aussi et il s’est mis à saigner du nez et à se tenir la tête…
- Sais-tu quelle genre d'hallucination ? Sais-tu ce qu'il a vu ?

Il a voulu la toucher ? Donatien serra les dents. Mais quel imbécile ! Il savait très bien que plus il jouait sur la frontière entre illusion et réalité, plus les conséquences seraient lourdes. Quel idiot, mais quel idiot !
Donatien continuait ses mouvements dans la chevelure de son patient, voulant l'apaiser au mieux. Il était doux, comme il l'était rarement. Ses gestes tendres contrastaient avec la dureté de son visage concentré.
Bon, il n'étaient pas foutu non plus. Pavot avait dégagé une de ses oreilles et avait vomi. Il laissait donc l'opportunité au monde extérieur de s'exprimer, et donc de l'écouter. Quant aux vomissements, c'était bon signe. Certes, cela signifiait que Pav souffrait énormément, mais aussi qu'il se libérait.
Le rouquin serra de plus belle la main du médecin dans la sienne, criant alors "c'est insupportable !". Donatien, impassible, hocha la tête. Il se coupa du monde. Il fit abstraction du sang et du vomi sur le carrelage pourtant brillant de l'Institut. Il fit le vide de tout, se concentrant uniquement sur son travail de médecin.

- Edelweiss, ordonna-t-il sèchement à Lucy, aies un contact avec lui. Pas trop grand, il ne faut pas le brusquer. Mais il ne doit pas être minime non plus pour que Pavot s'en rende compte. Et parle-lui. Ou chante quelque chose.

Il fallait mobiliser tous ces sens. Pour le goût, Donatien supposa que l'aigreur des rejets du rouquin suffirait à réveiller ses papilles. Pour la vue, ce serait plus compliqué. Elle était celle qu'il fallait faire revenir. Nevrabriel se bouchait les oreilles mais avait violemment fermés les yeux. Il ne voulait plus voir quelque chose, mais quoi ?
Donatien se pencha en avant, se tordant le cou pour que son visage soit face à celui de son patient. Les pans de sa veste immaculée trempèrent dans le cocktail de liquides corporels créé par Pavot, mais il ne sembla pas s'en rendre compte de suite. Seuls ses patients comptaient. Si Lys avait été là ...
Il ne soupira pas une fois, toujours focalisé sur le rouquin. D'une voix relativement calme, il lui murmura :

- Nevrabriel Erskine ... Mon Pavot, je suis le docteur Elpida. Ouvre-les yeux et touche-moi. Si tu me touches, tu verras que je ne te ferais aucun mal. Pas comme ce que tu as pu voir auparavant.

Il faillit ajouter qu'il n'était pas seul, qu'Edelweiss était présente également, mais il ne voulut pas parler plus. Il ne fallait pas noyer le patient sous les informations. Il devait reprendre pied petit à petit.
Il avait ordonné à Nevrabriel de le toucher car, même s'il le faisait actuellement, il ne semblait pas s'en rendre compte. C'était plus un réflexe qu'autre chose. Il fallait qu'il soit conscient de son corps, qu'il en reprenne le contrôle ...





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_ C’EST INSUPPORTABLE !

Quand est-ce que ça allait s’arrêter ?
Pourquoi c’était pire à chaque seconde ?
Pourquoi son corps ne s’habituait pas à la douleur ?

QUE QUELQU’UN ARRETE CA !!

Pour lui, il n’y avait que les ricanements, les sifflements et les bourdonnements incessants qui parvenaient jusqu’à ses tympans. Le monde tournait, cognait, raisonnait
Mais, un instant, dans ses limbes, il perçut une voix familières lui intimer :

_Nev-briel -kine ... Mon Pavot, - docteur Elpida. Ouvre-les yeux et touche-moi. Si tu me touches, - je ne te ferais aucun mal. Pas comme ce que tu as pu voir auparavant.

Tous les mots n’avaient pu attendre leur destinataire, mais l’essentiel était là. Nevrabriel avait compris. Il devait reprendre le dessus sur ses démons. Et il n’était pas seul, son médecin était là pour le tirer de cet enfer.
Parce que oui, c’était l’enfer. La douleur était présente partout dans son corps. A travers la brulure de ses yeux, celle de sa gorge, ses oreilles bourdonnantes, son cerveau martelé. Chaque parcelle de son corps souffrait, ses jambes ne le soutenaient plus, et il ne sentait plus rien. Ni le liquide qui imprégnaient ses vêtements, ni la fraicheur du sol, ni les quelques rayons de soleil qui traversaient la fenêtre qui éclairait et réchauffer le couloir.

L’enfer, il y était.

Faiblement, Nevrabriel ouvrit les yeux, mais sa vision était encore plus floue qu’auparavant puisse qu’à présent, son regard était voilé de larmes humides qui n’arrivaient pas à quitter ses yeux vairons.

Un son parvint jusqu’à ses oreilles. C’était … autre chose que des murmurent oppressant. C’était une chanson. Il ne comprenait pas un traitre mot dans tout cela, mais la voix était familière et agréable, chassant doucement toute les silhouettes penchées au-dessus de lui. Comme par magie.
La chanteuse se voulait douce et rassurante. C’était si bénéfique. Nevrabriel tourna ses yeux faibles vers elle. Il reconnut sans peine les longs cheveux de sa lorialet.
Elle ne l’avait pas abandonné ?
Elle était là …
Pour lui ?

Essayant de se concentrer malgré tout les maux qui l’envahissaient, Nevrabriel tourna son regard vers le docteur Elpida qui l’avait appelé tantôt. Il porta une main vers la silhouette horriblement floue de ce qui semblait être son médecin, mais lorsque sa propre main rentra dans son champ de vision, il vit qu’elle était teintée de rouge.
A qui était ce sang ?
Une autre silhouette apparue, derrière son médecin, alors que le couloir était enfin vide. Une fine silhouette, petite, mince, avec une longue chevelure rouge.

Est-ce possible ?

_Mery ?



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la chanson:

Edelweiss

Le ton cassant de l’homme en blanc me réveilla. Edelweiss, il m’avait déjà nommé ainsi, je me reconnus sans trop le comprendre. Jamais je ne l’avais entendu prononcer mon prénom ou mon nom de famille, seulement Edelweiss…

aies un contact avec lui. Pas trop grand, il ne faut pas le brusquer. Mais il ne doit pas être minime non plus pour que Pavot s'en rende compte. Et parle-lui. Ou chante quelque chose. Nevrabriel Erskine ... Mon Pavot, je suis le docteur Elpida. Ouvre-les yeux et touche-moi. Si tu me touches, tu verras que je ne te ferais aucun mal. Pas comme ce que tu as pu voir auparavant.

Il m’offrait la chance d’être un minimal utile ou du moins de ne plus rester tétanisé au milieu du couloir. Je m'avançais vers le corps étendu de mon ami, un contact… je contournais le médecin ainsi que les restes de repas de Nev, puis m’agenouillais. Je ne savais pas ou poser mes mains celles de Nev serrant déjà fortement celle du médecin. Je posais finalement le bout des doigts sur la joue de mon ami, puis vins la caresser. Les mots eux ne semblaient pas vouloir sortir, mais il avait aussi dit que je pouvais lui chanter quelque chose. Je n’étais pas une particulièrement bonne chanteuse, mais je pouvais chanter doucement et que se soit agréable.

Tes souvenirs d'avant
tu sais je veillerai sur eux
je les rattraperai au vent
je te raconterai si tu veux

 
Entre les phrases je continuais de caresser la joue de mon ami si précieux, j’essayais de garder une voix stable, sans me préoccuper si j’oubliais certaines phrases ou paroles.

Je nouerai des ficelles
a tes souvenirs qui s'étiolent
et le jour ou ils s'envoleront
moi j'en ferai des cerfs-volants

 
Je répétais doucement les seuls couplets que je connaissais vraiment espérant que cela aiderait, même juste un peu.
Il avait ouvert les yeux, était-ce bon signe, je l’espérais. Il tendait maintenant la main vers le vide.

Mery?
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FAITES-LES TAIRE OU ACHEVEZ-MOI


Pavot ouvrit enfin les yeux. Ce qui y était reflété n'était pas beau à voir, mais le fait qu'il accepte de retrouver la vue était un bon signe. Les caresses d'Edelweiss y étaient peut-être pour quelque chose. D'ailleurs, Donatien apprécia la chanson. La patiente ne s'encombrait pas de mots inutiles, n'inondait pas Nevrabriel sous un flot de paroles paniquées ; non, elle se montrait très douce. Si Pavot avait déjà entendu Edelweiss chanter, alors c'était encore mieux. Décidément, il avait bien choisi.
Pav aperçut en premier sa main pleine de sang, alors très délicatement, comme s'il effleurait un pétale, Donatien la lui saisit et l'éloigna de son champ de vision. Ce fut alors que les yeux vairons du jeune homme se posèrent sur sa camarade. Il sembla la reconnaître. Bien, très bien même. Puis sur son médecin. Il parut mettre un nom ou une relation sur le visage du docteur. Très bien, on avançait.
Et Donatien le perdit. Visiblement, Pavot voyait quelque chose d'autre. En effet, il regardait derrière l'adulte, comme s'il y avait vraiment quelque chose d'autre, quelque chose d'important. Donatien connaissait le visage qu'il exprimait à l'instant : encore une hallucination. On progressait malgré tout. Il valait mieux qu'il y ait une hallucination car, au moins, on avait quelque chose à effacer. S'il n'y avait rien eu, alors ça n'aurait été que de la folie pure. Et qui sait ce que Donatien aurait alors fait de son Pavot... Après tout, la folie n'avait rien d'innocent ...
Il eut un frisson en s'imaginant obligé de se débarrasser de son patient...

- Mery ?

Et l'illusion avait un nom : celui de sa sœur. Encore mieux. Il suffirait de lui prouver que sa sœur n'était pas là. Cette fois, le Docteur Elpida n'allait pas pousser son patient dans ses retranchements, il n'essaierait pas de lui faire prendre contact avec ce qui n'existait pas. Il ferait comme d'habitude.
Sans quitter Pavot des yeux, il indiqua très calmement à Edelweiss :

- Ne lui attrape pas la main, il pourrait croire que c'est celle de sa sœur. Il faut lui laisser comprendre que ce n'est qu'une illusion. Continue ce que tu fais.

Il hésita un peu, mais finalement :

- Tu t'en sors bien.

Il faisait très peu de compliments, voire jamais. Est-ce que Edelweiss l'avait compris en si peu de temps ?
Quoiqu'il en soit, Donatien continuait son travail. Il lâcha doucement son patient afin de se lever. Il faisait confiance à la jeune albinos pour être celle avec qui il aurait contact avec la réalité. Elle devait continuer à solliciter son toucher, son ouïe, etc. Lui, il serait sa vue.
Il se plaça là où devait être cette Mery selon le regard de Pavot. Il reculait doucement, espérant, en fait, traverser ce corps que voyait faussement Nevrabriel. Il confronterait alors réalité et illusion.
Alors Pavot, qu'est-ce que tu voyais ?





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_Mery ?

Complètement perdu, Nevrabriel resta focalisé sur cette silhouette qui n’était pourtant pas là.
Elle ne pouvait pas être là. Il le savait pourtant. Mais son subconscient l’aurait voulut. Il a toujours voulut revoir sa sœur, depuis toujours et son désir prenait le pas sur sa raison.
Si elle pouvait être là et lui sourire. Lui sourire de ses jolies dents de perles sur ses joues rebondis par sa jeunesse, remplis d’énergie et de joie. Son soleil aux yeux de saphirs.

_ Ne lui attrape pas la main, il pourrait croire que c'est celle de sa sœur. Il faut lui laisser comprendre que ce n'est qu'une illusion. Continue ce que tu fais.

Quoi ?
Une illusion ?
Mais non … Mery … Mery était là, n’est-ce pas ?

Finalement, les larmes coulèrent de ses yeux, s’échappant de chaque coté du visage fatigué de l’écossais. Alors qu’il les releva vers la personne près de son visage, Nevrabriel reconnut sans mal Lucy.
Oui Lucy était là. Elle faisait fuir les ombres oppressantes.
Malheureusement le regard de l’écossais ne resta pas concentré sur la demoiselle et retourna auprès de sa douce hallucination aux longs cheveux roux.

Je suis désolé … C’est ma faute …

Nevrabriel ferma fortement ses yeux. La respiration toujours à moitié coupé par la douleur. Bien qu’elle était beaucoup moins présente depuis que son sentiment d’oppression avait disparut. Il devait se reprendre. La chanson avait fait disparaitre les ombres, maintenant, c’était à lui de quitter ses propres illusions.
Même si sa vue était brouillée, l’écossais se fit violence pour ouvrir ses yeux brulants, comme si ses larmes n’étaient qu’acide, et regarder Merywen.

La silhouette blanche taché de ce qui semblait être son médecin se leva et se mit à la place où se trouvait la petite et fine silhouette de sa sœur.
Et elle disparaissait.
Sans disparaitre.
Elle semblait flotter autour du médecin, comme une aura. Comme un souvenir.

_Je suis … désolé …

Convaincu, Nevrabriel prit la main que lui tendait son médecin.
Et tout disparut. Tout se calma. Instantanément.
Dans ce couloir, il n’y avait que la douce voix de Lucy pour le calmer. Lucy, Donatien, personne d’autre.
Ses yeux s’éclairèrent de lucidité malgré cette douloureuse épreuve.

Fatigué, mais libéré de ses démons, Nevrabriel se mit sur le coté pour atteindre le mur afin de se redresser et s’y adosser. Il essuya rapidement sa bouche avec sa manche, sentant un gout vraiment désagréable. Sa vue revint petit à petit, net. Il devait ressembler à un cadavre ambulant à cet instant.
Le roux tapota le sol à la recherche de la main amicale de la lorialet. Il était peu fier d’avoir été vu dans cet état, même par son médecin dont ce n’était pourtant pas la première fois.

Nevrabriel émit une profonde respiration afin de pouvoir reprendre le contrôle de ses propres poumons et sa propre voix, encore un peu tremblante :

_Merci … Docteur …

Le jeune homme releva ses yeux encore humide par la fatigue, l’effort qu’il a du faire pour faire face à toutes ses illusions, et la douleur. Nevrabriel croisa rapidement le regard de son médecin, mais faible, ses yeux se refermèrent aussitôt et sa tête, si lourde, bascula en avant. Cependant, il fit de grands efforts pour rester assis, malgré que tout son corps semblait peser une tonne.

_Je suis désolé …



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Ne lui attrape pas la main, il pourrait croire que c'est celle de sa sœur. Il faut lui laisser comprendre que ce n'est qu'une illusion. Continue ce que tu fais.
Tu t'en sors bien.


J’eux un petit temps d’arrêt aux derniers mots de notre médecin, venait-il de me féliciter? Je ne le connaissais que très peu, nos séances n’étant pour le moment que discussions et analyses. Pourtant je sentais que cette remarque positive était rare et précieuse, surtout dans un moment comme celui-ci. Je regardais attentivement mon ami continuant à réciter à voix basse lui caressant la joue. J’attendis que le docteur Elpida s’arrange pour « briser » l’hallucination. Je souris quand j’aperçus le regard de mon ami croiser le mien, certes il n’allait pas bien, il allait très mal. Mais il avait réussi à ouvrir les paupières.

Je suis … désolé …

Je le regardais prendre la main du médecin, continuant encore doucement. Il se tourna finalement se redressant contre le mur puis pris ma main. J’approchais gardant ma main dans la sienne.

Merci … Docteur …

Le regard que Nev posait sur Monsieur Elpida était terriblement triste, mon ami si joyeux était épuisé, vidé. Quand il referma les yeux et laissa sa tête aller vers l’avant j’eux un moment peur qu’il ne retombe, le visage contre le carrelage.

Je suis désolé …

Je sais que notre médecin m’avait Dit de ne pas faire un contact trop envahissant, mais je déduisais que ce n’était plus nécessaire.
Je passais ma main libre sur son épaule le serrant contre moi. Son corps était lourd, je l’encourageais d’une légère pression à déposer sa tête contre moi. Puis je déposais mes lèvres sur sa chevelure rousse.

Tout va bien aller Nev… ce n’est pas grave…

Son cuir chevelu me semblait bouillant, il venait de vivre une épreuve difficile… Il devait être épuisé. Bien que légèrement angoissée à l’idée de mettre en colère mon médecin par mes actions. Je restais ainsi, tenant Nev contre moi. Est-ce que le docteur Elpida serait capable de le mener à son lit? Qu’allait-il se passer maintenant? Le pire était-il réellement passé? Je l’espérais de Tout mon coeur.
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- Je suis … désolé …

Pavot qui s'excusait... D'habitude, cela confortait Donatien dans sa position de supériorité. Mais ici, ce "désolé" avait de quoi lui fissurer le cœur. Parce que pour la première fois, le médecin n'entendait pas son patient s'excuser d'un acte volontaire. De plus, il le faisait également auprès d'Edelweiss.
Le médecin sut alors que le roux était de retour parmi eux, que l'hallucination avait disparu. Le voile qui troublait son regard s'envolait progressivement, et le fait qu'il ose le contact physique en saisissant sa main prouvait son retour dans la réalité.
Une fois remercié, Donatien laissa Pavot avec Edelweiss. Il les observa un moment, fasciné. La troisième était là. La troisième était de retour. Et elle s'entendait bien avec le deuxième. Quelque chose se créait autour d'eux, se construisait. Un simple toucher, un simple échange oculaire, une mimique creusée sur un visage, un sourire attrapé à la dérobée, et on comprenait qu'il y avait quelque chose de puissant entre ces deux entités. Donatien fut touché par ce duo sans comprendre ce sentiment. Une boule de chaleur lui gonflait la poitrine. Qu'est-ce que c'était ? Du soulagement ? De la bienveillance ?
Il baissa le regard vers le sol. Tâché de sang et autres détritus corporels. Donatien leva les yeux, papillonnant des cils avec dégoût et élégance. Il refusait de regarder cela plus longtemps.
Il héla un infirmier qui débarquait, à bout de souffle pour avoir couru. Visiblement, quelqu'un l'avait alerté de l'état de Pavot. Peut-être un surveillant qui passait par là.
L'infirmier s'approcha de Pav mais Donatien claqua des doigts pour l'arrêter. Puis, sans un mot, le regard dur, il désigna la flaque âcre, lui faisant comprendre qu'elle était à nettoyer.

- Je suis désolé …
- Tu peux l'être, répliqua Donatien alors que l'interne appelait un service pour s'occuper du carrelage.

Le médecin prit du gel désinfecta et débarrassa ses mains des récents événements. Ça avait beau être son Pavot, il n'en restait pas moins sale. Une bonne douche et son innocence reviendrait.

- Tu sali mon sol, retarde une séance, inquiète ton entourage, énuméra l'adulte. Cette journée commence mal.


Il s'incluait dans "l'entourage" susdit sans s'en rendre compte.
Puis il s'approcha des deux patients. Il avait une expression étrangement douce, de la sincérité émanait de son visage. Alors quand il tapota le haut du crâne du duo, c'était avec une véritable affection. Un peu troublante et gauche, mais authentique. Il ne dit rien de plus, se contentant de les regarder.

- Edelweiss, la séance est reportée. Reste à l'infirmerie auprès de Pavot.

Il avait fait son travail, pas besoin de rester au chevet du roux. Puis Edelweiss était là pour lui. Il lui faisait confiance à cette petite.





Donatien t'honore de sa parole en #0099ff
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_Je suis désolé …

_Tu peux l'être

Donatien avait répliqué immédiatement, tant et si bien que les paroles de Lucy ne parvenaient pas vraiment à ses oreilles, malgré qu’elle soit à coté de lui. Le médecin en chef ne semblait pas ravi. Et Nevrabriel savait pourquoi. Principalement à cause de cette flaque assez immonde qu’il avait créée, sur le sol si immaculé et aseptisé du docteur Elpida.

_Tu sali mon sol, retarde une séance, inquiète ton entourage. Cette journée commence mal.

Ah oui retardé une séance aussi …
Nevrabriel releva légèrement les yeux vers le médecin en chef. « Inquiète ton entourage » ? Il parlait bien de Lucy, n’est-ce pas ? Simplement de Lucy ?
Non, sinon il aurait clairement dis « Inquiète ton amie/Edelweiss. » Même si Nevrabriel se sentait disputé comme un enfant de six ans, il eut un léger sourire. Il n’avait jamais caché son affection pour son médecin mais ce dernier se montrait bien trop distant et professionnel. Bien qu’il avait la manie de passer affectueusement la main dans ses cheveux roux. C’était agréable d’entre Donatien exprimer la sympathie qu’il avait à l’égard de l’écossais. Même maladroitement.

_Edelweiss, la séance est reportée. Reste à l'infirmerie auprès de Pavot.

Et ainsi, le médecin s’en alla, comme il était venu, certainement en route pour se laver à la Bétadine, lui et ses vêtements.
L’infirmier appelé par Donatien aida le jeune homme à se relever et le trainer jusqu’au sanitaire pour se débarbouiller un peu. Nevrabriel gardait précieusement la main de son amie dans la sienne, n’aimant pas vraiment se sentir seul dans de tel moment.

Le jeune homme mit un certain tant au sanitaire, sentant encore l’amertume de ses restes au fond de sa gorge brulante. Son uniforme était également taché du mélange de sang et de vomis. C’était assez dégoutant et ça ne sentait vraiment pas la rose.
L’infirmier donna un t-shirt simple au patient, sans matricule, le temps qu’il se change dans sa chambre. Nevrabriel se débarbouilla les épaules et le torse rapidement, il prendrait une douche ce soir, trop épuisé pour le moment, avant d’enfiler le t-shirt blanc. Tout était vraiment trop blanc à son gout, lui qui était plutôt le genre de personne à avoir une tenue plutôt foncé lorsqu’il était jeune.

Puis, l’infirmier aida le jeune homme à se trainer, une nouvelle fois, jusqu’à l’infirmerie. Une fois allongé, Nevrabriel émit une profonde respiration. Il avait l’impression d’avoir parcourut des kilomètres alors que rien n’avait été si loin que ça, finalement. Il serra doucement la main de Lucy, qui ne l’avait pas quitté, comme pour s’assurer qu’elle était bien là et bien réelle.
Maintenant qu’il était à tête reposé, une réflexion traversa son esprit. Donc, Lucy était la troisième patiente du Docteur Elpida. Nevrabriel ne connaissait pas tout les médecins, mais était sûr que certains étaient plus … moins … disons … singulier ? Mais Donatien était bienveillant malgré tout, la preuve aujourd’hui. Alors ce n’était pas si mal que se soit lui son patient, même si Adèlys lui faisait douter.

Nevrabriel tourna son regard vers Lucy et caressa doucement la petite main de son amie avec son pouce. Essayant d’être rassurant malgré l’aventure chaotique qu’il lui avait fait vivre.

_Excuse moi … Ce n’était pas vraiment mon jour apparemment. Je ne voulais pas t’infliger un tel spectacle.



Le plus gentil 2017/2018

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Tu peux l'être

Le médecin prit le temps de se désinfecter les mains avant de poursuivre. J’avais bien remarqué qu'il était soucieux de sa propreté, mais ses propos me semblaient quelque peu sévères en cette situation.

Tu sali mon sol, retarde une séance, inquiète ton entourage, énuméra l'adulte. Cette journée commence mal.

Je n’étais plus certaine si cette réprimande se voulait vraiment sérieuse, Nev venait de faire une très grosse crise et monsieur Elpida le grondait comme s’il était un enfant en faute. Je soupçonnais plutôt notre médecin de s’être particulièrement inquiété pour mon ami. Son bref contact de sa paume contre le sommet de nos têtes me le confirma.

Edelweiss, la séance est reportée. Reste à l'infirmerie auprès de Pavot.

Encore un peu troublée par nos surnoms, je souris, heureuse de pouvoir rester avec Nev. Heureuse d’avoir eu une utilité, mais surtout heureuse que notre médecin ne me tienne pas rigueur de mon irruption importune dans sa journée.

Oui Docteur, merci.

Après son départ un infirmier aida mon ami à se relever, je gardais précieusement sa main dans la mienne, ne la délaissant que pour lui donner la chance de se débarbouiller.
Les odeurs émanant des fluides de mon ami ne me dérangeaient pas particulièrement, ce n’était clairement rien d’agréable, mais il existait pire. Tout de même je ne fus pas fâchée qu’il puisse changer de chandail.
Après ce cheminement des sanitaires à l’infirmerie, Nev pu enfin s’étendre, je pris place sur une chaise adjacente au lit, sa main réchauffant la mienne.

Excuse moi … Ce n’était pas vraiment mon jour apparemment. Je ne voulais pas t’infliger un tel spectacle.

Je lui offrais un sourire, la crise était terminée c’était la seule chose qui m’importait.

Il y a des jours comme ça… je suis heureuse que se soit terminé.

Je posais un léger baisé au dos de sa main.

Dors maintenant, Tout va mieux aller à ton réveil.

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