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20/10/2018
Préparation d'event
22/09/2018 Modification des pourcentages révolutionnaires (cf. PA et heure supp')
16/09/2018 Ajout du bouton Discord qui avait disparu ;-;

Evénement ♫5

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Admin

Directeur

le Lun 30 Juil - 18:59


 
Evènement ♫5

 Comme les précédents, c'est un événement pour RP qui aura un réel impact sur l'intrigue et le contexte du forum.




  Quelques précisions
 
× Pas de flood, du vrai rp.
× C'est comme un RP géant où tout le monde peut participer ; cependant vous n'êtes pas obligés d’interagir avec tout le monde. Vous n'êtes pas obligés d'être là du début à la fin, faites apparaître votre personnage comme vous le sentez.
× Le rp se fait uniquement sous ce topic. Même si le contexte indique un endroit précis du forum, vous ne jouez qu'ici.
× A partir du moment où vous répondez à ce topic (donc à partir du moment où vous rp), vous participez. Vous n'êtes pas tous obligés de participer mais évidemment plus vous êtes nombreux, mieux c'est
× Ce topic ne sert qu'à rp. Pour des questions ou autres remarques, envoyez un mp à un administrateur ou posez une question dans la F.A.Q.
× Respect du compte à rebours! L’événement débutera le lundi 30/07/2018 19:00 jusqu'au lundi 30/08/2018 00:00
× Les DC sont autorisés.
× Niveau rp vous êtes assez libres. Vous pouvez écrire tout ce que vous voulez tant que vous respectez le contexte du forum et celui de l’événement !


 Contexte
 
Chers lecteurs,
A l'heure où je vous écris, nous sommes en Août. Comme d'habitude à cette période de l'année, nous étouffons tant il fait chaud. L'Institut a décidé d'organiser un pique-nique au bord du lac, et je ne pense pas que c'est pour que nous puissions nous rafraîchir. Nous pourrons nous baigner, et j'ai cru comprendre qu'un filet sera installé puisqu'une compétition de volley est organisée entre les membres du personnel et les patients … Inscrivez-vous en arrivant pour pouvoir participer. De ce que j'ai entendu, toute cette mise en scène est pour la santé des patients, leur bien-être physique et psychologique, etc.
Je n'y crois pas un mot.
Vous n'êtes pas sans savoir que Ange Barrabil, le meurtrier de Loreleï Hexe, a été blanchi. Ils ont fait passer Loreleï Hexe pour une patiente atteinte d'une maladie mentale. Ainsi, elle aurait elle-même presser la gâchette à la place d'Ange pour l'accuser.
Je sais ce que j'ai vu. Ce que nous avons vu. L'Institut essaie de redorer son image, j'en suis persuadée.
On se retrouvera sûrement là-bas.
N'oubliez pas de bien vous hydrater, de protéger votre peau et de prendre soin de vous.
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JE LE FAIS POUR VOUS



Tout était installé. Midi, le soleil inondait le lac de toute sa puissance. A l'ombre du peu d'arbres – les repousses de la forêt qui bordaient la zone étaient bien trop maigres pour donner l'ombre suffisante, évidemment – étaient posées de multiples nappes. Des rouges à carreaux, des bleues à fleurs, des plus grandes et des plus petites, des garnies de nourriture, d'autres de boissons et quelques-unes de soins. Il y avait assez de nourriture et de place pour deux-cent personnes. Infirmiers et vigiles quadrillaient l'endroit, au cas où.
A l'autre bout du lac on finissait de préparer le futur match de volley-ball. Mais Madame Dubois, la fameuse administratrice de l'Institut qui, fort heureusement, n'était plus grippée depuis un moment, ronchonnait à son poste : elle était chargée de noter les participants au match. Donatien était inscrit d'office : une idée saugrenue de sa secrétaire. Elle s'était montrée convaincante et, de toute façon, depuis un moment cette dame semblait échapper au contrôle de Donatien. Elle souriait moins, montrait moins d'entrain, … Il en était de même pour les patients du docteur Elpida. Tout ça depuis la mort de Z01. Est-ce que cet événement était lié à leur comportement ?
Enfin, le ponton de bois du lac était surveillé par deux vigiles. Quelques caisses pour ranger des affaires et des serviettes de bain étaient préparées pour ceux qui voudraient se baigner.
Toute cette mascarade faussement sociale durerait jusque dix-sept heures, les matchs débutants vers quinze heures. Tant mieux, Donatien ne supportait pas tout cela. Seules deux choses le motivait à rester présent : il pouvait être pieds nus et il verrait à nouveau ses trois patients réunis. Il en tremblait d'impatience. Ses trois perfections, les unes à côtés des autres. Peut-être en maillot de bain … Leurs peaux pures mises en valeur par la clarté du jour … Donatien en frémissait.
Sinon il appréciait le peu de vêtements qui le couvrait, il se sentait moins prisonnier. Il portait une chemise si blanche et si légère qu'elle en paraissait transparente. Les pans de cette dernière volaient lorsqu'un peu de brise se manifestait. Et son pantalon d'albâtre, retroussé sur les chevilles, était agréable à porter.
Se posant à l'ombre d'un chêne, seul sur une nappe, une bouteille d'eau dans les mains, il attendit que l'espace se remplisse. Cet événement n'était pas obligatoire. Seuls ceux qui désiraient venir seraient présents. Tant mieux, moins il y aurait de monde, mieux Donatien se porterait.
Un membre du personnel – une vigile en congé – ôtait ses vêtements tout en discutant avec ses collègues. Dans un maillot de bain une pièce, elle s'étira avant de plonger dans l'eau pâle du lac.
Alors Donatien pensa à Ange. Peut-être que la vue interdite de ces dames en petite tenue lui redonnerait un peu de joie de vivre. Bien que le médecin en chef ne comprenne pas ce qu'il y avait de réjouissant à découvrir l'arrondi d'une poitrine, il respectait les plaisirs visuels d'Ange.
Et peut-être que les sourires heureux des enfants feraient plaisir à Agnès. Il ignorait pourquoi, mais cette énergie épuisante qui caractérisait sa secrétaire lui manquait...
Il but une gorgée rafraîchissante. Il n'y avait plus qu'à attendre.





Donatien t'honore de sa parole en #0099ff
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Que le carnage commenceLa vraie question c'est "Qui peut me stopper ?"Dante & Son RoyaumeAujourd'hui, l'institut avait organisé un pic-nic pour tout le monde, j'avais appris ça via leur journal clandestin de mes deux. Cette bande de cons paranos pensaient encore à un putain de complot Illuminati de mes deux, je trouvais ça dingue comme les gens sont méfiants en fait, au lieu de se détendre un peu, tout le monde était sur ses gardes. Moi, j'enfilais juste un short de bain, cette putain d'institut faisait enfin un truc cool et j'allais bien en profiter. J'attachais mon T-shirt à mon bassin, mettant des tongs, j'étais prêt pour la festa ! Laissant mon corps à découvert et donc par la même occasion mes cicatrices, mes tatouages, mais surtout mes nouvelles blessures créées par ma nouvelle reine, des griffures de toute sorte, un peu partout sur le corps, mais bon, je n'allais pas me plaindre d'avoir de nouvelle oeuvre sur le corps si ? Après une préparation rapide et un peu de narcissisme devant mon miroir, j'allais directement à la douche, déambulant dans les couloirs, sifflotant et chantant un chant révolutionnaire Italien bien connu, une serviette sur l'épaule, les gardes me regardaient vachement mal, surement ma tenue, qui sait ? Une fois à la douche, je prenais mon temps, profitant de l'eau fraiche un long moment, chantant à mon aise, de toute façon aucun des autres patients n'allaient oser quoi que ce soit, ils savaient de quoi j'étais capable. Après une vingtaine de minutes à me rafraichir je sortis de la douche, me séchant ainsi le corps, je partais en direction du lac.

Je prenais mon temps, profitant du mistral pour garder une température corporelle convenable, je réfléchissais à ce que je pouvais bien faire afin de foutre les gardes et les médecins en rogne. J'avais entendu dire que Donatien allait être présent et ça, ça me remontait le moral comme jamais, j'allais pouvoir le faire chier un MAX ! Ma journée allait être refaite si cette rumeur était vraie. Après avoir longuement parlé avec moi-même, j'arrivais au lieu de rendez-vous. Tout était presque prêt, mais pour moi, tout l'était à 100% les filles en petite tenues, il semblait que les gens déjà présents faisaient uniquement parti du personnel de l'institut, une chance pour moi, j'allais peut-être pouvoir en avoir une ou deux à ma solde, ça pourrait être utile pour augmenter mon pouvoir dans cette prison et ainsi la faire mienne, mais d'abord, je devais m'inscrire pour le tournoi de volleyball ! Avec mes capacités physique accrues je ne pouvais QUE le gagner ! Je m'approchais donc le magnifique femme qui s'occupait des inscriptions à celui-ci et d'une voie enjôleuse, utilisant mes charmes, j'utilisais mes capacités oratoires.
"Bien le bonjour madame, c'est ici pour s'inscrire au tournoi de Volleyball ?"
La femme me regardait alors de bas en haut puis de haut en bas et alors qu'elle écarquillait les yeux je repris
"Madame ? Un problème ?"
Et alors qu'elle releva la tête en rougissant elle me répondit enfin non sans rougir un peu
"Heu... Non... Non ! Aucun aucun, il me faut juste votre nom et votre prénom"
Tout en souriant, je prenais le stylo en main afin de faire mon devoir et c'est là que je l'ai vu... Ce nom... Donatien Elpida... Il était là ET EN PLUS il était inscrit... J'allais tellement le DÉTRUIRE durant ce match... Un carnage, voilà ce que j'allais faire, un véritable carnage ! Je notais alors mon nom dans l'équipe opposée histoire qu'il est un peu de spectacle ! Et en reposant le stylo à sa place, je regardais cette fille qui était chargée des inscriptions avant de lui faire un clin d'oeil et de dire :
"Si vous voulez, je serais sûrement près de lac pour manger un bout avec quelques amis, joignez-vous à nous si vous avez un peu de temps"

Et c'est sur ces mots que je suis partie en direction de... LA BOUFFE ! Mais j'avais trouvé quelque chose de bien meilleurs que la nourriture... Ma proie, mon gibier, ma future victime... Donatien Elpida, assis à l'ombre d'un arbre, je m'approchais doucement, mon T-shirt sur l'épaule, l'autre main dans une poche de mon Short, j'étais arrivé à lui, je le regardais de haut, un petit sourire vicieux au coin des lèvres, mon ombre projetée sur lui gâchait sa magnifique vue sur le lac, je sortais alors ma main de ma poche avant de là lui tendre
"C'est toi Donatien Elpida ? Le "BigBoss" de l'institut ? Enchanté, Dante Becchino, humble patient, très content d'enfin te voir "pour de vrai" "
©️ YOU_COMPLETE_MESS
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L'essentiel c'est de participer, pour l'instant.
Bon.
Ça n'enchantait pas tant que ça La Cannibale, mais il fallait bien se bouger les fesses pour rencontrer du monde. Elle aimait pourtant aller vers autrui, discuter, découvrir leurs mimiques faciales et leurs tics de langage. Créer une relation, c'était le pied. Elle ne l'avait pas beaucoup expérimenté mais depuis qu'elle sortait de sa chambre et qu'elle se forçait à aller vers les autres, elle voyait son entourage sous un autre angle. Bref, rencontrer des gens, c'était vraiment bien. C'était pour cela qu'il fallait sauter sur une occasion quand elle se présentait.
Mais voilà... Le soleil, la chaleur, et ce bikini qui exposait bien trop de peau ... Franchement, ce n'était pas sa tasse de thé.
Face au miroir de sa chambre, elle s'inspectait minutieusement. C'était bizarre de porter un bikini. Il y avait si peu de tissu et tellement de chair ... Elle avait sortie le seul qu'elle avait. Il était un peu kitsch avec beaucoup de fleurs. Serré au niveau de la poitrine, la soulevant pour mieux mettre en valeur la naissance de son décolleté. Sa cicatrice était alors apparente.
Puis il y avait son ventre, complètement exposé. La taille marquée pour mieux souligner les courbes de ses hanches, un peu plus bas. Et cette culotte trop colorée qui dévoilait malgré elle l'arrondi de ses fesses. C'était terriblement gênant. Alors la blonde avait détaché sa lourde chevelure afin de dissimuler tout ce qu'elle pouvait cacher. Cela ne faisait que la rendre plus voluptueuse.
Elle soupira et s'assit au bord de son lit. Elle pouvait aller à ce pique-nique dans son uniforme mais cela l'embêtait ... Pour une fois qu'elle pouvait s'en affranchir, il fallait en profiter. Et puis, elle avait conscience de ses charmes, elle pourrait peut-être en jouer.
Elle se releva, bondit face à son miroir. Elle pouvait le faire ! Cette timidité était ridicule ! Elle était la Cannibale après tout !
Elle serra une peluche très fort contre elle pour se donner du courage puis sortit de sa chambre avec quelques affaires de soins dans son sac. L'allure chaloupée, l'air confiant, elle avança jusqu'à une chambre bien familière. Elle resta devant la porte, réfléchissant encore si c'était une bonne idée ou non. Elle pesa les pour et les contre.
Et alors qu'elle se disait que ce n'était pas un bon moyen de faire connaissance avec d'autres personnes, sa main se mit à frapper d'elle-même à la porte du Génie.
Pourquoi avait-elle fait ça ?
Elle y réfléchissait le temps qu'on vienne lui ouvrir. Déjà, elle avait envie que ce type soit là. Le peu de fois où il lui avait fait honneur de sa présence, elle avait été enchantée. Et elle était certaine que ce genre d’événement mondain ne l'intéressait pas. Donc si elle ne venait pas le chercher, qui le ferait ?
Et au moins, elle serait avec lui avant W133...
Ce fut quand la porte s'ouvrit qu'elle offrit un sourire malicieux.

« Salut chaton, tu viens te baigner ? »

C'était formulé comme une question, mais le ton avait presque était celui d'un ordre.
En espérant que le rictus ferait son petit effet pour qu'il accepte.

Codage par Libella sur Graphiorum


à l'intention du STAFF:
Si vous trouvez la deuxième image trop osée, dites-le moi pour que je change Smiling Face With Op



I'm not gonna bite you, sweetheart
je te cause en #ff6666
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X160
On peut prétendre ce que l'on veut, mais si Connor est venu après s'être inscrit, c'est avant tout pour ses visions. Peut-être allait-il voir quelque chose de nouveau dans une telle concentration d'inconnus. Donc non, ce n'est pas pour la chaleur, pour les maillots trop serrés des filles, ou pour se baigner. La seule raison à son short de bain noir et vert est est la température trop élevée, même pour lui. Encore une fois, il n'est pas là pour sociabiliser.

En arrivant sur le terrain, il commença par se diriger droit vers le lac, tellement vite qu'on aurait dit qu'il voulait y plonger tête la première. Puis il s'arrêta, attendit que le train -une vieille locomotive à vapeur, comme celle qui passait dans le lointain chez lui, bref, que ce train ne repasse dans l'autre sens, avant de revenir vers l'intérieur de la masse humaine. Il avisa le décor, idyllique à plus d'un. L'homme à côté du lac était en train de se faire embêter par un probable étudiant, tandis qu'une liste attendait patiemment l'inscription d'autres participants à une stupide compétition de volley. N'étant pas des plus sportifs de son monde, il n'avait été nullement intéressé par ces matchs. Tout juste a-t-il vite fait lu les noms des rares participants qui se battaient en duel sur la feuille.

Maintenant, il s'approchait du champ de nappes à carreaux, si chères aux pique-niqueurs. En les passant en revue, il en repéra une à l'extrémité de la zone minée (par les nappes, hein), et s'y assit lentement. Ses yeux noirs tombèrent sur une pile de sandwichs triangulaires. Il ignora celui qui commençait à répandre des paillettes bleutées, et prit un jambon-beurre-crudités dont il prit une bouchée. Il commença à mâchonner distraitement, tout en observant les alentours. Lui, le Voyant, au cœur de tous ces aveugles, se sentait particulièrement à sa place : isolé, occupé à développer son don pour mieux guider tous ces pauvres innocents.

"Respectez le Voyant !", l'acclamèrent alors une foule d'inconnus sortant des bois voisins.

Sans se préoccuper des autres, il les salua d'un élégant geste de la main, et continua de grignoter. Quand pourra-t-il cesser cette mascarade d'observations… ?



Connor répète ce que tu lui as dit en #313853
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Agent de sécurité
Steven observait Karen, l’une de ses collègues, se défaire de ses vêtements pour dévoiler un maillot de bain noir, sobre, un maillot de bain taillé pour les athlètes, avant d’aller piquer une tête dans le lac. Il soupira. Lui aussi, il aurait bien aimé aller faire quelques longueurs… Mais il n’était pas en congé contrairement à elle. Planté sur le ponton, en plein soleil, il baissa ses lunettes noires sur son nez même si ses yeux bridés le protégeaient mieux de la luminosité que le pauvre type qui lui faisait face. Oui, il appelait ce collègue-ci, dont il ne savait pas le nom d’ailleurs, le pauvre type puisque ce dernier ne se dérangeait pas pour l’appeler le chintoc dès qu’il avait le dos tourné. Il avait un moment hésité avec « sombre connard » mais bon, il voyait déjà Tâm faire les gros yeux et même si elle n’était que sa sœur et qu’elle n’était jamais venue sur l’île, elle finissait toujours par être au courant de tout par il ne savait quel miracle et il n’avait pas envie de se faire sermonner comme un gamin de 15 ans pendant plusieurs jours. « Pauvre type » donc. Il l’observa encore un moment sous ses lunettes noires avant de reporter son attention sur les alentours.
Tout était encore calme pour l’heure. Les patients arrivaient petit à petit tandis que les employés de la cantine apportaient petit à petit les plats à disposer sur les nappes colorées qui se chevauchaient un peu aux quelques endroits où il y avait encore de l’ombre. Donatien Elpida était également déjà présent, appuyé nonchalamment à l’ombre d’un des rares arbres qui ressemblaient encore à quelque chose, ressemblant à un Yurei avec ses longs vêtements blancs flottants, à son habitude. Un patient s’approchait de lui, lui adressant quelques mots. Il avait du cran. Mais le médecin en chef de l’Institut avait la réputation de ne pas accorder beaucoup d’intérêt aux interlocuteurs qu’il ne se choisissait pas lui-même. Il gardait un œil discret sur ces deux-là, prêt à intervenir même si certains de ses collègues, plus près de la situation que lui, prendraient les choses en charge bien avant qu’il ne bouge le petit doigt. Mais il n’avait pas envie que le scénario du mois d’Avril ne se reproduise. Alors il restait sur ses gardes, même si l’atmosphère était paisible –pour l’instant – et que la chaleur se prêtait plus à la fainéantise qu’à faire feu dans le ventre d’un autre enfant un peu trop révolutionnaire au goût de l’Institut.

- Hé ! Vous avez pas trop chaud vous deux ?

Steven se retourna. Karen se hissait sur le ponton avec la grâce d’une sirène. Il aperçut trop tard l’éclat de malice dans ses yeux. Elle s’agrippa à la jambe de son pantalon, détrempant le tissu.

- Karen ! On est en service là !
- Ouais bah pas moi ! Et j’ai envie de m’amuser, je m’ennuie !

Ce fut à ce moment-là que Steven regretta l’absence de mademoiselle Dessanges. Si elle avait été là, il aurait certainement pu inciter les deux femmes à faire causette de trucs de nanas auxquels il ne comprenait strictement rien plutôt que de se faire mouiller de la sorte. Mais voilà, mademoiselle Dessanges avait à ses dires une quantité colossale de travail à rattraper et elle ignorait si elle avait même pouvoir faire une petite apparition.
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W133
Aeden avait revêtu un maillot de bain assez neutre sous sa tenue de patient, et avait glissé dans son sac le nécessaire pour se sécher. On ne savait jamais que Cap se réveille et veuille s’amuser dans l’eau. Ce serait peut-être une occasion de le voir. Il forcerait certainement aussi le Génie à s’inscrire au volley, peut-être que Cap se prendrait au jeu. Depuis qu’ils s’étaient reparler et depuis la fameuse claque, le surdoué s’était réveillé. Il devait cesser de se morfondre, de ramener les choses à lui. Il avait mis un peu de temps mais maintenant, il avait plusieurs objectifs dont celui primordiale d’aider son ami. Et de reprendre sa propre vie en main. Il faisait magnifiquement beau dehors et il était temps qu’il prenne un peu l’air.

Il s’avança jusqu’à la porte de son ami, leva une main, la rabaissa. Traversa le couloir. Il fit demi-tour et recommença, puis retraversa une seconde fois le couloir. Non, décidemment il n’osait pas. C’était dingue d’hésiter comme ça. Il avait déjà eu l’occasion de toquer à la porte d’Alexander auparavant. C’était pas comme si c’était la première fois. Alors pourquoi cette nervosité ? Il fit une nouvelle fois demi-tour, l’aperçut et la reconnu directement, qui traversait le couloir à son tour, se retourna et dans un réflexe qu’il avait du mal à comprendre se planqua dans le tournant.

Il jeta une œillade discrète et la détailla. Provoquante. C’était probablement une idée qu’il s’était fait d’elle, mais c’était la seule chose qui lui venait à l’esprit. En même temps, elle se promenait dans un bikini dans les couloirs et surtout elle avait ce regard joueur. Le Génie aimait jouer. Et il aimait gagner. Elle aussi apparemment. Le surdoué grimaça. A force de gamberger, il avait loupé sa chance. Il aurait dû se décidé plus vite. Maintenant, il pouvait difficilement toquer à la porte du Génie à son tour. S’il n’agissait pas tout de suite, il n’aurait jamais le courage de s’approcher d’eux, aussi il sortit de sa cachette prenant un air aussi naturelle que possible et s’avança tandis qu’elle s’adressait au Génie :

« Salut chaton, tu viens te baigner ? »

Ce n’était pas la première fois qu’elle l’appelait « chaton », mais cela n’empêcha pas Aeden de grincer des dents. A quel point ces deux-là étaient proches ? Il n’était plus trop sûr de vouloir s’incruster mais c’était un peu tard. Il chercha quelque chose à dire à Alexander alors qu’il se plantait à côté d’elle, brassant dans son esprit qui semblait plus vide que jamais :

-Heu. Salut chaton.

Avait-il vraiment dit ça ? Peut-être bien que la première chose qu’il devrait faire pour reprendre sa vie en main, ce serait de trouver mieux comme phrase d’accroche.





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JE LE FAIS POUR VOUS



Comment Donatien pourrait-il éviter cette partie de Volley-ball ? Il ne pouvait pas prétendre être malade, ça aurait été le comble pour un médecin. Et il n'était pas le genre de personne faible qui se laissait vaincre par des microbes. Ou alors tout simplement il disait que ça ne l'intéressait pas : après tout, c'était lui le patron.
Certes, mais Agnès ...
Quoi Dessanges ? Pourquoi l'opinion d'une personne l'intéresserait-il soudainement ? Il faisait ce qu'il avait envie de faire, un point c'est tout. Surtout que sa secrétaire ne s'était toujours pas montrée. Et Ange non plus. Ni aucun de ses trois patients. Les seules personnes pour lesquelles il s'était déplacé n'étaient pas là. C'était d'un triste. Et tout ici n'était que débauche. Pas une âme pure pour soutenir Donatien. Entre les idiots en maillot de bain qui, sans pudeur, montraient leur corps sales et ceux qui laisseraient des miettes sur les nappes ... Rien n'était propre, absolument rien...
C'est alors qu'une ombre vint envahir sa bulle privée. Tant mieux, un parasol ne suffisait plus. Le type qui se pointait était bien aimable de venir rafraîchir l'adulte.
Donatien ferma les yeux, à l'aise sous cette nouvelle température quand une voix - qui visiblement appartenait au parasol humain - se manifesta :

- C'est toi Donatien Elpida ? Le "BigBoss" de l'institut ? Enchanté, Dante Becchino, humble patient, très content d'enfin te voir "pour de vrai".

Donatien arqua un sourcil après avoir ouvert les yeux. Une main tendue vers lui attendait visiblement une réaction de la part du médecin. Seulement plusieurs termes ne plaisaient pas à Donatien. Déjà, pour qui se prenait-il pour le tutoyer ? Et c'était quoi ça "BigBoss" ? Une insulte ? Et le "voir pour de vrai" ? Parce qu'il sous-entendait que Donatien était un être factice ? Non vraiment, quel culot il avait ce patient !
Donatien se leva alors, ignorant superbement la main tendue à son égard, faisant face à l'adolescent. Le brun le dépassait d'une tête et était visiblement plus corpulent. Cependant, l'allure et la prestance de Donatien dégageaient tant qu'on ne voyait pas cette différence de taille.

- Enchanté, je ne le suis pas. Ne vous a-t-on jamais appris les bonnes manières ?

Il détailla le gamin de plus près : il était tatoué de cicatrices. Il y en avaient tant qu'il semblait naturelles qu'elles soient sur sa peau. Un gosse battu, donc ? Il semblait soudainement plus misérable qu'insolent. Petit à petit, la pitié remplaça le mépris dans le regard de Donatien. L'adolescent était seulement un être inférieur, ayant des capacités restreintes et un Q.I. peu développé. Ce n'était pas de l'irrespect mais sûrement un manque d'éducation. Donatien n'étant ni le père du patient, ni son médecin, ni son professeur ; il n'avait pas de raison de s'attarder là-dessus plus longtemps.
En revanche, son visage était familier. Il l'avait vu à plusieurs reprises dans les dossiers de son bureau. Pourquoi ? Était-ce un cas désespéré ? Un perturbateur ? Ou alors un prodige ? Non, le dernier point l'étonnerait.

- Quel est votre matricule ? Merci de ne pas me mentir.

Avec un peu de chance il le retiendrait et en ferait part à Agnès. En plus, ça pourrait peut-être faire plaisir à sa secrétaire qu'il montre un peu d'intérêt envers d'autres patients que les siens. Bien qu'il se fiche que sa secrétaire soit heureuse ou non.






Donatien t'honore de sa parole en #0099ff
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X111
Il faisait abominablement chaud aujourd’hui. Le Génie était allongé à même le sol, le plancher étant l’un des rares endroits qui offraient un tant soit peu de fraîcheur. Sa tunique de patient lui collait à la peau, ses cheveux plaqués sur le côté étaient maintenus bien en place par une fine couche de transpiration qui rendait bien dérisoire le gel qu’il avait appliqué en début de matinée. Il paraissait qu’un pique-nique était organisé au lac, en même temps qu’un tournoi de volley. Quelle idée. Courir par une chaleur pareil, il fallait vraiment être malade. Il rigola sans vraiment de joie. Après tout, c’était vrai qu’ils l’étaient tous plus ou moins ici. Malades.
Enfin, j’imagine que ce n’est pas la peine de vous en refaire un dessin, vous avez compris, le Génie ne supportait VRAIMENT PAS la chaleur. Aussi avait-il décidé de rester enfermé dans sa chambre, les volets fermés, à vivre comme une taupe pour le reste de la journée. Même s’il commençait à s’ennuyer sans Cap. Aussi fut-il considérablement surpris d’entendre quelqu’un frapper à sa porte. Il se souleva sur les coudes, regardant dans la direction du battant comme s’il pouvait voir au travers du bois, se demandant s’il fallait vraiment qu’il aille ouvrir avant de soupirer et de se lever. Il épousseta la poussière imaginaire de ses vêtements avant d’aller voir qui était là et ce qu’on pouvait bien lui vouloir.
Une silhouette encore peu vue mais déjà bien connue se profila. Le Génie déglutit.

- Salut chaton, tu viens te baigner ?

Cette voix, ce sourire malicieux, ce surnom ridicule… La Cannibale évidemment. Et en petite tenue en plus. Son regard glissa le long de ce corps dévoilé, pulpeux dans ce maillot de bain un peu trop chargé pour lui rendre justice. Il se fit la réflexion qu’elle devait être encore plus belle dans quelque chose de plus sobre.
Réalisant soudain le potentiel érotique qu’il avait sous les yeux, son regard remonta se planter dans celui de la Cannibale. Pitié ne pas rougir. Pitié.

-Heu. Salut chaton.

Le Génie tourna un peu brusquement la tête vers le nouveau venu qu’il n’avait ni entendu ni vu arriver. Aeden ?! Il lui jeta un regard un peu sec. Il n’allait pas s’y mettre lui aussi, sérieusement ! Il hésitait entre l’envie de l’étriper parce que franchement, une seule personne pour lui donner du « chaton » c’était largement suffisant, et l’envie de le remercier pour cette diversion qui lui donnait l’occasion de se reprendre, mine de rien.

- J’ai déjà deux noms et ils me suffisent parfaitement merci.

Ils pouvaient choisir de l’appeler Alexander ou Génie, peu lui importait mais il n’avait pas besoin de surnom.
Ajustant ses manches, il cherchait comment leur signifier qu’il ne comptait pas aller à ce stupide pique-nique. A cause de la chaleur certes mais aussi parce qu’il n’avait pas franchement apprécié la question qui n’en était pas une de la Cannibale, qu’il savait déjà pertinemment qu’elle allait lui mettre le cerveau en vrac et qu’en plus de ça, Aeden avait à tous les coups déjà prévu de le faire participer aux activités « pour lui changer les idées ». Depuis qu’il lui avait dit pour Cap, il le trouvait souvent derrière lui comme pour vérifier qu’il n’allait pas se pendre d’un instant à l’autre. Ce n’était pas vraiment ce qu’il avait en tête quand il lui avait demandé de l’aide, c’était un peu agaçant mais… mais en même temps ça le touchait bizarrement.

- Je…

Il allait décliner leur invitation lorsque le regard insistant de la Cannibale envers Aeden lui revint en tête. Ne pas y aller avec eux, c’était les laisser partir à deux. Rien qu’à deux. Une pointe de jalousie vint se loger comme un éclat de balle dans son cœur.

- Vais me changer, j’arrive. Termina-t-il en refermant la porte derrière lui.

Tant pis pour la chaleur. Il s’analyserait plus tard mais l’image de ces deux-là ensemble le remuait alors hors de question de laisser faire. Il se passa un coup d’eau sur le visage, enfila rapidement un maillot de bain bleu marine avec deux rayures blanches sur les côtés, remit son uniforme de patient par-dessus après un bref regard sur les cicatrices encore fraîches et disgracieuses qui maculaient son abdomen, installa une serviette sur son épaule et ressortit en un temps record.

- Allons-y. Dit-il, un peu raide, en se dirigeant vers le lac.
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Enfin, on peut être à poil !

ENFIN !

Elle sautillait partout dans sa chambre, la poitrine se balançant dans tous sens et comprimées dans ce haut de bain légèrement provocateur. On aurait pu dire que sa poitrine débordait, mais c'était parfois l'effet recherché.

ENFIN !

Elle tourna sur elle-même, sa queue de cheval bouffante suivant le mouvement avec volupté. Elle tentait d'apercevoir ses fesses rondes et lisses emprisonnées dans le bas de bain qui correspondait au haut. Elle en avait oublié qu'elle avait un miroir à hauteur d'homme.

ENFIN !!

L'institut la laissait finalement porter des petites tenues sexy, de quoi appâter le mâle ! Elle allait pouvoir se faire un catalogue de mâles à séduire et avec qui coucher.
Elle n'était pas sûre que W133 serait là, et à dire vrai elle n'avait pas cherché à le savoir. Mais dans le fond, elle voulait qu'il y soit, juste pour qu'il puisse l'admirer dans sa tenue provocante.

Elle sortit de sa chambre toute excitée, et saluait même avec engouement et gaieté les dégénérés devant qui elle passait. Elle finit par quitter le bâtiment, profitant enfin de cette chaleur excessive. Elle allait pouvoir être transpirante et attirer davantage le regard masculin. Même le regard féminin l'intéressait.
Elle marcha à vive allure jusqu'au lieu du "rendez-vous", et vit que peu de gens s'y trouvaient. C'était positif : elle n'avait pas à retenir toutes ses targets.

Elle s'assit dans un coin d'ombre, glissant ses cheveux dans son dos. Elle inspecta le périmètre, à la recherche de mâles (et de W133). Peu d'hommes l'intéressaient, mais l'un des dégénérés avait retenu son attention.

Elle se leva, et se dirigea vers lui. Elle se planta en face du garçon, sans aucune gêne, et lui fit un signe de la main pour le saluer.
Puis, elle le pointa du doigt, comme pour lui demander comment il s'appelait.
Elle n'avait pas pensé à prendre le carnet...

ft. Connor et d'autres



Je veux juste m'amuser avec vous mes cocos. Même si vous êtes des dégénérés ! Mais si, je suis sûre qu'on pourra s'entendre,
même si c'est comme chien et chat.

   (c) crackle bones
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Y66
ft.
des
gens
Je suis vraiment obligée?
Un soupir bruyant franchit ses lèvres pour la énième fois depuis le début de la journée. La veille, elle avait eu l'immense joie de recevoir une visite inattendue et pourtant prévisible, celle de Dante. Dire qu'elle avait été obligée de plier face à lui... Au moins, il était toujours forcé de la considérer comme une reine, même si le trône de l'Institut était dorénavant partagé. Mais, en contrepartie de la conservation de son rang, elle devait quand même l'écouter, comme si la vie était un jeu de cartes où la reine est puissante mais de valeur moindre que le roi. Insupportable. En l'occurrence, il voulait qu'elle vienne près du lac, suite à l'invitation de l'administration, alors qu'elle n'avait aucune envie de voir les autres patients, ces insectes rongés par la peur et un désir illusoire de liberté. Cependant, Amalia avait bien compris qu'elle n'avait pas le choix et, encore une fois, elle avait cédé pour retourner à son havre de silence le plus rapidement possible. Et là, en cette fin de matinée ensoleillé, elle faisait la grimace face à son armoire. Le seul maillot qu'elle possédait, rouge, était une sorte de deux pièces dont les parties basse et haute était relié par une petite bande de tissu sur son ventre, reliée à un anneau argenté au centre de sa poitrine, dévoilant son corps fin et la mettant en valeur. Heureusement, elle pouvait toujours cacher une partie de son anatomie derrière sa longue chevelure noire, dont elle ramena une partie devant elle, masquant sa poitrine. Non, elle ne les attacherait sous aucun prétexte,malgré la chaleur étouffante. Elle avait encore quelques bleus, très peu visibles, ce qui la fit soupirer davantage. Cette journée allait être une torture : devoir supporter d'autres gens et leurs bruits infâmes étaient au-dessus de ses forces tant elle en avait assez de le faire.

Néanmoins, Amalia se décida à sortir de sa chambre, pieds nus et sans rien de plus que son maillot, défiant quiconque du regard. Elle arriva au bord de l'eau et s'adossa à un arbre à l'ombre, sans saluer personne, pas même Dante, ouvrant un livre en italien et s'enfermant dans sa musique. L'Institut avait accepté qu'elle troque son poste de radio contre un MP3 et un casque, pouvant dorénavant s'isoler partout où elle le souhaitait. Elle irait se baigner plus tard, quand ils seraient tous obnubilés par le tournoi de volley, qui ne l'intéressait pas le moins du monde.



La pire de l'institut 2017/2018
De toute façon, qui d'autre le méritait à part moi?
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A l'eau!

Atsuka attendait ça depuis le début de l'été. SE BAIGNER! Elle l'avait bien fait quelques fois, quand elle arrivait à terminer un peu plus tôt qu'habituellement, mais c'était rare et ça ne durait jamais assez longtemps. Là, c'était différent :  tout le monde était convié aux abords du lac, alors elle n'allait pas se priver de piquer longuement une tête bien méritée. Exceptionnellement, la journée n'était pas travaillé pour les médecins et les membres du personnel, si bien qu'elle avait pu faire une grasse matinée. Tant pis pour le petit déjeuner, elle se rattraperait à midi. A onze heures, elle s'étira dans son lit avec volupté, décidant qu'il était temps de sortir et d'arrêter de lézarder sur son matelas plutôt que sur une serviette de bain. Avec une tranquillité qu'elle n'avait pas connu depuis longtemps, elle passa sous la douche, se délectant de l'eau tiède coulant sur sa peau. Le noir naturel de ses cheveux commençait à redevenir visible aux racines, mais elle n'allait pas refaire sa teinture tout de suite. Elle se sécha délicatement et entreprit de trouver son maillot de bain, un bikini blanc aux bords et aux arabesques noirs, attaché au cou et dans son dos. Crème solaire en main, elle protégea ses tatouages dévoilés au grand jour, se tordant dans tous les sens pour atteindre le papillon bleu sur sa colonne vertébrale.Mission à peu près réussie,mais pour la prochaine fois (soit dans deux heures) elle demanderait de l'aide. Elle termina de se préparer en mettant piercings et boucles d'oreilles, enfila un short en jean et sortit de sa chambre d'un pas joyeux. Dans son sac s'entrechoquaient son téléphone, son casque et sa crème solaire, ainsi qu'un carnet si une ou deux paroles lui venaient à l'esprit. Les chaussures étaient inutiles, une serviette aussi puisqu'apparemment, elles étaient mises à disposition au lieu du rendez-vous.

Arrivée sur place, la jeune femme fila s'inscrire au tournoi de volley. Il y avait longtemps qu'elle n'en avait pas fait et avait certainement perdu une partie de son niveau, mais elle n'avait pas été mauvaise à l'université quand elle en pratiquait en équipe, et avait participé à plusieurs compétitions universitaires. Une fois son nom inscrit sur les listes, elle s'empara d'une serviette et l'étala à l'ombre d'un arbre, posant ses affaires dessus. Presque en sautillant, elle se dirigea vers l'eau.Saluant les gardes près du ponton, elle s'engagea sur la passerelle de bois et plongea avec délice, sans prendre le temps de s'habituer à la température : elle savait qu'elle serait bonne et qu'elle s'y habituerait facilement. Elle nagea quelques instants puis son regard dériva sur la berge, où elle reconnut une chevelure dorée qui brillait de mille feux au soleil. Atsuka hésita à sortir de l'eau pour voir Ulysse, par rapport à ce qu'il s'était passé peu de temps auparavant. Elle mit de côté sa gêne et se décida à remonter au bord gracieusement, se dirigeant finalement vers le jeune homme.

-Hey! Tu viens te baigner? L'eau est délicieuse! s'exclama-t-elle en guise de salutations, avec un large sourire.
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Occupé à contempler le lac d'un air faussement intéressé, Connor suivait en fait l'évolution d'un bourdonnement qui résonnait à ses oreilles. Sourd et profond, on aurait dit une immense trompette bouchée. Puis il observa un instant l'intérieur des terres, où se positionnait la majorité des patients, médecins et autres personnels sans intérêt. Plusieurs personnes étaient arrivées, toutes dans des tenues plus ou moins légères.

Mais voilà que quelqu'un obstrue son champ de vision. Il grommela, ou du moins crut l'avoir fait (c'était parfois un peu dur de garder la trace des limites entre la fausse réalité et ses visions). Qui osait ainsi déranger le Voyant ?

Le pauvre mouton égaré était une brebis, aux longs cheveux mauves clairs, à la poitrine ouvertement comprimée dans un maillot trop étroit, aux yeux d'un curieux mélange de brun et de violet. Un sourire sur les lèvres, elle lui fit un petit signe de la main, probablement pour le saluer. Que lui voulait-elle donc ? Ne voyait-il pas que s'il était à l'écart, c'était bel et bien parce qu'il le voulait ?

Toujours dans un silence religieux, elle le pointa du doigt. Sans le moindre mot. Sa présence silencieuse, immobile, ne changeait en soit pas grand chose. Mais elle bloquait sa vue. Or, en tant que Voyant, il avait le devoir de vérifier que ses visions se manifestent au milieu des festifs. Du coup, il parla, de lui-même, quelque peu content de ne pas avoir à répéter les paroles de son interlocutrice :

« T'as perdu ta langue ? Ou t'es intimidée devant un vrai Voyant ? »

Puis il enchaina, plissant les yeux pour se concentrer sur l'atténuement du bourdonnement, devenu presque plaintif désormais :

« Nan parce qu'en fait, j'préfère être solo. Genre, vraiment. »
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L'essentiel c'est de participer, pour l'instant.
La Cannibale ne regrettait pas du tout sa décision. Bien qu'il ne semblait pas la supporter, la chaleur seyait délicieusement bien au Génie. Elle lui donnait une couleur suave que la blonde ne lui avait jamais vu (mais en même temps, ce n'était pas comme si elle le connaissait depuis très longtemps). Sa chevelure plaquée en arrière lui dessinait un visage élégant et sa mauvaise humeur un caractère autoritaire. En fait, il avait un quelque chose de dominant très attractif. Elle était tellement occupée à le détailler dans cette tenue nouvelle qu'elle ne capta pas ses regards glissants à lui. Dommage, si elle les avait intercepté, elle aurait sûrement aimé le chambrer là-dessus.
Et alors qu'elle se perdait dans sa contemplation, on vint l'interrompre.

« Heu. Salut Chaton. »

La blonde tourna le visage vers la nouvelle voix et serra aussitôt les dents. C'était W133. Ce type était partout, décidément. Et il manquait cruellement d'originalité. Que W133 soit aux basques du Génie ne dérangeait pas tant que cela la Cannibale, mais qu'il lui pique son surnom ... Elle le foudroya si fort du regard qu'elle n'aurait pas été surprise d'entendre un orage gronder.

« J’ai déjà deux noms et ils me suffisent parfaitement merci.»

La patiente fronça les sourcils. Il avait deux noms ? Parlait-il de sa double personnalité ?
Alexander bégaya avant d'annoncer qu'il allait se changer. Une lueur coquine s'alluma dans le bleu des yeux de la Cannibale. Le Génie en maillot de bain ? Miam.
Mais elle allait donc rester seule avec ... L'autre.
Ce n'était pas qu'elle le haïssait, mais sans comprendre pourquoi, elle ne le portait pas dans son cœur. C'était peut-être son air pataud, un peu mou du bulbe. Et la première phrase qu'elle avait entendue de lui était hésitante et n'était qu'un plagiat. Si il avait été un individu lambda, elle aurait passé son chemin. Ou elle se serait intéressée à lui en toute amitié. Mais là, il était un proche du Génie. Et il ne lui rendait pas hommage.
Dans un long silence gênant, elle patientait. Elle se permit, sans aucune gêne, de mieux observer le garçon. Franchement, sa dégaine n'était pas au top. Puis elle se dit que c'était le moment de lui adresser enfin la parole. Elle hésitait sur la pensée à transmettre. D'un côté, elle voulait le remercier d'être présent pour le Génie. De l'autre, elle voulait lui montrer son mépris.
C'est alors que son cerveau réagit à cette situation et lui fit se poser enfin une question existentielle : mais pourquoi prenait-elle autant tout cela à cœur ? Visiblement, Alexander était le noyau de ces émotions bien trop vivantes mais ... Pourquoi ? Comment ? Elle ne le connaissait pas tant que ça. Il était juste ... La première personne de son âge à en valoir peut-être la peine. Le premier vrai espoir qu'il lui avait été permis. C'était ... troublant. Qui était le Génie pour elle ? Un ami ? Non, elle ne se sentait pas assez proche de lui pour ça. Moins qu'un ami ? Impossible, comment expliquer ces émotions si puissantes ?
Le silence ne faisant que s'allonger, elle reprit contenance. Elle agita sa chevelure, confiante et fière. Puis elle laissa son regard pénétrer celui de W133. Elle avait la mine sérieuse.

« Je n'ai rien contre toi, petit chou. »

Elle avait toujours été quelqu'un qui raffolait des surnoms, mais celui-ci était venu aussi naturellement que son premier chaton. Ce n'était même pas une insulte. Elle voulait juste appeler W133 par autre chose que son matricule, et elle ignorait son prénom. Et puis ça lui allait bien.

« Mais j'ai dit prem's sur le chaton. La prochaine fois que tu voudras copier quelqu'un, soit plus futé et fais-le intelligemment. »

C'est à ce moment que le Génie sortit de sa chambre. La Cannibale changea aussitôt d'attitude, enjouée à l'idée de découvrir son camarade presque-nu ... et déchanta. Vraiment ? Le haut de l'uniforme et une serviette par dessus l'épaule ? Il ne manquait plus que les tongues et on aurait juré qu'il était un campeur sortant de la douche.
L'image la fit pouffer et elle afficha alors un large sourire lumineux.
Le Génie leur dit de bouger, et alors qu'ils se mettaient en route, elle fit la conversation.

« Sympa le t-shirt mais peu original. Il est si tendance que je vois tout le monde le porter en ce moment. A ta place je l'enlèverais. »

C'était plus ou moins une façon de lui demander pourquoi il en portait un. Après tout, il faisait une chaleur monstrueuse. C'était étrange de l'avoir sur le dos. Néanmoins elle ne voulait pas réfléchir là-dessus, elle préférait plutôt voir si le Génie voudrait ou non lui répondre.

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I'm not gonna bite you, sweetheart
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voile & crème solaire





EVENT 5


Le soleil dévorait le sol, à l’abri de ma chambre j’observais avec attention mon reflet.
Une activité commune avait lieu aujourd’hui, baignade et volley-ball, l’envie d’y aller me brûlait, mais y aller sans réfléchir reviendrait à réellement me brûler. Je devais bien me préparer ne rien oublier, c’est donc pour la première fois que j’essayais le maillot de bain adapté à ma condition. Le bas d’abord constitué d’une culotte de bain normal, mais auquel avait été ajouté une voile pour protéger ma peau, puis laissant paraître mon ventre un haut simple. Finalement pour compléter le tout un second voile qui cascadait de ma tête à mes épaules. Je tournais sur moi-même hypnotisé par la beauté de ce costume, certes je devrais sans cesse me crémer et rester à l’ombre d’une ombrelle, mais j’étais heureuse. Remplissant mon sac je vérifiais deux fois son contenu:

Une lotion anti-soleil extra forte, une serviette de bain, une longue robe à manches longues blanche, puis un assez grand rectangle de lin.

La serviette et le tissu me serviraient si je m’aventurais dans l’eau.

L’ombrelle sous le bras, le sac pendu à mon épaule et l’allure d’une danseuse de baladi trop blanche je quittais ma chambre.
Marchant doucement encore craintive de l’activité à venir je stoppais mon chemin devant la chambre d’une patiente. La vision de son petit corps convulsant de chagrin sur une estrade au creux du ventre, j’espérais que cette journée lui plairait.

Je toquais doucement ajoutant d’une voix calme:

Adélys, c’est Lucy… nous pourrions aller au lac ensemble…si tu le veux bien?

Me permettant d’entrer, j’ouvris la porte, un visage encadré de mèches ébènes m’accueillit.

Elle semblait déjà prête je m’installais donc derrière son fauteuil pour le guider.
Le léger grincement des roues et mes faibles pas ne résonnaient pas dans les couloirs, les bruits des patients excités les étouffaient. Arrivée à la porte, je lui confiais l’ombrelle.

Elle me protégeait en tenant l’objet et j’évitais à son fauteuil de rester coincé dans la terre.

Lentement mais sûrement le lac se dessina devant nous.

Où veux-tu aller?




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Event détente

Août. C'est le mois qui représente le mieux les vacances, non? Le soleil, les baignades, les potes, les sorties détentes, tout ça tout ça. Bref, j'imagine que vous avez l'idée bien en tête. A vrai dire je ne savais pas trop à quoi m'attendre concernant l'institut, si on avait ou non un semblant de vacance alors j'avoue avoir été agréablement surprise lorsqu'on m'avait apprit pour cette journée. Organisation au top! Pique-nique, tournois de volley, possibilité de se baigner dans le lac et des gens sûrement motivés à l'idée de s'amuser un peu. Tout pour passer une bonne journée en somme! J'attendais avec impatience cette date et m'y voyais déjà. Aussi, mon maillot et tout le bazar nécessaire à cette sortie détente était déjà prêt plusieurs jours à l'avance. Oui, je suis impatiente. Enfin, je suis prévoyante, c'est ce que je voulais dire. Hm. Bref!

Aujourd'hui c'est le jour J et, même si j'ai tendance à me lever tard dès que je peux, je me suis débrouillée pour ne pas le faire ce matin. Bon, j'étais pas levée aux aurores non plus mais avant midi et c'est déjà bien! Je m'habille en quatrième vitesse, mettant déjà mon maillot de bain sous mes vêtements pour économiser du temps avant de sortir de ma chambre mon sac pendant au creux de mon coude. Avec l'épisode "partir à la recherche des fées", je sais parfaitement où se trouve le lac. Bon, ok, j'étais tombée dessus par hasard et c'est pas dit que je me perde pas une dizaine de fois avant de le retrouver mais le destin fais bien les choses! Au pire, je trouverai un autre coin sympa pour passer ma journée... Non, en fait j'ai aucune envie d'être alone alors je vais le trouver ce lac!

Sens de l'orientation légendaire oblige, je me suis encore paumée... Bon pas grave. Je tourne sur moi-même pour essayer de me repérer. Non franchement ça me dit rien cet endroit... Hum. Bon, on va faire un test: je ferme les yeux et marche à l'aveuglette pour voir si un coup du sort peut pas m'aider. C'est parti! Je clos donc mes paupières, mettant une main devant moi pour ne pas me prendre un arbre, et entame ma marche d'un pas vif.
Ha ha. Vous me croyez si je vous dis qu'au bout de dix minutes je commence à entendre clairement des gens parler? Je rouvre les yeux, tourne la tête et aperçois rapidement le lac un peu plus loin. Le destin je vous dis!!! Faut toujours faire confiance en la vie si vous voulez mon avis!

-Merci dieu! lançais-je vers le ciel avant de me mettre à trottiner pour rejoindre le lieu convoité.

Apparemment, on peut s'inscrire au tournois de volley dès qu'on arrive. Autant ne pas perdre de temps hein. Je repère rapidement la dame chargée des inscriptions et vais la voir, un sourire enthousiaste sur le visage. Le numéro de patient, basique, rapide. Je lui souhaite une bonne journée avant d'aller poser mes affaires à l'ombre d'un arbre et m'étirer. Visiblement, il y a des médecins et membres du personnel ainsi que des patients que je ne connais pas encore. PAR-FAIT! C'est l'occasion de me faire de nouveaux amis! En plus avec l'ambiance de la journée ça ne pourra que se faire dans la joie et la bonne humeur! Mais avant, il fait chaud. Normalement je supporte mieux le chaud que le froid mais là.. Bah c'est Août quoi. Et puis je suis habituée à mes petites températures d'Irlande, me jugez pas... Du coup, je retire déjà mes vêtements, remballe le tout dans mon sac, sors ma serviette et regarde le lac avec un air de défi, mon sourire qui s'élargit. Toi et moi on va bien s'entendre mon coco!

Ni une, ni deux, je m'élance vers l'étendue d'eau en courant -sinon c'est pas drôle- et me mets à sauter une fois au bord. Se mettre à l'eau en prenant de l'élan c'est le meilleur truc du monde! Mais aussi...

- LA BOOOOOOOOOOOOMBE!!!

Voilà! Ça c'est des vrais vacances! Pouvoir crier comme ça c'est revitalisant! Bref. Je vous fais pas un dessin, je pense qu'avec ça vous avez une belle image de ma position. Par contre... J'avoue.. Pendant une demi seconde que je suis en l'air, j'espère que j'ai choisi un point d'amerrissage profond parce que sinon... Heum... Bon au pire c'est pas grave, c'est infesté de médecin dans le coin!
J'entre en contact avec l'eau. Attendez, je vais vous dire tout de suite si je me suis cassée les jambes ou pas... Hmmmmm. Ok c'est bon! Je touche pas le fond! Je me déplie pour remonter à la surface et lancer mes cheveux en arrière comme dans les films. Je peux me le permettre, ils sont pas assez longs et épais pour retomber sur mon visage en mode the Grudge.

Oh purée. Je ne m'en rends compte que maintenant mais... Elle est froide, la vache! Enfin, de mon point de vu. Tant que l'eau est pas à 30°C je la trouve froide au début. Après je m'habitue. De toute façon j'ai tellement le sang chaud que je me demande parfois si je pourrai pas faire bouillir l'eau avec. Ha ha, ça serait rigolo! Création d'un petit jacuzzi personnel qui va bien. Bref, bref, je divague. Vague. Eau. Lol. Hum, bref...

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Dernière édition par Sheila McElroy le Dim 19 Aoû - 17:32, édité 1 fois


Sheila fait la papote à n'importe qui en #8B008B
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Lorsqu’il sortit de sa chambre, le Génie crut sentir une espèce de tension entre Aeden et la Cannibale mais celle-ci se dissipa tellement vite à son approche qu’il se demanda s’il avait déliré. Cependant, il était sûr d’avoir senti chez la Cannibale quelque chose de l’ordre de l’ascenseur émotionnel qu’il n’eut aucune idée de comment l’interpréter. Elle semblait déçue. Pourquoi ? A quoi s’attendait-elle ? Puis il la vit rire à quelque chose qui devait apparemment être drôle mais qu’elle ne daigna pas partager. Il haussa un sourcil circonspect avant de se mettre en route comme il l’avait annoncé, initiant un mouvement qu’Aeden et elle ne tardèrent pas à imiter.

- Sympa le t-shirt mais peu original. Il est si tendance que je vois tout le monde le porter en ce moment. A ta place je l'enlèverais.

Il la dévisagea avec un demi-sourire. Son sens de la répartie l’amusait mais non, il ne l’enlèverait pas. Déjà parce que se promener torse-nu comme ça, ce n’était vraiment pas son genre, ça manquait tellement d’élégance que c’en était presque vulgaire et… Il y avait les cicatrices. Il passa sa main sur son ventre, là où elles étaient les plus marquées. Cap avait vraiment déconné sur ce coup. Cette pensée, ce souvenir relâcha les commissures de ses lèvres et son regard se détourna d’elle avec un air grave et fermé. Peu importe s’il faisait trop chaud, il ne voulait pas qu’on voit ça. Qu’elle voit ça. Elle n’avait peut-être pas de problème à dévoiler la sienne, en longueur dans son décolleté mais ça n’avait pas la même signification. La sienne était précise, nette et unique, trace d’une vieille opération chirurgicale. Les siennes, des marques de faiblesse psychologiques évidentes. Il ne voulait pas qu’elle aille s’imaginer qu’il était faible, et il n’avait pas non plus envie d’aller expliquer à qui que ce soit ce qui s’était passé, en dehors d’Aeden, d’Adèlys et de sa médecin, bien évidemment, qui étaient déjà au courant. De toute façon, vu qu’elles étaient encore toutes fraîches, ce n’était pas une bonne idée de les exposer au soleil et dans la précipitation de ne pas laisser Aeden et la Cannibale seuls, il n’avait pas pensé à prendre d’écran total.
Cependant, il chassa bien vite cette expression négative de son visage et répondit, de façon à anticiper une question à laquelle il n’aurait peut-être pas envie de répondre.

- S’il est tendance c’est parce qu’ils m’imitent tous, voyons. Il faut dire à la décharge de ces gens que je suis tellement génial.


Oh ? Est-ce qu’il venait faire dans l’autodérision ? C’était nouveau ça. Pas désagréable mais il en était le premier surpris. Il avait l’habitude de mettre en avant ses qualités mais rarement – jamais ! – pour faire de l’humour. Il guetta la réaction de son interlocutrice avant de continuer.

- Mais de toute façon, je n’ai pas de crème solaire et je ne tiens pas à attraper de coups de soleil.

Au moins, avec cette excuse, il pourrait garder son uniforme et ses cicatrices à l’abri des regards. Mais bon, il se demandait pourquoi il avait enfilé son maillot de bain du coup. Il jeta un œil à Aeden. Lui aussi avait gardé son uniforme au-dessus de son maillot de bain, à moins qu’il n’en ait pas mis du tout. Pourquoi lui faisait-elle la remarque à lui et pas au précoce ? Est-ce que… ? En fait non, il n’avait pas vraiment d’hypothèses valables.
Mais Aeden et lui habillés, la Cannibale en petite tenue, se dirigeant tout trois vers des nappes de pique-nique… Un tableau se matérialisa dans son esprit. Le Déjeuner sur l’Herbe, Renoir, 1863. Il piqua un fard alors qu'ils arrivaient enfin devant le lac.
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Event♪5
Ulysse & Atsuka
Depuis la séance de soin avec Atsuka, plus rien n'était identique. Il avait l'impression de vivre dans un monde différent mais avec les mêmes personnes, que tout était plus beau et lumineux, que tout le monde était sympathique et attendrissant. Il se sentait plus libre, plus vivant. Son ventre le chatouillait chaque fois que ses pensées étaient toutes préoccupées par sa médecin, et un sourire venait illuminer son visage.

Il avait compris, et il en était heureux. C'était la première fois qu'il ne vivait que pour une seule et unique raison : voir quelqu'un, discuter avec cette personne, l'entendre rire, parler, voir son visage pour l'imprégner dans sa mémoire...
Il était amoureux. Il aimait Atsuka Nozomi. Même si c'était interdit par le règlement, il s'en fichait. Pour la première fois, il ne vivait pas pour apprendre, mais pour être aux côtés de quelqu'un.

Alors, il passait du temps dans sa chambre, à se décider d'y aller en maillot de bain ou de rester habillé. D'un côté, il trouvait ça stupide d'aller se baigner habillé, mais de l'autre il n'était pas très à l'aise avec son corps. Pas qu'il le trouvait laid ou quoique ce soit d'autre, mais se dévoiler n'a jamais été sa tasse de thé.
Et puis, et si Atsuka le jugeait ?
Il craignait des choses auxquelles, auparavant, il n'aurait jamais pensé... L'amour, un sentiment bien étrange et euphorique.

Il décida alors de mettre son maillot de bain en dessous de ses vêtements. Au moins, il contentait ses deux propositions.

Le coeur à la fois léger et lourd, il quitta sa chambre, remarquant les quelques résidents qui avaient décidé d'y aller. Ils étaient peu nombreux, mais c'était suffisant pour se baigner. Après un hiver aussi secoué, il fallait bien se détendre. L'Institut savait comment contenter ses patients et son personnel.

Il regarda la porte à côté de la sienne, celle de Nevrabriel. Il y frappa en le prévenant qu'il allait à la petite fête, et que s'il avait besoin de lui, il saurait où il était.
Il ne savait pas ce que son camarade avait ces jours-ci, mais cela le préoccupait. Cependant, il ne voulait pas être lourd en lui posant moult et moult questions, alors il le laissait libre de venir à lui.

Il quitta enfin le Bâtiment Principal, puis se dirigea vers le pique-nique organisé.
Une fois là-bas, il se mit à la recherche de sa médecin. Les personnes autour, il les voyait floues. Comme si elles n'existaient pas, ou alors pas dans cette dimension. Il voulait voir des cheveux bleus, de grands yeux expressifs, un visage doux...

Alors qu'il était dos au lac, il entendit finalement :

-Hey! Tu viens te baigner? L'eau est délicieuse!

Il se retourna vivement, et aperçut tout ce qu'il aimait chez elle. Un sourire franc et sincère, un visage rassurant et agréable à regarder, des cheveux teints pour faire ressortir sa personnalité, un regard droit et aimant... Il se perdit une nouvelle fois dans ses yeux, à croire qu'il ne faisait que ça de ses journées lorsqu'il était avec elle. Mais lorsqu'ils n'étaient que tous les deux, il se sentait presque normal.

Jusqu'au moment où son cerveau décide de fonctionner à plein régime et à lui signaler qu'elle était toute mouillée et en petite tenue. Il n'osa pas dévier son regard de son visage, mais ses joues prirent une teinte rougeâtre très rapidement.
Il balbutia :

- Me baigner ?

Comme pour lui demander confirmation de ce qu'elle venait de lui proposer. Il regarda par dessus Atsuka, ce qui n'était pas bien difficile puisqu'il était plus grand qu'elle, et observa l'étendue d'eau qui brillait de mille feux grâce aux rayons du soleil.
Sans chercher davantage, il ôta son uniforme sans pudeur, oubliant ses précédents doutes, et une fois en maillot de bain, il lui demanda :

- Tu sais où je peux déposer mes affaires ?
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W133
« J’ai déjà deux noms et ils me suffisent parfaitement merci.»

Ni le Génie, ni la fille provoquante ne semblaient ravis de le voir, aussi le garçon se demanda s’il avait vraiment bien évalué la situation. D’un autre côté, il avait promis d’aider Alexander. Peu importait qu’il ne soit pas à sa place. Il s’en fichait. Il voulait être là.

« Je… Vais me changer, j’arrive. »


Il ferma aussitôt la porte, laissant Aeden seul avec la fille provoquante. Cette dernière le fixait avec insistance. Lui contemplait la porte, comme si elle risquait de lui sauter dessus s’il cessait de la regarder. L’atmosphère était sacrément lourd mais le surdoué n’avait pas tant envie de lui parler à elle. Et il avait le sentiment que c’était réciproque. Il ne comprenait pas exactement pourquoi, mais il n’arrivait pas à l’encadrer. C’était loin d’être son genre, de ne pas apprécier des gens sans avoir au moins appris à les connaitre, pourtant c’était bien le cas. Lorsqu’elle prit finalement la parole, il tourna le regard vers elle :

« Je n'ai rien contre toi, petit chou. Mais j'ai dit prem's sur le chaton. La prochaine fois que tu voudras copier quelqu'un, soit plus futé et fais-le intelligemment. »


Il grinça des dents, défiant son regard félin. Il ne comptait pas se laisser faire. Il s’apprêtait à répliquer quand Alexander sortit de sa chambre. Aeden se tut. Mais elle ne perdait rien pour attendre. Le côté décontracté du Génie fit sourire le surdoué. Il avait vraiment un look de vacancier. Le garçon souhaitait de tout coeur que son camarade s’amuserait.

«  Allons-y.  »


Il emboita le pas à la provoquante et au Génie, un peu plus détendu. Il devait bien avouer qu’elle avait l’air d’avoir un bon effet sur son ami. Il allait devoir faire avec. Il devait arrêter de la voir comme une ennemi alors qu’elle était amie avec Alexander.

« Sympa le t-shirt mais peu original. Il est si tendance que je vois tout le monde le porter en ce moment. A ta place je l'enlèverais. »

Apparemment ça faisait sourire le Génie. Etaient-ils en train de fleurter sous le nez d’Aeden ? Ca y ressemblait étrangement. Le surdoué détourna les yeux, ratant l’air plus fermé d’Alexander. Il aimait autant ne pas assister à ce genre de scène.

- S’il est tendance c’est parce qu’ils m’imitent tous, voyons. Il faut dire à la décharge de ces gens que je suis tellement génial.


Est-ce que le Génie qu’il connaissait venait de faire de l’humour ? Du vrai humour un peu nul ? Et Aeden était-il jaloux parce qu’il n’avait jamais sentis Alexander détendu comme il l’était avec la provoquante quand ils discutaient ? Il baissa les yeux sur son propre t-shirt de patient. Il faisait partie de « ces gens » hein… pourquoi cela l’agaçait-il plus encore ?

- Mais de toute façon, je n’ai pas de crème solaire et je ne tiens pas à attraper de coups de soleil.


« Oh, t’inquiète pas pour ça, j’en ai dans mon sac. » Il aurait pu le dire tout haut mais le pensé lui faisait déjà du bien. Et puis même si, pour une étrange raison, il avait les nerfs en pelote, il n’allait pas se venger sur son pote. Si Alexander voulait rester habillé, il avait clairement ces raisons, qui n’échappaient d’ailleurs pas au surdoué.
Ils arrivèrent tous les trois au lac, où quelques patients étaient déjà installés sur des nappes de pique-nique. Ils s’installèrent, et Aeden aperçut Madame Dubois un peu plus loin qui tenaient les feuilles d’inscription pour le match de volley.

- Il faut qu’on aille s’inscrire, sinon qui va mettre sa raclée au personnel de l’institut ?


Il s’était adressé à ces deux camarades, essayant de chercher l’appui de la provoquante. Il espérait qu’elle aimait jouer au volley et que cela motiverait d’avantage Alexander. Il ne l’avait pas sorti de sa chambre pour le voir paresser au soleil toute l’après-midi.





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Enfin, on peut être à poil !

Elle vit son air franchement amer, et reconnut des traits ennuyés par sa présence. Elle s'en réjouissait. Elle pouvait pourrir la journée d'un dégénéré, quel bonheur !
Elle se pencha, un sourire franc sur le visage, presque taquin, alors que sa poitrine se balançait toujours, laissant la joie au dégénéré de l'admirer autant qu'il put.

« T'as perdu ta langue ? Ou t'es intimidée devant un vrai Voyant ? »

Elle plissa les yeux, toujours souriante. Que voulait-il dire par "Voyant" ? Lui aussi avait-il des visions de l'avenir ? Si tel était le cas, elle devrait le faire parler pour savoir s'il mentait vraiment ou non. Il était hors de question qu'un dégénéré pense avoir un quelconque intérêt alors que ce n'était pas le cas. Elle était intéressante. Pas les autres tous aussi bizarres les uns que les autres.

« Nan parce qu'en fait, j'préfère être solo. Genre, vraiment. »

Il n'avait pas dit son nom, et son surnom l'insupportait. Elle préférait avoir son matricule. Ce que devrait donner tout dégénéré normalement constitué.
Elle soupira, fit la moue de manière exagérée, avant de lui prendre le poignet et de l'entrainer vers le lac.
Et comme elle ne pouvait pas communiquer puisqu'elle avait oublié son carnet, elle poussa le garçon dans l'eau pour qu'il soit complètement trempé. Cela lui apprendre à lui raconter des mensonges et à s'auto-proclamer "Le Voyant". Quel bande de fous, ici...

Elle plongea ensuite ses pieds dans l'eau, attendant la prévisible vengeance d'un "vrai Voyant". Elle aussi, voulait être toute mouillée...

(Hors RP : Si tu veux que je change parce que je prends trop de libertés, n'hésite pas !)

ft. Connor et d'autres



Je veux juste m'amuser avec vous mes cocos. Même si vous êtes des dégénérés ! Mais si, je suis sûre qu'on pourra s'entendre,
même si c'est comme chien et chat.

   (c) crackle bones
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X50
L'essentiel c'est de participer, pour l'instant.
«S’il est tendance c’est parce qu’ils m’imitent tous, voyons. Il faut dire à la décharge de ces gens que je suis tellement génial.»

La blonde arqua un sourcil circonspect. Vraiment ? Il était en train de frimer ? Où était passé le type réservé et maniaque qu'elle avait rencontré à la cantine. Il s'exprimait actuellement comme n'importe quel adolescent. Elle ne le savait pas comme ça. Décidément, elle en découvrait sur lui tous les jours. C'était intéressant.

« Mais de toute façon, je n’ai pas de crème solaire et je ne tiens pas à attraper de coups de soleil. »

Elle leva les yeux au ciel. Ben voyons. Tout le monde avait ses excuses. Il était juste pudique, la Cannibale en était certaine.
Elle fouilla dans son sac alors qu'ils arrivaient au point de rencontre. C'était agréable de voir qu'il y avait plus d'affaires personnelles que de médicaments dans ce sac. Evidemment, il y avait ce qu'elle appelait ses au cas où, mais sinon que des babioles très clichées. Et notamment, un tube de crème solaire. Comme ils s'installaient, elle le tendit vers le Génie.

« Tiens, indice 50. Pour ta peau de bébé. »

Mais à peine finit-elle sa phrase qu'une voix qu'elle avait très peu entendue s'éleva.

« Il faut qu’on aille s’inscrire, sinon qui va mettre sa raclée au personnel de l’institut ? »

La Cannibale plissa les yeux, suspicieuse. Elle avait complètement occulté la présence W133. Il s'effaçait très facilement en même temps. Sa présence s'oubliait avec beaucoup de facilité. Non vraiment, plus elle s'attardait sur lui, plus elle le trouvait ... Le terme inutile était un peu trop fort. Mais on n'en était pas loin. Il lui semblait éteint à l'intérieur, en fait. Et elle se dit qu'une des raisons de son mépris devait sûrement être le fait qu'il lui ressemblait. Pas là, actuellement. Mais il ressemblent à celle qu'on avait appelé Lili. La petite morveuse qui s’apitoyait sur son sort sans rien faire. Bref, il ressemblait à la Cannibale à l'époque où elle n'était que plaintes et larmes.
W133, lui, semblait attendre une réaction de la part de la Cannibale. A croire que sa question lui était adressée. Pourquoi soutenait-il autant son regard ? On aurait dit qu'il voulait qu'ils aillent s'inscrire au tournoi de volley. Ridicule, ils ne pourraient pas s'affronter tous les deux puisque c'était un match entre les médecins et les ...
Elle vit Alexander, et comprit (même si elle ne saisissait pas pourquoi W133 voulait faire jouer Alexander).
Elle hésita. Avec son cœur malade, ce n'était pas une bonne idée. On lui avait fortement déconseillé le sport.
Elle eut une illumination. Justement, elle pouvait jouer de cela.

« J'aurais adoré... »

Elle soupira tout en s'installant sur une nappe. Elle était vraiment triste d'être aussi restreinte dans ses actions. Elle en joua pour que cela s'affiche sur son visage.

« Mais allez-y. Battez-vous pour trois. En plus, il semblerait que vous aurez le grand patron à affronter. »

Elle leur désigna le docteur Elpida qui était au loin. Puis, elle se saisit d'un sandwich triangle et leur fit signe de la main d'aller s'inscrire. Elle s'interrogea alors sur le cas de W133... Elle : Cardiomyopathie du nourrisson. Alexander : dédoublement de la personnalité (dont elle ne semblait toujours pas avoir vu l'autre moitié). W133: ....
Inconnu au bataillon. Elle nota dans un coin de sa tête qu'elle devrait se renseigner là-dessus. La pathologie de W133 était-elle sa plus grande faiblesse, ou avait-il réussi à en faire sa force ?
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Médecin

A l'eau!

Son sourire s'élargit davantage en voyant Ulysse presque sursauter en l'entendant derrière lui. Pourtant, Atsuka ne se pensait pas difficile avec ses cheveux bleus, quoiqu'ils étaient plus sombre à cause de l'eau, dont les gouttes glissaient le long de sa nuque et de son dos, la préservant gentiment de la chaleur. Ils se perdaient mutuellement dans leur regard, elle aimait observer les différentes nuances de brun qui rendant ses yeux si doux. Elle en vint même à remarquer un léger liseré doré sur le bord de l'iris, qu'elle trouvait très joli. Son attention dévia ensuite sur les mèches blondes ondulant dans la brise et chatoyant sous les rayons du soleil. Elle était à deux doigts de considérer son patient comme la réincarnation d'Hélios, le dieu du Soleil grec. Elle secoua la tête pour s'extirper de ces élucubrations sans mesure.

-Me baigner ?
-Ce n'est pas comme s'il y avait beaucoup d'autres choses à faire près d'un lac non?

Depuis peu, elle se permettait beaucoup de choses, peut-être un peu trop, notamment pour le taquiner. La jeune femme retint un rire légèrement moqueur en voyant Ulysse rougir et balbutier. Lui qui était si à l'aise avec le langage et avec elle depuis le début de leurs séances, elle trouvait la situation très amusante. Etait-il gêné pour un maillot de bain, réellement? Pourtant elle n'en avait pas pris un de provocant. Ses yeux tombèrent sur le torse de son ami. Finalement, la comparaison avec un personnage mythologique n'était peut-être pas exagérée.

-Tu sais où je peux déposer mes affaires ?

Elle rougit légèrement, pensant être prise en flagrant délit. Toute la question était : comment lui dire qu'il pouvait poser ses affaires avec les siennes sans paraître trop forcer? Le tout en délicatesse et sans maladresse. Autant dire mission impossible pour la seconde exigence.

-Si tu veux j'ai posé les miennes là-bas, lui indiqua Atsuka en pointant "son" arbre du doigt.

Normalement c'était à peu près réussi. Elle se retint de lui prendre la main et de l'y entraîner, déjà car c'était puéril mais surtout car elle savait que leur relation était interdite, par conséquent personne ne devait être au courant ni soupçonner quoi que ce soit de ce genre. Une moue enfantine passa rapidement sur son visage, qui disparut bien vite derrière un de ses sourires envers Ulysse.

-Je t'attends dans l'eau!


Sans attendre de réponse, la médecin partit vers le lac et y plongea à nouveau.
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W156

Mon Père marchait sur les eaux

Event 5
ft. des gens

L'enfant de Dieu avait été tout excité à l'idée de participer à un pique-nique géant! L'été était si chaud que le bord du lac avait été l'endroit rêvé pour lui. Avec des gens en plus! Il avait hâte de pouvoir venir dans cette fête géante...
Et aujourd'hui, c'était le jour! Après avoir fait sa prière quotidienne, il avait mis un short de bain, qu'il avait sous la main, de couleur jaune pâle. Au dessus de cet habit de plongé qui lui servirait evidemment tôt ou tard, il avait enfilé son pantalon, autour duquel il accrochait sa corde pour l'eau bénite. Ce n'est pas parce qu'il pouvait s'amuser librement qu'il allait oublier ses principes! Il enroulait maladroitement les pans inférieurs de son pantalon, jusqu'à mi-mollet... Bien que les deux jambes n'arrivaient absolument pas à la même hauteur. Ce n'est pas quelque chose dont il s'inquiétait. Il estimait qu'il n'aurait pas besoin de mettre de t-shirt, il préférait inonder son corps de l'amour que son père lui donnerait avec le soleil. Il mettait des claquettes aussi, marrons et légère. Enfin, il prenait son chapelet doré et il sortait de sa chambre. Entourant les boules de marbre autour de son poignet gauche, il commençait à courir dans le couloir pour arriver le plus rapidement dehors.

"- Woah!!"

A l'ombre encore du batiment, il regardait de loin la bleuté du lac... Et les nombreux amis qu'il pouvait se faire. Il était enchanté. Ayant réduit sa vitesse, il s'avançait en faisant un grand sourire aux personnes déjà présentes. Il fit de petits signes par-ci par-là avant de s'approcher de l'eau bleuté. Toujours sur la rive, il regardait d'abord l'eau a ses pieds avant de lever petit à petit sur l'étendue du lac. De l'autre côté il semblait apercevoir son Père. Il était sur l'eau, marchant, dos à lui. Il restait un instant dubitatif, perdu. Il enlevait ses claquettes et s'avançait un peu dans l'eau. L'eau s'arrêtait au dessus de ses chevilles lorsqu'il s'arrêtait. Il ouvrait un peu la bouche, mais il perdait l'image de son Père à cause de gouttes d'eau passant devant lui.

"- LA BOOOOOOOOOOOOMBE!!!"

Il fermait vivement les yeux. et tentait de se protéger avec ses mains en riant. Son torse et son ventre boudinés étaient maintenant trempés. Ca ne le gênait pas, il était heureux. Il regardait un instant la petite rousse qui ressortait de l'eau, comme dans les films. Elle était mignonne! Orgue ne put s'empêcher de rire à nouveau. Il se mit accroupi et trempouillait ses mains dans l'eau. Elle était tiède, à peine froide. Il s'en mettait un peu sur le coup avant de courir à nouveau sur la berge. Il enlevait expressément son pantalon, déposant délicatement sa fiole d'eau bénite sur une des serviettes colorés.
Sans plus attendre, il courait à nouveau vers l'eau. Il sautillait pendant qu'il courait, un vrai enfant. Il plongeait à l'eau maladroitement, ses gestes ralentis et, ne sachant pas nager, il décidait de rester là où il avait pied.

"- Piouff! Du bien que ça fait!!"

Assis, il s'amusait à souffler à la surface de l'eau pour faire des bulles. Quelle bonne journée s'annonçait aujourd'hui!

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Directeur

le Dim 19 Aoû - 15:49


 
Evènement ♫5

  LE TOURNOI DE VOLLEY COMMENCE




 
 
Madame Dubois, l’administratice à qui on a refourgué le rôle de secrétariat d'inscriptions, jette un coup d’œil à l'heure. Le tournoi de volley va commencer.
Elle sort de son petit poste et appelle au rassemblent.

- Votre attention s'il vous plaît.

Quand on la regarde enfin, elle demande aux participants de se mettre en place et au public de ne pas déranger la future partie. Il y a six joueurs par équipe, donc douze sur le terrain. Six membres du personnel, et six patients.
Le service est pour l'équipe personnel. Madame Dubois arbitrera.
Trois.
Deux.
Un.
Que le match commence.


PS: Voici les règles du volley pour ceux qui ont besoin de vérifier des trucs > https://fr.wikipedia.org/wiki/Volley-ball#Composition_d'une_%C3%A9quipe
PPS: Personne ne s'est inscrit officiellement, donc n'hésitez pas à participer !
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Event♪5
Ulysse & Atsuka
Bouffer n'était pas le mot approprié. A un tel stade, on pouvait affirmer sans trop trembler qu'Ulysse dévorait des yeux Atsuka Nozomi. Aucune de ses petites mimiques ne lui échappaient. Il les enregistrait dans un coin de son cerveau où il était certain qu'il ne les oublierait jamais.
Elles étaient importantes. Elle était importante.
Elle était parfaite.

Ses joues rougissaient avec timidité. On pouvait même dire qu'elles avaient juste rosi. Il ne la trouvait que bien plus craquante.
Tout ce qu'il voulait, en cet instant, c'était que les personnes présentes disparaissent pour ne laisser place qu'à eux-deux. Il voulait tout découvrir d'elle sans la moindre interférence.
Tout.

-Si tu veux j'ai posé les miennes là-bas.

Il suivit à contrecœur ce que désignait le doigt de sa chère et ten... De Atsuka. Un arbre, non loin du lac, protégeait du soleil les vêtements de sa médecin.

- Je vois.

Elle n'avait pas besoin de confirmation, mais lui avait besoin de lui parler. De se faire entendre. Ou juste de s'assurer que sa voix ne sonnait pas bizarrement. Pas qu'il voulait être parfait devant elle, mais il ne désirait pas qu'elle connaisse le moindre de ses défauts.

-Je t'attends dans l'eau!

Ni une ni deux, elle se mit à courir vers le lac avant d'y plonger telle une sirène rejoignant sa maison. Il avait eu, pendant quelques secondes, l'occasion d'admirer ses courbes sous la chaleur du soleil. Il fut surpris d'être à ce point attiré par quelque chose d'aussi peu intellectuel alors qu'auparavant, ce genre de choses ne l'intéressaient pas vraiment.
A présent, c'était différent. Son cœur ne cessait de palpiter à chaque heure de la journée, parce qu'elle était toujours là. Pas forcément présente physiquement, mais elle emplissait avec une telle force ses pensées que c'était comme tel.
Il était totalement euphorique.

Pressé de la rejoindre, il déposa ses affaires à côté de celles d'Atsuka, puis se tourna pour la chercher du regard. Il finit par poser ses yeux sur cette merveilleuse créature aux cheveux bleus trempés et au sourire enjôleur.
Divine. Elle était divine.

Mais à peine eut-il poser un pied dans l'eau que Madame Dubois haussa le ton. Elle venait de prévenir le début du match de volley.
Ulysse aperçut une patiente aux cheveux violets se mettre du côté des médecins. Il haussa un sourcil avant de se concentrer à nouveau sur ce qui lui importait vraiment.

Tout en plongeant dans l'eau, il vérifia qu'elle était suffisamment épaisse pour ne pas voir ses mouvements. Il bougea frénétiquement le bras sous l'eau, puis une fois qu'il était assuré qu'on ne puisse pas le prendre en flagrant délit, il glissa sa main dans le creux du dos d'Atsuka, la poussant légèrement vers lui.
Il lui chuchota :

- Ça a toujours été difficile de te résister, mais je crois que ça l'est encore plus aujourd'hui.

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