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12/12/2018
Doutes : -15% ; Révolution : +15% (Preuve Cannibale & Kan + Preuve Alexander + Preuve Lucy)
05/11/2018Rôle d'espions à pourvoir

Événement ♫3

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Cap baissa les yeux sur ses pieds dont l’un retournait nerveusement la neige. Le Génie rouspétait parce leurs chaussures allaient finir par prendre l’eau et qu’ils allaient attraper froid mais il l’avait complétement occulté, trop préoccupé par la situation. Ce qu’il avait pu être bête ! Pourtant, ce n’était pas son genre, vraiment. C’était plutôt le Génie qui était maladroit avec les interactions sociales, alors qu’est-ce qu’il lui arrivait ? Franchement, ces derniers temps, il commençait à avoir du mal à se reconnaître. Quand il était séparé trop longtemps de son p’tit Caïd, c’était presque comme s’il perdait une partie de son identité…

- Non c’est moi qui m’excuse. Je… J’ai tendance à réagir excessivement. Ecoute, on a qu’à oublier tout ça.

Cap releva des yeux interrogatifs. Aeden n’avait pas à s’excuser, c’était lui qui avait agi comme une cruche après tout. Il le savait bien pourtant que les gens réagissaient comme ça face aux changements de personnalité mais quand ils n’étaient pas encore à l’Institut, quand ils étaient chez Paparbichette et Papa-soja avec Lore, il n’avait jamais eu à gérer ce genre de réaction. Le Génie se faisait discret, très discret et personne ne se doutait de rien. Quand il prenait, rarement, le contrôle de leur corps, tout au plus les gens pensaient à une nouvelle lubie du fantasque petit Alexander ou à une saute d’humeur et… Cap réalisa soudain quelque chose. Le Génie ne s’était jamais autant manifesté que depuis les six mois qu’ils étaient à l’Institut. Etait-il plus heureux ici ? Etait-ce pour ça qu’il était aussi solitaire et aussi peu à l’aise avec les interactions sociales ? Etait-ce… de sa faute ? Il n’avait jamais pensé à ça. C’était égoïste de sa part. Et il recommençait à broyer du noir.
Cependant, une main entra dans son champ de vision et le sortit de ses pensées lugubres.

- Je suis content de faire ta connaissance Cap. Toujours partant pour un tour de patins ?

Un sourire naquit sur ses lèvres. Il était moins large que d’habitude et curieusement, il n’atteint pas ses yeux, pourtant prompts à pétiller de bonheur ou de malice. Aeden était vraiment gentil et sa proposition lui faisait vraiment plaisir mais… Il lui semblait qu’il n’avait pas le droit. Aeden était la seule relation du Génie en dehors de lui-même et ce n’était pas juste de le lui piquer.
« En quoi ce ne serait pas juste, idiot ? »
« Je ne sais pas mec. Mais tu dois avoir envie de t’amuser toi aussi et… »
« Arrête de dire n’importe quoi. Tu meurs d’envie d’aller patiner alors ne te fais pas prier. Ce n’est pas poli. »
Cap ne répondit pas. Il fixa Aeden avec un sourire à la fois désolé et embarrassé.

- Merci mais j'sais pas trop. J’f’rais p’t-être mieux de t’laisser avec le Génie, vous vous entendez bien, j’voudrais pas gâcher ça.

« Idiot. »

HRP:
Punaise ! Même pas trois jours et quinze réponses d'écart, cet évent a la côte ! XD
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Le sourire de Cap rassura Aeden. Il ne semblait pas froisser ou gêné ou encore sur le point de s’enfuir. Mais il ne donna pas de réponse et les secondes s’allongèrent. Parlait-il au Génie ? Le garçon se concentra pour essayer de capter quelque chose dans le regard de Cap. Un truc qui pourrait lui permettre de savoir lorsqu’il conversait. Il y avait bien quelque chose. C’était léger mais il pouvait le sentir, Alexander semblait concentrer sur lui-même le temps de quelques secondes. Mais du coup, il devait l’appeler comment ? Alexander ou plutôt Cap et le Génie ? Il verrait bien. Il devait arrêter de se poser des questions et agir. C’était là tout son problème. Il se reconcentra sur Cap lorsque ce dernier lui fit, d’un air désolé :

- Merci mais j'sais pas trop. J’f’rais p’t-être mieux de t’laisser avec le Génie, vous vous entendez bien, j’voudrais pas gâcher ça.

Y avait-il une forme de rivalité entre Cap et le Génie ? Non, cela n’allait pas avec le caractère du Génie, il était au-dessus de ça. Le Génie ne pouvait pas être jaloux que Cap veuille se lier d’amitié avec Aeden tout de même. Et Cap ne semblait pas du genre hargneux. Peut-être souhaitait-il juste qu’Aeden lui fiche la paix ? Il jouait bien alors. Non, Aeden pensait plutôt que cela venait d’ailleurs. Il tenta de persuader Alexander d’accepter sa proposition. Il essaya de trouver le meilleur moyen d’aborder le problème, mais ce n’était pas aisé.

-Et ce ne serait pas possible de… Je sais c’est stupide… Peut-être qu’on pourrait aller patiner tous les 3 non ? Tu sais, j’aimerais être…

Il se tut et baissa les yeux. C’était ridicule mais il n’osait pas le dire. On aurait dit une jeune lycéenne qui aurait eu peur d’avouer ces sentiments. Il voulait être l’ami d’Alexander. Était-ce si dur à exprimer ? De toute façon, maintenant que son médecin s’intéressait à nouveau à son cas, il allait prolonger son séjour à l’Institut, alors s’il pouvait rendre ça plus agréable… Il passa une main dans ses cheveux, gêné. Son regard était toujours tourné vers le sol et semblait soudainement fasciner par ces chaussures. Maintenant qu’il s’était tut, il n’osait plus parler. Et pour dire quoi ? Quelque chose d’aussi pathétique que « j’aimerais être ton ami ». Il avait l’impression d’être un enfant. Il aurait voulu dire à Cap « c’est avec Alexander en entier que je veux bien m’entendre, avec tout ce qui fait d’Alexander Alexander. C’est-à-dire et le Génie et Cap. ». Il allait bredouiller quelque chose quand la chance lui sourit. Ils arrivaient devant l’administratrice qui leurs demanda leurs pointures, sauvant par la même occasion Aeden. Il donna la sienne et jeta un regard presque suppliant à Alexander.





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Z 01
Elle se faisait chier. Mais vraiment. C'était pas le petit ennui pénible, c'était beaucoup plus colossal que ça. Alors oui, elle était hyper heureuse de voir Aeden et Cap s'amuser tous les deux mais elle n'était pas une observatrice! elle était une actrice. Elle ne pouvait pas se permettre de continuer à être spectateur.
Elle avait failli bouger de sa chaise à un moment mais l'arrivée de monsieur Banabille l'avait refroidie. Heureusement il n'avait pas l'air de l'avoir repérée, mais à chaque fois qu'il ouvrait la bouche elle avait l'impression de ré-entendre la déflagration.
Merde quoi, c'était glauque. Il y avait des couleurs dans les arbres et une bonne musique, il y avait des rires et de la bouffe, mais il y avait aussi la présence oppressante des médecins et puis cette fille là-bas qui pleurait. C'était révoltant. Pourquoi les patients s'éclataient comme s'ils n'avaient pas conscience de la véritable situation ? Ce n'était pas parce qu'on enterrait 2017 qu'on disait au revoir à la torture et au harcèlement. Demain matin, tout redeviendrait comme avant.
Bon, qu'on ne se mente pas, si elle avait été sur la glace comme tout le monde, elle n'aurait certainement pas eu ce genre de pensées. Elle était foutrement jalouse.
Elle passa la plus longue demi-heure de sa vie à jouer avec ses mèches de cheveux, à tenter différentes grimaces qu'elle admirait dans le dos de sa cuillère, et surtout à mettre un plan au point... Plan qu'elle n'avait pas du tout achevé. Comment aller patiner avec son frère et son potentiel ami sans problème ? Parce qu'elle avait le droit d'être là mais seulement si elle restait sur sa chaise...
C'est alors qu'elle eut une idée (et on le sait tous : les idées de Loreleï étaient le résultat d'une mauvaise connexion neuronale). Elle allait prendre un gros risque mais bon, elle n'était pas le Caïd si elle ne prenait pas de risques.
Elle attrapa une flûte de champagne et une cuillère puis se mit debout sur la chaise. Elle pouffa en ayant une sensation de déjà-vu.
Mais encore là elle était une route petite silhouette invisible malgré son podium.

« Qu'est-ce que tu fiches Z01 ? Descend. », lui ordonna le gros bras qui la surveillait.

Il n'y avait pas Donatien Elpida. Pas le directeur. Elle pouvait encore s'en sortir.
Ses mèches chataîns sous les guirlandes paraissaient presque roses. Court carré en bataille qui ne faisait qu'arrondir sa bouille déjà potelée. Ses grands yeux noisettes passaient d'une couleur à une autre en fonction des ampoules. Quant aux volants blancs de sa robe, ils donnaient un peu plus de volume à son corps, voire un peu plus de prestance.
Loreleï fit tinter sa cuillère contre sa flûte de champagne pour attirer l'attention, d'abord tout doucement, puis de plus en plus fort. Ne se contrôlant plus, elle cassa le haut du verre. Le contenu s'évacua sur sa main et quelques débris de verre lui fissurèrent la peau dans de discrètes lignes rouges.
Quand elle fut sûre d'avoir un peu l'attention, elle haussa la voix, tentant d'ignorer la présence de son surveillant attitré dans son dos, prêt à la faire redescendre de son perchoir :

« Salut bande de gens, je m'appelle Loreleï Hexe et j'aurais quinze ans cet été. Je n'ai pas le droit de bouger de ma chaise donc je n'pense pas enfreindre le règlement qu'on m'a imposé pour cette soirée. »


Pas sûre que tout le monde l'ait entendu. Pas sûre que sa voix ait porté assez loin. Mais elle espérait avoir interpellé quelques personnes.





Spoiler:
Meilleur espoir pour la révolution 2017/2018
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Que personne ne se mente, il avait posé cette question par pure politesse. Au fond, il se fichait bien s'il allait bien ou non. Ce n'était pas le beau visage d'Hypomachin qui allait le faire changer d'avis. Il y avait des gens séduisants sur Terre qui n'en tiraient aucun profit. La Nature leur avait donné ce don de beauté sans s'en servir. A quoi bon chercher de les comprendre puisqu'Ange connaissait l'utilité d'une telle beauté ? Et plus il regardait Hypomachin, plus sa beauté s'effaçait. Son manque cruel de charisme, mais surtout de confiance lui retirait tout le don qu'il avait reçu de Mère Nature. Et à côté, Ange bouffait tout l'espace avec son charme et sa confiance. Ce qui enlaidissait de plus belle l'homme à côté de lui. Alors que Jimin n'en fut pas atteinte.

- Il fait vraiment froid cette année.

Il manqua de rire à gorge déployée. Quel sujet de conversation! C'était bien ce qu'il disait : il n'avait aucun don hormis son physique. Et encore, Ange n'avait pas vu ce qu'il y avait en dessous de ses vêtements, et tant mieux, il ne souhaitait pas savoir.
Suite à cette remarque "intelligente", plusieurs répliques lui vinrent à l'esprit. "Bravo Sherlock, tu veux une médaille?", "Pas vraiment, il fait toujours froid en hiver sur l'île.", "Et?", "Tu as autre chose de pertinent à dire?", et d'autres. Ce que c'était dur pour lui de ne pas en sortir au moins une, mais cela aurait été vraiment impoli et aurait refroidi l'ambiance... En parlant de froid, tiens.

- Vous n'avez pas peur de finir ivre ? Je me souviens de ma première cuite. J'avais quinze ans, je ne savais pas boire, et je me suis réveillé tout nu le lendemain matin. Je suis reparti chez moi dans un costume de fée trop petit.

A sa question, il lui offrit simplement un sourire. Un sourire qui signifiait surtout :"Qu'est ce que ça peut te faire, de toute façon?".
Puis vint le reste. Ange écarquilla les yeux et se mit à rire sans se cacher, contrairement à l'asiatique à côté de lui. Etait-ce moqueur? Riait-il vraiment à cette anecdote de bon coeur? Lui-même ne le savait pas, sans doute un peu des deux.

- Haha, aucun risque que je finisse comme toi. C'est vrai que j'avais abusé un peu de l'alcool à la précédente fête, mais j'avais encore le contrôle.

Pour appuyer ses propos, il but une gorgée de champagne. Curieux, il lui posa cette question :

- Tu étais accompagné au moins?

Et pendant qu'il parlait, un verre qui se brisait et une voix qui tentait de se faire entendre. Il tourna légèrement la tête avant de l'apercevoir. Cette gamine qui avait osé tuer quelqu'un. Sans attendre, il lui jeta un regard noir, lui ordonnant de s'asseoir tout de suite si elle ne voulait pas se faire flinguer une deuxième fois. Cette pensée lui fit un peu peur et il en frissonna, ayant gardé des mauvais souvenirs de cette rencontre.
Mais il reporta bien vite son attention sur les deux personnes face à lui, voulant oublier rapidement ces souvenirs. Il but nerveusement une nouvelle gorgée de champagne.





Meilleur ship 2017/2018
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Agent d'entretien de Donatien

EVENEMENT 3



Hyppolite fut étonné de voir la dame Jimin Lee rire suite à son anecdote mal placée. Hyppolite n'était pas du genre à boire pour boire, ou même à boire tout court. Il participait également à peu de soirées. A vrai dire, il était plutôt du genre à se poser dans un coin et à attendre que ça dégénère. Personne ne supportait l'alcool de la même façon et Hyppolite aimait voir comment quelqu'un de très timide pouvait soudainement, grâce à de nombreuses bières, devenir la personne la plus sociable de la planète. Fascinant.
Donc voilà, ça lui été arrivé une fois de trop picoler, et pourtant c'était de ça dont il parlait. Cette image de lui, en plus de ne pas le valoriser, était plutôt factice. Il avait extrêmement honte, alors entendre le petit rire de Jimin Lee le fit sourire. Il se gratta la nuque, gêné tandis que Ange Barrabil -dont le rire semblait peut-être assez moqueur mais Hyppolite ne pouvait pas le confirmer- lui posait la question suivante :

- Tu étais accompagné au moins?

- Oui, la gueule de bois me tenait mauvaise compagnie.

Hyppolite supportait de moins en moins la présence du docteur Barrabil. Il l'intimidait beaucoup trop. Ce type avait l'air de s'aimer à cent pourcent et il fallait vraiment avoir un égo sur-gonflé pour être amoureux de soi-même. Ce type débordait de confiance en soi et de testostérones, alors qu'Hyppolite ne faisait rien au quotidien pour mettre en valeur son charme naturel et était trop timide pour oser adresser la parole aux autres.
C'est à cet instant qu'un bruit de verre brisé attira son attention. La patiente zéro, debout sur sa chaise, clamait un discours. Hyppolite serra les dents et ses mains se crispèrent sur sa chaise. Quelle idiote : il valait mieux se taire ici. Un haut placé pouvait facilement la remettre à sa place - quoique, les plus grands de l'Institut étaient repartis chez eux pour les fêtes. Ils avaient l'argent pour.
Il se tendit en se souvenant d'une conversation qu'il avait interrompu malgré lui entre son patron et sa secrétaire : la convocation des deux futures patientes zéros avaient dégénérée et le docteur Barrabil avait tiré sur la jeune Hexe.
Un peu nerveux à l'idée que le médecin recommence, Hyppolite plongea ses yeux clairs, presque transparents, dans ceux de Jimin Lee. Elle était si jolie qu'il se sentait soudainement de nouveau confiant. Il admira un instant l'amande de ses yeux et la souplesse de ses cils fuligineux avant d'inspirer doucement, plus sûr de lui, et de s'adresser au docteur Barrabil :

- Elle n'a fait que parler. Rien de mal en soi. J'espère que vous n'allez pas lui tirer dessus cette fois.


Oh. Est-ce que Jimin Lee était au courant de cette histoire ? Donatien Elpida avait essayé d'étouffer l'affaire - ou plutôt il avait demandé à Agnès Dessanges de s'en occuper. Au moins il mettait en garde la chère Jimin Lee sur Ange Barrabil. Il ne fallait vraiment pas se fier à son prénom.


Codage par Libella sur Graphiorum


Hors RP:
Hyppolite et Ange sont-ils à deux doigts de se vouer une guerre ?? XD Et la pauvre Jimin entre les deux haha
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Event♫3
Ulysse & les autres
-Génial!

Elle l'avait crié avec un grand sourire sur les lèvres, comme si il lui avait donné le cadeau le plus beau du monde. Encore ce fichu sourire. Un sentiment grandissait en lui sans qu'il n'en sache la provenance, et cela le dérangeait bien plus de ne pas savoir plutôt que de l'avoir. Ce n'était pas une sensation désagréable, alors quoi ? Qu'est-ce que c'était ? Le bonheur de voir les autres heureux grâce à nous... ?
Il fut soulagé de trouver la nature de cette émotion. Cependant, il fronça les sourcils, ne comprenant pas l'engouement d'Atsuka, quand elle lui prit le bras et l'entraîna jusqu'à une dame distribuant des patins. S'il s'attendait à ce qu'elle ait une telle force... C'était vrai qu'il ne se débattait pas pour ne pas y aller, mais il devait être plus lourd qu'elle.
Pendant qu'ils attendaient d'avoir des patins, elle ne le lâcha pas. C'était assez étrange d'avoir une médecin aussi proche de son patient, mais cela ne le dérangea pas vraiment. Ils se tutoyaient déjà, pourquoi se limiter à de simples paroles ? S'ils devaient être proches, autant l'être jusqu'au bout.

La dame leur donna les fameux chaussons de glace et Atsuka ne se fit pas attendre pour les enfiler et ainsi refourguer ses chaussures hautes à la dame. Lui n'était pas pressé, il se déchaussa et se chaussa des patins à une vitesse normale, jusqu'à marcher pour donner ses chaussures à la demoiselle derrière le comptoir.
Il se retourna pour chercher Atsuka, mais ce ne fut pas bien difficile. En la voyant marcher tel un canard, il manqua de s'étouffer tant la scène était ridiculement drôle. Il ne voulait pas se moquer, mais ça devenait difficile.
Elle changea de stratégie, et il décida de la rattraper. Avec ses grandes jambes, il fit de grands pas en marchant dans les traces d'Atsuka. Elle se tourna vers lui lorsqu'elle fut sur la glace et il sourit timidement. Il ne savait pas trop quoi dire ni quoi faire alors qu'elle l'attendait.

Une fois sur la piste, ce ne fut pas bien long d'imiter les autres qu'il observait depuis le buffet. Il trouva rapidement son équilibre. Mais il était immobile, cela allait être sans doute autre chose une fois lancé.
Il jeta un coup d'oeil vers sa médecin, interrogateur.

"Que fait-on ? On patine tranquillement ?, demanda-t-il."

Il lui tendit à nouveau son bras en plongeant son visage dans son écharpe. Il était désormais plus habitué à lui parler, mais c'était toujours un peu difficile. Les vieilles habitudes avaient la vie dure.
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Cap jeta un regard un peu envieux à la patinoire improvisée mais sa prise de conscience à propos du Génie l’avait assez refroidi. Il n’aurait peut-être plus l’occasion d’en faire du patin, mais le bien-être de son colocataire mental était plus important.

- Et ce ne serait pas possible de… Je sais c’est stupide… Peut-être qu’on pourrait aller patiner tous les 3 non ?

Oh mais ! C’est que c’était une bonne idée ça ! Le regard d’Alexander s’illumina. C’était le compromis parfait. Même si le Génie ne serait jamais d’accord, il n’aimait pas faire le moindre effort physique. Mais après tout… Il n’était pas obligé de lui laisser le choix… Un sourire malicieux se dessina sur son visage et une étincelle s’alluma dans ses yeux.

- Tu sais, j’aimerais être…


La phrase ne se termina jamais. Il observa son interlocuteur l’invitant à continuer mais ce fut à leur tour de prendre leurs patins. Il donna machinalement sa pointure à l’administratrice, les enfila et lui confia ses chaussures en réfléchissant à ce qu’il avait bien pu vouloir dire. Est-ce qu’il voulait être… gentil avec lui ? Ou alors être meilleur en patinage ? Oh ça oui ! Il voulait bien lui apprendre ! Ce serait rigolo ! Il se releva et tendit les bras vers Aeden avec enthousiasme.

- Alors ? Qu’est-ce qu’on attend ?!

Il se dirigea vers le lac gelé un peu en se dandinant, exagérant les mouvements ridicules que les patins le forçaient à faire pour avancer sur la terre ferme. Il avait envie de rire et de faire rire, ça faisait bien trop longtemps qu’il n’en avait pas eu l’occasion. Arrivé sur le lac, il patina un peu, histoire de reprendre ses marques.
Ils y allaient assez régulièrement avec Lore quand ils étaient petits. Souvent, c’était Paparbichette qui les y emmenait quand Papa-soja était en voyage. Ca leur permettait de faire moins de bêtises à la maison qu’il disait. Du coup, tous les deux, ils avaient développés un certain skill mais comme ça faisait un moment, il allait lui falloir quelques minutes pour les retrouver.
Il donna quelques coups de patins pour retrouver Aeden. Il lui sourit, prêt à l’aider s’il voyait qu’il ne s’en sortait pas. Ils patinèrent ensemble quelques instants puis Cap se rappela de cette phrase qu’il n’avait toujours pas finie.

- Tu voulais dire quoi t’à l’heure ? Qu’tu voulais être chais pas quoi.

Tout en parlant, Cap s’amusait. Il tournait sur lui-même, tentait quelques sauts et autres cabrioles, incitant Aeden à en faire de même. De temps en temps il forçait plus ou moins le Génie prendre le contrôle. Celui-ci se contentait d’essayer debout en râlant qu’il n’avait rien à faire dans une situation aussi ridicule. Et puis soudain… Une voix retentit.

- Salut bande de gens, je m'appelle Loreleï Hexe et j'aurais quinze ans cet été. Je n'ai pas le droit de bouger de ma chaise donc je n'pense pas enfreindre le règlement qu'on m'a imposé pour cette soirée.

Son sang ne fit qu’un tour. C’était elle ! C’était elle ! Cap reprit le contrôle de son corps et s’exclama « P’tit Caïd ! » en se précipitant dans sa direction. Il patina à reculons quelques secondes le temps de faire signe à Aeden de le suivre, tout heureux.

- C’est Lore, Aeden ! C’est Lore !


Il galéra un peu une fois arrivé sur la berge et manqua de se casser la figure plusieurs fois avant d’arriver à la hauteur de sa sœur. Il la souleva de la table et la reposa au sol pour la serrer dans ses bras malgré le regard défiant des deux gros bras à côté d’elle. Cela faisait quoi ? Un mois qu’il ne l’avait pas vue ? Au moins ? Cap respirait. Il se sentait de nouveau complet. Mais il se demandait bien où elle avait pu passé tout ce temps.

- Tu m’as manqué, soeurette ! Tu vas bien ? Je t’ai cherchée partout !

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Ce dernier prit lui aussi une paire et un sourire s’invita timidement sur les lèvres d’Aeden. Bon, c’était bien beau tout ça, mais il ne savait absolument pas patiner. Il enfila les patins et donna ces chaussures à l’administratrice. Il suivi maladroitement Alexander qui se dirigeait vers le lac avec une démarche cocasse qui tira un second sourire plus franc au garçon. Il laissa échapper un petit rire, malgré le faites que lui-même était bien concentré sur ces pieds, tentant d’éviter de tomber avant même d’avoir atteint la glace. Il se sentait encore plus ridiculement incapable de marcher sans risquer la chute avec ces gros machins aux pieds. Il tenta de rattraper son acolyte qui commençait déjà à patiner et manqua de se ramasser à quelques reprises. Enfin, il arriva au bord du lac.

Il posa un patin sur la glace, peu sûr de lui. Sa surface gelée était glissante bien évidemment. C’était le principe du patin à glace. Mais ça foutait la trouille à Aeden. Il se força à poser son second pied, et secoua un peu ses bras pour essayer de se maintenir debout. Ca glissait plus qu’il ne le pensait. Il chercha autour de lui quelque chose contre lequel il aurait pu s’appuyer lorsque Cap revient vers lui. Il glissa vers le garçon en continuant à agiter ces bras pour tenter de garder son équilibre et fut soulager d’atteindre sa cible sans s’être ramasser juste avant. Aeden s’accrocha automatiquement au bras du garçon. C’était un geste de survie qui lui vient naturellement. Ils patinèrent quelques mètres ensemble et Aeden toujours aussi peut confiant fini par le lâcher et resta planter là, gardant vaguement l’équilibre.

Cap semblait très à l’aise. Il glissait sur la glace avec une aisance qui semblait surréaliste aux yeux d’Aeden. Il semblait confiant et fit même quelques cabrioles. Lorsqu’il se tournait vers lui pour l’inciter à patiner à son tour, il faisait quelques mouvements saccadés et plutôt bancal sur la glace. Il tomba une ou deux fois et les deux garçons rigolèrent lorsqu’il fallut le relever. De temps en temps, Aeden sentait que le Génie passait son nez dehors, mais il semblait bougon. Il ne devait pas apprécier le patin. Le Génie n’était pas vraiment un grand épicurien. Lui-même s’il galérait à se tenir debout et qu’il avait un peu peur de se casser la figure et de se blesser, trouvait ça drôle malgré tout. Il commençait même à glisser plus correctement. Il n’allait pas trop s’attarder sur la glace quand même. Juste encore un peu, pour profiter de ce moment plus léger. Alexander et lui n’avait jamais fait que parler de l’évasion, c’était un sujet qui leur prenait la tête. C’était difficile à gérer et Aeden était vraiment content de pouvoir, pour une fois, passer du temps avec lui dans d’autres circonstances. Et en apprendre plus sur qui il était vraiment. Il n’aurait jamais pu soupçonner l’existence de Cap avant aujourd’hui.

- Tu voulais dire quoi t’à l’heure ? Qu’tu voulais être chais pas quoi.

Aeden se sentit rougir. Il faillit tomber et se retient de justesse. Cap, lui, glissait avec élégance autour du garçon, ces yeux gris posés sur lui. Il pensait que ce dernier avait déjà oublié, mais si Cap était assez maladroit et franc, il semblait aussi avoir bonne mémoire. Il chercha ce qu’il pouvait dire. J’aimerais être plus grand ? Plus amusant ? Plus… ? L’adjectif qui aurait pu le sauver ne semblait pas vouloir se montrer. Plus quoi bon sang ? Ou alors, il pouvait être honnête. Quelque chose l’en empêchait. Il restait ce résidu du passé, cette difficulté à mettre des mots sur ce qu’il ressentait. Il fut sauvé une seconde fois. Par une voix retentissante, qui ne pouvait appartenir qu’à une personne.

- Salut bande de gens, je m'appelle Loreleï Hexe et j'aurais quinze ans cet été. Je n'ai pas le droit de bouger de ma chaise donc je n'pense pas enfreindre le règlement qu'on m'a imposé pour cette soirée.

« P’tit Caïd ! »

Il patina vers elle avant de se retourner vers Aeden pour lui faire signe, une lueur dans le regard dont le surdoué n’aurait même pas pu soupçonner l’existence. Cette joie était une explosion de couleur sur son visage. Ca le frappa directement au cœur. Il voulait vraiment voir ces deux-là réunis. Si leurs plans fonctionnaient, ça pourrait devenir possible. Il ne les reverrait probablement plus, mais eux seraient ensemble. Et ils pourraient avoir ce visage heureux tous les jours de leurs vies. Cette perspective fut une motivation supplémentaire de trouver un moyen de les faire sortir. Aeden était un grand sensible, et le bonheur de ces deux-là, il avait l’impression que c’était le sien.

- C’est Lore, Aeden ! C’est Lore !

Un sourire étira les lèvre du surdoué. Aeden aurait pu suivre Alexander. Ou peut-être l’aurait-il dû ? Mais il trouvait le tableau parfait. Il voulait leurs laisser du temps ensembles. Qu’ils profitent de ses retrouvailles. Et il ne voulait pas attirer l’attention sur lui. Personne ne devait soupçonner leurs plans. Alexander était le frère de Lore, son excitation et son empressement de revoir sa sœur était normale. Et c’était beau de les voir réunit, le soir de l’an. Comme si cela désignait l’année avenir comme leur année à eux. Aeden les observa se serrer dans les bras et sourit. Les choses ne pouvaient pas être mieux. Il aurait voulu que le temps s’étire indéfiniment autour des deux jeunes pour les garder en sécurité. Il avait peur. Il savait que ce qu’ils s’apprêtaient à faire était risqué. Mais cela en valait la peine.

Lore n’en voudrait pas à Aeden de les laisser seuls. Ils avaient eu plusieurs autres occasions de discuter tous les deux lors des sorties de la jeune fille et ils en avaient bien profités. Il fit donc demi-tour avec difficulté sur ces patins, et rejoint la terre ferme à son tour. C’était un soulagement de retrouver ces chaussures. Il était vraiment nul en patinage. Mais ça avait été drôle. Vraiment. Il lança un dernier regard autour de lui. A la fête, aux patients, aux médecins, à ceux qui s’amusaient, à ceux qui pleuraient, à ceux qui parlaient pour dire l’essentiel, ceux qui parlaient pour ne rien dire, ceux qui cherchaient à s’élever et ceux qui préféraient fuir.

Il regarda les guirlandes de lumières. Fasciné.

Aeden allait rentrer. La fête n’était pas terminé, certes, mais il s’était suffisamment amusé. Et ce bain de foule lui donnait un peu le tournis.





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Event ♫3


Atsuka était peut-être allée légèrement trop vite : elle était déjà arrivée sur la glace qu'Ulysse était encore en train de marcher dans les traces qu'elle avait laissées sur la neige. Sa grande taille lui permettait d'aller beaucoup plus vite, quelle injustice. Elle capta une légère lueur moqueuse dans ses yeux, bien vite disparue derrière un sourire timide lorsqu'elle se tourna vers elle. Elle esquissa une moue faussement outrée avant de croiser les bras d'un air de défi, semblant dire "essaie de faire mieux"! Mais il fit mieux évidemment, il avait bien compris que marcher avec des patins n'était pas la solution, mais que glisser sur la poudre blanche était bien plus aisé. Elle remarqua seulement à ce moment-là combien elle avait été ridicule, ses joues s'empourprant violemment. Gênée, elle cacha son visage derrière la doublure de sa cape, le temps que la rougeur disparaisse. Heureusement, cela ne prit pas beaucoup de temps grâce au vent froid de l'hiver, juste quand le jeune homme la rejoignit.

La bleue sourit en le voyant trouver son équilibre. Il n'était pas tombé comme n'importe quelle personne qui faisait du patin à glace pour la première fois, certes. Mais ils étaient à l'arrêt, avancer était une toute autre histoire, bien que le principe ne soit pas compliqué, surtout qu'il avait pas mal observé les autres de loin donc il n'aurait pas grand mal. Il lui tendit de nouveau son bras, auquel elle s'accrocha doucement.

-Que fait-on ? On patine tranquillement ?

Atsuka acquiesça vivement et commença à patiner, entraînant Ulysse à sa suite. En vérité elle craignait de trop le brusquer car, même s'il s'était ouvert à elle depuis le temps, elle savait qu'elle pouvait trop en faire et ce n'était pas son objectif. La bleue ne réagit pas en entendant le verre se briser, c'était commun lors de tels évènements, mais elle tourna rapidement la tête vers la source de la voix. Elle n'entendait q'un mot sur deux, et encore, le discours fluet de la jeune fille ne portant pas assez loin. Néanmoins, elle se doutait que ce n'était pas normal. Elle fronça les sourcils, ne voyant aucun médecin ou membre du personnel réagir. Vu son emplacement, c'était une patiente Z, dont elle n'avait bien sûr par la charge et, même si elle l'avait, elle était beaucoup trop loin. Son attention se détourna à nouveau, des cris de joie non loin d'elle la faisait sursauter, presque au point de perdre son équilibre.

-P’tit Caïd !

Dans ses souvenirs, les patients Z n'avaient pas le droit d'interagir avec les autres, donc le fait que le garçon qui avait crié la prenne dans les bras allait poser problème. Une grimace d'ennui étira le visage de la médecin. La fête allait mal tourner, il fallait absolument qu'ils s'éloignent au moins du côté où étaient les tables. Elle entraîna Ulysse vers la berge opposée, exerçant une légère pression sur son avant-bras.

-Avant que ça dégénère, expliqua-t-elle en souriant timidement.


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Z 01
D'un coté il y avait eu le regard noir d'Ange Banaboule, véritable coup de couteau dans la poitrine, mais de l'autre il y avait eu Cap, boule d'énergie qui fonçait vers elle. Son frère la fit décoller de sa chaise alors qu'il sa serrait dans ses bras, puis la reposa sur terre. Qu'est-ce qu'ils avaient tous à la porter ? Aeden avait-il cafté pour le rêve d'astronaute ? Quoique, Cap le savait, ça. Elle lui disait tout, tout comme lui ne lui cachait rien. Après tout, c'était la personne en qui elle avait le plus confiance au Monde.
Tandis qu'il l'asphyxiait d'un câlin, elle étouffa un peu convainquant :"j'suis pas petite". Elle avait une moue boudeuse, ses lunettes étaient de travers et ses cheveux en pétards, mais elle était hyper contente. Elle croisait juste les doigts pour que personne ne vienne chipoter sur cette étreinte.

- Tu m’as manqué, soeurette ! Tu vas bien ? Je t’ai cherchée partout !
- Tu m'as cherché partout ? Tu sais que je ne sors plus pourtant !

Elle ne sortit pas de ses bras mais se hissa sur la pointe des pieds pour voir par dessus son épaule. Tiens, Aeden ne venait pas. Loreleï l'avait revu depuis leur première rencontre et elle se demandait bien pourquoi il n'allait pas la saluer. Quoi ? Ils ne les avaient pas vu peut-être ?
Le déclic fut long : évidemment, on n'avait pas le droit de lui parler. Merde, elle les mettait en danger... Et ça, elle ne pouvait pas se le permette. Et puis rho, elle foutait du sang partout sur la belle tenue de son frère. D'ailleurs, à le détailler de plus près, il était vraiment trop canon le frangin ! Loreleï espéra qu'il n'y aurait personne pour aller le draguer, et surtout pas l'autre bécasse à roulettes. Tss, elle pouvait pas piffrer celle-la avec ses airs condescendants et elle n'avait toujours pas digérer ses regards fiévreux sur son frère. Quoique, elle était là depuis vachement longtemps et elle n'avait pas vu miss handicapée. Et pas de signe du boss final non plus. Tant mieux parce que la simple présence de Docteur-j'ai-la-gâchette-rapide suffisait pour lui filer la nausée.
C'était quoi le début de sa pensée déjà ?
Ha oui, ne mettre ni Aeden, ni Cap en danger.
Elle sortit de ses bras contre son grès et fit la moue. Elle épousseta les pans de sa robe et puis souffla sur ses paumes de mains congelées. Il faisait trop froid ici.

- Bon, c'était cool, mais tu devrais plutôt rester avec Aeden. Genre tu sais, parce que je suis un Caïd, et les Caïds sont des mauvaises fréquentations.

Elle força un clin d'oeil pour appuyer son propos puis lui désigna d'un signe de tête qui se voulait discret mais ne l'était pas les deux gardes du corps, debout de par et d'autre d'elle, les bras croisés et une ride sur le front. Elle espérait qu'Alexander comprenne pourquoi elle lui disait de partir. C'était contradictoire : elle attirait l'attention pour qu'on vienne lui parler, puis une fois qu'on lui faisait la conversation elle demandait à l'autre de s'en aller. Il fallait vraiment qu'elle apprenne à réfléchir. Bah, elle avait toute la vie devant elle pour ça.





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Jimin Lee s’arrêta de rire en entendant l’éclat de rire du docteur Barrabil. C’était si inattendu, et surtout sonore, qu’elle en resta bouche bée.

- Haha, aucun risque que je finisse comme toi. C'est vrai que j'avais abusé un peu de l'alcool à la précédente fête, mais j'avais encore le contrôle.

Pour appuyer ses propos, il but une gorgée de champagne.

- Tu étais accompagné au moins?
- Oui, la gueule de bois me tenait mauvaise compagnie.

Jimin eut un petit sourire compatissant. La gueule de bois. Elle l’avait vu à l’œuvre de multiples fois sur ses camarades de classe, mais à aucun moment elle ne l’avait expérimenté. Sa supportait mal l’alcool, et comme elle tenait beaucoup d’elle, la jeune femme ne prenait aucun risque. Deux verres gros maximum, c’était sa règle avec les produits alcoolisés. Alors qu’elle repensait à sa première expérience avec des étudiants saouls, un verre se brisa et elle se retourna vers la table des patients zéros.

- Salut bande de gens, je m'appelle Loreleï Hexe et j'aurais quinze ans cet été. Je n'ai pas le droit de bouger de ma chaise donc je n'pense pas enfreindre le règlement qu'on m'a imposé pour cette soirée.

La jeune stagiaire fronça les sourcils. C’était mauvais de se dresser ainsi contre l’autorité. D’autant plus qu’elle n’était plus une patiente ordinaire. Elle quitta l’adolescente des yeux pour les poser sur Ange. Son visage semblait plus crispé alors qu’il fixait cette Loreleï. Et le regard noir qu’il lui jetait. Il provoqua des frissons à Jimin. Ça confirmait sa première pensée. C’était un homme dangereux et elle devait faire attention à ce qu’elle disait ou faisait en sa présence. Sentant le regard de l’autre homme face à elle, elle détourna les yeux pour les plonger dans ceux de ce dernier. Il semblait vouloir lui dire quelque chose, se dit-elle juste avant qu’il n’ouvre la bouche.

- Elle n'a fait que parler. Rien de mal en soi. J'espère que vous n'allez pas lui tirer dessus cette fois.

Jimin fut incapable de retenir le mouvement de ses paupières, alors que ses yeux s’écarquillaient sous la surprise. Tirer sur une patiente ? À quel point l’Institut pouvait avoir plongé dans l’obscurité ? Elle n’avait jamais entendu un truc pareil à l’époque où elle était patiente. Ou bien était-ce justement parce qu’elle n’était pas médecin à ce moment-là. Tentant de retrouver une certaine constance, elle bâtit des paupières plusieurs fois et se replaça sur sa chaise pour trouver une position plus confortable. Elle évita de regarder le docteur Barrabil, ne pouvant plus le regarder comme avant. Elle ne pouvait pas jouer la comédie à ce point. Faire comme si ça ne l’affectait pas, ce n’était pas elle. Ne sachant pas quoi dire, elle se mit à regarder autour d’elle à la recherche d’un serveur. Elle aurait peut-être besoin d’une flûte de champagne pour rester près d’Ange sans craquer. Et bien sûr, il n’y en avait pas à proximité de leur table. Elle aurait préféré pouvoir lui faire un simple signe.

HRP:
J'ai bien failli ne pas répondre aujourd'hui, vu qu'il a fallu que je remplace une collègue qui a eu un accident ^^'
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- Elle n'a fait que parler. Rien de mal en soi. J'espère que vous n'allez pas lui tirer dessus cette fois.

"Elle n'a fait que parler. Rien de mal en soi." Ange s'était préparé à le couper en plein milieu de sa réplique, sans se douter de la suite.
"J'espère que vous n'allez pas lui tirer dessus cette fois."
Ange avait presque arrêté de vivre. Son coeur avait raté plusieurs battements, sa respiration était trop lente pour être paisible et ses doigts eurent du mal à tenir la coupe de champagne. Son sang battait dans ses tempes, tant qu'il en avait presque perdu l'ouïe. Le coup de feu lui revint. Le sifflement atroce dans les oreilles l'empêchait de comprendre quel air de musique était en train de passer.
Ses cauchemars revenaient. Hypomachin, à une phrase, avait réussi à faire resurgir les nuits courtes d'Ange Barrabil.
Il revit le sang sur la moquette. Il se vit lui, tenant cette arme plastifiée noire ayant perdue une balle qui s'était logée dans la main de Z01. Puis une seconde, dans la cuisse de Z02. Il se rappela du flegme de son ami, incapable de déceler le moindre mal-être chez Ange.

Son regard qui s'était perdu se figea sur le visage de la femme de ménage. Les traits du visage d'Ange, juste avant si relâchés, se durcirent. La mâchoire resserrée, il afficha un sourire crispé, posant sa coupe de champagne sur le buffet juste à côté. Puis il s'approcha de l'homme.

- Je pense que tu ne remets pas les choses à leur place...

Encore un pas. Puis deux. Il ne se défila pas. Son aura était devenue menaçante, oppressante. Lui-même serait bien parti discrètement en sentant sa colère émaner de sa peau.
Il hacha sa phrase en syllabes distinctes.

- Elle a aidé au meurtre de quelqu'un. Je n'ai fait que de tirer dans sa main. Quel est le plus grave, là-dedans?

Toujours immobile devant lui, les yeux plantés dans le regard glacé de l'ignorant, il effaça son sourire, laissant son visage n'exprimait plus rien d'autre que du mépris. Et avant qu'il ne puisse répondre quoique ce soit, il lui continue :

- Quand on ne sait pas, on se tait.





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Ulysse & les autres
Une nouvelle fois, elle ne se fit pas prier. Elle attrapa son bras et l'entraîna sur la piste. Durant quelques millièmes de secondes, il se demandait s'il devait rester immobile pendant qu'elle le tirait, mais il décida de patiner en même temps qu'elle. Il copia alors son rythme pour que ce soit plus agréable pour elle.
Cependant, à peine eurent-ils commencer à glisser sur la glace, quelque chose se brisa. Du verre vraisemblablement. Et s'il se fiait à son environnement, le plus probable était que ce soit un verre qui était dû à ce bruit. Le brouhaha se tassa un peu et une voix féminine fendit la musique. Il tourna légèrement le regard vers elle, et il découvrit son léger carré châtain et ses lunettes qui tombaient paresseusement sur son nez en trompette. Avec ce visage rond, n'importe qui aurait envie de la serrer contre soi. Surtout si ses yeux pétillaient de bonheur.

Il n'écouta pas vraiment son discours, remarquant le changement de trajectoire. La promenade était déjà finie... ? Il ne put s'empêcher d'enfoncer encore plus le nez dans son écharpe pour masquer sa moue. Ne pas faire l'enfant.
Au fond, il était content de pouvoir passer du temps avec Atsuka en dehors des consultations. Elle devait avancer dans son travail durant les heures de l'emploi du temps, ils n'avaient pas vraiment l'occasion de discuter. Surtout qu'en tant que médecin, elle devait avoir d'autres patients dont elle avait la charge.
Mais surtout, il avait l'impression que c'était devenue une amie, de la définition qu'il s'en faisait. Il n'avait jamais cherché à s'en faire, mais il comprenait pourquoi les autres cherchaient inlassablement des personnes avec qui partager leurs univers. Il avait l'impression qu'elle pouvait le comprendre, contrairement aux autres. Même ses parents avaient du mal à saisir toutes les subtilités des paroles d'Ulysse, ou même de ses gestes.

-Avant que ça dégénère.

La pression sur son avant bras lui avait donné la puce à l'oreille. Elle n'avait nullement besoin de se justifier, c'était son travail de faire régner l'ordre, quoi qu'il arrive.
Il se contenta de la regarder dans les yeux pendant quelques secondes, retardant le moment où elle devrait partir. Son estomac se serra à cette idée, et pour une raison incompréhensible, ses yeux lui piquaient.
Il ouvrit la bouche, inspira l'air emprisonné dans l'écharpe pour dire quelque chose, mais rien. Il baissa finalement les yeux vers sa main qui retenait toujours son bras, et secoua doucement la tête.

"Fais ce que tu as à faire."

"Je t'attendrais si tu veux", voulut-il ajouter. Mais encore une fois, sa phrase resta en suspend. Uniquement parce qu'elle comprendrait le sous-texte.
Il releva les yeux vers elle. Si elle le comprenait vraiment comme il le pensait, elle saisirait les mots qui n'avaient pas osé sortir de la bouche d'Ulysse.
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EVENEMENT 3



Hyppolite avait mis le docteur Ange en colère. L'agent d'entretien ne se serait pas douté que ses mots affecteraient autant le médecin. Après tout, monsieur Barrabil était un pur connard sans cœur, non ? Mais alors s'il était dénué de sentiments, pourquoi affichait-il un visage aussi crispé ? Si Hyppolite avait su qu'il titillerait les nerfs du médecins, il se serait tu. Il voulait juste mettre Jimin Lee en garde de façon subliminale.

- Elle a aidé au meurtre de quelqu'un. Je n'ai fait que de tirer dans sa main. Quel est le plus grave, là-dedans?, expliquait le médecin.

Selon Hyppolite, cela ne justifiait en rien son acte de violence. Lui, en tant que simple homme de ménage, n'avait aucune idée sur ce qui c'était réellement passé ce jour-là dans la forêt. Y avait-il eu réellement un meurtre ou cela était-il un mensonge de l'Institut pour se débarrasser d'une gamine un peu trop rebelle ? Aucune idée et Hyppolite ne voulait pas en savoir plus. Cependant, il était convaincu qu'une telle violence n'avait pas été nécessaire et que le docteur Ange Barrabil, en faisant giclé le sang d'un adolescente, avait ajouté une nouvelle pierre à son podium de connard.
Mais Hyppolite ne dirait rien. Ange n'était pas si proche que ça de lui et pourtant c'était tout comme. Son aura bouffait tout l'espace, et le regard d'Ange avait de quoi faire vaciller Hyppolite, bien qu'il soit assis. Ses doigts se raccrochèrent au dossier de la chaise.

- Quand on ne sait pas, on se tait.

Hyppolite ne savait donc pas grand chose de cette affaire, et en effet il aurait dû se taire.
Il devait s'éloigner de son collègue. Ce dernier était une véritable vérole et si Hyppolite restait plus longtemps face à lui, il se ferait contaminer. L'adulte n'était pas du genre à agir sous ses impulsions, mais quand on a peur d'un danger on fait tout pour le fuir, n'est-ce pas? Et bien ce fut la peur qui le fit agir par la suite: il se leva d'un bond, droit, et baissa le regard vers Jimin Lee.

- Bien, je pense que nous devrions nous amuser un peu n'est-ce pas ? Allons fêter cette nouvelle, année. Qu'en pensez-vous Jimin Lee?

Il contourna la table et lui saisit doucement mais maladroitement sa main et la força à le suivre direction l'administratrice/donneuse de patins. Son visage avait pris des teintes pourpres tant il était gêné. Il n'avait pas lâché la main de Jimin Lee, encore bien trop perturbé par sa discussion avec son collègue. Maintenant qu'il était éloigné de lui, il respirait mieux.



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- Je pense que tu ne remets pas les choses à leur place...

Jimin arrêta son mouvement de tête sans pour autant regarder le médecin.

- Elle a aidé au meurtre de quelqu'un. Je n'ai fait que de tirer dans sa main. Quel est le plus grave, là-dedans?

Un meurtre ? Voilà pourquoi une nouvelle catégorie de patients avait vu le jour. Mais tout de même, ça ne l’étonnait pas vraiment que quelqu’un ait suffisamment perdu la tête pour en venir à tuer quelqu’un pour se défendre. Et si l’homme assis en face de lui ne connaissait pas toute l’histoire derrière le geste d’Ange, Jimin Lee avait la nette impression que ce dernier ne connaissait pas tous les évènements qui avaient entrainés ce meurtre. Et tirer sur une patiente, une mineure de surcroit, n’était pas moins grave qu’une adolescente apeurée qui tue un employé. Mais il faudrait qu’elle en apprenne plus sur les circonstances de ce meurtre. Jetant un dernier coup d’œil vers Loreleï, Jimin se promit d’aller rendre visite à l’adolescente pour entendre une version qui serait plus proche de la réalité que celle qu’elle obtiendrait d’un employé de l’Institut.

- Quand on ne sait pas, on se tait.

Elle eut juste le temps de ramener ses yeux vers les deux hommes, quand celui assis devant elle se leva d’un bond.

- Bien, je pense que nous devrions nous amuser un peu n'est-ce pas ? Allons fêter cette nouvelle, année. Qu'en pensez-vous Jimin Lee?

Jimin n’eut pas le temps de répondre à sa question qu’il contournait la table et lui saisissait la main pour l’entrainer vers la table où l’administratrice donnait les patins. La stagiaire eu un peu de mal à le suivre à cause des talons de ses bottes, mais elle tint bon. Malgré la peur que lui inspirait les mots et les actes d’Ange, elle lui jeta tout de même un dernier regard par-dessus son épaule. Comment en venait-on à ne plus rien ressentir quand on faisait du mal à autrui ? Cet homme était un mystère, et malheureusement pour elle, un mystère dangereux et intriguant. Sa manie à vouloir analyser les gens et comprendre les moindres raisons de leur comportement allait finir par causer sa perte.

Reportant son attention sur le dos de celui qui l'avait entrainé loin du médecin, Jimin Lee réalisa qu'elle ne connaissait toujours pas son nom. Ange était arrivé avant qu'il n'en ait le temps. Il faudrait y remédier, mais d'un autre côté, ça la mettait mal à l'aise de lui demander son nom. Tout comme ça la mettait mal à l'aise de patiner, soupira-t-elle intérieurement en regardant la glace. Elle n'avait jamais été très doué sur des patins.
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La femme de ménage a bondi de sa chaise et s'est adressée à Jimin :

- Bien, je pense que nous devrions nous amuser un peu n'est-ce pas ? Allons fêter cette nouvelle, année. Qu'en pensez-vous Jimin Lee?

Il lui a pris le poignet avant de partir. Ange ne se retourna pas, reprenant sa coupe de champagne et s'asseyant là où la stagiaire était assise. Il s'adossa contre le dossier de la chaise et inspira en fermant les yeux. Dodo n'était pas là. Agnès non plus. Pas de signes d'Amalia. Toutes les personnes qui étaient présentes étaient soit des demoiselles qui rêvaient d'entendre sa voix, soit des personnes qu'il n'aimait pas. Et pas de traces des personnes qu'il appréciait.
Il se tourna vers la patiente Z01, et soupira lourdement. Il allait bien lui faire comprendre que se taire n'est pas une option mais une obligation. Puis, il irait faire comprendre à Hypomachin ce qu'est le respect, mais aussi qu'il ne devait plus jamais dire ce genre de choses devant Jimin.

Il se leva, las et énervé, puis posa sa coupe de champagne après l'avoir finie. Il s'approcha à grand pas des adolescents stupides, soit Z01 et du garçon. Qui qu'il soit, il allait avoir droit à une bonne correction. Il en toucherait deux mots à Dodo qu'il prenne une décision.
A quatre mètres d'eux, les gardes le virent arriver et commencèrent à réagir.

- Pars, toi ! Elle n'a le droit de parler à personne !

A deux mètres, il s'arrêta et offrit un sourire crispé à la patiente, puis au garçon. Avec sa main, il mima un pistolet discrètement, sa main étant le long de son corps.
Il leva le menton et regarda de haut les gosses. Énervé, impatient, soûlé. Et dire que ça devait être une bonne soirée. Comme quoi, quand Dodo n'était pas là, Ange ne s'amusait pas.

- Toi, assis et tu ne parles plus. Quant à toi...

Il regarda d'un air mauvais l'adolescent, sans s'attarder sur son numéro. D'un ton froid et sec, il dit :

- Je t'y reprends encore une fois, et t'es bon pour les Zéros ou une sanction plus grave encore.

Il n'était pas venu pour faire la police. Sachant qu'il avait déjà vu le petit brun faire n'importe quoi avec Z01 avant qu'elle ne soit dans ces patients.


Dernière édition par Ange le Mar 2 Jan - 17:36, édité 2 fois




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EVENEMENT 3




Le visage d'Hyppolite pouvait sembler sculpté dans la glace. Seuls ses battements cils pour chasser les dépôts de neige agitaient ses traits. Même ses rougeurs étaient figées, la teinte ne variant pas.
Pourtant, c'était le chaos dans sa tête. Qu'est-ce qu'il devait faire maintenant ? Il n'était pas asocial, il était juste timide. Il aimait discuter avec les gens, mais il avait toujours l'impression de les déranger, de ne pas mériter l'attention qu'on lui accordait. Et puis il devait donc prendre les devants, lui qui avait saisi la main de Jimin Lee, non ? Oh mince, oui sa main ! Il la lâcha délicatement, embarrassé. Il se mordit la lèvre, paniqué. Enfin un peu d'émotions sur son visage.
Valait-il mieux discuter ? Patiner ? Manger ? Boire ? Contempler les étoiles en se racontant des histoires ? Devait-il lui parler de lui ? Devait-il la faire parler d'elle ? Oh et puis il devait faire attention à ne pas trop rester longtemps avec elle car, lorsque la nouvelle année sonnera, ils devront se la souhaiter. Comment dans ce cas-là? Un hochement de tête ? Ou alors Hyppolite devrait-il lui offrir une éteinte chaleureuse? Non il ne se le permettrait pas. Jimin Lee était bien trop jolie pour qu'il puisse la prendre dans ses bras. Après, il aurait son parfum en tête, et c'était tellement intime l'odeur de quelqu'un... Il pariait que elle, elle sentait bon les pays orientaux. Qu'elle respirait ces épices d'ailleurs et que ce simple câlin pourrait le faire voyager.
Bon. Il fallait peut-être se bouger, non ?
C'est alors qu'il réalisa qu'il ne s'était même pas présenté. Oh le boulet ! Bon, c'était la moindre des politesses alors ...

- Oh fait, je suis Hyppolite Vodeni, l'agent d'entretien de Donatien Elpida. Je... J'ai 31 ans et mon signe astrologique est Balance. Et euh... Tu ... Enfin je ...


Oups, et le revoilà qui bafouillait. Heureusement que le docteur Barrabil avait lâché l'affaire, sinon il serait tout transpirant.
Il passa une main dans ses cheveux pour se donner une contenance et réfléchit. Qu'est-ce qu'il voulait faire, lui ? Prendre des photos. Mais ce n'était pas une activité collective.

- Suivant.

C'était Dubois, l'administratrice. Oups, ils étaient dans la queue depuis le début. Et c'était leur tour. Hyppolite fixa Jimin et se mordit l'intérieur de sa gencive. Allez, on respire. On se détend. Dans le pire des cas elle lui fera gentiment comprendre qu'elle n'avait pas envie de rester avec lui. Et là il irait photographier tout et n'importe quoi.

- Euh, tu veux ... patiner ?
demanda-t-il en pointant la distributrice de patins du pouce.


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Jimin Lee lu immédiatement l'embarra et la panique qui traversa le visage de son vis-à-vis. Elle ne s'était définitivement pas trompée là-dessus. Il était de nature timide.

- Oh fait, je suis Hyppolite Vodeni, l'agent d'entretien de Donatien Elpida. Je... J'ai 31 ans et mon signe astrologique est Balance. Et euh... Tu ... Enfin je ...

Hyppolite ? Assez original comme prénom, se dit-elle. Mais étrange qu'elle ne l'ait pas croisé plus tôt, vu qu'elle passait beaucoup de temps avec Donatien pour son stage. Par contre, elle n'avait pas réellement besoin de connaître son âge ou son signe astrologique. Mais c'était mignon, il semblait déblatérer toutes sortes de chose quand il commençait à stresser.

- Suivant.

En même temps qu'Hyppolite, elle tourna la tête vers Madame Dubois. Oh non, c'était à leur tour. Inconsciemment, elle se mordit le coin de la lèvre.

- Euh, tu veux ... patiner ? demanda-t-il en pointant la distributrice de patins du pouce.

Jimin entrouvrit la bouche à sa question, hésitant sur la réponse à donner. Pas qu'elle n'avait pas envie de discuter plus longtemps avec lui, au contraire, se rapprocher de lui pourrait être bon pour son plan puisqu'il était l'agent d'entretien d'Elpida. Mais patiner devant autant de monde ? Aucune chance ! C'était étonnant de la part d'une québécoise, mais elle n'aimait pas particulièrement la glace.

- En fait, j'ai plutôt faim, contra-t-elle le problème.

Elle se retourna pour regarder les table autour, et surtout où se trouvait le buffet. Elle n'était pas sur le bord de mourir de faim, mais c'était la seule idée qui lui était venue à l'esprit pour éviter de patiner sans mettre un râteau à Hyppolite. Et puis, avec ce qui venait de se passer, elle ne savait plus trop comment retourner auprès d'Ange.

- Je me demande ce qu'ils ont prévu au menu, s'enthousiasma Jimin pour camoufler son embarra devant la table de l'administratrice.

Pour éviter la moindre insistance de la part de l'homme de d'entretien, elle lui attrapa à son tour la main pour le guider vers ledit buffet.
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Cap rayonnait de bonheur. Aussi, il ne comprit pas tout de suite pourquoi sa sœur lui disait qu’elle ne sortait plus. Ce fut seulement plus tard qu’il réalisa que sa dernière phrase avait été des plus débiles mais sur le coup, il avait tellement besoin d’un semblant de normalité qu’il avait complètement occulté le fait qu’elle était devenue patient Zéro.
Il se retourna alors qu’elle zieutait par-dessus son épaule sans desserrer son étreinte. Tiens ? Aeden s’en allait ? Il lui avait pourtant dit de le suivre… Peut-être qu’il n’avait juste pas envie de tenir la chandelle ou quelque chose comme ça. A moins qu’il n’ait tout simplement trop froid, la température de ce soir n’était vraiment pas clémente. Il décida de respecter sa décision. Il le reverrait plus tard de toute façon et il avait envie de profiter un peu de sa sœur plutôt que de lui courir après.

- Bon, c'était cool, mais tu devrais plutôt rester avec Aeden. Genre tu sais, parce que je suis un Caïd, et les Caïds sont des mauvaises fréquentations.

Elle lui fit un signe de tête pour lui désigner les deux adultes qui prenaient une mine de plus en plus contrariée. Il haussa les épaules. Ils ne lui faisaient pas peur. Après tout, ils ne faisaient rien de mal.

- Ouais mais toi t’es rien qu’un p’tit Caïd et pis… t’sais bien que j’suis Cap de tout moi !

Il appuya son affirmation en lui ébouriffant les cheveux avec un immense sourire. Du coin de l’œil, il lui sembla que les deux molosses retenaient à grand peine une expression un peu attendrie. Comme quoi il avait bien raison de ne pas avoir peur d’eux. Cependant, un éclat de terreur dans les yeux de sa sœur le fit se retourner. Un médecin aux cheveux noirs s’approchait. Il ne le connaissait que de vue et n’avait pas vraiment d’avis sur lui et sa réputation sulfureuse. Mais le visage de sa sœur et le fait qu’il soit ami avec Donatien Elpida le mit aussitôt sur la défensive. Les gardes aussi d’ailleurs.

- Part ! Elle n'a le droit de parler à personne !

Il ne bougea pas d’un pouce malgré l’empressement évident des deux adultes. Il resta le regard rivé sur le docteur Barrabil et fronça légèrement les sourcils lorsqu’il mima un pistolet avant de prendre la parole. Il ignorait pourquoi mais ça ne lui disait rien qui vaille. Le Génie qui avait continué à bougonner un long moment dans leur tête suite à cette séance de patinage forcé s’était tu. Cap sentait son esprit dans un état de vigilance et d’attention qu’il ne cessait d’aiguiser, se préparant à toute éventualité.

- Toi, assis et tu ne parles plus. Quant à toi... Je t’y reprends encore une fois, et tu es bon pour les Zéros ou une sanction plus grave encore

La logique et le Génie aurait voulu qu’Alexander s’excuse et s’en aille en faisant profil bas mais Cap n’était pas impressionné le moins du monde par le regard mauvais du médecin. Il était hors de question qu’il lâche l’affaire sans avoir bataillé un peu. Après tout, il était dans son bon droit et il ne faisait rien de mal. Cependant, les démêlés qu’il avait eus avec Donatien Elpida lui avaient servi de leçons. Il ne serait pas aussi frondeur qu’il ne l’avait été avec lui.

- On parlait pas, je prenais juste ma sœur dans mes bras pour lui souhaiter un joyeux Noël. J’en avais pas encore eu l’occasion.

Il faillit ajouter un « y a un problème à ça ? » mais il s’était ravisé à la dernière minute, se disant que ça ferait trop défi à l’autorité. Même si c’était exactement ce qu’il était en train de faire. Mais s’il voulait rester encore un peu avec sa sœur, il ne voulait pas lui attirer d’ennuis. Alors il ajouta en essayant de se faire une mine plus docile :

- Si on parle pas, je peux rester encore un peu avec elle ou je dois absolument m’en aller, docteur ?

HRP:
Je me permets de remettre tes phrases au singulier,
Aeden avait précisé qu'il ne venait pas voir Lore ^^
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Z 01

Très crédule, Loreleï avait eu peur de beaucoup de choses dans son enfance. Le Père Fouettard l'avait terrorisée. Les monstres sous le lit l'empêchait de dormir. A vrai dire, elle ne l'avait jamais avoué mais la petite souris l'avait effrayée (beh oui, un pseudo-rat qui débarque dans votre chambre la nuit et vous vole vos dents ... Brrr!). Mais Ange Barrabil, lui, était bel et bien réel. Pas de sorts pour le faire disparaître.
L'adolescente déglutit quand il débarqua, furax, et ordonna à son frère de partir. Il en profita pour rappeler à Loreleï qu'elle n'avait pas le droit de parler. En temps normal, elle lui aurait cogné le genoux dans les parties intimes, et peut-être qu'elle lui aurait même craché dessus. Mais on n'était pas en temps normal. Ils avaient un plan à faire réussir à l'avenir. Il fallait faire profil bas, il fallait que les surveillants soient moins vigilants. Si elle faisait une connerie, les gardes risquaient de l'avoir beaucoup plus à l'oeil.
Et puis, on n'allait pas se mentir : leur altercation l'avait remuée. Elle n'avait pas eu mal, et ce n'était pas la douleur qu'il l'aurait terrorisée de toute façon. Non, c'est plutôt que ce type avait osé lui tirer dessus. S'il l'avait fait une fois, il pouvait très bien recommencer. Et si elle jouait trop avec ses nerfs, elle prenait le risque qu'il vise ailleurs...
Elle serra le poing contre sa poitrine pour mieux sentir son cœur battre.

« Toi, assis et tu ne parles plus », ordonna-t-il comme si elle était son petit chien.

Elle ouvrit la bouche pour protester mais la referma. C'était très difficile de prendre sur soi. Elle loucha sur son frère. Sa présence la rassurait tellement.
Cap était en train de négocier avec le médecin mais Loreleï n'avait pas envie d'être une gêne plus longtemps. Elle avait eu le droit à un regard d'Aeden et à une étreinte de son frère, c'était amplement suffisant pour ce soir. Alors se pencha sur la table, attrapa un stylo et écrivit sur une serviette en papier : « Merci. Merci pour tout. » Merci pour le câlin, merci pour être venue me parler, merci pour m'avoir rejointe ici dans le but de m'aider, merci d'être mon frère, merci, infiniment merci, milles fois merci. Mais elle ne pouvait pas écrire tout ça sur un bout de papier. Elle le tendit à son frère, puis salua d'un signe de tête Ange Baroubile. Si elle restait plus longtemps, ce serait la catastrophe. Elle pouvait réfléchir maintenant qu'elle était enfermée autant de temps. C'était d'ailleurs peut-être le seul point positif de l'asile sur elle : elle était devenue un peu moins impulsive. Donc bref, pour leur bien, elle devait partir. Elle devait quitter cette fête.
Les deux gardes l'escortèrent mais alors qu'elle quittait la fête, elle tourna le visage vers son frère et lui adressa un clin d’œil malicieux.





Spoiler:
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- On parlait pas, je prenais juste ma sœur dans mes bras pour lui souhaiter un joyeux Noël. J’en avais pas encore eu l’occasion.

Ange fronça les sourcils, franchement agacé. Donc ils avaient tous les deux ouverts leur bouche en mimant des mots sans qu'aucun son ne sorte ? Il le prenait pour un imbécile aveugle ? En plus d'être insolent en ne respectant pas les ordres d'Ange, il le prenait pour un idiot.
Ange regarda les gardes d'un air énervé. Ils faisaient mal leur travail, en les laissant parler comme bon leur semble. Alors que c'était interdit. Mais il fallait toujours qu'ils y aient des gens complètement stupides pour enfreindre les règles. Si elles sont là, ce n'est pas pour emmerder leur monde mais pour les protéger. Sauf si leur comportement étrange lors de la précédente fête voulait dire quelque chose et les reliait plus qu'il ne le pensait.
Il croisa les bras.

- Si on parle pas, je peux rester encore un peu avec elle ou je dois absolument m’en aller, docteur ?

La gamine donna à son frère un bout de serviette avant de partir. Ange ne se priva pas pour lui arracher des mains, exaspéré.

- Tu as enfreint des règles, tu montres de l'insolence et de l'irrespect en plus de me prendre pour un imbécile.

Il observa la serviette avant de lire ce qu'il y avait dessus. Juste des remerciements ? Comme s'il allait lui laisser la chance de garder de bout de papier bon à jeter à la poubelle.
Il leva le menton, et ne se priva pas de lui lancer un regard glacial.

- Tu n'as pas de chance, je suis de très mauvaise humeur. Ou alors c'est juste parce que tu fais l'idiot que tu vas entendre parler de ta punition.

Il déchira la serviette en papier lentement, en plantant son regard dans le sien, laissant voler les petits bouts au gré du vent gelé.
Il voulait passer une bonne soirée, en bonne compagnie avec du bon champagne et de la bonne musique. Et il s'amusait à faire le travail de gardes incompétents à souhait et à répéter le putain de règlement à des gamins immatures et débiles. Il était médecin, pas une putain de conseillère scolaire ou même leur père.
Il se frotta les mains et les rangea dans ses poches, avant de tourner le dos en disant :

- Tu vas entendre parler de moi après cette fête, je te le garantis. En attendant, profite.
Désolé, je croyais qu'Aeden n'était pas si loin que ça... Je vais corriger mon dernier post alors !
Du coup, ça va comme ça ?





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EVENEMENT 3




Qu'est-ce qui lui avait pris à Hyppolite de proposer à Jimin Lee de patiner ? Il n'était pas particulièrement mauvais en glisse : il savait tenir sur les patins, avancer avec, et freiner. Mais les professionnels n'avaient rien à lui envier. Il était bien trop maladroit et manquait d'équilibre. Bref, pour se mettre en valeur, ce n'était pas l'idéal. Et madame Dubois qui soufflait du nez, impatiente et irritée, tel un taureau en colère... Les narines dilatées, elle attendait une réponse.
Heureusement pour Hyppolite, sa collègue lui proposa une autre alternative :

- En fait, j'ai plutôt faim.

Et lui aussi. Il n'avait presque rien avalé depuis qu'il était arrivé. Son dernier repas remontait à ce midi et, à y penser, son ventre lui envoyait des signaux pour le nourrir.

- Je me demande ce qu'ils ont prévu au menu.
- Et bien, c'est un buffet ... C'est donc plutôt aléatoire.

Hyppolite avait entre-aperçu les petits fours. Mais il voyait les serveurs échanger les amuse-gueule pour le plat principal. L'heure était déjà si avancée ?
Il ne s'y attendait pas mais Jimin Lee lui saisit la main pour l'entraîner vers une des tables. Hyppolite fit un petit signe de main désolé à l'administratrice tout en se laissant guider par l'asiatique. Deux pensées contradictoires se firent alors la guerre : d'un côté, même s'il portait des gants, Hyppolite appréciait le contact de cette délicate main dans la sienne. Mais d'un autre côté, il ne supportait pas qu'on lui dise quoi faire, qu'on lui impose une activité.
Alors pour concilier ses deux idées, il garda le contact mais guida la brune à une autre table. Il se demanda s'il devait la lâcher. Puis il se souvint que la dernière personne qui avait eu ce genre d'attention envers lui était son ex-fiancée, et que c'était connoté romantique. Hors, il connaissait à peine sa collègue, et puis... Il remonta son écharpe devant son nez pour cacher ses rougeurs et finit par lâcher la main de Jimin Lee.
Il se pencha vers les repas après avoir saisi une assiette. Soupes. Viandes froides. Purée et pommes de terre. Légumes. Il y avait du chaud, il y avait du froid. Tant mieux, Hyppolite adorait les soupes. Plus particulièrement celle à la tomate. Il aimait que ce soit un buffet car cela lui permettrait de découvrir les goûts de Jimin Lee sans avoir à lui poser la question.
Tout en saisissant une soupe au potiron -oh non, il n'y en avait pas à la tomate-, il vérifia qu'Ange Barrabil n'était pas dans les parages. Il venait de finir de sermonner la patiente zéro et l'autre patient. Le photographe croisa les doigts pour qu'il ne vienne pas vers eux.
Il s'installa à une table reculée, sous les lueurs chaleureuses des guirlandes tout en faisant la conversation à Jimin Lee:

- Alors vous travaillez ici depuis longtemps ? C'est mon cas, et votre visage m'est inconnu...

Pas terrible comme sujet de conversation. Plutôt plat, creux, mais Hyppolite se voyait mal l'interroger sur des sujets plus intimes.


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bouh ! Hypomachin parle avec toi en #33cccc

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Event ♫3


L'espace d'un instant, Atsuka se demanda s'il n'en avait pas assez qu'elle le traîne par le bras à chaque fois. Mais, comme d'habitude, il était trop tard pour y réfléchir donc elle ne changea pas d'attitude. Surtout qu'Ulysse patinait au même rythme que le sien et rien, ni un mouvement ni une moue, n'avait montré d'exaspération, alors ce n'était pas si important. Le premier réflexe de la bleue avait été de s'éloigner de la source de l'interruption, une jeune fille aux courts cheveux châtains et une paire de lunettes. La plus jeune des patientes Z, vu l'emplacement de sa table, les deux hommes qui l'encadraient et ses souvenirs. Inquiète de la suite, toute son attention était portée vers cette table et cette gamine debout dessus, si bien qu'elle ne remarqua pas le mouvement de son patient. Elle avait légèrement relâché la pression sur son bras, au cas où elle devrait intervenir, puisque personne ne semblait se soucier du contournement des règles de la brunette et d'un autre garçon, qui lui ressemblait beaucoup, au moins de loin. La médecin donna une brève explication à Ulysse, mais le regard qu'il lui lança la fit hésiter. Ils n'avaient que peu d'occasions de passer du temps ensemble alors que, selon elle, il pouvait en avoir besoin. Et, au-delà de ses obligations, elle aimait être en sa compagnie.

-Fais ce que tu as à faire.

Il lui sembla qu'il manquait une partie, des mots que le jeune homme n'avait pas osé prononcer. Atsuka lui adressa un sourire, le laissant reprendre possession de son bras.

-J'essaie de faire au plus vite.

Sans attendre de réponse, avant que la situation ne finisse par un arrêt de la fête, la bleue fila sur la glace jusqu'à la berge près de madame Dubois. Doublant la queue, cas exceptionnel oblige, elle lui rendit les patins et récupéra ses inconfortables bottines à talons. Elle vit Ange se diriger vers les deux patients et partit sans demander son reste dans leur direction. Elle avait entendu nombre d'histoires sur ce qu'il s'était passé avant la création de l'asile et notamment le fameux coup de feu que le médecin avait tiré. Atsuka ne savait pas si ce n'était que des rumeurs ou pas mais, s'étant suffisamment rapprochée, elle vit le mouvement étrange que fit Barrabil avec sa main. Un frisson parcourut sa colonne vertébrale mais elle ne se démonta pas, percevant la menace dans les paroles et les traits du médecin. Surtout que le jeune homme avait eu le malheur de répondre, elle aurait du mal à le tirer du problème. Au moins, la patiente Z avait quitté les lieux, un élément en moins à gérer.

- Tu vas entendre parler de moi après cette fête, je te le garantis. En attendant, profite.


La bleue s'arrêta derrière le garçon menacé d'une punition exemplaire.

-Je m'en occupe, merci docteur Barrabil. Ce jeune homme est mon patient.

Un coup de bluff total. Elle posa une main sur l'épaule du garçon, dont elle ne connaissait absolument pas le nom, comme pour accentuer son propos.Elle exerça une légère pression sur son omoplate, dans l'espoir qu'il comprenne le subterfuge. Aucun geste parasite ne montrait qu'il s'agissait d'un mensonge.


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X111
Cap fixait le médecin lorsqu’un carré blanc entrant dans son champ de vision. Il détourna le regard pour dévisager sa sœur qui lui tendait une serviette en papier. Il l’attrapa et le lut. « Merci ». Il releva les yeux et croisa les siens. Il y avait tant de tendresse qu’il faillit en laisser échapper quelques larmes qu’il refoula rapidement. Les grands frères, ça ne pleure pas. Surtout pas devant un type comme cet Ange Barrabil. Il lui renvoya donc son clin d’œil malicieux, la laissant s’éloigner tranquillement,  refusant qu’elle se doute d’à quel point ça le déchirait de la voir, petite silhouette maigrichonne, disparaître dans la neige encadrée de deux types baraqués comme une criminelle.

- Tu as enfreint des règles, tu montres de l'insolence et de l'irrespect en plus de me prendre pour un imbécile

Il replanta son regard dans celui du médecin, mauvais. Ce connard avait profité de sa seconde d’inattention pour lui prendre son remerciement. C’était petit. Ils n’avaient rien fait de mal. Et même s’ils avaient échangé quelques mots en dépit d’une interdiction débile, quel droit il avait pour les pourrir de la sorte ? C’était pas de leur faute s’il passait une soirée de merde, il n’avait aucune légitimité pour s’en prendre à eux comme ça.
« Comme s’il y avait besoin de légitimité pour faire quoi que ce soit dans cet enfer… » commenta amèrement le Génie.

- Tu n'as pas de chance, je suis de très mauvaise humeur. Ou alors c'est juste parce que tu fais l'idiot que tu vas entendre parler de ta punition.

Il lui répondit par un rictus éloquent. Curieusement, il optait pour la première solution. Il ne faisait que confirmer ce qu’il pensait : il avait décidé de se passer les nerfs sur quelqu’un en lui faisant croire que c’était de sa faute. Mais ça ne prenait pas avec lui.
Il regarda les bouts de papier s’envoler comme des flocons de neige dans les tempêtes du coin de sa vision périphérique, refusant de détourner les yeux, refusant de laisser le médecin gagner le moindre bout de terrain. Il se contenta de tendre la main pour y enfermer un fragment marqué d’un trait de stylo qui s’attardait à tourbillonner autour de lui, une lueur de défi dans l’œil.

- Tu vas entendre parler de moi après cette fête, je te le garantis. En attendant, profite.
- Mais avec plaisir. En attendant j’tremblerais d’effroi, votre petit mime bien en tête qui m’fait bien comprendre que j’serais pas seulement privé d’dessert.

« Bien envoyé, Cap. »
« Merci. »
Le Génie n’était pas pour les fanfaronnades insolentes de sa moitié à l’accoutumée mais ce type qui se prétendait médecin le méritait. Et puis, il lui semblait qu’avec la jeune femme qui déboulait dans le dos d’Ange, le regard rivé sur lui, ils pouvaient se le permettre. Plusieurs indices dans son attitude lui faisaient comprendre qu’elle venait en amie et non en ennemie, notamment son regard. Et puis surtout le fait qu’elle n’aurait eu aucune raison de rappliquer étant donné que son collègue avait déjà le dessus à moins de vouloir jouer au charognard et se jeter encore plus sur sa peau. Or, il ne décelait aucune intention sanguinaire dans son langage corporel.
Il arriva aux commandes de leur corps sans trop comprendre le comment du pourquoi. Ca arrivait de plus en plus souvent ces temps-ci. Cap devait être fatigué et un peu triste. Il s’occuperait de la question plus tard.
En attendant, comme il l’avait deviné, la jeune médecin aux cheveux bleus se posta derrière lui et posa une main sur son épaule exerçant une légère pression compréhensible bien qu’inutile – il avait compris sa démarche – et tenta dans un coup de bluff.

-Je m'en occupe, merci docteur Barrabil. Ce jeune homme est mon patient.

Alexander ne cilla pas même s’il détestait qu’on entre en contact avec lui, comme ça, sans autorisation. Vu les circonstances, il pouvait bien le tolérer. Après tout, il n’allait pas se mettre une balle dans le pied alors que quelqu’un prenait l’initiative et le risque même minime pour un médecin de l’aider. Mais il aurait pu se débrouiller tout seul bien évidemment.

- Bonjour docteur Nozomi.

Heureusement qu’il avait appris par cœur le nom de tous les médecins et personnels de l’Institut, ça lui permettait de donner du crédit au coup de bluff de son alliée inopinée.

- Je vous résume la situation ? Votre collègue me menace d’utiliser une arme à feu sur ma sœur et moi pour avoir voulu passer un peu de temps de ce réveillon ensemble alors que nous n’avons pas pu nous voir depuis plus d’un mois. Suis-je dans le vrai docteur Barrabil ? Je n’oublie rien ?

Il marqua une légère pause, comme pour réfléchir avant de reprendre rapidement.

- Ah si. Il a admis de ses propres mots « être de mauvaise humeur ». Il serait donc facile de déduire qu’il souhaite tout simplement évacuer cette dite « mauvaise humeur » sur quelqu’un mais nous n’irons pas jusque-là n’est-ce pas ? Peut-être ne sait-il tout simplement pas ce qu’est une famille.


Il se tut de nouveau quelques secondes, lâchant Ange Barrabil des yeux à regret et se retournant vers Atsuka Nozomi. Il avait dit ce qu’il avait à dire, il était temps de mettre un peu d’eau dans son vin s’il ne voulait pas avoir plus de problèmes.

- Cependant, j’admets également mes torts. Je n’ai pas pris en compte l’interdiction de parler aux patients zéros, que je viens d’apprendre à l’instant par ailleurs. Pour ma défense, si vous, vous savez ce que c’est d’avoir un frère ou une sœur que vous aimez, j’imagine que vous me comprendrez. Mais si vous pensez qu’une sanction s'impose, je m’en remets à votre jugement.

Et hop. Plusieurs objectifs atteints en même temps. Rappeler à Ange qu’il n’était pas son médecin et qu’il n’avait par conséquent aucun droit à le punir de lui-même en présence de « sa » médecin ; éveiller l’empathie et la compassion de celle-ci ; se donner l’apparence de la docilité dans le genre la seule personne que je ne respecte pas ici c’est lui et il le mérite mais autrement je me soumets. Et pour la plupart c’était vrai.
Il regarda donc la jeune femme aux cheveux bleus. Il lui avait donné les clés, il lui restait à ouvrir les bonnes portes et il devait lui faire confiance pour ça. Mais si elle était intervenue pour l’aider, elle n’avait aucune raison de le laisser tomber en cours de route n’est-ce pas ?

HRP:
Effectivement, c'est bon Ange ! (On dirait que ça fait des étincelles entre nos deux personnages  pale)
Merci Atsuka d'être venue au secours du frangin ! ^^
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Ange s'apprêta à partir. Il avait même amorcé un mouvement afin de s'en aller. Mais une chevelure bleue le stoppa. Ce n'était pas le même bleu qu'Hypomachin. Alors c'était...
En voyant sa silhouette se rapprochait, il discerna qui était cette femme. C'était Atsuka Nozomi... Elle était arrivée après lui, si sa mémoire était bonne. Il se demanda bien ce qu'elle était venue faire... Ah ! Peut-être demander des nouvelles, qui sait ?

Il remarqua la familiarité entre les deux. Ce n'étaient pas commun de trouver un médecin et un patient qui s'appréciaient, mais de ce qu'il entendait et voyait, Atsuka était assez appréciée de ses patients.

-Je m'en occupe, merci docteur Barrabil. Ce jeune homme est mon patient.
- Bonjour docteur Nozomi.

D'accord, donc c'était son patient. Il lui toucherait deux mots tout de même, qu'il ait au moins une sanction. C'était interdit de parler aux patients Zéro, qu'elle soit sa soeur ou non. De plus, manquer de respect à un médecin était aussi punissable. Il n'avait qu'à bien lire le règlement.
Il opina et s'apprêta à tourner les talons. Encore une fois, quelque chose l'interrompit.

- Je vous résume la situation ? Votre collègue me menace d’utiliser une arme à feu sur ma sœur et moi pour avoir voulu passer un peu de temps de ce réveillon ensemble alors que ...

Il se redressa et n'écouta plus l'irrespect et l'insolence du gamin. Non, quelque chose l'interpella... Atsuka s'occupait des patients A. La preuve est qu'elle était avec son patient A199 tout à l'heure. Et lui, ce gamin, c'était un patient S. S126 si sa mémoire était bonne.
Et s'il s'en référait aux nouvelles attributions de l'Institut... Alors Atsuka s'occupait des patients W puisqu'elle n'était là que depuis peu de temps, et S126 appartenait désormais à l'aile X en vue de sa pathologie. La seule personne capable d'avoir des patients de différentes ailes était le médecin en chef, Dodo.
Donc en plus de mentir à Ange - le gamin et la médecin, par dessus le marché -, d'être irrespectueux et insolent, on le prenait une seconde fois pour un imbécile...
Il offrit son plus beau sourire crispée à la médecin, les traits de son visage durci... Ah... Donc elle était comme ça, celle-la...
Une fois qu'il eut fini son discours, toujours le visage aussi dur, il répondit avec une voix étrangement calme...

- Médecin Atsuka s'occupe des patients A. Et à partir du premier janvier, elle s'occupe des W. Tandis que ce jeune homme s'appelle S126 et sera plus tard chez les X. Donc, comment vous pouvez être son médecin, mademoiselle Nozomi ?

Il s'approcha d'eux, son aura menaçante grandissante. L'air autour de lui devint de plus en plus glacial, ce qui lui procura des picotements aux doigts.

- En plus de faire le malin, tu m'as pris deux fois pour un imbécile, tu m'as manqué de respect - ce qui est interdit dans le règlement - et tu t'es montré insolent. Et comme jusqu'à minuit, je m'occupe des S, voici ta punition...

Il s'abaissa au niveau du pré-adolescent, toujours avec son visage figé, comme s'il l'était par le froid.

- Si tu aimes tant que ça ta soeur, tu iras la rejoindre dans les Zéro. En revanche, tu ne seras pas à côté de sa "chambre". Et je me ferais un plaisir de te trouver un médecin qui adore disséquer ses patients... Parfois, il oublie d'endormir la zone...  Et chaque mot qui sortira de ta bouche, à présent, représenteront une punition en plus.

Puis il se redressa, et adressa ces quelques mots à la médecin :

- Quant à vous, vous avez intérêt à me suivre si vous ne voulez pas que ce gamin ait plus d'ennuis.

Il recula de quelques pas, perdant d'un coup ce rictus crispé. Il mit ses mains dans son dos, l'une saisissant l'autre. Puis, s'humidifia les lèvres.
Ca, c'était un cadeau de fête. Une soirée bien naze comme on les aime.
Ange l'aurait déjà coupé dans son élan de "monologue", mais j'ai fait en sorte que non ^^"
C'était pas prévu du tout que ça se passe comme ça. Vous ne savez pas vous y prendre avec Ange! A chaque fois, ça tourne au vinaigre.





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