Evénement ♫ 4
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Admin
Mer 25 Avr - 19:28

événement ♫ 4

Comme les précédents, c'est un événement pour RP qui aura un réel impact sur l'intrigue et le contexte du forum.
Quelques précisions :

× Pas de flood, du vrai rp.
× C'est comme un RP géant où tout le monde peut participer ; cependant vous n'êtes pas obligés d’interagir avec tout le monde. Vous n'êtes pas obligés d'être là du début à la fin, faites apparaître votre personnage comme vous le sentez.
× Le rp se fait uniquement sous ce topic. Même si le contexte indique un endroit précis du forum, vous ne jouez qu'ici.
× A partir du moment où vous répondez à ce topic (donc à partir du moment où vous rp), vous participez. Vous n'êtes pas tous obligés de participer mais évidemment plus vous êtes nombreux, mieux c'est
× Ce topic ne sert qu'à rp. Pour des questions ou autres remarques, envoyez un mp à un administrateur ou posez une question dans la F.A.Q.
× Respect du compte à rebours! L’événement débutera le mercredi 25/04/2018 19:00 jusqu'au mercredi 16/05/2018 00:00
× Les DC sont autorisés.
× Niveau rp vous êtes assez libres. Vous pouvez écrire tout ce que vous voulez tant que vous respectez le contexte du forum et celui de l’événement !  Il n'y a qu'une seule condition à respecter : qu'importe ce que vous ferez, la conclusion finale doit être la suivante : Loreleï Hexe doit mourir des mains d'Ange Barrabil.



Chers lecteurs,
C'est arrivé. Pour la première fois depuis longtemps, une Grande Sanction va être donnée par le docteur Ange Barrabil à une patiente : Z01.
Cette dernière va être rendue public. Nous sommes tous conviés dans la cour du bâtiment pour y assister en ce week-end printanier.
Des barrières « sécuriseront » la sanction, mais elles seront surtout un mur entre nous, pauvres spectateurs forcés, et ces deux protagonistes. Le but de tout cela est de nous montrer ce qui nous attend si nous continuons de nous rebeller.
J'ignore de quoi Z01 est punie. Des rumeurs circulent : la plus importante raconte que Z01 aurait été prise en essayant de s'échapper de l'Institut lors d'une nuit de tempête, mais comme d'habitude ici, rien n'est clair.
Nous nous retrouverons certainement là-bas. Ne prenez pas peur. Je suis sûre que tout ira bien. Cette épreuve doit nous souder de plus belle.

A bientôt.

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Fondateur
Mer 25 Avr - 19:34


UNE PUNITION BIEN MERITEE



Le jour se déclinait doucement à l'horizon. Comme si le soleil, timide, allait se cacher au loin. Malheureusement, une fine pluie venait gâcher les couleurs chaudes que peignait le coucher de soleil. Ce n'était pas une averse importante comme on avait pu en voir cet automne, mais un crachin qui suffisait à vous faire grimacer.
Donatien, étrangement fasciné par la météo de l'île, abandonna sa contemplation pour finir de s'habiller. Une Grande Sanction tombait aujourd'hui. Le principe de cette punition était de recadrer les patients perturbateurs, d'imposer la supériorité de l'Institut. Donatien se devait donc d'être habillé pour l'occasion. Après tout, il était le représentant de cette élite.
Son père lui avait conseillé un costume trois-pièces mais Donatien s'en était rapidement débarrassé. Que ce soit la cravate comme laisse autour du cou ou la ceinture qui lui comprimait la taille, rien ne lui plaisait dedans.
Il avait voulu remettre un col roulé car, selon une personne de son entourage qu'on n'évoquera pas, ils lui allaient plutôt bien. Mais, bien que ce fut le début de la soirée, les températures étaient bonnes.
Tant pis, Donatien serait vêtu de son habituel pantalon blanc en tissu et d'un haut à manches longues, dans une matière si fine qu'on aurait pu deviner les contours de sa silhouette si le tee-shirt n'avait pas été ample.
Pieds nus, il quitta sa chambre, puis retrouva Ange Barrabil et Agnès Dessanges devant son bureau. Il leur avait donné rendez-vous ici pour deux raisons : il voulait parler avec son collègue avant le début de la sanction; connaissant le caractère impulsif de ce dernier, il voulait s'assurer de son bon comportement. Et concernant la présence de Dessanges : elle était sa secrétaire et devait le suivre, tout simplement.
Par contre, il n'aimait pas trop le fait de les voir à deux. Est-ce que ces deux-là avaient eu un rapport d'ordre sexuel cette nuit? Etaient-ils amants ? Donatien en était de plus en plus sûr. Agnès semblait éviter de regarder le docteur Barrabil, comme une amoureuse ne voulant pas être prise sur le fait. Quand il en aurait le temps, Donatien avait intérêt à les convoquer tous les deux dans son bureau pour tirer les choses au clair.
Il les salua tous les deux d'un signe de tête. Il avait déjà vu Agnès il y a moins d'une heure pour le dernier rapport de la journée, mais c'était la première fois qu'il croisait Ange.
Il leur fit signe de commencer à avancer vers la cour. Et alors qu'ils mettaient le pied dehors, la main en visière pour se protéger de la pluie, Donatien démarra aussitôt la conversation :

- Ange, le but est juste de punir Z01, et de faire peur aux impertinents. Je te donne ceci, mais c'est à utiliser en cas de dernier recours, et bien sûr à ne jamais tourner envers quelqu'un. Tu peux tirer en coup en l'air ou te contenter de le sortir pour faire peur, mais tu t'arrêtes là.

Tout en lui faisant son petit discours, Donatien tendit à son collègue un revolver. Chargé d'une balle. Information qu'il s'abstint de préciser.

- Et Dessanges, vous n'avez pas besoin de me refaire un discours moralisateur. Prenez bien en notes ce qui va se passer, c'est tout.

Parce qu'il la savait foncièrement contre cette Sanction, et il n'avait plus envie de l'entendre contester ses choix.
Il revoyait déjà les surveillants installer la cour, comme il les avait vu faire dans la journée. Ils avaient barricadés l'endroit pour que seuls Barrabil et Z01 puissent y avoir accès. Z01 que des pions amèneraient. Lui et le membre du personnels seraient d'un côté de la cour alors que les patients seraient de l'autre. S'ils le voulaient, Lys, Pavot et Edelweiss pourraient se joindre à lui.
Il espéra ne pas croiser Soixante-six, car il ignorait comment il allait réagir face à elle.
Il s’assiérait juste, contemplerait le spectacle, et tout se passerait bien. Ce serait comme être au théâtre. Et il aurait la place du prince.



hors rp:
Désolée Agnès et Ange, je vous inclue déjà x) Si ça ne vous va pas, faites-moi signe, je changerais !



Donatien t'honore de sa parole en #0099ff
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Secrétaire de Donatien
Mer 25 Avr - 20:28
Agnès avait passé une sale journée. Cette phrase faisait preuve d’un prodigieux euphémisme. Le temps était maussade. Cette fine bruine insipide n’avait pas arrêté de la journée, comme en présage de ce qui allait se passer. Elle était parcourue de frissons à cette simple pensée. Mais pour l’heure, elle attendait, debout à côté de l’abject personnage qu’était Ange Barrabil, les bras croisés et fermement serrés contre sa poitrine, attendant que son patron qui les avait tous deux convoqués devant son bureau daigne se montrer. Le silence était lourd, les deux collègues refusant de s’adresser un mot ou même un regard et l’air lourd et poisseux s’accrochait à leurs vêtements.
Agnès détestait son patron de lui imposer ça. Elle le détestait de lui imposer la présence de Barrabil alors qu’il était difficile d’ignorer la haine qui régnait entre ces deux-là mais surtout, elle le détestait de lui imposer de l’accompagner pour CA. Elle ne voulait pas y aller. Elle ne voulait pas être de ceux qui allaient devoir observer la scène sans rien dire, devenir complice involontaire d’un autre des méfaits de l’Institut, probablement le pire qu’il soit. Ce n’était qu’une adolescente, elle ne méritait pas de se faire flageller publiquement de la sorte. Personne ne méritait d’être déshumanisé de la sorte.
Des bruits de pas retentirent dans le couloir. Agnès ne releva pas la tête. C’est forcément lui. C’était forcément Donatien. Elle ne répondit pas non plus à sa salutation et se contenta de lui emboîter le pas avec une mauvaise volonté qui crevait les yeux.

- Ange, le but est juste de punir Z01, et de faire peur aux impertinents. Je te donne ceci, mais c'est à utiliser en cas de dernier recours, et bien sûr à ne jamais tourner envers quelqu'un. Tu peux tirer en coup en l'air ou te contenter de le sortir pour faire peur, mais tu t'arrêtes là.

Ses yeux s’écarquillèrent d’horreur. Donatien tendait une arme à feu au futur bourreau. C’était complétement irresponsable ! Personne dans le personnel n’ignorait ce qu’avait fait Barrabil la dernière fois qu’il avait eu une arme à la main face à la petite Loreleï.  Elle ouvrit la bouche pour protester vertement mais se fit aussitôt rembarrer.

- Et Dessanges, vous n'avez pas besoin de me refaire un discours moralisateur. Prenez bien en notes ce qui va se passer, c'est tout.

Elle referma la bouche et serra les dents à s’en fissurer l’émail. Elle avait déjà tenté toute la journée de le faire plier. D’alléger la sanction. D’être plus clément. Jamais elle n’avait pris autant de risques de l’énerver que cette fois-ci. Mais aucun de ses efforts n’avaient payés. Même la supplication n’avait pas eu d’effet. Mais à peine Donatien avait-il détourné le regard d’elle qu’elle lança un regard éloquent à Barrabil. A travers la haine et le dégoût qu’elle ne tentait même plus de masquer, on pouvait y lire la menace. Il n’avait pas intérêt à se servir de ce pistolet. Sinon elle ferait tout ce qui serait en son pouvoir pour faire de sa vie un enfer.
Puis elle fixa le dos de son patron et la satisfaction qui en exsudait fit fondre toute l’affection qu’elle lui portait. A ce moment précis, Agnès n’était plus capable de la moindre compassion, de la moindre indulgence dont elle avait fait preuve depuis 5 ans à l’égard de cet homme qu’elle s’efforçait de comprendre. Il la dégoutait. Il la dégoutait à se pavaner comme un bourgeois va au spectacle alors que ce qui allait se dérouler n’avait rien d’un spectacle. Ça allait tout bonnement être un lynchage public.
La moindre parcelle de son être se révoltait et elle ne savait pas ce qu’elle ferait si elle perdait son self-control : courir en avant pour emmener elle-même la petite en dehors de l’île dans un endroit où elle serait à l’abri, choyée et aimée ; ou les planter là et faire demi-tour pour aller se réfugier sous sa couette pour sangloter à l’abri des regards.
Les yeux de la secrétaire étaient déjà humides de larmes de rage lorsqu’ils arrivèrent dans la cour. Les barrières avaient été dressées et les vigiles se tenaient déjà prêts, comme des CRS préparés à faire face à des manifestants particulièrement violents alors qu’il n’y avait encore presque personne. Et le plus abominable : une estrade avait été installée pour être sûre que personne ne puisse rater la scène. Même les patients qui  ne descendraient pas de leur chambre n’en rateraient pas une miette, centrée comme elle était, ni visuellement, ni acoustiquement puisque des haut-parleurs ne permettraient pas d’ignorer la moindre mouche présente sur l’estrade. Si elle ne savait pas ce qui y était prévu, elle aurait pu croire que l’Institut organisait un concert en plein air. Et ce constat lui donna envie de vomir.


Ca fait toujours plaisir de voir ses efforts récompensés !

L'employée du mois 2017/2018
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Z 01
Mer 25 Avr - 23:35
La pluie n'était pas assez forte pour que sa chute contre le carreau de la « chambre » de Loreleï la dérange. On percevait à peine sa mélodie. Pourtant, assise en tailleur sur le bord du lit, immobile, Loreleï se concentrait sur cette chanson au rythme monotone. Elle préférait se concentrer sur ce son plutôt que sur son horloge interne qui lui rappelait que chaque minute était comptée. Que bientôt elle serait punie publiquement.
Honnêtement, elle se fichait d'être humiliée. Qu'on la déshabille en public, qu'on l'engueule devant d'autres, qu'on la frappe, elle n'en avait rien à foutre. Mais pendant un an elle était allée vers les autres, avait rencontré un tas de gens, avait essayé de leur prouver que l'espoir existait vraiment ici, et tout ça pour quoi ? Pour que des petits cons prétentieux essaient de leur montrer le contraire.
Elle serra les poings. Elle pensa à Anaé, la petite blonde silencieuse. Au docteur Pavel qui lui avait montré qu'il n'y avait pas que des méchants du côté des médecins. A Maya, qui n'était sûrement pas si peste qu'elle le montrait. A Tyler, plus vivant qu'il ne le pensait. A Banabil, cette petite pute. A Aeden, sûrement son premier (et seul) ami. A son frère, c'est-à-dire la personne la plus précieuse à ses yeux. Elle pensa à tous les visages qu'elle avait croisé, à toutes ces personnes à qui elle avait dit : « Je ne suis pas un numéro, je suis Loreleï Hexe, souviens-toi de mon nom ! ». Elle pensa à sa première bagarre dans la cantine, à ses retrouvailles avec son frère dans les douches, à cette nuit avec Aeden à se prendre pour des astronautes, au trou dans la main que lui avait fait cette salope de Banaboule, et à son escapade dans la neige.
Les yeux fermés, elle se revoyait courir contre la tempête, comme à contre-sens des caprices de l'île, avec à ses côtés deux êtres chers. Elle ne s'était jamais sentie aussi libre.

« Hé, miss, c'est l'heure. »

Elle ne broncha pas. Debout, elle lissa son uniforme rouge sur lequel était placardé un Z01. Z comme zéro. Zéro comme un début. Un début comme un renouveau. C'était ce qu'elle se disait pour garder la tête haute.
Pourtant, elle n'avait pas de quoi. Sa clavicule droite avait été démise et un bandage enroulait grossièrement son épaule. Sa chevelure avait poussée et ses ondulations étaient moins bouffantes, beaucoup plus tristes. Elle avait la peau sur les os, du moins plus qu'à son arrivée à l'Institut.
Si ses papas pouvaient être là ...
Dehors, elle contempla le ciel. Elle était chiante cette pluie : elle s'écrasait comme ses lunettes qu'elle devait essuyer régulièrement.
Elle arriva dans la cour. Il n'y avait pas grand monde. Tant mieux. Moins ils seraient nombreux, mieux ce serait. Il y avait le Docteur Elpida et ses petits chiens. Quoique, la petite brune à lunettes, c'était la secrétaire d'un grand, non ? Du directeur, si la mémoire de Loreleï était bonne. Elle était sympa. Elle lui avait donné une part de gâteau au chocolat pour ses quatorze ans. Et, au fond d'elle, Loreleï savait qu'elle avait fait plus. Alors elle lui adressa un petit sourire de remerciement, colorant un peu sa bouille pâlotte.
Montant sur une estrade, elle ne vit ni le docteur Ange-la-garce, ni son frère, ni Aeden. Quelques visages familiers, sans plus.
Elle ignorait totalement ce qui l'attendait. Alors elle bomba la poitrine, fièrement, et leva le menton, presque provocante. Elle ne se rebellerait pas, mais qu'on essaie de lui faire du mal, et elle leur montrerait de quel bois elle se chauffe.




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Meilleur espoir pour la révolution 2017/2018
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W133
Jeu 26 Avr - 18:51
Il ne voulait pas y aller. Il avait caressé la pensée que peut-être, il lui suffisait de se terrer dans sa chambre. Mais ce n’était pas juste. Et elle se sentirait abandonnée. Il devait se montrer. Lui prouver qu’elle pouvait compter sur lui. Encore. Même s’il n’y avait plus d’espoir. Tant qu’il vivrait, rien ne l’empêcherait de chercher une solution. Malgré qu’il fasse tourner cette phrase dans sa tête, il ne parvenait à en trouver un sens. Il ne parvenait pas à se convaincre.

Il avait mal au ventre. N’avait rien pu manger de la journée. La veille non plus. En faites, depuis qu’on avait fait l’annonce de la Sanction, il s’était laissé dépérir dans sa chambre, incapable de supporter l’idée qu’on puisse faire du mal à Lore. Sa petite bouille lui revenait à l’esprit, et sa maladie. Elle ne ressentait pas la douleur. Jusqu’à quelle extrémité allait-il aller pour que sa réaction fasse taire la révolte des patients ? Il c’était rongé l’entièreté des doigts, en même temps qu’il énumérait les possibilités. Il avait beau se dire qu’en toute légalité, l’institut n’avait pas le droit de la torturé, il ne pouvait s’empêcher de se rappeler qu’elle n’était même plus sensé exister.

Il avait vu l’estrade dans l’après-midi. C’était pire que ce qu’il imaginait. Comme dans l’ancien temps, comme un genre de jeu de barbare. Il commençait sérieusement à se demander ce qui pouvait bien se passer dans la tête de Donatien Elpida. Ce type était un grand malade. Le plus malade de tout l’institut. Lorsqu’il était arrivé dehors, elle était déjà là. Sur l’estrade. Chétive. Il en eut mal au cœur. Elle avait le regard fier, mais il savait que derrière cette attitude, elle devait appréhender. En tout cas, lui, il appréhendait. Il respira un grand coup, et s’approcha un peu. Il avait d’abord pensé rester au fond de la cour, mais il s’y était refusé. Vraiment, il ne pouvait pas se permettre une telle lâcheté. Il agrippa le bas de son pull de ces mains glacées, comme si s’y accroché l’aidait. Il n’essaya pas de reconnaitre les patients autour, continuant à se rapprocher de l’estrade, toute son attention tournée vers son amie. Il avait presque l’impression que c’était lui qui allait y monter. Peut-être qu’il aurait préféré ? Mais il serait monté le visage décomposé, loin de la fierté et du charisme que dégageait Lore malgré sa situation.

Il pensa crier son nom pour qu’elle le voit mais s’y refusa. Il devait faire profil bas. Après tout, il s’était malencontreusement « perdu », le jour de l’évasion de Lore, et s’il se mettait à faire trop de bruit, on finirait par faire le rapprochement. Il se contenta donc d’un petit signe de la main. Il tenta d’insuffler du courage dans le sourire qu’il lui adressa. Il ne pouvait rien faire de plus. Il serait spectateur. Comme tous les autres.




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Médecin
Jeu 26 Avr - 22:42
Ange s'était préparé pour cette punition publique depuis une semaine déjà. Il avait découvert cette gamine écervelée seule dans la tempête, et était celui qui allait montrer l'exemple. Celui qui prônerait l'autorité et la discipline. Elle avait probablement des complices qui l'ont faite sortir ou du moins qui l'y ont aidée. Il devrait découvrir qui, comment pour renforcer la sécurité. Mais déjà, voir leur amie se faire lyncher devant plusieurs spectateurs, cela l'étonnerait qu'ils aient ne serait-ce que l'idée de recommencer. Et pour ceux qui n'en avait pas la pensée, ils l'auraient encore moins.

Cinq heures du matin : il était lavé, habillé, et avait même petit-déjeuné. Il ne savait pas s'il avait hâte, mais Dodo lui avait donné rendez-vous devant son office. Alors il se leva dix minutes avant l'heure du rendez-vous, fier d'être reconnu comme assez fiable après l'épisode de la punition dans le bureau de son ami. Il ne savait pas comment il allait réagir face à la débilité de la gamine, mais s'était promis de se contenir et de garder son calme. Elle avait, de toute façon, perdu. Tout ce qu'elle avait en stock n'était désormais que provocation. Elle ne pouvait pas frapper le médecin : elle se ferait mettre à terre en deux secondes. Il ne lui restait que la parole. Et encore : provoquer et manquer de respect à Ange devant une assemblée, avec à côté des gardes pour lui faire apprendre le respect... Mouais, c'était un très mauvais calcul. Mais bon, il fallait encore qu'elle sache calculer!

Il osa un regard à Agnès, qui de toute évidence ne daignait faire de même. Si elle voulait jouer à ce jeu... De toute façon, elle n'aimait pas Ange, et c'était réciproque. Tout était pour le mieux, donc ! Une journée qui commençait plus ou moins comme toutes les autres.
Il vit alors arriver Dodo, son ami. Il sourit à sa vue et se mit à marcher avec lui, comme il l'avait demandé. Ce con ne s'était même pas apprêté pour l'occasion! Ahlala...

- Ange, le but est juste de punir Z01, et de faire peur aux impertinents. Je te donne ceci, mais c'est à utiliser en cas de dernier recours, et bien sûr à ne jamais tourner envers quelqu'un. Tu peux tirer en coup en l'air ou te contenter de le sortir pour faire peur, mais tu t'arrêtes là.

Ange pâlit à la vue du revolver. A quoi pensait-il? Que voulait-il de lui? Qu'il manque de se contrôler? Avait-il confiance en Ange à ce point, même après ce qu'il s'était passé avec Z01 et Z02?!
Il ne savait pas s'il le trouvait stupide ou s'il se sentait flatté. Se faire pardonner d'un tel manque de professionnalisme... Mais la vue de cet objet lui faisait remonter des sueurs froides, et les quelques nuits blanches qu'il avait passé. Il ne voulait pas avoir affaire à l'une de ces machines à blesser ou à tuer.
Il le saisit tout de même : pas le choix.

- Bien entendu, articula-t-il avec autant de calme qu'il put.

Alors que son ami discuta avec Agnès, Ange resta concentré sur sa relation avec le pistolet. Il les suivait, mais était rempli d'une peur qu'il ne pouvait oublier. Il ne voulait tuer personne. Il ne voulait le pointer vers personne. Et s'il faisait attention, il pouvait ne faire de mal à personne. Oui. Il n'avait pas à avoir peur! Il saura se contrôler sans peine! Il n'avait qu'à tenir le manche, sans insérer son doigt dans la gâchette! Bien, c'est ça! Il avait une solution!

Ils arrivèrent ensemble dans la cour, et Ange commençait à sentir la pluie. Elle ne le dérangeait pas. Elle était en train de le rassurer. De le laver. Cette pluie était un signe : elle n'était pas là pour pleurer la punition de Z01 mais pour laver et pardonner Ange, alors tout irait bien. Il n'avait pas à s'inquiéter. Dodo lui faisait confiance.

Il vit la coupable arriver alors qu'un garde l'emmenait sur l'estrade. Lorsqu'elle se montra de face à tous, il put lire son numéro très distinctement. "Z-01". Tant de significations pouvaient en ressortir. Z était la dernière lettre de l'alphabet. Mais si on ajoutait à cela son véritable sens, on obtenait "Dernier rien". Zéro était le vide. Zéro signifiait :"Rien". Et elle était la première à n'être rien. Au moins, elle avait réussi dans quelque chose.

Ange inspira. Il se sentait confiant. Il n'avait aucune raison d'avoir peur. Pas même ce revolver. Mais il le garda à sa ceinture, au cas où.
Il monta à son tour sur l'estrade, le confrontant avec l'impertinente. Elle avait maigri. Elle avait mauvaise mine. Elle semblait parfaite inoffensive. C'était parfait. Il pourrait faire ce.qu'il.voulait. Nickel.

Il s'approcha d'elle, un sourire sur les lèvres :

- C'est parfait, reste comme ça. Tout le monde pourra voir à quel point tu es pathétique, maintenant. Lui chuchota-t-il.

Et comme pour la dissuader de faire le moindre mouvement - car il était persuadé qu'elle en avait autant des mauvais souvenirs que lui - il lui montra l'arme avec un calme olympien. En apparence, tout du moins...

Au moindre mouvement suspect, je n'hésiterai pas, menaçait-il.

La Grande Sanction put alors débuter.
bon... le début de la déchéance a commencé! J'espère que ça convient aux admins x)


Spoiler:
Merci Adèlys de m'avoir faite l'image et d'avoir changé les couleurs du code ^^




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Y95
Jeu 26 Avr - 23:40
Pourquoi on est ici ? - Event 4

Partagée entre angoisse et curiosité, Judith avait choisis délibérément de se lever tôt aujourd’hui. Elle eut du mal, c’est sûr mais au moins elle avait le temps de se préparer comme ça. Elle n'était pas enthousiaste mais pas déprimée non plus. Après tout elle ne savait pas vraiment ce qui allait se passer aujourd’hui. On lui avait expliqué vaguement qu’il fallait que les patients se regroupent dans la cour du Bâtiment. Mais Judith avait également entendu des dires sur une patiente Z. Apparement elle se serait enfuit pendant une tempête, si elle avait bien comprit, et on allait la punir.
Pourquoi la punir en public ?
C'était ce qu’elle se demandait tandis qu’elle revêtait l'uniforme.

Apparement elle n'était pas la seule à se préparer pour aller voir cette bizarrerie car il y avait du monde dans les couloirs ainsi que dans les sanitaires. C’est pour ça qu’elle n’y resta pas très longtemps. Bon, elle prit tout de même une douche - assez rapide - histoire qu’on ne l’ai traite pas de sale. Les ruisseaux, bien que froids en cette saison, lui paraissait beaucoup plus accueillants qu’une pluie d’eau artificielle.

Bref, une fois prête, Y95 se dirigea vers le lieu de rendez-vous. Un faible crachin tombait sur les épaules et le visage indifférent de la jeune fille. Ses cheveux s’humidifiaient lentement et commençaient à coller contre ses joues.
Il commençait à y avoir du monde, elle n’avait jamais vu autant de patients. Enfin, ça, c'était peut être parce qu’elle ne sortait pas vraiment pour les voir. Un peu plus loin, une estrade était dressée et on pouvait voir une fille y monter. Elle était bien accompagnée, ou gardée plutôt. Sur le moment, rien que la vue de cette scène fit se stopper Judith et elle se dit que finalement c'était peut être pas une bonne idée d’assister à ça.
Ils vont lui faire quoi ? Quelle genre de punition effectue-t-on en public ?

Judith n'était pas si grande que ça, et malgré son angoisse, sa curiosité grandissante la poussait à se rapprocher pour mieux apercevoir cette fille. Elle évitait de toucher les gens en passant, elle ne voulait pas être désagréable et pour le moment elle n’avait envie de faire connaissance avec personne. Juste de regarder.
Judith se mit un instant sur la pointe des pieds pour tenter d’apercevoir une des rares personnes qu’elle connaissait ici. Nevrabriel ? Ou même Anacha ?
Elle ne les voyait pas pour l'instant alors elle se contenta de rester à sa place en triturant le bas de son pull. Ses cheveux maintenant plaqué contre son crâne et ses joues, elle fixait la scène d’un air neutre comme à son habitude.
Pas un mot ne sortait de sa bouche. Déjà qu’elle n'était pas forcément à l’aise parmi tout ces gens, elle n’allait pas non plus se mettre à parler à des inconnus.
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Agent d'entretien de Donatien
Ven 27 Avr - 20:04

Un jour comme les autres, je suppose


Il avait bien travaillé aujourd'hui, l'Hyppolite. La chambre de son patron brillait tellement qu'elle en devenait aveuglante, et les salles de soins glissaient tant et si bien qu'on aurait pu en faire une patinoire. L'arrivée des beaux jours le fatiguaient moins, alors ses siestes impromptues se faisaient plus rares. La vérité : il envisageait de dormir huit heures par nuit. Impossible, n'est-ce pas?
Il avait passé l'après-midi à s'occuper de ces cactus. Il avait imaginé la divine Katou leur jouer quelques morceaux de violon. Il espérait la revoir, elle qui était si douce ...
Il avait hésité à assister à la Grande Sanction, puis s'était dit qu'il n'était pas si fatigué que cela, alors il pouvait bien y faire un saut. Il avait enfilé un t-shirt tout simple et un jean si usé que son bleu paraissait vieilli. La pluie dehors l'avait surpris. Tant pis, il n'avait rien pour se protéger. Il plaqua sa chevelure en arrière dans l'espoir de se dégager un peu le visage, mais ses mèches rebelles sautillaient sur son front, égayant son regard terne. Il était vide, mais tellement vide.
Téléphone en main, il espérait pouvoir faire de belles photos au moins.
Il y avait déjà un peu de monde quand il arriva, et il se demanda même s'il n'avait pas loupé le début. La gamine - Z quelque chose - et ce cher Barrabil - un amour - se donnaient déjà en spectacle. Quelqu'un avait-il amené le popcorn ? Parce qu'on allait assister à une bien mauvaise tragédie. Parce que oui, Hyppolite ne prenait pas cette situation au sérieux. Il ne saisissait pas les véritables conséquences de ce genre d'actes. Il était peut-être séduisant et attractif, au fond il était creux et pathétique.
Il voulut rejoindre les membres du personnel puisqu'il était dans la foule de patients - cet idiot était arrivé du mauvais côté - mais attendit un peu, sondant les personnes présentes. Il voulait voir Astrid Lavoir, la secrétaire de Barrabil, intéressé par sa réaction face à cela. Il espérait aussi croiser le regard de Katou donc. Et surtout, oui surtout, la belle Astuka...
Il attrapa à un moment le regard d'Agnès Dessanges. Il lui fit un petit signe nonchalant de la main : elle serait la personne qu'il irait rejoindre.
Sa tête bleue dépassant de la foule, il finit par tomber sur une personne qu'il ne connaissait pas. Une brune, peut-être nouvelle ? Décidément...
Il s'approcha d'elle, voulant lui adresser la parole mais trop timide pour cela. Il se contenta de rester à côté d'elle et d'attendre de voir ce qui se passerait, prêt à prendre la photo du siècle.


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bouh ! Hypomachin parle avec toi en #33cccc

Meilleur ship 2 2017/2018
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Y66
Ven 27 Avr - 21:18
ft.

des gens
La Grande Sanction
La journée avait eu une saveur particulière, les patients avaient été encore plus fébriles qu'à leur habitude. Des rumeurs s'étaient fait une place dans tous les esprits même les plus distants, étaient sur toutes les lèvres. L'annonce du jour était évidemment la fameuse Grande Sanction. Il n'y en avait pas eu depuis des années, si ce n'était une décennie au dire du personnel et des médecins, et même Amalia était curieuse de savoir à quoi cela allait ressembler. De loin, elle avait observé la construction d'une estrade éphémère, la mise en place des barrières de sécurité. Elle ne savait même pas qui allait subir cette Punition, elle avait vaguement entendu parler d'une patiente Z mais n'y prêtait pas plus d'attention, bien qu'elle ne sache pas de quoi il allait retourner. A cause de ce bruit de couloir, apparemment relayé dans le Journal Clandestin qu'elle ne lisait pas, elle imaginait bien que ce ne serait pas une mise en isolement ou un nouveau patient Z, et c'était une installation trop grande pour un simple discours, sermon ou toute autre réprimande publique.

Comme tout le monde, l'effervescence en moins, l'italienne avait patienté jusqu'au coucher du soleil, heure du fameux rendez-vous dans la cour, face à cet échafaud. Elle ne portait que son uniforme blanc et c'est seulement quand elle mit un pied dehors qu'elle remarqua la fine bruine, en soi pas problématique mais suffisamment pour rendre le tissu immaculé transparent. Elle se félicita intérieurement d'avoir enfilé un haut cour noir en dessous. Elle ne fit pas demi-tour pour aller chercher une veste pour autant, tellement elle avait horreur d'avoir trois couches de vêtements sur ses épaules. En soupirant, elle décida de se diriger vers la foule qu avait commencé à se former, où elle reconnut quelques têtes. La première fut évidemment la chevelure blanche du docteur Elpida près de l'estrade. Elle se redressa davantage, revêche, et le gratifia d'un léger signe de tête, qui paraissait respectueux à première vue mais elle savait que Donatien remarquerait son sourire amusé et presque moqueur. Comme s'il ne s'était rien passé, elle s'arrêta à bonne distance de la structure sans pour autant qu'elle ne loupe quelque chose de la montée de la tristement célèbre punie. Elle eut la confirmation que c'était une patiente Z, mais qu'elle ne reconnaissait pas. En même temps, elle avait l'air d'une gamine, typiquement le genre de personne qu'Amalia méprisait. Par contre, elle fut plus surprise de la voir en compagnie d'Ange Barrabil. Depuis quand s'abaissait-il à ce genre de tache?

Elle détourna bien vite le regard quand elle aperçut une de ses anciennes proies devant la foule. Un nouveau sourire, bien plus inquiétant que le précédent, se dessina sur ses lèvres. D'un pas nonchalant, elle avança jusqu'à sa hauteur, laissant tout de même un voire deux mètres entre eux deux. Faisant semblant de n'avoir rien remarqué et sans même adresser un regard à Aeden, car c'était lui, elle remit en place les mèches humides qui collaient à son visage, profitant de la pluie pour remettre vaguement en place sa chevelure de jais. Elle ne savait pas s'il l'avait remarquée et cela lui importait peu, Ange ayant surplombé de sa haute taille la petite patiente Z pour lui échanger quelques mots, qu'Amalia n'arrivait pas à saisir puisqu'elle ne lisait pas sur les lèvres. Et ne voir que d'un seul oeil ne l'aidait pas, même en le plissant pour forcer sur sa vision. Bras croisés, elle soupira en attendant la suite.


La pire de l'institut 2017/2018
De toute façon, qui d'autre le méritait à part moi?
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Y89
Sam 28 Avr - 1:01
La Grande Punition de Loreleï HexeDante contre l'Institut7 heures du matin

J'avais repris un rythme normal, je me couchais tôt et me levais tôt, je prenais un bon petit déjeuner, je faisais beaucoup de sport pour garder mon corps en forme, aujourd'hui il ne faisait pas beau, je faisais mon sport, dans ma chambre, comme à mon habitude, gardant ma haine envers cet endroit au fond de moi, la pluie tombait doucement, de très fine gouttes s'abattaient contre ma vitre, je continuais, je suais, mais je continuais, je devais devenir plus fort si je voulais prendre cet endroit, après une petite heure je me dirigeais en direction de la fenêtre pour l'ouvrir afin de prendre un peu l'air. Ils avaient fait construire une estrade dans la cour, c'est vrai qu'il parlait d'une grande je sais pas trop quoi, des gens en parlaient dans les couloir mais je m'en suis pas vraiment occupé pour être franc, j'ai franchement autre chose à faire.


10 heures du matin

Après mon sport, comme tous les jours je vais prendre une douche bien chaude, je repensais à mon arrivée ici, tout ce qu'il s'est passé jusque là, Amalia, Swann... Aeden... Il est une des personnes les plus importantes ici pour moi, il a été au début et a bien évolué depuis notre première rencontre, je me demande ce que j'aurais fait sans lui, je serais sûrement dans les sous-sols à l'heure qu'il est, Amalia elle... Elle est spécial, elle est forte, mentalement très forte, j'ai envie de la plus la connaître, j'aimerais qu'on puisse faire la paix elle est moi... Quant à Swann, il me donne envie de le protéger du mieux que je peux, c'est dingue nan ?


12 heures

L'ambiance à la cantine était... Pesante, beaucoup tiraient une sale gueule, personne ne parlait vraiment, Aeden semblait vraiment triste ces derniers jours... D'ailleurs, maintenant que j'y pense, je ne l'avais pas vu depuis pas mal de temps... Je me demande bien ce qu'il peut se passer... Je devais enquêter

14 heures

J'avais fait des recherches et en effet, aujourd'hui était un jour spécial, une « Grande Punition », une patiente allait se faire visiblement lynché en public pour montrer l'exemple, voilà pourquoi il était triste, ça doit être une de ses amies ? Qu'importe, je devais le chercher et le trouver

17 heures

J'avais cherché Aeden partout dans l'établissement, mais pas une trace de lui, même pas dans sa chambre, je regardais par la fenêtre de la chambre d'Aeden et c'est là que je l'ai vu, devant l'estrade mise en place pour l'événement, Amalia était près de lui, je sautai par celle-ci afin d'arriver le plus vite possible, faisant par la même occasion, une entrée assez remarqué, j'avançais, l'air méchant sur le visage afin que tout le monde qui était déjà là me laisse passer, je voulais déjà crier « Qui est le fils deup qui a rendu Aeden triste ?! » mais il avait l'air bien triste et ce n'était clairement pas le moment, alors je m'approchais doucement, me mettant entre lui et Amalia, plaçant ma main sur l'épaule du petit gars et le mit contre moi

"J'sais pas ce qui te rend si triste, mais je vais tout faire pour te remonter le moral, dis moi juste quoi faire"

Je pris Amalia par la manche et la tira contre moi contre son grès.

"Et ma super amie va m'aider à te faire retrouver le sourire mon grand"
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W133
Sam 28 Avr - 17:16
Il se demanda si elle allait bien. Ce qu’elle pouvait penser. Si elle survivait à l’enfermement. S’ils la nourrissaient bien, si elle pouvait parler à des gens de temps en temps. Si elle ne se sentait pas trop seule. L’inquiétude qu’il avait tenté de repousser dans un coin de son esprit ces derniers mois ressurgissait.

Puis, au-delà de l’inquiétude, un sentiment creusa son estomac. Le garçon avait directement sentit sa présence féline. L’air c’était électrisé. Qu’est-ce qu’elle fichait là ? Elle venait profiter du spectacle ? Il prit sur lui de l’ignorer, les yeux toujours figer sur l’estrade. Mais il sentait bien qu’il était un peu plus raide, comme sur ces gardes. Il fit sortir Amalia de ces pensées, concentrant toute son attention sur Lore. Il était là pour elle. Rien d’autres ne comptait. Ni la pluie qui gouttait le long de ses cheveux, ni Amalia à côté, ni le chahut des autres patients qui s’agitaient.

Il repensa à Alexander. Il ne lui avait plus parlé depuis. Ne l’avait pratiquement jamais croisé. Il était persuadé que le garçon passait la majeure partie de son temps dans sa chambre. Il aurait fallu qu’un ami aille l’y chercher. Le force à sortir un peu. L’aide à surmonter cette épreuve. Mais Aeden n’avait pas été cet ami. Trop honteux. Il avait promis deux fois. Trahis ces promesses deux fois. Il était incapable d’aller voir Alexander. Et même s’il en avait eu le courage, il avait trop peur de la réaction que le garçon aurait pu avoir. Et là, il se tenait seul. Alors qu’il aurait dû être au côté de son ami. Qu’il aurait dû être là pour le soutenir. Il devait aller le voir. Lorsque se serait terminé. Il n’allait pas supporter qu’on puisse faire du mal à sa petite sœur. Il était temps qu’Aeden laisse son ego de côté. Qu’il soutienne le garçon. Qu’ils continuent de se battre pour aider Lore. Il lui devait bien ça.

Une main se posa sur son épaule. Dante serra le surdoué contre lui. Il se sentait comme un petit garçon qu’on essaye de consoler maladroitement. Il adressa un léger sourire à son acolyte. Depuis qu’ils avaient été punis ensemble, ils s’étaient pas mal rapprochés. Il était assez reposant à sa manière. Son impulsivité lui jouait des tours, mais d’une certaine façon, le surdoué admirait ce trait de personnalité. Ils avaient passé plusieurs après-midi à discuter, à imaginer qu’ils pouvaient faire tomber l’institut. Dante avait essayé de faire faire du sport à Aeden. Ils étaient très différents mais ils s’écoutaient. Et c’était ça qui importait. Ces derniers temps, le surdoué avait un peu négligé leur amitié, perturbé par l’annonce de la Grande Sanction. Sa présence le rassura.

"J'sais pas ce qui te rend si triste, mais je vais tout faire pour te remonter le moral, dis moi juste quoi faire"

Il leva les yeux vers Dante. C’était bien joli de parler de renverser l’institut. Mais ce n’était pas possible. Ou alors, ils mettraient en danger trop de gens. De toute manière, la surveillance était très élevée. Le périmètre était surveillé par une tonne de garde, et la sécurité était à son maximum. Ils étaient pieds et poings liés. Il restait une solution. Mais elle mettrait Lore en danger.

"Et ma super amie va m'aider à te faire retrouver le sourire mon grand"

Il avait attiré Amalia à lui. Avoir ces deux-là à proximité était pour le moins étonnant. Il dégageait tous les deux une énergie terrible. Donc ils se connaissaient. Pas de surprise qu’ils s’entendent. C’est ce qu’Amalia avait essayé de lui faire comprendre. Elle, préférait les prédateurs. Et Dante en était un. Sans aucun doute. Il lança un regard vers Lore, pour essayer de garder un rassurant contact visuel avec elle. Il n’aurait pas voulu qu’elle se sente seule. Elle n’était pas seule.

- Rien. On risquerait juste d’empirer la situation.


Il ne pouvait rien faire. Laissez les évènements se dérouler. Espérer que malgré la mise en scène, les choses ne seraient pas aussi pires qu’elles semblaient. Que Lore ne souffrirait pas trop. Qu’ils la soigneraient après, loin des yeux des autres patients. Elle était là pour l’exemple. Il espérait que dès que les patients seraient un peu impressionnés, les choses s’arrêteraient. Son regard glissa sur Amalia. Il se tut, le visage fermé. Elle n’avait pas intérêt à la ramener. Il reporta son attention sur Dante.

- Mais t’es là. Ça compte.


C’était maladroit, mais sincère. Il se sentait moins seul. Moins dépourvu au côté de son ami. Dante avait fait ce que lui-même n’avait pas accompli pour Alexander. Il était un vrai soutien. Enfin… s’il parvenait à se tenir. Et Aeden avait peur que la Grande Sanction le mette hors de lui.




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X36
Sam 28 Avr - 18:30
Nevrabriel sortit de sa chambre, nerveux, il avait son bonnet dans les mains qu'il tripota, il faisait plus, il l'effilait tant il était anxieux. L’écossais n’avait aucune envie de sortir de sa chambre en ce jour si … terrifiant.
Une punition publique … Donatien avait vraiment fait ça, une punition publique ?!

Le roux marchait, sans vraiment de conviction, vers la cours. Une cours spécialement aménagée pour ce « spectacle », rien que de voir la grande estrade donna la chair de poule à l’écossais. Il était encore temps de faire demi-tour et de s’enfermer dans sa chambre ?
Pas vraiment …

Un surveillant l'interpela alors qu'il venait à peine de rejoindre l'extérieur. Nevrabriel eut un sursaut, encore perdu dans le fait qu’il n’arrivait pas à croire que son médecin, sa secrétaire, et le reste du personnel avait organisé une telle chose.

_X36, t'es bien un des patients du médecin en chef ?

_Euh ... O-oui ?

_Tu peux rejoindre Monsieur Elpida et le personnel si tu veux.

_Euh … Ok.

Oh l'idiot, il n'aurait jamais du dire ça ! C'était un réflexe nul que lui insuffler son côté obéissant. Qu’est-ce qu’il allait faire du coté du personnel ? Comme s’il était d’accord avec ça !

Ne pouvait pas revenir sur ses dires, Nevrabriel suivit les indications du surveillant jusqu’à son médecin. Durant sa route, il avait l’impression de ressentir un faussé au sein de cet institut. Il n’avait pas été présent lorsque la forêt avait brulé. Il n’avait pas non plus été là lorsque des événements tragiques ont eut lieux, comme épargné par une bonne étoile, ou une étoile naïve. C’était la première fois en cinq ans qu’il avait été témoin de ce genre de scénario.
Pourquoi ?

Lorsque Nevrabriel se retrouva avec le reste du personnel, il observa les chaises qui avaient été placé là, comme si c’était un spectacle.
Un spectacle de mauvais goût.
Nevrabriel se retrouva à côté de Donatien. Pourquoi à côté ?
Apparemment les places près de lui étaient pour accueillir ses patients. L’écossais savait qu’il a toujours aimé être entouré de ses protégés. Surtout Adèlys. Espérons qu’elle fut plus intelligente que le roux et avait refusé de quitter sa chambre.
Juste derrière,  l'ombre qui devait toujours le suivre, mademoiselle Dessanges. Il y avait également d'autres médecins et membres du personnel que Nevrabriel ne connaissais que de vu. Parmi tout ce monde, il se sentait bien seul. Il aurait dû aller avec les autres patients. Mais l'écossais ne passait pas inaperçu et Donatien l'aurait vu de loin. Aurait-il apprécié que ses patients le laissent pour d'autres ? Certainement pas. Et ce n'était pas le moment de jouer avec les foudres du médecin en chef.

Mais bien plus que le visage en deuil près d'un Donatien impassible, la présence du docteur Barrabil près de cette jeune fille. Astrid et Lucy lui avait fait des éloges, mademoiselle Dessanges des misères. C'était certainement la première fois que l'écossais  le voyait de si près et le fait que ce soit lui qui punisse une petite fille ne l’aidait aucunement à l’apprécier.

Puis, Nevrabriel porta ses yeux à la victime aux vêtements délavés. Il était certain de l'avoir déjà vu, de loin. Mais sa mémoire n'était pas à prendre au sérieux à cause de sa maladie. Mais plus que ça, sa taille minuscule et son visage si rond et attendrissant lui rappelait sa petite soeur, tel qu'il l'avait quitté il y a longtemps.

Non Nev ! Reprend toi ! Ce n'est pas ta sœur …

Mais tant bien même, c'était une enfant !

Allez rassure toi, ça ne sera pas si horrible, sinon mademoiselle Dessanges ne serait pas présente. Ils vont juste faire peur à tout le monde mais c’est tout …

Malgré tout, son coeur se serra alors qu'il pouvait voir tout les patients se rassembler de l'autre côté de l'estrade. Il était sur les devant de la scène. À seulement quelques pas de la victime et son bourreau. Il serra le poing sur sa chaise.
C’était dégelasse …

Nevrabriel se tourna, voulant dire à Donatien que cette punition publique n'était pas nécessaire, que tout allait bien à l'Institut et que le mieux serait juste faire une annonce sans humiliation public.
Mais ce n'était pas du tout le moment en vu du visage froid et vide de son médecin.
Alors que ce dernier croisa le regard bicolore de son patient, Nevrabriel les détourna, réprimant un frisson glacé.
Ce n’était clairement pas le moment de le contrarier.

Bon ...  Courage : 0

Mais en cet instant, est-ce que quelqu'un aurait pu raisonner ce genre d'homme ?


Le plus gentil 2017/2018

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X111
Sam 28 Avr - 21:22
Cela faisait plusieurs semaines qu’Alexander était resté enfermé dans sa chambre. Enfin, à part ses sorties au réfectoire pour ne pas se laisser mourir de faim qu’il écourtait au maximum depuis sa drôle de rencontre avec cette fille…
Ce matin-là, il avait été réveillé par le bruit que faisait le personnel qui montait l’estrade qui lui rappela que c’était le jour J. Toute la journée, il hésita sur la marche à suivre. Devait-il y aller ? Il avait besoin de voir sa sœur mais il ne supporterait pas de la voir se faire humilier en public. Elle aurait besoin de savoir qu’il était là pour elle, certainement, mais serait-il se montrer suffisamment fort pour ne pas faire du pire que mieux ? Que penserai-t-elle, maintenant qu’elle l’avait vu faible ? Et Aeden ? Qu’allait-il faire lui ? Il passa la journée à se torturer de questions auxquelles il n’avait pas de réponse. Cap comme le Génie souffraient chacun dans leur coin, incapable de supporter la détresse de l’autre. Il mangea en silence sous les regards lourds des patients qui connaissaient son lien de parenté avec Lore avant de remonter s’isoler dans sa chambre. Et finalement, le soir arriva sans qu’il n’ait pris de décision.
Ce fut l’Institut qui décida pour lui. Sa médecin, le docteur Hawthorne, passa dans sa chambre pour lui rappeler qu’officiellement, il s’était égaré dans la forêt brûlée et s’était laissé surprendre par la tempête de neige mais qu’il n’en était pas moins coupable. Que si l’Institut avait préféré taire leur complicité dans l’évasion de la patiente Z01, c’était parce qu’il ne voulait pas en faire des martyres ou des héros. Son absence lors de la Grande Sanction ne serait pas tolérée. Il descendit donc, seul, la mort dans l’âme et le ventre en vrac.
Lorsqu’il arriva, une certaine foule s’était déjà formée devant l’estrade. Il marqua une hésitation et sa gorge se noua de plus belle lorsqu’il avisa sa sœur face au docteur Barrabil. Armé. Il inspira un grand coup pour se donner du courage avant de s’avancer, jouant des coudes pour arriver au premier rang même si certains, le reconnaissant, s’effaçaient d’office pour le laisser passer sans qu’il ne le remarque, toute son âme tendue vers sa sœur.
Pendant que Cap progressait vers l’estrade, le Génie inspectait leur vision périphérique. Et il remarqua la présence d’Aeden entre Dante et une autre fille, Amalia s’il ne se trompait pas, et s’interrogea brièvement. Qu’est-ce qu’un garçon comme Aeden faisait avec deux personnes avec des réputations aussi désastreuses ? Enfin, après, la réputation… Il détourna son attention de cet élément. Ce n’était pas son problème au fond. Du moins, c’était ce qu’il essayait de se faire croire. Parce que voir Aeden, son seul ami, en présence d’autres personnes avec lesquelles il avait l’air de bien s’entendre lui faisait de la peine. Dire que le précoce avait préféré l’éviter depuis cette fameuse coupure de courant et que pendant ce temps, il faisait ami-ami avec d’autres gens. Il aurait dû continuer à rester seul. Etre solitaire, être froid, ne pas lier de lien… Ca évitait ces désagréments. Alors il valait mieux que ça se passe comme ça. Aeden avait été son premier ami et il devait être le dernier.
Ce fut sur ces considérations qu’il arriva le ventre collé aux barrières de sécurité et qu’il s’arrêta, sous le regard méfiant et menaçant des vigiles. Cap continuait à fixer intensément sa sœur, l’exhortant mentalement à se tourner vers lui.
Allez Lore, regarde-moi. Regarde-moi p’tit Caïd. On s’en fout de cet horrible médecin et de son pistolet. Je suis là, tu es là, c’est le plus important.
Et soudain, il réalisa une chose. Il aurait préféré être puni lui aussi. Il aurait préféré être sur cet échafaud, sur ce putain d’assemblage de planches à la con, et être à côté de sa sœur que de devoir rester simple spectateur. Impuissant et néanmoins coupable. Le Génie pensait sincèrement que c’était une bonne chose que l’Institut ne les ai pas punis. Mais pour Cap, il avait été encore bien plus cruel que ça. Car quelle punition pouvait être plus terrible que de voir sa sœur subir la foudre et l’ire d’un établissement aussi abominable toute seule alors qu’elle n’était pas la principale coupable ? Son cœur se serra et les larmes lui montèrent aux yeux. Pourtant, lorsqu’elle croisa enfin son regard, il se força à sourire. Un sourire triste, mais empreint de tout l’amour qu’il pouvait lui porter.
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Z 01
Sam 28 Avr - 22:21
La diva se faisait attendre.
Loreleï avait vu cette Drama Queen de docteur arriver avec le grand patron et sa secrétaire. Elle avait vu l'arme dans sa main. Le poing serré, le dos droit, elle n'avait pas quitté le trio des yeux. Elle ne pensait plus à rien, sa tête était vide. Tout n'était que sensations désormais. Sa main la brûlait, comme si un cercle de feu embrasait son épiderme. Ce n'était pas douloureux, ça ne faisait pas mal, mais l'empreinte de la cicatrice ravivait un douloureux souvenir. Et puis il y avait ce brasier dans son ventre. Loreleï ne savait pas si c'était de la peur ou de l'excitation. Il y avait de l'impatience, il y avait de l'angoisse, il y avait la volonté de bien faire.
Elle déglutit si fort qu'on entendit sûrement sa salive descendre dans sa trachée. Elle ne quittait pas des yeux son bourreau : peut-être qu'il se déroberait si elle le lâchait. C'était une façon d'avoir le contrôle sur la situation, peut-être.
N'empêche qu'elle avait le regard dur Lore. Elle ne laissait pas voir de l'effroi. Pas tout de suite. Le flingue réveillait beaucoup trop de mauvaises sensations et Barabouboules roulait des mécanique avec assurance, c'était flippant. Mais il ne fallait pas le montrer. Il ne fallait pas.
Elle s'essuya le front, trempé par la pluie. Elle essuya aussi ses verres de lunettes avec le bas de son t-shirt afin d'y voir plus clair. Sa vision recommença à se brouiller.

« C'est parfait, reste comme ça. Tout le monde pourra voir à quel point tu es pathétique, maintenant. »

Il souriait mais Loreleï ne démordra pas. Ne pas montrer sa peur, ne pas la montrer.
Elle jeta un regard circulaire autour d'elle. Aeden était là. Il était entouré d'un type bien baraqué et d'une nana plus famélique. Drôle de trio. Mais ainsi Aeden avait d'autres amis qu'elle et Alex ... ? Elle afficha une mine triste mais, pour éviter de le montrer, porta ses yeux ailleurs. Elle vit alors son frère, collé contre les grilles. Pour la première fois, il n'y avait pas de malice sur leur visage. Ils se confrontaient avec sérieux et complicité. Elle, elle ne lui souriait pas. Elle continuait à garder ce visage étonnement mature. Elle puisa la force nécessaire dans ses yeux, puis reporta son attention sur la starlette. Il agitait nonchalamment le pistolet. Mec, t'étais conscient d'avoir dans les mains quelque chose qui pouvait tuer ?
Loreleï blêmit en le voyant comme ça.

« Au moindre mouvement suspect, je n'hésiterai pas. »

C'était plus fort qu'elle, il fallait qu'elle réagisse.
Immobile, ses yeux ancrés dans ceux du médecin, elle était solidement enracinée à l'estrade.

« Définissez un mouvement suspect docteur, je n'ai pas reçu la liste et je ne voudrais pas vous froisser. »


Elle faillit évoquer sa main blessée, là où il l'avait eu à leur dernière rencontre mais se ravisa. Peut-être que cela titillerait un peu trop l'homme. Elle n'avait que les piques, alors, sur ses gardes, elle répliqua un haussant un peu la voix. Elle ne savait pas si tout le monde l'entendrait, mais elle essaya quand même.

« Faites attention avec ça, on ne sait jamais, vous pourriez blesser quelqu'un. »

Elle parlait de l'arme, bien sûr. Elle n'avait pas dit non plus qui serait blessé. Elle savait juste que le boss Elpida n'était pas fan des morts.
Par contre si son Altesse Ange approchait, elle s’effondrerait de trouille. Elle n'en paraissait pas, campée ainsi sur ses jambes, mais oui, elle était terrorisée.




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W100
Dim 29 Avr - 2:41

La Grande Sanctionfeat. Hum hum 


La journée avait été douce, je pouvais me promener à ma guise, les charmants nuages me gardant du soleil. Avec un temps, comme celui-ci j’étais persuadé que ma journée serait bonne. Je n'avais pas prévu de rencontre avec Nev aujourd’hui et je n’avais aucun rendez-vous en salle de soins. Malheureusement mon espoir d’une journée gaie avait été rapidement disparue quand je sortis de ma chambre. Les autres patients de l’aile semblaient fébriles, angoissés? Ce n’est qu’après avoir écouté beaucoup de conversation ici et là que j’en appris la raison. Aujourd’hui il y aurait une grande sanction. J’avais déjà lut ses deux mots dans la fiche des règlements, mais je ne comprenais pas vraiment ce qu’il signifiait. Je n’avais jamais eu de problème de discipline dans cet établissement, j’ignorais même à quoi pouvait ressembler une simple punition, alors une grande sanction c’était le néant.
Peu après le repas du soir, l’atmosphère devint clairement bien plus pesante, ne voulant pas me cloîtrer dans la chambre je me décidais à aller marcher. Je passais devant des travailleurs montants une sorte de scène avec estrade dans la cour. Était-ce relié à cette sanction?
Je préférais m’en éloigner, je m’y rendrais bien entendue comme la majorité voire de quoi il en retournait, mais pour l’instant il me restait du temps. Et je voulais voir si je pouvais trouver quelqu’un d'apte à m’expliquer « l’évènement » de ce soir.
Était-ce normal de punir une personne ainsi en public? Pourquoi de tels moyens pour une punition, c’était un peu glauque non? Non, c’était carrément étrange. Marchant et réfléchissant ainsi sous la pluie un peu au hasard je me retrouvais finalement proche du bâtiment dans le lointain. Constatant le tissu humide qui me collait sur la peau, j’allais faire demi-tour. Mais j’aperçut sous un parapluie un visage familier. Mademoiselle Astrid! Je la rejoins rapidement à trottinant sur le sol humide.

Bonsoir mademoiselle Astrid… je sais que je n’ai rien à faire ici, je rentrais justement vers l’institut, il paraît que l’on doit se présenter pour assister à…

Mettre cela en mots me rendait la chose encore plus étrange, je comptais donc sur sa compréhension et ne terminais pas.

Elle m’invita à la rejoindre sous son parapluie ce que j’acceptais sans me faire prier. Cela me permettrait de ne pas m’y rendre seule.
À notre arrivée il y avait déjà plusieurs personnes d’arrivées, plusieurs patients d’un côté puis des membres du personnel de l’autre. J’avalais difficilement, au-devant de la scène se tenait une jeune fille. C’était elle qui allait recevoir une punition? Elle semblait toute fragile et délicate, sa place n’était décidément pas là… En observant mieux, j’aperçus l’homme se tenant face à elle. Je pris automatiquement la main de la jeune secrétaire. Je calmais ma respiration montant à ses côtés sur l’estrade. Tout se passerait bien, ce médecin était une bonne personne, il m’avait grandement aidé.
J’aperçu finalement au côté du Docteur Elpida, Nev. J’étais heureuse qu’il soit là, je me serais sentie bien étrange seule de ce côté.

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Dim 29 Avr - 10:09
La petite Loreleï ne tarda pas à arriver, encadrée de deux hommes aux mines sérieuses et sombres. Elle les dévisagea et eut un léger sourire à l'attention d'Agnès. Elle s'efforça de lui rendre même si le coeur n'y était pas. Mais elle ne pouvait que saluer le courage de la petite. Malgré tous les malheurs qui lui tombaient dessus, elle parvenait encore à sourire. Un sourire pâle mais indéniable. Agnès souriait aussi, sans s'en rendre compte. Mais c'était un masque, une grimace plaquée sur son visage par l'habitude. Il n'avait rien de sincère et ce n'était pas difficile de le remarquer, pour peu qu'on y prête attention. Cependant elle n'eut pas le courage de regarder Barrabil s'approcher de la patiente Zéro, l'arme au clair. Elle détourna le regard et observa la foule qui commençait à se constituer.

Tous ces visages, tellement sérieux, tellement sombres ! Elle aurait définitivement préféré que cette estrade soit pour un concert. Et elle se tenait dessus, aux côtés de bourreaux. Qu'allaient penser tous ses chers enfants ? Comment leur faire comprendre qu'elle était comme eux, une spectatrice involontaire d'une horreur qui allait se produire contre son gré ? Elle aperçut Aeden dans la foule et se rappela douloureusement de ses sous-entendus quant à sa complicité dans l'évasion... et ses accusations de laisser faire des injustices. Elle avait pourtant fait tout ce qu'elle pouvait. Elle avait pris des risques elle aussi, pas aussi importants que lui, mais elle avait fait tout ce qui était dans son pouvoir. Et si elle avait réussi à adoucir un peu ses conditions de détention - car c'était bien de ça dont il s'agissait - elle était restée totalement impuissante concernant la grande sanction.

Puis elle vit une chevelure bleue dépasser derrière lui. Hyppolite ? Leurs regards se croisèrent et le sien s'illumina un peu. Elle était contente de le voir. Elle avait besoin d'un soutien, d'avoir quelqu'un qu'elle appréciait à ses côtés en ce moment. Il ne vint pas jusqu'à elle, ce qui la déçut un peu, mais elle se raccrocha à l'idée qu'il était là et que c'était déjà bien. Vu le personnage, il aurait pu être en train de dormir sur un appui de fenêtre quelque part. Elle lui rendit son signe de la main en soupirant un peu en le voyant l'appareil photo dégainé. Elle le lui désigna discrètement avec un regard désapprobateur. Ce n'était vraiment pas le moment.

Elle fut aussi un peu contrariée de voir Dante s'approcher d'Aeden. Elle avait espéré que ces deux là ne traînent plus ensemble. Mais pour l'heure il y avait plus important et elle ne pouvait pas tout contrôler non plus. Même si elle l'aurait bien voulu, elle ne pouvait pas choisir les fréquentation des patients à leur place.

 Et soudain, elle se fit la réflexion qu'il y allait avoir une autre personne dans le public dont elle ne voulait pas croiser le regard. Loreleï Hexe avait un frère sur l'île. Alexander non ? C'était abominable. Comment pouvait'on pousser le vice jusqu'à torturer une gamine sous les yeux de son frère ? Non elle ne voulait pas le voir. Autrement elle allait se mettre à pleurer. 

Elle se reprit difficilement lorsque Nevrabriel monta sur le podium pour rejoindre Donatien. Elle se déplaça discrètement pour arriver à ses côtés et posa une main sur son épaule.

- Je sais bien que les patients de monsieur Elpida sont invités à monter sur l'estrade mais tu aurais probablement été mieux avec tes camarades Nevrabriel.
Lui glissa-t-elle à l'oreille alors qu'il fixait la pauvre Loreleï.


Ses doigts se serrèrent autour de son épaule. Elle-même  aurait préféré pouvoir en descendre. Pouvoir pour une fois envoyer bouler son patron et lui dire qu'elle n'était pas son animal domestique mais... en aurait-elle un jour le courage ?



Ca fait toujours plaisir de voir ses efforts récompensés !

L'employée du mois 2017/2018
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Y66
Dim 29 Avr - 20:21
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des gens
La Grande Sanction
Tranquillement, comme si rien n'était grave, Amalia avait continué à observer les arrivées. Un rouquin était directement allé vers le médecin en chef, il devait avoir le malheur d'être un de ses patients. D'ailleurs, une jeune femme brune paraissait vouloir le raisonner. Elle était proche de Donatien aussi, sûrement sa secrétaire. Un autre garçon avait lui aussi fait son entrée, ponctuée par des chuchotements mi-étonnés, mi-impressionnés. Elle haussa un sourcil : qui était-il et qu'avait-il fait? Puis elle le vit chercher avidement le regard de la futur sanctionnée, ce qui lui permit de voir leur ressemblance. Frère et soeur donc, ce qui pouvait expliquer son air de chien battu. Ce qui lui plaisait le plus, c'était la raideur d'Aeden qui s'était encore accentuée à son approche. Elle cacha un sourire en coin moqueur et reporta son attention sur le duo formé par la patiente Z et le docteur Barrabil. Depuis qu'il était venu la voir, ils ne s'étaient jamais recroisés et elle ne savait pas si elle devait s'en réjouir ou non, ni comment elle le considérait. Peut-être que cette Sanction lui permettrait de répondre à cette question.

-J'sais pas ce qui te rend si triste, mais je vais tout faire pour te remonter le moral, dis-moi juste quoi faire.

La brune tourna la tête vers la voix à sa droite, qu'elle avait évidemment reconnue comme celle de Dante. Depuis quand connaissait-il Aeden et quel intérêt lui trouvait-il pour être amical? Ses bras se hérissèrent sous son uniforme, pas par jalousie non mais c'était un réflexe quand elle était en présence de l'autre italien,malgré les explications qu'ils avaient eu à sa sortie d'isolement. Elle se força à inspirer profondément et retenir sa respiration pendant quelques secondes pour se calmer. Son regard unilatéral balayait rapidement la foule qui s'était bien constituée, notamment de patients qu'elle n'avait jamais vu. Pas très intéressants donc ce n'était pas une grande perte. Son observation subit un arrêt forcé quand elle se sentit entraînée à sa droite : on avait tiré la veste de son uniforme et s'était retrouvée collée contre un torse la surplombant d'au moins deux têtes. Par réflexe, elle avait agrippée l'épaule de Dante (il n'y avait que lui pour faire cela) au cas où elle perdrait l'équilibre.

-Et ma super amie va m'aider à te faire retrouver le sourire mon grand.

Amalia le foudroya du regard et se dégagea sèchement. Elle n'aiderait personne, et certainement pas lui ou son ancien jouet. En parlant de lui, elle sentit son regard réprobateur et, en guise de réponse, tourna son oeil gris vers lui. Elle avait perçu son avertissement, mais rien de bien crédible et elle le lui fit comprendre avec un haussement de sourcil, avant de détourner ostensiblement le regard d'un objet aussi inintéressant.

-Rien. On risquerait juste d’empirer la situation. Mais t’es là. Ça compte.


Elle leva les yeux au ciel. Tellement niais. Heureusement, il y avait du mouvement sur l'estrade sur lequel se focaliser. Ange avait montré son arme, parfaitement maître de lui-même. Elle n'avait pas entendu les mots qu'il lui avait dit, mais au vu du personnage face à lui, elle se doutait qu'elle en aurait bientôt connaissance.

-Définissez un mouvement suspect docteur, je n'ai pas reçu la liste et je ne voudrais pas vous froisser.  Faites attention avec ça, on ne sait jamais, vous pourriez blesser quelqu'un, rajouta-t-elle après un silence.

Silence qui en disait long sur son était d'esprit : elle faisait la fière mais la proximité avec l'arme à feu ne la rassurait pas du tout, encore un peu plus proche et c'est limite si elle ne tomberait pas dans les pommes. Ridicule. Un léger rire moqueur secoua les épaules d'Amalia, qui lança ensuite un regard vers Aeden. Elle avait compris qu'il connaissait la gamine et n'était pas disposée à le laisser tranquille, même en présence de son ami Dante.

-Vous savez ce qu'elle a fait pour mériter une Grande Sanction?


Elle insista lourdement sur le "mériter", après tout, qu'importe les conséquences ce serait forcément la faute de la patiente Z. Sûrement un excès de rébellion pour devoir subir pareille punition.


La pire de l'institut 2017/2018
De toute façon, qui d'autre le méritait à part moi?
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Secrétaire de Ange
Dim 29 Avr - 23:07
UN EFFROYABLE SPECTACLE

"Rester ou partir, se battre ou s'enfuir, seul ton coeur te montrera le chemin à suivre."

Depuis son réveil, quelque chose n'allait pas.

Il y avait des matins comme ça, où Astrid se réveillait avec une boule dans le ventre, une certaine envie de vomir, un poids dans le coeur. Comme un mauvais pressentiment.
Avec le temps, elle avait forcément apprise à faire avec; à toujours faire paraître, se donner un air calme, serein, prêt à tout. Mais quelque chose n'allait pas aujourd'hui. Cette sensation ne lui était pas revenue depuis des années maintenant, et elle ne pensait pas devoir la gérer de nouveau un jour. Au fond d'elle, elle était persuadée d'être passée aux dessus de ses peurs, du moins celles-ci. De ne plus avoir à hésiter avant de se lever le matin.
Alors pourquoi ? Etait-elle tombée malade ? Etait-ce la pluie constante, le ciel gris, ou bien l’événement d'aujourd'hui qui l'a mettait dans cet état ?

Cela ne semblait pas logique en elle. On lui avait bien évidemment parlé de se rendez-vous dés que la nouvelle fut déclarée; une sanction aura lieu dans la cour centrale de l'Institut, et c'est le docteur Barrabil, ou Ange, qui en sera le principal décisionnaire. Elle n'arrivait pas vraiment à saisir le pourquoi du comment mais avais hochée la tête docilement; en tant que secrétaire du médecin concerné, de toute manière, elle se devait d'y être.
Mais ce matin, c'était comme si ces questions qu'elle avait chassée de sa tête comme on le ferait pour des idées noires, lui revenaient profondément en mémoire et l'a hantaient. Dans un Institut, principalement peuplé d'ados, il était sûrement normal que d'administrer des sanctions lorsque cela s'avérait nécessaire. Mais pourquoi le faire en public ? Quelle était la démarche derrière tout ça ?

A part l'humiliation ?

Non. A chaque fois que cette pensée lui venait, le visage d'Astrid se crispait, comme une vérité qu'elle n'arrivait pas à admettre au plus profond de son âme. Un établissement beau, un personnel chaleureux et des patients adorables...Là était sa vision de son lieu de travail, du lieu où elle s'était séparée de sa famille et son pays natal pour y vivre, depuis maintenant quelques mois. Depuis juste quelques mois. Ce lieu était là pour que des personnes comme Katerina, Lucy et Nev puissent guérir. Pour que des gens comme elle, Ange, Agnès et Hyppolite, puissent gagner leur vie. Rien de plus. Il n'y avait rien à voir de plus, rien caché là dessous.

Au fond, elle savait qu'elle avait prit confiance trop tôt, qu'elle n'était pas à l'abri de n'importe quelle désillusion. Au fond elle le savait, mais elle ne voulait pas le voir.

***

Astrid se regarde dans le miroir, perchant bien haut sur son crâne sa chevelure blonde et l'attachant d'un ruban sobre. Elle ne s'était pas apprêtée trop à l'avance, ce qui pourtant lui aurait mieux ressemblé. Aujourd'hui, elle n'était juste pas elle-même; son visage était pâle et son regard vide, résultat d'une journée de lutte à brider ses émotions. Elle voulait se débarrasser de cette soirée le plus vite possible et passer au lendemain, mais elle ne savait pas à quoi s'attendre. Tout en prenant son sac et en y rangeant de quoi prendre des notes, elle se rassurait intérieurement, se disant qu'elle surenchérissait comme elle le faisait trop souvent. Elle était trop émotionnelle, sûrement trop jeune, pour devoir jouer l'adulte observateur et hautin devant quelqu'un se faisant brimer.

Tout en emmenant avec elle un parapluie noir, elle marche la tête vide jusqu'au bâtiment principal de l'établissement, se concentrant sur le bruit de la pluie, comme pour tenter de stopper ses songes.
La vue de Lucy au loin et ses longs cheveux d'argent, se fit comme un rayon de soleil sous la bruine.

"Bonsoir mademoiselle Astrid…"


La concernée lève doucement les yeux avant de remarquer la demoiselle, trempée et les vêtements collants sur sa peau. Encore une fois, Lucy s'exposait dehors alors que la météo était à risque. Nevrabriel serait sûrement mort d’inquiétude si elle tombait malade, et Astrid n'en démordrait pas également.

"Lucy, qu'est-ce que tu fais sous la pluie ? Approche donc !" lui lança vivement la jeune femme tout en saisissant le bras de la patiente et en la tirant doucement jusque sous son parapluie.


"Je sais que je n’ai rien à faire ici, je rentrais justement vers l’institut, il paraît que l’on doit se présenter pour assister à…"


La deux jeunes femmes baissèrent les yeux. Un léger silence s'installa, où régnait à la fois compréhension et amertume. Mais Onyx finit par redresser la tête, regardant au loin.

"La sanction, oui. Nous devrions nous dépêcher avant d'arriver en retard." répondit-elle d'un ton neutre, presque monotone.


Aussitôt, elle prit l'initiative de prendre la main de Lucy, tout en serrant ses doigts entre les siens. Elle voulait réfugier ses doutes dans la chaleur de son amie, histoire de la rassurer. Histoire de se rassurer elle même également, et de pouvoir arriver droite et digne sur l'estrade comme son patron l'attendrait d'elle. Histoire de pouvoir assumer ce qu'elle risque de voir Ange faire devant ses yeux.
Durant toute la marche, son regard était vague, ailleurs. Elle ne voulait pas laisser voir à Lucy le mal qui la rongeait depuis ce matin.
Après tout, elle se faisait des idées, se rendait malade pour rien, comme elle le fait trop souvent. Tout allait bien se passer; c'est juste un enfant qui va se faire gronder, pour l'exemple, devant ses camarades. Ce sera peu agréable à voir mais cela fait partie de la vie.

Mais elle avait beau le nier, tout en elle semblait la mettre en garde.


***

Les deux femmes arrivent vers la cour, commençant à se remplir peu à peu de nouvelles silhouettes sur l'herbe humide. Astrid ne reconnaissait pas les visages; elle se contentait d’avancer, le visage pâle à faire peur. Son estomac faisait toujours aussi mal, propageant une sensation de nausée dans tout son corps qu'elle s'efforçait d'ignorer.
Alors qu'elle avait lâchée la main de Lucy, celle-ci l'a reprit vivement au moment de monter sur l'estrade; Astrid ne put s'empêcher de tourner le visage vers elle, serrant fortement sa main tout en lui envoyant un regard doux, se voulant des vertues rassurantes auxquelles elle-même ne croyait pas. Tout en montant, elle remarque alors les installation de sécurité et les gardes qui les entouraient. Il y en avait énormément, beaucoup trop, et cela n'aidait pas à rassurer la jeune femme qui, tout en observant, pliait chacun de ses doigts tout en se mordant la lèvre. Ce n'était pas comme elle l'imaginait, non. C'est pire, beaucoup trop pire, et les fondations intérieures qu'elle s'était forcée à bâtir commençaient à flancher. Quelque chose n'était clairement pas normal ici.

Elle remarque tout de suite la silhouette stricte et longiligne de son supérieur, avant de poser son regard sur la jeune fille d'en face. Une enfant à lunette dont l'expression était brisée; cela se voyait d'ici, ce à quel point elle se faisait violence pour se donner du courage. Certaines personnes étaient proches de la grille, lui faisaient des signes...Mais les yeux d'Astrid étaient retournés vers Ange, bloqués sur lui.
Ce mauvais pressentiment persistait en elle sans qu'elle ne sache pourquoi. Avec tout cela, elle ne vit même pas qu'Agnès et Nev n'étaient pas loin de là, ainsi que le fameux et souvent nommé Docteur Elpida, l'homme étant en charge de ses deux précieux amis et très certainement de cette mise en scène. C'est uniquement lorsque sa collègue passa devant elle qu'Onyx la rermarqua; elle était partie dire quelque chose à l'écossais qui semblait très anxieux.
Nevrabriel... son coeur se serre lorsque ses yeux le reconnaissent au loin, aux côtés de son médecin. Maintenant, le fait de visualiser lui et Lucy en avant-ligne lui faisait irrémédiablement du mal. D'ailleurs, ce sentiment de mal-être s’amplifiait en elle sans qu'elle ne puisse l'empêcher; elle n'était pas prompt à aller saluer qui que ce soit, même les personnes qui lui faisaient profondément du bien. Elle ne savait pas comment se débarrasser de ces émotions gênantes qu'elle n'arrivait toujours pas à identifier, qu'elle mettait toujours sur le dos du "mauvais pressentiment" ou du stress à l'idée de devoir assister à un tel événement. Alors son regard vogue nerveusement autour; dans la foule dans face, elle voit des cheveux bleus forts atypiques qui lui rappellent sans aucun doute son collègue Hyppolite et son sourire en coin. Dans sa routine habituelle, le voir lui aurait toujours décrochée un sourire, mais pourtant...Ce jour là, son regard s'arrêta sur lui juste avec amertume avant d'aller voyager ailleurs, avec détresse.

"Au moindre mouvement suspect, je n'hésiterai pas."


Ces paroles réveillent violemment Onyx. Ses yeux sont attirés avec la force d'un aimant sur la scène, et sa vision la figea d'effroi.

Il avait une arme à feu.

Il avait une arme à feu, c'était réel. Il la montrait calmement du doigt, son ton n'avait pas changé; à la même fréquence que toutes les fois ou il lui avait parlé jusqu'à présent. Au bureau, lorsqu'ils discutaient autour d'un café, ou qu'ils échangeaient brièvement lors d'une consultation. Toujours sa voix calme, semblant absolument tout contrôler. Et pourtant.

Ange, le Docteur Barrabil, menaçait une gamine, avec une putain d'arme à feu, et ce sans que cela ne choque personne.

Onyx tourne violemment, machinalement la tête vers le docteur Elpida. Il observait sans bouger d'un cil; rien ne lui surprenait, tout semblait aller selon sa volonté, et pourtant. Ce n'était que lui qui avait pu accepter qu'Ange est un tel objet en sa possession. Et même si ce n'était pas le cas...Non, ça ne pouvait pas ne pas être le cas, ce n'était pas le genre d'Ange ! Ce n'était pas le médecin qu'elle connaissait, qu'elle visualisait en son estime, non ! Ces directives n'ont pues que lui être soumises, ça ne pouvait pas être autrement !
Le Docteur Elpida ne devrait même pas consentir à ce genre d'actes.

"Définissez un mouvement suspect docteur, je n'ai pas reçu la liste et je ne voudrais pas vous froisser." Répondit la punie. Elle haussa d'avantage la voix avant de rajouter ; "Faites attention avec ça, on ne sait jamais, vous pourriez blesser quelqu'un."


Astrid prend de profonde respiration alors que sa peau se fait de plus en plus pâle. Son regard se repose doucement sur l'estrade mais elle a peur. Elle ne sait absolument pas quoi faire, ce qui est en train de se passer. Elle ne pouvait juste pas quitter Ange des yeux.
Elle savait qu'il n'allait rien faire. Oui, elle avait confiance, tout cela était le résultat d'une calculation grossière et macabre venue par les gens d'au dessus. Mais ses pensées s'arrêtaient là. Pour le moment, elle n'avait juste pas la force de faire face au monde qui était en train de s'écrouler autour d'elle, rien que l'espace d'une soirée.

Elle ne se contentait que de regarder Ange, les yeux aussi vides que ceux d'une poupée.




Spoiler:

Meilleur ship 2 2017/2018
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Lun 30 Avr - 0:07

La grande sanctionfeat.  

Je me rassurais du mieux que je le pouvais, Nev était là, Monsieur Barrabil serait apte à gérer la situation, tout se passerait bien. Aussi bien qu’un lynchage public pouvait l’être… pourquoi étais-je ici? Pourquoi était-elle là? Je fixais mon regard sur mon médecin et sur mon ami, une dame semblait lui parler. De quoi? Je ne pouvais pas le deviner, il y avait trop d’informations à ingérer, trop de monde pour mon regard. J’entendais en bourdonnement la voix du docteur Barrabil. La tension d’Astrid à mes côtés sembla s’accentuer. Elle aussi avait regardé en direction de Monsieur Elpida, mais avec un air bien différent du mien… À son visage j’avais peur qu’elle ne fasse un malaise, sa peau étant devenue aussi pâle que la mienne.

C’est seulement quand j’aperçue un éclat métallisé dans la main du Docteur Barrabil que je compris l’expression de mon amie. C’était pour de faux n’est-ce pas? Oui, bien entendu une simple technique de… Enfin je ne savais… Que voulions-nous accomplir ainsi armé. Je me rappelais la douceur et la gentillesse du Docteur à mon égard, comment pouvait-il avoir cet objet en main et rester naturel…

Mademoiselle Lavoir à mes côtés semblait statufiée. Son regard creux survolant la scène. J’hésitais à tirer doucement Astrid pour qu'elle s’assoie près de Nev, au regard qu’elle avait porté vers notre médecin j’avais peur que cela n’aide pas. Mais il était trop tard pour repartir maintenant. M’efforçant d’ignorer ce qui se passait sur la « scène » je cherchais une solution. Je pouvais toujours demander au Docteur Elpida de quitter avec Astrid… Non, se serait faire preuve d’irrespect, il ne le tolérerait pas. Tout en réfléchissant je caressais machinalement la main qui reposait dans la mienne. D’ailleurs devais-je allez le saluer?

Je elachais la main de la jeune secrétaire pour poser la mienne sur son avant-bras et la deuxième au creux de son dos, je tentais de la pousser tout doucement en direction des chaises. Puis une phrase que je ne croyais qu’à moitié sortie de ma bouche.

Il faut vous asseoir mademoiselle Astrid… Tout va bien aller.

Comme ancrée dans le sol, les jambes de la jeune femme refusèrent de bouger. Que pouvais-je y faire? Je n’allais tout de même pas la planter là! Je laissais tomber l’idée de la mener aux chaises. Je passais et repassais ma main dans son dos, sans doute de manière bien trop machinale, elle l’avait fait pour moi, elle m’avait sauvé. Il ne me serait pas permis de la tirer loin d’ici, je ne le pourrais sans doute même pas. Que faire...que faire?

Je devais rester concentrer sur des choses simples, la petite fille Si triste, le docteur, je ne devais pas les regarder, flatter le dos, rester debout, essayé d’avoir l’aire rassurante.
Ne pas penser, le résultat serait …horrible,
rester ailleurs,
se concentrer
sur mademoiselle Astrid,
sur les couleurs de Nev…
Respirer doucement,
Ne pas s’imaginer des scénarios horribles,
ce revolver était un faux,
ces regards angoissés n’existaient pas.
Je me sentais horrible, j’essayais d’éviter cette situation, si je me répétais que ce n’était rien je pourrais peut-être garder mon calme, aider mon amie, oublier cette petite fille.

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Lun 30 Avr - 0:50
ft. tout le monde
petite phrase stylée ou pas


Adèlys en avait assez de cet Institut de malheur, qui ne faisait que causer du tort à ses résidents. Elle en avait assez qu'il ne faisait plus de mal que de bien, comme il l'affirmait dans leur brochure de malheur. Sa mère avait été assez naïve et désespérée pour croire un torchon pareil, et buvait les paroles de ces hypocrites.

Et elle allait assister à un spectacle. L'Institut se donnait en spectacle. Plus précisément, une pièce de théâtre nommée La Grande Sanction : on aime faire du mal, avec comme acteurs principaux Ange Barrabil, jouant le rôle d'un médecin irrespectueux mais il est beau donc ça va, et Loreleï Hexe, jouant le rôle d'une fille qui en avait assez d'être martyrisée mais malheureusement trop désinvolte.

Elle jouait avec le pan de son tee-shirt, son pouce se cessait de s'enrouler encore et encore dans le tissu blanchâtre de l'uniforme.
Et dire qu'il y avait son cinglé de médecin tout proche d'elle. Et il était entouré comme il l'entendait : avec ses soi-disant trois "parfaits". Cinglé.

Elle ne pouvait pourtant pas détourner les yeux de cette pièce de théâtre. Et surtout : d'un objet du décor. Le pistolet. Elle n'arrivait à dire quel type d'arme c'était, et elle en était satisfaite. Tout ce qu'elle savait était suffisant : cet objet pouvait tuer.
Elle entendait plus ou moins les paroles du bellâtre. Elle en avait des sueurs froides. Elle comprenait mieux pourquoi lui et son bourreau étaient amis : tous les deux aimaient faire le malheur des autres.

Elle déglutit. Elle détourna le regard vers les spectateurs, impuissants. Elle s'attarda sur ses compères. Ceux qui pouvaient mieux que quiconque la comprendre. Elle voyait Lucy puis Nev. Lucy ne la mettait pas vraiment en confiance : physiquement, c'était Donatien Elpida en plus jeune et en femme. Mais soit... Elle ne devait pas être méchante.

Elle se déplaça, changeant d'angle de vue sur la scène mais à côté de Lucy. Elle lui souffla :

- J'espère que tout ira bien...

Elle afficha un air inquiet. Voir angoissé.
Elle ne voulait pas que la Grande Sanction soit le meurtre de quelqu'un. Elle voulait que... Que ce soit juste une menace. Et que Loreleï Hexe ne soit pas blessée. Elle n'avait pas inventé l'eau chaude, mais elle était sincère et courageuse. Deux critères qui manquent beaucoup trop chez les résidents.


Je pense qu'on devrait tous s'allier...
On devrait tous avoir confiance en nos propres capacités. Si on unie nos forces, tout est possible et peut-être qu'on pourra enfin sortir de cet enfer... by lizzou.
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X36
Lun 30 Avr - 3:16
Nevrabriel osa finalement lever les yeux vers la scène.
Et quelle scène !
Le médecin, ou du moins cet homme qui ne disait médecin, avait une arme à feu. Il semblait le montrer, fièrement, à sa victime. Comme si c’était la chose la plus normale au monde, de se balader avec une arme à feu.
Le jeune homme déglutit. Il n’avait jamais aimé la chasse, c’était bien pour une raison. Donner la mort à un être vivant était juste l’un de ses pires cauchemars. Il en avait fait de ces cauchemars, pendant un an, parfois encore maintenant, où ses mains étaient baignées de sang d’un être innocent …

_Au moindre mouvement suspect, je n'hésiterai pas.

Ses paroles se voulaient intimes, mais aux premières loges, l’écossais n’en loupait pas une mienne. Il ne savait pas ce qui était pire. Savoir cela, ou ne rien savoir ?
Faire l’autruche était facile. Il fallait juste se retourner pour constater que TOUS le faisait. TOUS ces adultes, qui étaient là pour soigner, encadrer, prendre soin de personnes malades, TOUS savaient très bien ce qui se passait et PERSONNE ne bougeait.
Mais lui aussi …
Il pourrait se lever de sa chaise, se lever, et aller vers cet homme qui devait faire à peu près sa taille, lui coller l’un des seuls pins qu’il ait jamais mis à si peu de monde qu’il pourrait le compter sur les doigts de la main et déclarer au haut et fort que c’était inhumain de faire ça.
Mais est-ce que ça aiderait la gamine ?
Si Barrabil avait un pistolet, il pourrait facilement lui tirer dessus et tirer sur la fille à ses cotés. Et si la balle touchait une personne innocente ?
Et si, et ça.
De toute façon, il ne pourrait pas faire deux pas en avant que tout les surveillants lui tomberaient dessus avant de le séquestrer sur cette chaise, impuissant, ou dans sa chambre, tout aussi impuissant.
C’était dégelasse …

_Définissez un mouvement suspect docteur, je n'ai pas reçu la liste et je ne voudrais pas vous froisser.  Faites attention avec ça, on ne sait jamais, vous pourriez blesser quelqu'un.

Nevrabriel se raidit sur sa chaise. Elle était si courageuse cette petite. Pour si peu, certain se serait mis à pleurer, lui-même ne savait pas comment il aurait réagit. Aurait-il pu garder la tête haute, envoyant des piques comme ça, à un homme qui faisait deux fois sa taille, armé ?

Mery aussi, aurait certainement dis cela, ajoutant même un sourire, insouciante du danger. Elle n’a jamais eut peur de se mesurer à des voyons, même si elle était toujours la plus petite et la plus menue de son âge.
Arrête Nev ! Ne penses pas à ta sœur dans un moment pareil !

C’était un cauchemar … une hallucination …
Oui, une grande hallucination, une épreuve que lui faisait faire son médecin, comme un test.

Mais pourtant … Nevrabriel sentit une main chaleureuse se poser sur son épaule. Et rien ne changea. Rien de disparaissait, ni cet homme qui ne méritait pas son titre de médecin, ni cette pauvre enfant qui ne méritait pas d’être là, ni cet arme à feu qui ne servait qu’à tuer.
L’écossais n’osait pas se retourner, ne sachant plus à quoi s’attendre. Mais il eut un léger baume au cœur en entendant la voix familière de mademoiselle Dessanges lui murmurer :

_Je sais bien que les patients de monsieur Elpida sont invités à monter sur l'estrade mais tu aurais probablement été mieux avec tes camarades Nevrabriel.

Probablement …
Le roux  respira doucement en posant discrètement sa main sur celle de la secrétaire de son médecin. Elle allait faire quelque chose, n’est-ce pas ? Elle arrivait toujours à faire quelque chose.
Non …
En cet instant, elle pouvait seulement regarder, comme tout le monde. Ses doigts crispés sur l’épaule du jeune homme en disaient long. Très long.

L’écossais continua de respirer doucement en regardant devant lui. Un trio s’agita très près de la scène, le plus grand semblait … enjoué ?
Sérieusement, il y avait des personnes qui trouaient de la joie dans un moment pareille ? Mais plus que ça, Nevrabriel semblait reconnaitre Aeden à ses cotés.
Non, malgré le doux filé de pluie et le ciel sombre, Nevrabriel reconnaissait Aeden. Il avait le même visage dépité que lorsqu’il avait quitté sa chambre  la première fois qu’ils se sont rencontrés, lorsque le brun lui a demandé pourquoi il ne partait pas.
Pourquoi il ne partait pas ? …

Pourquoi … est-ce qu’Aeden … était … devant … tout devant ?

Les yeux vairons du roux passèrent d’Aeden à la jeune fille dont la sanction allait tomber. Lentement. Réfléchissant.
Aeden ne serait pas du genre à se mettre au pied d’une telle scène macabre. Ce n’était pas son genre, il était discret et le malheur des autres ne l’intéressait pas, autrement, il n’aurait jamais été aussi patient avec Nevrabriel lorsqu’il l’a rencontré.
Pourquoi est-ce qu’il était là ? Qu’est-ce qu’il faisait ? Qu’est-ce qu’il attendait ?

Voulant se raccrocher à quelque chose. Autre chose que la pensée que le Suisse puisse être liée de près ou de loin à la victime de ce jour sordide, Nevrabriel se tourna lentement, voulant échanger un regard avec sa bienfaitrice, mais sa tête ne fit que mi-chemin, s’arrêtant sur Astrid et Lucy qui se tenaient debout.
Astrid semblait statufié et Lucy perdue.

Même si la volonté de se lever était faible, le jeune homme ne pouvait pas les laisser là, figées, alors qu’il voyait leur détresse. Il ne voulait être ni fort ni courageux aujourd’hui. Il ne voulait pas forcer de sourire, il ne voulait pas mettre un pied devant l’autre.
Nevrabriel n’osa pas regarder mademoiselle Dessanges, perdu, mais en se levant il lui souffla un léger : « merci. »
Bien que le jeune homme ne savait pas si la gentille secrétaire était d’accord avec tout ce cinéma, si elle avait donné son accord pour avoir la paix, elle lui avait montré un soutient non négligeable.

En allant vers les filles, Nevrabriel vit Adèlys rejoindre l’estrade.
C’était certainement le pire scénario possible. Le docteur Elpida, se pavanant avec sa cours, le personnel, son assistante et ses protégés. Les montrant fièrement à tout l’Institut en séparant les patients de son entourage malsain. C’était ça le vrai visage de son médecin ? Celui en qui Nevrabriel avait placé cinq ans de sa vie dans l’espoir d’être soigner pour pouvoir rentrer chez lui et retrouver les siens ? C’était ça, l’Institut Espoir ? Les tortionnaires, des menteurs et des trouillards ?!

L’écossais hésita un moment. Il voulut arrêter sa compère pour lui demander de raisonner leur médecin commun. Elle pouvait le faire, Donatien avait toujours eut plus d’attendrissement pour elle que toute personne sur cette île. Elle le savait. Il le savait. Mais Adèlys était bien plus maline que ça, elle n’irait pas non plus froisser leur médecin, ça pourrait empirer. Et elle l’avait prévu, lorsqu’il était devenu le patient de Donatien, son « pavot », elle lui avait dis de se méfier de lui, de ne pas lui faire confiance.

Nev … calme toi … Il ne s’est encore rien passé. Peut-être que Barrabil ne va même pas toucher la gamine … Et que l’arme est un faux …

Finalement, Nevrabriel se contenta d’aller vers Lucy qui semblait avoir de la peine avec Astrid. Adèlys ne pouvait rien faire et ne ferait rien.

_Il faut vous asseoir mademoiselle Astrid… Tout va bien aller.

Astrid …
Il ne savait pas quoi penser. De toute façon, il n’arrivait plus à penser.
C’était ça, le médecin si compétent dont elle était fière ? Son cher et agréable patron ? Ange Barrabil ? Un tortionnaire de petite fille qui menace avec une arme à feu ? Un cinglé ? Un égocentrique doublé d’un sans cœur ? Elle cautionnait ça ? Elle soutenait ce type de mec ? Sérieusement ? Astrid !

Mais en vu de son regard perdue sur son patron, Nevrabriel n’allait pas son incompréhension parler pour lui, elle semblait avoir besoin d’aide. Et avant d’être la secrétaire de Barrabil, elle était son amie, et il n’allait pas l’abandonner, même si sa confusion se lisait dans son visage fermé.
Doucement, le roux posa sa main sur celle d’Astrid qui tenait son parapluie, se mettant entre elle et le spectacle qu’offrait son patron. Nevrabriel se rapprocha de la secrétaire, lui murmurant, pour que seule elle puisse entendre, la voix calme :

_Astrid … Onyx ? C’est Nev … Assit toi … s’il te plait.

Il ne l’avait jamais appelé par son surnom, ce petit secret qu’il avait promis de garder, tout comme les lignes de son carnet et espérait que ça pouvait réveiller la jeune secrétaire.
Bien plus fort que son amie, Nevrabriel entraina doucement la demoiselle à la chaise libre la plus proche, qui était assez loin du devant de la scène.
Astrid semblait ailleurs. Mais à part la porter et la faire quitter cet endroit, il ne pouvait rien faire. Même être près d’elle, il ne savait pas s’il le pouvait … Il ne sait plus. Il n’arrivait plus à réfléchir.

Une fois Astrid installée, le jeune homme s’accroupit et la regarda un moment. Il ne savait pas si Donatien l’observer et n’osait pas trop de familiarité avec la secrétaire. Alors, il posa un instant sa main sur celle libre de la petite lune, lui montrant que même s’il ne pouvait pas être là physiquement, elle n’était pas seule sous son parapluie noire.
Avec une force, il força un sourire. Mais ça se voyait bien qu’il sonnait faux. Nevrabriel n’a jamais été doué pour le mensonge et les faux semblants.

Puis, l’écossais la lâcha et se retourna vers Lucy. Il la regarda un instant. Elle était mouillée. Lui aussi. L’écossais eut un long soupire avant de s’approcher de sa lorialet et la prendre dans ses bras. C’était rassurant. Une âme totalement pure dans ce monde qu’il découvrait d’une noirceur répugnante.
Même si le roux ne savait pas si les secrétaires étaient au courant de cette immondice, il était sûr et certain que Lucy n’y était pour rien, qu’elle ne savait rien et tombait, tout comme lui, dans une noirceur qu’elle ne soupçonnait pas.
Comme un secret, Nevrabriel murmura à son amie :

_J’aurais préféré que tu ne sois pas là. Tu n’aurais jamais du sortir de ta chambre …

Lui non plus …
Personne en fait …
Ni lui, ni Lucy, ni Adèlys, ni Aeden. Ni aucun autre.

C’était un peu tard à présent, et la seule chose qu’ils pouvaient faire était allée s’asseoir. Nevrabriel remit quelques cheveux humides de Lucy en place avant de lui mettre son bonnet sur sa petite tête aux cheveux blancs. Ça n’allait certainement pas la sécher, mais il ne pouvait pas mieux faire pour elle.
L’écossais prit la main de son amie pour retourner à sa place, près de leur cher médecin. Une fois installés, ce fut au tour d’Adèlys de se déplacer, pour se mettre à coté de Lucy.

Mais de toute façon, Nevrabriel avait rassemblé tout son courage pour venir aider Astrid et Lucy, maintenant, il n’en avait plus, et se contenta de regarder le déroulement de la punition, les yeux vitreux, se demandant réellement si Dieu existait.


Le plus gentil 2017/2018

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W100
Lun 30 Avr - 5:50

La grande sanctionfeat.  

La tête rousse de Nev s’avança sans entrain, il avait posé sa main sur celle d’Astrid. Il allait m’aider ? Je ne fus pas surprise quand j’aperçus Nev murmurer à l’oreille de mademoiselle Astrid. Il se connaissait bien, j’espérais qu’il pourrait l’éloigner du devant de l’estrade. Rester là ne ferait qu’empirer sa détresse. Je retirais mes mains de la jeune femme, observant sans bouger Nev l’emmener vers l’arrière. Il avait réussi à la déplacer, je le regardais faire, assoir cette jeune femme statufiée. Quand il revint vers moi j’avais envie de lui faire des signes, non ne viens pas, reste avec elle, je vais bien, je peux me débrouiller. Mais Nev devait savoir ce qu’il faisait, et faire des signes m’éloignait de mon objectif. Pensées simples, Tout va bien, c’est un faux, tout va bien. N’étant plus à l’abri du parapluie, les gouttelettes gagnèrent de nouveau mon visage, il pleut, la pluie est bonne pour moi. Rapidement en me serrant contre lui, Nev me sortir de mes pensées. Non, Non je ne devais pas les quitter… lui aussi était trempé, une si fine pluie pouvait nous inonder à force de tomber. Finalement, j’étais soulagée qu’il soit revenu me chercher, il s’approcha murmurant à mon oreille.

J’aurais préféré que tu ne sois pas là. Tu n’aurais jamais du sortir de ta chambre …

Il avait raison, je n’aurais jamais du sortir de cette chambre, elle était bien et surtout elle n’était pas cette estrade. Je ne dis rien, que pouvais-je dire de toute façon? Moi aussi? Emmène-moi loin? Qu’est-ce qui se passe..? Je ne comprenais rien de cette mise en scène macabre. Une fois de plus je fus coupée dans mes réflexions par un petit soleil replaçant les mèches gorgées d’eau pendouillant sur mon front. Quand il y me mit son bonnet je lui souris. Non j’aurais aimé, mais mon cerveau ne transmit pas cette demande. Puis, je le suivis docilement.

Assise près de notre médecin j’attendais, une jeune fille en chaise roulante se posa près de moi. Une patiente elle aussi… Pourquoi Monsieur Elpida nous avait faits venir près de lui… pourquoi avions nous des places au premier rang? Une punition? Une récompense?

J'espère que tout ira bien...

Quoi? Elle m’avait parlé? Je portais mon attention sur la jeune fille aux cheveux noirs près de moi. Était-ce visage que je devais adopter? Un air angoissé? J’avais peur, si je le laissais paraître serais-je capable de rester calme ?
Je la regardais,

Je… Enfin,

Je touchais sa main doucement, je voulais la rassurer. Mais elle ne me connaissait pas.

J’espère aussi…

J’aurais aimé ajouter en me présentant, mais était-ce le moment? Bonjour, je suis Lucy, tu viens souvent regarder des docteurs tenir un revolver devant une petite fille, ah et sinon tu penses que la pluie cessera bientôt ? Non, sans doute pas, c’était même ridicule. La situation était ridicule, rien de tout cela n’était normal. Je pris une fois de plus une profonde respiration, mes cils étaient humides, la pluie ni était pour rien cette fois.

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W81
Lun 30 Avr - 22:19
Katerina avait les yeux posés sur le verre de la fenêtre, recouverts de gouttelettes brillantes. Elle ne pouvait évidemment pas se mêler aux élèves. Les risques qu’elle soit contaminée par on-ne-sait-quelle-maladie étaient beaucoup trop importants. Mais l’évènement avait attisé sa curiosité. Elle se demandait ce qui pouvait valoir une « Grande Sanction ». Elle qui trouvait l’Institut relativement laxiste, n’était pas capable d’imaginer une chose qui vaille que l’on soit punis. Il y avait une jeune fille sur l’estrade. Avec un docteur. Le docteur… Barrabil si elle ne se trompait pas, mais de loin, c’était difficile de savoir. La tension à l’extérieur semblait à son comble. La jeune russe, elle, ne se sentait pas vraiment concerner.

Si elle était là, c’était plus par manque d’occupation qu’autre chose. Les cours qu’elle prenait régulièrement avec un des professeurs de l’institut avaient été annulés, elle avait répété son violon plusieurs heures le matin même, avait profité d’un moment d’éclaircie dans le temps pour marcher un peu dehors. Elle avait profité qu’un grand nombre de patients sortent pour la grande sanction, pour se promener un peu dans les couloirs, et avait atterrit là, où elle surplombait la scène.

Elle plissa les yeux. N’étant qu’au second étage, elle distinguait assez bien les choses de sa hauteur. Elle aperçut d’abord la chevelure argentée d’Astrid, qui semblait accompagnée de deux jeunes gens. Elle eut un léger sourire. Voir des visages connus parmi la foule était quelque chose qu’elle n’avait jamais expérimenté. Puis juste à côté, elle put entrevoir Agnès, même si elle ne pouvait distinguer son visage, elle était sûre que la secrétaire ne s’était pas ménagé, une fois de plus. Il  avait aussi le futur directeur de l’institut. Elle avait déjà rencontré son père lorsqu’elle avait signé le contrat qui lui avait permis d’intégrer l’institut, il semblait plus excentrique. Elle chercha une chevelure bleue et fut étonné de la retrouver au milieu de la foule des patients. Les deux jeunes gens avaient dû remettre à plus tard leur sortie, Hyppolite avait eu beaucoup de boulot et l’arrivée de la Grande Sanction n’avait pas arrangé les choses. Elle appréhendait autant qu’elle attendait de passer du temps avec lui.

Elle savait qu’elle aurait dû se sentir plus concerner par l’évènement mais ce n’était pas le cas. C’était une punition humiliante qui attendait la patiente qui se trouvait sur l’estrade, certes, mais cela restait juste une punition. Pas de quoi monter une estrade. Ou bloquer toute une journée pour la préparer. Ou avoir des têtes d’enterrement, comme les rares patients qu’elle avait vu se diriger vers l’extérieur. La pluie ajoutait encore un côté plus morbide au grotesque tableau qui se peignait dehors.
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Agent d'entretien de Donatien
Mar 1 Mai - 22:15

Un jour comme les autres, je suppose


Agnès avait l'air très occupée, alors Hyppolite n'osa pas aller vers elle. Il l'aurait fait en temps normal : il se serait contenté d'attendre qu'elle ait fini de discuter. Mais il savait à quel point elle était remontée contre cette sanction. Lui, il s'en fichait, mais il suffisait de l'entendre piailler dessus depuis une semaine. Il n'y avait pas un matin sans qu'elle n'en parle. Et ce matin, en particulier ... Il l'avait trouvée en colère contre son patron, ce qui était rare. D'habitude elle était juste agacée mais là, Hyppolite ne savait décrire pourquoi, elle avait paru différente. C'était plus qu'une simple animosité. Après, peut-être qu'il se trompait. Après tout, il n'était pas très doué pour décrypter Agnès Dessanges.
Il voulut donc la laisser tranquille mais il ne sut pas quoi faire d'autre. Peut-être aller voir Astrid ? Il appréciait beaucoup sa compagnie.
Il leva alors la tête et aperçut un visage familier à la fenêtre. Il plissa les paupières, peu sûr de ce qu'il voyait. Était-ce vraiment la jolie Katou ? - il fallait vraiment qu'il pense à lui demander son prénom. Une cascade brune autour de traits pâles. D'ici, il avait la sensation de pouvoir capter le bleu de ses yeux. Ce bleu qui l'avait perforé lors de leur dernière rencontre.
Il hésita un peu, sur le départ. Un dernier coup d’œil vers la scène : les choses n'avançaient pas. Barrabil faisait mumuse avec son flingue, mais bon, aurait-il le cran de tirer ? Barrabil était un séducteur qui profitait de son succès, égocentrique, nombriliste et narcissique ; mais il n'était pas un criminel. S'il en était un, on aurait déjà entendu des choses. Lors de leurs entrevues, Hyppolite avait bien saisi qu'il agissait selon son instinct, alors s'il avait voulu tirer sur des gens comme un parfait connard psychopathe, l'Institut - ou au moins Hyppolite et Agnès, proches d'un ami du médecin - l'aurait su. Par contre, le photographe ignorait si Barrabil n'osait pas user d'une arme par lâcheté ou par principes.
Il déduisit qu'il n'y avait rien à craindre, et même si c'était le cas, qu'est-ce que sa pauvre présence d'agent d'entretien y ferait ?
Il quitta discrètement la foule et monta les étages. Malgré son ancienneté, Hyppolite ne connaissait pas si bien que cela le bâtiment : après tout, il nettoyait toujours les mêmes pièces. Et il avait un sens de l'orientation minable. Il lui fallut dix bonnes minutes pour trouver Katou.
Elle lui tournait le dos et il était à quelques mètres d'elle. Son regard caressa sa nuque, plongea le long de sa colonne vertébrale qu'il devina à travers le tissu, n'osa pas s'attarder sur ses courbes effacées puis revint vers son cou. Il avait le souffle haletant - étonnant, il n'avait pas couru pourtant - et ses mèches humides se collaient à son front. Il les repoussa d'un geste de la main vers l'arrière mais quelques rebelles revenaient à la charge.
Il ne voulut pas tout de suite approcher, captivé par ce moment où Katou n'avait pas encore conscience de cette présence ; ignorant pourquoi il avait tant ressenti le besoin de venir la voir.
Puis, très doucement, il s'approcha d'elle. Il ne suffisait pas de la brusquer. Il faisait face à la fenêtre aussi, surplombant le spectacle.

- Tu ne rejoins pas le public ?

Il aurait pu dire quelque chose de mieux, mais il ne se sentait pas de la taquiner aujourd'hui. Il était un peu perdu, ses pensées et gestes lui échappant.

- Quoique, je te comprends un peu. Ce n'est rien de bien intéressant. Ce n'est que Barrabil qui se met en valeur.


Parler d'un homme plus séduisant que lui n'était pas une bonne idée, mais bref. Hyppolite se retrouvait soudainement démuni.


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bouh ! Hypomachin parle avec toi en #33cccc

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X54
Mar 1 Mai - 23:52

Quelqu'un est puni ?


                           D'habitude, je ne sors jamais quand il pleut. J'ai toujours un don pour tomber malade lorsque ce genre de météos se profilent. Je préfère rester dehors et écouter le bruit de la pluie s'écrasant, tantôt lentement, tantôt fortement contre les vitres, provocant dans tout l'Institut une mélodie berçante.
Mais cela faisait longtemps que je voyais ces monsieur, construire une drôle de scène en bois au beau milieu de la cour. Et comme cette vision m'avait interloqué, je ne pouvais m'empêcher de me demander la raison pour laquelle ces gens là montaient une telle estrade. Y allait-il avoir un spectacle ? Un concert ? Quelque chose d'excitant se produisant dans cet Institut, pour une fois ? Avec mes parents, nous ne nous rendions que peu souvent à ce genre d’événement, alors l'idée que quelque chose de similaire se produise avait le don de faire monter en moi une certaine adrénaline. J'avais hâte de pouvoir assister à de jolis chants, quelques pas de danse où quelconque pièce de théâtre.  C'était la seule raison pour laquelle j'étais descendue dans la cour, et ce alors qu'il pleuvait encore.

Je n'avais aucune idée de l'heure à laquelle était censé se dérouler le rendez-vous. En fait, on me l'avait sûrement déjà dit, mais j'ai dû oublier en pensant à autre chose. Lorsque j'ai entendue du bruit dehors, j'ai deviné qu'il était certainement l'heure de sortir.
Je n'avais absolument rien pour me couvrir, même ma tête était nue. Mais je m'en fichais d'être mouillé, si c'était pour passer un bon moment.

"Au moindre mouvement suspect, je n'hésiterai pas."

J'ai crue reconnaître la voix de mon docteur. Cela me fit lever la tête avec un mélange de peur et de curiosité. Même si son ton était calme, j'arrivais à deviner lorsque Monsieur Barrabil n'était pas dans son état normal; j'avais eu ce docteur depuis déjà quelques temps maintenant. Mais qu'est-ce que le docteur Barrabil faisait sur scène, lors d'une telle occasion ?

Je me hisse légèrement sur la pointe des pieds, afin que ma vision puisse surplomber les plusieurs rangs de têtes qui se trouvaient devant moi. Je ne voyais pas grand chose d'ici, à part mon médecin ainsi qu'une jeune fille, qui m'était déjà arrivé d'apercevoir de loin. Il y avait des grilles, et des gardes...Beaucoup de gardes...
Cela ne ressemblait pas à un joli spectacle.

Je finis par me reposer sur mes semelles; mon regard était déçu, mais la situation restait tout de même assez curieuse pour me donner envie d'en savoir plus. Plutôt agilement, j'essaie de me tracer un chemin entre les divers résidents qui servaient de spectateurs à la scène. En temps normal, je n'apprécie pas vraiment lorsqu'il y a du monde autour, alors je n'étais pas très à l'aise. La pluie rendait le sol glissant, et je ne tarda par de trébucher sur une chaussure avant de tomber maladroitement par terre.

Aiiiiee... J'étais à deux doigts de pleurer tout en me lamentant sur mon sort. Je ferais mieux de retourner dans ma chambre; de plus, tout compte fait, un spectacle avec le Docteur Barrabil en tête d'affiche n'avait rien de bien attrayant.

Mais alors une nouvelle voix, bien connue de ma mémoire, vint traverser mes tympans.

"J'sais pas ce qui te rend si triste, mais je vais tout faire pour te remonter le moral, dis-moi juste quoi faire."

De grandes ailes tatouées sur un dos très large à contre jour, me reviennent immédiatement en mémoire. C'était Dante !
Tout en me redressant sur mes paumes de main, je regarde nerveusement autour avant de voir sa silhouette imposante se profiler à l'horizon. Sans hésiter d'avantage, je me lève, poussé soudain par une motivation nouvelle. Au moins, derrière mon sauveur, je ne risquerais plus rien.

"Rien. On risquerait juste d’empirer la situation. Mais t’es là. Ça compte." répondit l'un des inconnus qui se trouvait dorénavant à proximité.

Tout en me rongeant l'ongle du pouce, je m'approche de Dante puis me colle contre son dos, que je pouvais reconnaître au milieu de n'importe quel autre. Ma tristesse de tout à l'heure se dissipa rapidement.

"Définissez un mouvement suspect docteur, je n'ai pas reçu la liste et je ne voudrais pas vous froisser.  Faites attention avec ça, on ne sait jamais, vous pourriez blesser quelqu'un."

La voix féminine venait de l'estrade alors, je décale discrètement ma tête afin de jeter un oeil à ce qui se produisait là bas. Je pouvait dorénavant observer tout ce qui se passait avec beaucoup plus de précision; la fille qui venait de parler était une jolie personne au visage enfantin et aux grosses lunettes. Elle semblait plutôt nerveuse sous sa frange ocre, tripotant nerveusement son uniforme aux pâles couleurs, sur lequel on pouvait lire "Z01".
Z01...Cela me disait fortement quelque chose. On l'entend souvent revenir dans les couloirs, ce Z01.

"Vous savez ce qu'elle a fait pour mériter une Grande Sanction?" demanda une nouvelle voix de femme, beaucoup plus proche cette fois-ci.

Je tourne ma tête en direction de la source de ces paroles, car elle se situait très près. Elle semblait s'adresser à Dante, ainsi qu'au garçon brun aux yeux clairs qui n'était pas loin. D'ailleurs, cette dame, avait un physique assez atypique. Je ne dirais pas qu'elle m'intimidais; après tout, elle était petite et menue. Mais elle avait de longs cheveux très foncés et qu'un seul oeil visible; très clair, créant ainsi un intense contraste.

"Elle est punie ?" Ai-je questionnée instinctivement, de manière ingénue. "Comme toi, Dante ?"

J'avais regardé le concerné avec de grands yeux interrogateurs, puis ma tête s'est tournée de nouveau en direction de la scène surélevée. Maintenant que ça me revient, c'est vrai que le peu de fois où j'entendais parler la matricule "Z01", c'était afin de faire référence à une personne ayant faite de grosses bêtises. Je ne me souviens pas des détails; mais Monsieur Barrabil aussi, connaissait Z01. Enfin, je crois. On raconte que c'est lui qui l'a puni, une fois. Mais si c'est le cas, pourquoi la punir une seconde fois ?
Certainement pas parce qu'elle a tué des gens, pour son cas...Enfin...Qui sait ?

Je plisse un peu les yeux avant de remarquer un étrange outil dans les mains de mon docteur. Mais je ne m'y attarde pas; une chevelure toute blanche avait traversée mon champ de vision, et je ne tarde pas à la reconnaître. C'était mon petit fantôme de lumière ! Il semblerait même que le garçon roux du couloir soit avec elle.

Sans réfléchir à mes actes, je me décale légèrement de derrière le dos de Dante afin de leur faire à tout deux un léger signe de la main. S'ils étaient sur l'estrade, c'était probablement car ils étaient tous les deux les patients du Docteur Elpida. On pouvait y trouver sa secrétaire, et même madame Lavoir.
J'espère que cette "punition" se terminera vite alors, comme ça je pourrais aller leur dire bonjour !


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